{"id":13543,"date":"2016-09-11T17:53:56","date_gmt":"2016-09-11T17:53:56","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13543"},"modified":"2016-09-11T21:02:36","modified_gmt":"2016-09-11T21:02:36","slug":"dar-ben-attia-gabes-2e-guerre-mondiale-2eme-partie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/dar-ben-attia-gabes-2e-guerre-mondiale-2eme-partie\/","title":{"rendered":"DAR BEN-ATTIA, GABES, 2e GUERRE MONDIALE  (2\u00e8me Partie)"},"content":{"rendered":"<div id=\":353\">\n<div id=\":33k\">\n<div link=\"blue\" vlink=\"purple\">\n<p align=\"center\">\n\t\t\t\t<strong><u>DAR BEN-ATTIA, GABES, 2<sup>e<\/sup>&nbsp;GUERRE MONDIALE<\/u><\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n\t\t\t\t<strong>(2<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;Partie)<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t\t\t\t<a href=\"http:\/\/www.harissa.com\/news\/article\/dar-ben-attia-gabes-2e-guerre-mondiale-1ere-partie\"><strong>CONSULTER LA PREMIERE PARTIE EN CLIQUANT ICI<\/strong><\/a><\/p>\n<p dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDans la 2<sup>e<\/sup>&nbsp;partie, nous verrons l&#39;histoire de 4 membres, de la famille qui avaient perdu tragiquement la vie, durant les ann&eacute;es 40..<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>Azar Ben-Attia<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAvant l&#39;invasion nazie, la Tunisie &eacute;tait sous le r&eacute;gime de Vichy qui ne s&#39;&eacute;tait pas retenu d&#39;appliquer ses lois raciales&nbsp; envers les juifs du pays. Pire encore, les mouvements arabes, clandestins de lib&eacute;ration contre les colonisateurs, se croyaient fortifi&eacute;s par le fait qu&#39;ils &eacute;taient maintenant face &agrave; une France affaiblie par sa d&eacute;faite. Les vents de nationalisme arabe qui soufflaient de l&#39;Est avec l&#39;Imam de J&eacute;rusalem Hadj Amine El Husseini et son alliance avec Hitler, vainqueur de l&#39;arm&eacute;e fran&ccedil;aise, les ont convaincus qu&#39;il est temps d&#39;effacer la d&eacute;faite de 1881. Ce mouvement Tunisien n&#39;a pas &eacute;t&eacute; sans attirer des jeunes Juifs, tr&egrave;s li&eacute;s &agrave; la majorit&eacute; Arabe, comme l&#39;oncle Azar Ben-Attia.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSes activit&eacute;s politiques,&nbsp; l&#39;avaient bien plac&eacute; dans leurs rangs, et avait contrari&eacute; la communaut&eacute; Juive de la ville qui suivait de pr&egrave;s la Renaissance du Sionisme en Palestine.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAu printemps 1941, les voisins arabes avaient, disaient-ils, d&eacute;cid&eacute; d&#39;attaquer la communaut&eacute; des fran&ccedil;ais qui tenait l&#39;administration de la ville de Gab&egrave;s. Mais la horde qui s&#39;&eacute;tait rassembl&eacute;e, arriv&eacute;e &agrave; la hauteur de la place de la synagogue de Djara, changea de ton et les cris devenaient de plus en plus dirig&eacute;s&nbsp; contre la communaut&eacute; Juive. Ils assassin&egrave;rent cet apr&egrave;s-midi, 7 juifs dont un de leurs amis, l&#39;oncle Azar et sa fille&nbsp;<strong><u>Bahria&nbsp; &acirc;g&eacute;e de 10 ans.<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tD&#39;une part, le peu d&#39;information que j&#39;avais, &agrave; ma disposition,&nbsp; &agrave; propos de ce Pogrom (Pinqas Haq&eacute;hilot&nbsp; de Yad Vashem) et d&#39;autre part les r&eacute;actions presque incr&eacute;dules que je re&ccedil;us des lecteurs d&#39;Harissa.com,&nbsp; m&#39;avaient fait comprendre que c&#39;&eacute;tait la premi&egrave;re fois que ce triste &eacute;v&eacute;nement &eacute;tait trait&eacute; sur la toile. Cet &eacute;pisode me touche personnellement par le fait que mon p&egrave;re et moi qui &eacute;tions non loin de la synagogue, ce soir-l&agrave;, avions failli figurer, sur la liste des victimes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<a data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?hl=en&amp;q=http:\/\/www.harissa.com\/D_Souvenirs\/Lepogromgabes1941parAvraham.htm&amp;source=gmail&amp;ust=1473700417192000&amp;usg=AFQjCNEhgzhNZzHBw7cVltf_1bVLpRkCDg\" href=\"http:\/\/www.harissa.com\/D_Souvenirs\/Lepogromgabes1941parAvraham.htm\" target=\"_blank\">http:\/\/www.harissa.com\/D_<wbr>Souvenirs\/<wbr>Lepogromgabes1941parAvraham.<wbr>htm<\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/a><span style=\"font-size: 1.2em; line-height: 1.7em;\">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>Saghroun Ben-Attia<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tCette maudite guerre avait fait une autre victime parmi la famille, &agrave; Gab&egrave;s.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes Alli&eacute;s avaient appris que Rommel devait, un certain jour, visiter ses forces install&eacute;es &agrave; Gab&egrave;s. Les Anglais envoy&egrave;rent alors des avions,&nbsp; bombarder la ville. Une des bombes tomba sur la maison du fr&egrave;re de mon p&egrave;re, Saghroun Ben-Attia. Il fut tu&eacute; sur place, mais Rommel en est sorti indemne.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>Rfila Ben-Attia<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tComme il a &eacute;t&eacute; dit plus haut, l&#39;oncle Rfila&nbsp; se distinguait, presque sur tous les points, de la tribu. Tandis que l&#39;immense majorit&eacute; des juifs de Gab&egrave;s respectaient les coutumes religieuses et tous les hommes de sa g&eacute;n&eacute;ration portaient&nbsp; des habits quasi berb&egrave;res du Sud; lui, Il portait un costume europ&eacute;en et se tenait loin de certaines pratiques religieuses. Bien s&ucirc;r qu&#39;on accusait sa femme qui venait de la ville de Sfax et qui &eacute;tait plus moderne que celles de Gab&egrave;s.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tIl poss&eacute;dait un Caf&eacute;, qu&#39;il tenait ouvert le Shabbat et jours de f&ecirc;tes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tRfila eut 2 gar&ccedil;ons et une fille qui furent &eacute;duqu&eacute;s dans les coutumes fran&ccedil;aises.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes 2 gar&ccedil;ons de Rfila furent engag&eacute;s par l&#39;arm&eacute;e fran&ccedil;aise (nationalit&eacute; h&eacute;rit&eacute;e de leur m&egrave;re ou engagement volontaire ?) et se trouv&egrave;rent sur un des fronts de la M&eacute;tropole. Nous appr&icirc;mes plus tard qu&#39;un des fr&egrave;res,&nbsp;<strong><u>Emile Ben-Attia<\/u><\/strong>, a &eacute;t&eacute; tu&eacute; l&agrave;-bas et son fr&egrave;re Simon fut bless&eacute; et retourna au pays mari&eacute; &agrave; celle qui l&#39;avait soign&eacute;. Le fait que cette dame n&#39;&eacute;tait pas juive pouvait approfondir le foss&eacute; avec les autres membres de la tribu, mais je crois que les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations se sont un peu rapproch&eacute;es en acceptant plus facilement leurs diff&eacute;rences. D&#39;autant plus que&nbsp;<strong>Simon Ben-Attia<\/strong>&nbsp;ayant fait carri&egrave;re dans l&#39;enseignement local, devint membre influant dans la soci&eacute;t&eacute;&nbsp; locale et Juive. Plusieurs tunisiens arabes, lecteurs de Harissa et vivant en Europe m&#39;avaient &eacute;crit&nbsp; tous les m&eacute;rites de M Simon Ben-Attia, et que m&ecirc;me, on donna son nom &agrave; l&#39;&eacute;cole secondaire qu&#39;il dirigeait. Il &eacute;tait aussi un membre actif de la communaut&eacute; juive!.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLa fille de Rfila,&nbsp;<strong>Irma<\/strong>, &eacute;pousa plus tard un soldat fran&ccedil;ais non juif et s&#39;&eacute;tait &eacute;tablie parait-il&nbsp; dans le Sud de la France.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDepuis l&#39;ind&eacute;pendance de la Tunisie, les vagues de&nbsp; Allya vers Isra&euml;l et l&#39;immigration vers la France avaient r&eacute;duit la communaut&eacute; juive de Gab&egrave;s qui ne compte plus, &agrave; ce que j&#39;avais entendu, que&nbsp; 2 vieilles personnes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>Le commerce<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDans la famille Ben-Attia le commerce &eacute;tait pratiqu&eacute; &agrave; tous ses niveaux.&nbsp; Du colporteur qui passait, mont&eacute; sur son fid&egrave;le bourricot, de village en village, pour vendre sa marchandise. Il allait dans les villages juifs et arabes, il dormait souvent dans des sortes d&#39;auberges ou bien dans un coin de fortune chez des familles juives. Mais il rentrait toujours le vendredi pour passer le Shabbat en famille. D&#39;autres ne poss&eacute;daient pas d&#39;&acirc;nes, ils trimballaient leur marchandise dans une sorte de caisson &agrave; roulettes, &agrave; travers les ruelles de la ville.&nbsp; D&#39;autres &eacute;taient plac&eacute;s comme &quot;apprenti&quot; chez un commer&ccedil;ant. On lui faisait quitter le Kouttab d&egrave;s qu&#39;il avait fait sa Bar-Mitsva, et l&agrave; s&#39;arr&ecirc;tait son instruction juive ou semi-la&iuml;que.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tPlus tard, quand l&#39;un des fils du patron avait grandi et qu&#39;il ne trouvait point plaisir dans les &eacute;tudes, il prenait la place de l&#39;ex apprenti qui a maintenant des responsabilit&eacute;s familiales &agrave; remplir. Il se trouve dans la rue sans aucun droit social apr&egrave;s des dizaines d&#39;ann&eacute;es de service.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSouvent on trouve au portail du magasin du commer&ccedil;ant, un homme qui d&eacute;bute une carri&egrave;re de &quot;tailleur&quot;, le Maqinji. Il r&eacute;parait surtout de vieux habits. Il &eacute;tait assis aupr&egrave;s d&#39;une machine &agrave; coudre qu&#39;il a d&ucirc; acheter d&#39;occasion.. Il a surement acquis quelques rudiments de la couture sur sa machine. On le voit souvent d&eacute;s&oelig;uvr&eacute;, attendant un client qui avait besoin de retoucher une chemise ou un pantalon.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tPour quelques pi&egrave;ces de monnaie, le commer&ccedil;ant lui offrait asile pour garder sa machine, apr&egrave;s le travail.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image038.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 385px; height: 342px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tJ&#39;ai retrouv&eacute; durant ma visite au Souk de Gab&egrave;s, en 1997, juste &agrave; la porte du magasin o&ugrave; travaillait mon p&egrave;re, le Maqinji, tel qu&#39;il &eacute;tait dans les ann&eacute;es 40.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tCeux qui arrivent &agrave; se procurer un capital ouvriront &agrave; leur tour un petit commerce. La chance, le talent et un bon point de d&eacute;part fixeront le niveau socio-&eacute;conomique&nbsp; du nouveau commer&ccedil;ant.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAvec les m&eacute;tiers sp&eacute;cifiques aux traditions et aux pratiques religieuses (surtout ceux qui exigent une cacherout), on trouvait&nbsp; des tailleurs, des horlogers, des cordonniers etc&hellip;plusieurs juifs pratiquaient l&#39;artisanat, On trouvait des orf&egrave;vres, des menuisiers et autres&#8230;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes commer&ccedil;ants (talentueux ou qui avait fructifi&eacute; une fortune) devenaient des grossistes et s&#39;associaient &agrave; des compagnies dans d&#39;autres villes lointaines pour faciliter l&#39;&eacute;change de produits artisanaux ou agricoles de chaque ville, ce qui profitait &agrave; tous.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>L&#39;Alliance Isra&eacute;lite Universelle<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes enfants dou&eacute;s continuaient leurs &eacute;tudes religieuses (qui se pratiquaient dans l&#39;espace m&ecirc;me de la synagogue du quartier) ou dans une &eacute;cole juive locale. Il n&#39;y avait pas d&#39;&eacute;cole de l&#39;Alliance Isra&eacute;lite Universelle. Les rabbins du sud suivirent l&#39;exemple de ceux de Djerba et avaient banni toute possibilit&eacute; d&#39;ouvrir une &eacute;cole de l&#39;AIU, parce qu&#39;ils &eacute;taient convaincus que cet &eacute;tablissement poussait la jeunesse juive vers une culture fran&ccedil;aise la&iuml;que et encourageait l&#39;assimilation et la perte de la foi. De ce fait l&#39;AIU n&#39;a pu ouvrir aucune &eacute;cole dans une ville qui se trouvait plus au Sud de la ville de Sfax.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAvant la guerre, le Certificat d&#39;Etudes &eacute;tait consid&eacute;r&eacute; comme signe de succ&egrave;s et dans certaines familles on f&eacute;licitait le laur&eacute;at par une soir&eacute;e de f&ecirc;te<\/p>\n<p dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<strong><u><span dir=\"LTR\">Qui suis-je ?<\/span><\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<span dir=\"LTR\">D&egrave;s notre &eacute;veil identitaire on se trouve devant 3 P&ocirc;les dont la puissance de chacun d&eacute;pendrait de l&#39;importance du segment de chaque pole, celui qui nous est rest&eacute; de nos parents, c&#39;est-&agrave;-dire,&nbsp;<strong>la religion Juive<\/strong>&nbsp;et le niveau d&#39;observance de ses lois,&nbsp;<strong>la culture du pays&nbsp;<\/strong>natal et&nbsp;<strong>celle du colonisateur<\/strong>, avec son immense patrimoine et son ouverture &agrave; un monde qui n&#39;a cess&eacute; de progresser depuis l&#39;antiquit&eacute;<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<span dir=\"LTR\">J&#39;avoue que chez moi s&#39;ajoutait un autre Pole, qui venait d&eacute;ranger l&#39;&eacute;quilibre instable de ces 3 appartenances, il revenait chaque fois &agrave; la f&ecirc;te de Pessah<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<span dir=\"LTR\">Depuis toujours et m&ecirc;me de nos jours, chez certaines familles, la tribu Ben-Attia en particulier, avait des traditions &eacute;tranges &agrave; la f&ecirc;te de Pessah; une fois tous les invit&eacute;s rassembl&eacute;s le soir du S&eacute;der, toutes les portes &eacute;taient ferm&eacute;es et on ne recevait plus aucun invit&eacute;. Apr&egrave;s que le diner et la c&eacute;r&eacute;monie furent termin&eacute;s, personne ne pouvait quitter le lieu et tous les convives devaient passer la nuit sur place. Une autre tradition interdisait l&#39;achat ou la possession de la Matsa Shmoura,&nbsp; (une Matsa dont la production devait &ecirc;tre contr&ocirc;l&eacute;e par des juifs depuis le travail du laboureur jusqu&#39;au broyage des grains de bl&eacute; en poudre de farine<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<span dir=\"LTR\">Mon p&egrave;re pensait que ces traditions ne pouvaient que venir de l&#39;&eacute;poque pendant laquelle nos anc&ecirc;tres pratiquaient leurs rites secr&egrave;tement.&nbsp; Ils ont d&ucirc; se convertir faussement &agrave; la religion du &quot;pouvoir&quot;, mais continuaient en secret &agrave; pratiquer leurs traditions.<\/span><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<span dir=\"LTR\">Des contr&ocirc;leurs du pouvoir ou des voisins mouchards pouvaient voir les familles acheter les Matsot au march&eacute; ou voir les invit&eacute;s, quitter bruyamment la maison &agrave; la fin de la c&eacute;r&eacute;monie.<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t&nbsp;<span dir=\"LTR\">Heureusement, il y avait aussi des lois qui g&eacute;raient les traditions; une famille pouvait annuler une tradition tribale quand le chef de la famille d&eacute;c&eacute;dait. Ce que fit ma m&egrave;re &agrave; la disparition de mon p&egrave;re pour se d&eacute;barrasser de plusieurs de ces contraintes centenaires. D&#39;autres cousins les pratiquent jusqu&#39;&agrave; ce jour<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t&nbsp;<span dir=\"LTR\">Albert Memi avait d&eacute;crit, dans &quot;La statue de sel&quot; l&#39;embarras d&#39;un Juif tunisien devant chacun de ces 3 P&ocirc;les. Le r&eacute;sultat se trouve dans le choix donn&eacute; d&#39;avance au&nbsp; poids, ou plut&ocirc;t le manque de poids, qu&#39;on donne &agrave; chacun des p&ocirc;les. Chez Memmi&nbsp; (je n&#39;ai pas relu le livre depuis 60 ans) le p&ocirc;le Fran&ccedil;ais avait gagn&eacute; d&#39;avance. Du Pole Juif qu&#39;il a surtout jug&eacute; &agrave; travers ses manifestations ext&eacute;rieures truff&eacute;es de superstitions, jugement qui fut la base d&#39;une sorte de d&eacute;rision, qu&#39;il aurait d&ucirc;&nbsp; peut &ecirc;tre&nbsp; orienter vers la carence de r&eacute;elles traditions juives dans sa famille. Pour le Pole indig&egrave;ne et la richesse de l&#39;Espagne Arabe, Il ne lui restait plus beaucoup de place<\/span>.<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<span dir=\"LTR\">Chaque famille accorde une valeur plus ou moins importante &agrave; chacun des P&ocirc;les. Plus tard en grandissant, les id&eacute;ologies,&nbsp; les opportunit&eacute;s, notre sensibilit&eacute;, nos facult&eacute;s intellectuelles et un peu d&#39;opportunisme,&nbsp; vont nous inspirer &agrave; refaire un continuel partage entre les p&ocirc;les<\/span>.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tJusqu&#39;au 19e si&egrave;cle&nbsp; les g&eacute;n&eacute;rations de juifs &eacute;taient plus homog&egrave;nes, dans leurs agglom&eacute;rations. Ils diff&eacute;raient tr&egrave;s peu de leurs parents et on pouvait dire qu&#39;ils vivaient en familles-tribus et pr&eacute;f&eacute;raient se marier entre cousins. Le 20e si&egrave;cle, notre si&egrave;cle, a vu, plus qu&#39;auparavant, des courants religieux et sociaux naitre et mourir.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tBeaucoup de Jeunes juifs sentaient ou savaient que leurs racines en Tunisie &eacute;taient plus profondes que celles des autres peuples qui l&#39;avaient envahie depuis plus de deux mille ans. En touchant les cotes de l&#39;<em>Ifriqiya, ils&nbsp;<\/em>&nbsp;&eacute;taient devenus pacifiquement, partie int&eacute;grale de la majorit&eacute;. Plusieurs historiens antiques tels que Tertullien ou St Augustin t&eacute;moignent de leur pr&eacute;sence. Les vestiges qu&#39;ils avaient laiss&eacute;s sont les preuves de leur richesse spirituelle.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tPeu apr&egrave;s l&#39;arriv&eacute;e des Fran&ccedil;ais, &agrave; la fin du 19<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle, un lieu de pri&egrave;re juif, avec de grands pavements de mosa&iuml;ques fut d&eacute;couvert dans la ville de Hamam-Lif (N&eacute;ro). On dit que l&#39;arch&eacute;ologie n&#39;a jamais cess&eacute; de nous d&eacute;voiler ses secrets et de nous surprendre..&nbsp; Une autre synagogue aussi riche en mosa&iuml;ques fut d&eacute;couverte, le si&egrave;cle pass&eacute;, &agrave; K&eacute;libia, dans le Cap Bon, pas tr&egrave;s loin. Les deux lieux de culte juif ont &eacute;t&eacute; dat&eacute;s du 5<sup>e<\/sup>&nbsp;ou 6<sup>e<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle dernier<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAu bout de quelques temps nos anc&ecirc;tres &eacute;taient devenus, par leur volont&eacute; in&eacute;branlable de garder leur culture et leur identit&eacute;, la seule minorit&eacute; que cet ent&ecirc;tement d&eacute;rangeait et ils&nbsp; devaient adopter la culture et le culte des nouveaux conqu&eacute;rants.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tM&ecirc;me apr&egrave;s un mill&eacute;naire ils n&#39;ont pas oubli&eacute; les Bne&#8211;Hilal qui avaient transform&eacute; la ville de Kairouan&nbsp; (1057), un centre de savants talmudiques, en une ville sainte de l&#39;Islam dont l&#39;acc&egrave;s &eacute;tait interdit aux juifs. La suite n&#39;&eacute;tait pas facile pour les juifs, avec l&#39;invasion des El-Mouahadin, milieu 12<sup>e<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle. Ils devaient choisir entre la conversion &agrave; l&#39;Islam ou la mort. Certains Juifs se convertissent, mais continuaient &agrave; pratiquer leur religion en secret devenant ainsi les &quot;Marranes&quot; de l&#39;Islam, avant leurs petits fils, plus tard, dans l&#39;Espagne catholique.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tQu&#39;importe si nous &eacute;tions les marranes du 12<sup>e<\/sup>&nbsp;ou du 15<sup>e<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle, de l&#39;Ifriqiya ou de l&#39;Espagne,&nbsp; le fait est que pour moi, c&#39;&eacute;tait la raison la plus plausible qui a pu instaurer les &eacute;tranges traditions de Pessah de la famille Ben-Attia.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tChaque &eacute;v&eacute;nement Historique Majeur cr&eacute;e le besoin de&nbsp; le c&eacute;l&eacute;brer, pour la m&eacute;moire collective, la r&eacute;p&eacute;tition de la c&eacute;l&eacute;bration &agrave; chaque cycle annuel, cr&eacute;e la tradition.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes diff&eacute;rents groupes ethniques seront t&eacute;moins de diff&eacute;rents &eacute;v&egrave;nements dans leur histoire et transmettront diff&eacute;rentes c&eacute;r&eacute;monies, ces diff&eacute;rences cr&eacute;eront les communaut&eacute;s diverses. Diversit&eacute;s qui peuvent cr&eacute;er des amiti&eacute;s ou des conflits.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image039.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 640px; height: 411px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDans un voyage d&#39;&eacute;tude historique que j&#39;avais fait en Tunisie, en 1997, une surprise personnelle (ou presque) m&#39;attendait au Mus&eacute;e de Sousse. J&#39;avais vu une mosa&iuml;que tombale, dat&eacute;e de 5<sup>e<\/sup>&nbsp;ou 6<sup>e<\/sup>&nbsp;sur laquelle figurait le nom de ma famille, disant<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t\t\t\t&quot;<strong>BEN ATIA IN PACE<\/strong>&quot; (repose en paix)<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tJe n&#39;ai aucune preuve ni pr&eacute;tention que ma famille eut un lien historique quelconque avec cette mosa&iuml;que, mais le fait que ce nom existait d&eacute;j&agrave; depuis environ 15 si&egrave;cles m&#39;avait vraiment &eacute;mu, j&#39;ai photographi&eacute; cette pi&egrave;ce antique et l&#39;ai reproduite sur une plaque de marbre noir que j&#39;ai jointe au tombeau de ma m&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/harissa.com\/images\/benattia\/image004 (1).jpg\" style=\"margin-left: 12px; margin-right: 12px; float: left; width: 533px; height: 156px;\" tabindex=\"0\" \/><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>En Israel<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tDepuis mon enfance, tout autour de moi, on me montrait que j&#39;appartenais &agrave; un petit groupe familial qui &eacute;tait souvent pas bien trait&eacute; par les autres majorit&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tD&#39;un Sionisme un peu teint&eacute; de Messianisme, impr&eacute;gn&eacute; des pri&egrave;res quotidiennes de leurs anc&ecirc;tres, les juifs du Sud voyaient dans la Allya la r&eacute;alisation d&#39;un r&ecirc;ve 2 fois mill&eacute;naire. Contre toutes les difficult&eacute;s et les probl&egrave;mes d&#39;ins&eacute;curit&eacute; qui les attendaient dans ce pays qui faisait ses premiers pas, ils ont pris les bateaux pour traverser la M&eacute;diterran&eacute;e, sans conditions, pour un pays qu&#39;ils avaient adopt&eacute; avant qu&#39;il les eut vus arriver. Ils l&#39;aiment et le servent sans dol&eacute;ances. Le caract&egrave;re un peu tol&eacute;rant qu&#39;ils ont&nbsp; apport&eacute; de l&agrave;-bas leur fait supporter l&#39;&eacute;loignement, de leurs nouvelles g&eacute;n&eacute;rations, de la religion.&nbsp; Si une partie de cette post&eacute;rit&eacute; a vu leur Foi un peu affaiblie, ils la remplaceront par un grand rattachement aux traditions de leurs p&egrave;res, traditions qui sont devenues un des principaux &eacute;l&eacute;ments de leur identit&eacute;. C&#39;est l&agrave; le point commun qui m&egrave;ne &agrave; la formation de groupes communautaires dans le pays.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tAujourd&#39;hui la grande partie de la famille Ben-Attia a fait sa Allya durant les ann&eacute;es 50 et 60. Ils se sont install&eacute;s presque dans toutes les villes d&#39;Isra&euml;l, de Kiriat Shmona au Nord jusqu&#39;&agrave; Beer-Shev&#39;a au Sud. Durant le demi-si&egrave;cle pass&eacute;, les distances ont r&eacute;duit les anciens liens tribaux et les rencontres se font rares, juste &agrave; l&#39;occasion de mariages ou autres heureux ou tristes &eacute;v&egrave;nements. Par contre, on retrouve le t&eacute;l&eacute;phone et l&#39;internet &agrave; l&#39;occasion de toutes les f&ecirc;tes. Les plus chaudes relations seront r&eacute;serv&eacute;es aux plus proches de la famille.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tNotre g&eacute;n&eacute;ration qui fut la derni&egrave;re pour laquelle Isra&euml;l fut un r&ecirc;ve qui n&#39;&eacute;tait pas facile &agrave; r&eacute;aliser, pense souvent &agrave; ses anc&ecirc;tres qui malgr&eacute; toutes leurs pri&egrave;res quotidiennes, sont rest&eacute;s l&agrave;-bas. Nous sommes aussi satisfaits et m&ecirc;me fiers quand nos enfants ne comprennent pas leurs chance&nbsp; de faire partie de ce pays dans des conditions meilleures que les n&ocirc;tres et sommes&nbsp; heureux de&nbsp; les voir vivre normalement leurs projets et les n&ocirc;tres. Ces petits enfants n&eacute;s loin l&#39;oasis, aux portes du Sahara, se trouvent aujourd&#39;hui, occuper des postes qu&#39;ils m&eacute;ritent, dans les universit&eacute;s, les affaires de l&#39;&eacute;tat, le business, le High-Tech et l&#39;arm&eacute;e de Tsahal .<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLe Sionisme et la Allya furent un miracle pour les Juifs tunisiens qui depuis des si&egrave;cles &eacute;taient trait&eacute;s en Dhimmis par les Berb&egrave;res islamis&eacute;s, depuis le 7e si&egrave;cle et dont la convivialit&eacute; n&#39;&eacute;tait pas toujours assur&eacute;e. Malgr&eacute; les difficult&eacute;s d&#39;int&eacute;gration dans l&#39;Etat d&#39;Isra&euml;l, un jeune pays et ses probl&egrave;mes quotidiens de s&eacute;curit&eacute;, les pressions qu&#39;ils avaient subies l&agrave;-bas comme &quot;citoyen qui n&#39;avait pas tous ses droits&quot; ne sont plus que souvenirs.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>Et les autres ?<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes&nbsp; enfants de Simon Ben-Attia vivent aujourd&#39;hui en France ainsi que sa s&oelig;ur et sa famille<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tA Paris vivent 2 grandes familles, pratiquant&nbsp; le commerce de l&#39;habillement et de l&#39;&eacute;lectronique. La France et sa culture ne p&eacute;n&egrave;trent que difficilement leur vie quotidienne, pas tr&egrave;s diff&eacute;rente de celle de l&agrave;-bas<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tChacun poss&egrave;de dans une des villes baln&eacute;aires d&#39;Isra&euml;l, de spacieux appartements qu&#39;ils occupent surtout les mois d&#39;&eacute;t&eacute;, mais on dirait qu&#39;ils avaient quitt&eacute; un pays sans en avoir trouv&eacute; un autre.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tSeules 2 personnes, n&eacute;es au Danemark sont rest&eacute;es l&agrave;-bas avec leur m&egrave;re danoise.<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong><u>Et si, pour finir&hellip;&hellip;.;<\/u><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tnous avions &agrave; raconter le r&eacute;cit de cette tribu, vivant au&nbsp; 19<sup>e<\/sup>&nbsp;si&egrave;cle&#8211; avant le Protectorat, avant Herzl et le Sionisme Politique, avant les 2 guerres Mondiales, il ne serait pas tr&egrave;s diff&eacute;rent de celui v&eacute;cu plusieurs si&egrave;cles auparavant. Mais si nous le comparions &agrave; l&#39;Histoire racont&eacute;e ici, entre 1930 et 1960 (30 ans seulement) , nous aurions vu la M&eacute;tamorphose qu&#39;a travers&eacute; cette famille, et je suis s&ucirc;r qu&#39;elle ne serait pas tr&egrave;s diff&eacute;rente de celles qu&#39;ont v&eacute;cues d&#39;autres familles juives du Sud de la Tunisie et m&ecirc;me dans le reste du pays et dans la capitale Tunis.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tEst-ce une chance ou une calamit&eacute;, d&#39;avoir v&eacute;cu cette p&eacute;riode si pleine d&#39;euphorie et de d&eacute;sespoir mais surtout charg&eacute;e de bouleversements d&#39;une densit&eacute; in&eacute;gal&eacute;e dans l&#39;histoire de l&#39;homme?<\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<span dir=\"LTR\">Quel plaisir d&#39;avoir r&eacute;alis&eacute; cette t&acirc;che par le biais d&#39;un d&eacute;sir d&#39;exposer l&#39;acquittement d&#39;un parent, un Sheikh juif, calomni&eacute;, qui fut &eacute;lu juste avant l&#39;invasion nazie de la Tunisie.<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t\t\tJ&#39;esp&egrave;re&nbsp; pouvoir partager ce plaisir, &agrave; travers notre site, Harissa.com, avec tous ceux qui s&#39;int&eacute;ressent &agrave; l&#39;histoire de notre communaut&eacute;.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>Abraham Bar-Shay (Ben-Attia)<\/strong><\/p>\n<p class=\"rteleft\" dir=\"RTL\">\n\t\t\t\t<strong><span dir=\"LTR\"><a href=\"mailto:Absf@netvision.net.il\" target=\"_blank\">Absf@netvision.net.il<\/a><\/span><\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>\n\t<wbr><wbr><wbr><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\t<\/wbr><\/wbr><\/wbr><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DAR BEN-ATTIA, GABES, 2e&nbsp;GUERRE MONDIALE (2&egrave;me&nbsp;Partie) &nbsp; &nbsp; CONSULTER LA PREMIERE PARTIE EN CLIQUANT ICI &nbsp; Dans la 2e&nbsp;partie, nous verrons l&#39;histoire de 4 membres, de la famille qui avaient perdu tragiquement la vie, durant les ann&eacute;es 40.. Azar Ben-Attia Avant l&#39;invasion nazie, la Tunisie &eacute;tait sous le r&eacute;gime de Vichy qui ne s&#39;&eacute;tait pas&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20958,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[17,1],"tags":[],"class_list":["post-13543","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-souvenirs","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13543","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13543"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13543\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13543"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13543"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13543"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}