{"id":13689,"date":"2016-09-29T23:51:24","date_gmt":"2016-09-29T23:51:24","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13689"},"modified":"2016-09-29T23:51:24","modified_gmt":"2016-09-29T23:51:24","slug":"la-tunisie-est-dans-la-crise-jusquau-cou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-tunisie-est-dans-la-crise-jusquau-cou\/","title":{"rendered":"La Tunisie est dans la crise jusqu\u2019au cou"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLa Tunisie est dans la crise jusqu&rsquo;au cou<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<ul id=\"sharethis-single\">\n<li>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.investigaction.net\/author\/fathi-chamkhi\/\" rel=\"author\" title=\"Articles par Fathi Chamkhi\">FATHI CHAMKHI<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<div id=\"block-single-img\">\n<div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<p>\n\tIl a fallu 6 ans, 7 gouvernements et un pays en ruine, pour que les assassins &eacute;conomiques finissent par cracher le morceau : la Tunisie est dans la crise jusqu&rsquo;au cou !<\/p>\n<p>\n\tPhoto by Habib M&rsquo;henni (CC)<\/p>\n<p>\n\tA d&eacute;faut d&rsquo;arguments, un tant soit peu rassurants pour des tunisiens lamin&eacute;s et d&eacute;prim&eacute;s, Youssef Echahed (YE), le nouveau chef du gouvernement, a arbor&eacute; son &acirc;ge et s&rsquo;est targu&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre franc ! Tout est dans le style !<\/p>\n<p>\n\tC&ocirc;t&eacute; programme il a affirm&eacute; vouloir : soutenir les investissements et les exportations pour doper la croissance &eacute;conomique, maitriser les &eacute;quilibres macro-&eacute;conomiques et blablas&hellip; La m&ecirc;me rengaine depuis trente ans ! Mais, cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; YE d&rsquo;affirmer que &ldquo;les choix ont conduit au recul de tous les indicateurs &eacute;conomique et sociaux&rdquo;(1) Cela en dit long sur la franchise du nouveau r&eacute;sidant de La Casbah !<\/p>\n<p>\n\tMembre du gouvernement pr&eacute;c&eacute;dent, YE passe aux aveux donc (2): Il a insist&eacute;, notamment, sur l&rsquo;&eacute;tat des finances publiques (3): L&rsquo;Etat serait en situation de quasi-cessation de paiement ! La situation serait pire qu&rsquo;en 1986!<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le bilan est lourd, voire tr&egrave;s lourd :<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLe d&eacute;ficit budg&eacute;taire serait de 7,1% au lieu de 3,9% pr&eacute;vu dans la loi de finance de 2016 ; soit 2 900 millions de dinars (MD) de d&eacute;ficit en plus ! Autrement dit, 5 semaines de caisses vides !<\/p>\n<p>\n\tLes r&eacute;sultats enregistr&eacute;s au cours des six premiers mois de l&rsquo;ann&eacute;e en cours(4), laissent appara&icirc;tre un manque &agrave; gagner, par rapport aux r&eacute;sultats de la m&ecirc;me p&eacute;riode en 2015, au niveau de la collecte des imp&ocirc;ts sur les b&eacute;n&eacute;fices des soci&eacute;t&eacute;s de 739 MD. L&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;tes qui a &eacute;t&eacute; r&eacute;colt&eacute; atteint &agrave; peine 910 MD, au 30 juin 2016 ; soit 26,8% des ressources pr&eacute;vues pour l&rsquo;ann&eacute;e 2016 (3 380 MD), contre 52,8% en 2015 !<\/p>\n<p>\n\tLa dette publique a explos&eacute; ! L&rsquo;encours est pass&eacute; de 25 600 MD en 2010 &agrave; 56 600 MD en 2016, et le taux d&rsquo;endettement de 40,7% &agrave; 62,1%, alors que loi de finances a prevu un 53,4% !<\/p>\n<p>\n\tAu cours des six derni&egrave;res ann&eacute;es, les gouvernements successifs ont emprunt&eacute; 34 000 MD, mais ont rembours&eacute; 28 000 MD ; soit un solde net, au titre de la dette publique &agrave; moyen et long terme, de 6 000 MD. Ce qui voudrait dire que son co&ucirc;t serait &eacute;gal &agrave; la somme invraisemblable de 25 000 MD (5) ; soit l&rsquo;&eacute;quivalent de l&rsquo;encours de 2010 !<\/p>\n<p>\n\tSeul un audit de la dette publique peut nous renseigner sur les comptes de la dette et permettre de mettre fin au truandage actuel.<\/p>\n<p>\n\tJusqu&rsquo;ici, seul le recours intensif &agrave; l&rsquo;endettement a rendu possible la poursuite criminelle de la m&ecirc;me politique &eacute;conomique et sociale, qui a pouss&eacute; le pays &agrave; la r&eacute;volte, dont la seule r&eacute;ussite est d&rsquo;avoir maintenu un syst&egrave;me hautement toxique en place. Mais, comme toute chose a une fin, ce palliatif est &agrave; bout de souffle. L&rsquo;une apr&egrave;s l&rsquo;autre, les portes de l&rsquo;emprunt deviennent hors d&rsquo;atteinte, voire se referment. L&rsquo;Etat Japonais a bien voulu, &agrave; deux reprises, garantir un emprunt obligataire. L&rsquo;administration US en a fait de m&ecirc;me, &agrave; trois reprises. La dictature du syst&egrave;me de la dette se manifeste actuellement, par l&rsquo;emprise totale des Institutions financi&egrave;res internationales sur l&rsquo;Etat tunisien.<\/p>\n<p>\n\tYE &eacute;voque aussi la crise des finances des caisse sociales (6). Rien qu&rsquo;en 2016 leur d&eacute;ficit s&rsquo;&eacute;l&egrave;verait &agrave; pr&egrave;s 1 650 MD et la CNAM a un d&eacute;ficit de l&rsquo;ordre de 1 400 MD. Le syst&egrave;me de la s&eacute;curit&eacute; sociale est en faillite, et ne se maintient que gr&acirc;ce aux subsides de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>\n\tYE a aussi effleur&eacute; la situation financi&egrave;re des entreprises publiques, qui n&rsquo;est pas r&eacute;jouissante non plus. Actuellement, parmi les 10 plus grandes entreprises op&eacute;rantes en Tunisie, 9 sont publiques et r&eacute;alisent 10% du PIB. Peu ou tr&egrave;s peu de donn&eacute;es statistiques sont publi&eacute;s &agrave; ce sujet.<\/p>\n<p>\n\tLes finances des collectivit&eacute;s locales, notamment les municipalit&eacute;s, sont l&agrave; aussi en piteux &eacute;tat. Non seulement ces derni&egrave;res manquent terriblement de moyens, mais en plus leurs finances sont gangr&eacute;n&eacute;es par la mauvaise gestion et la corruption.<\/p>\n<p>\n\tBref, le constat est accablant ; les finances publiques sont dans le rouge. L&rsquo;Etat est plus que jamais menac&eacute; par un d&eacute;faut de paiement g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; ! Un signe qui ne trompe pas : le gouvernement a obtenu le report d&rsquo;un remboursement d&rsquo;une cr&eacute;ance de l&rsquo;ordre d&rsquo;un milliard de dollars, au profit du Qatar, dont l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance arrive &agrave; terme en 2017.<\/p>\n<p>\n\tYE est pareil &agrave; un tueur qui, apr&egrave;s avoir avou&eacute; ses crimes, ne cherche point &agrave; s&rsquo;en repentir, mais plut&ocirc;t &agrave; justifier ses crimes &agrave; venir.<\/p>\n<p>\n\t1)R&eacute;publique tunisienne : &lsquo;R&eacute;sum&eacute; du programme d&rsquo;action du gouvernement d&rsquo;unit&eacute; nationale&rdquo;, Tunis 26 ao&ucirc;t 2016. Page 3. Document distribu&eacute; aux d&eacute;put&eacute;s de l&rsquo;ARP lors de la s&eacute;ance du vote de confiance.<\/p>\n<p>\n\t2)Nous n&rsquo;aborderons pas ici les raisons de ce faux mea-culpa<\/p>\n<p>\n\t3) C&rsquo;est-&agrave;-dire : le budget de l&rsquo;Etat, les entreprises publiques, les caisses sociales et les collectivit&eacute;s locales.<\/p>\n<p>\n\t4) Fay&ccedil;al Derbel, pr&eacute;sident honoraire de l&rsquo;ordre des experts comptables, lors des journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes parlementaires, organis&eacute;es par l&rsquo;ARP les 28 et 29 ao&ucirc;t 2016. Comparaison au 30 juin des r&eacute;sultats du budget 2016 et 2015.<\/p>\n<p>\n\t5) MD (encours de 2010) + 6 000 MD (solde net) + 25 000 MD (co&ucirc;t des nouveaux emprunts) = 56 600 (encours 2016 )<\/p>\n<p>\n\t6) CNSS et CNRPS.<\/p>\n<p>\n\tSource :&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.tunisiainred.org\/tir\/?p=6705\">Tunisia en Red<\/a><\/p>\n<p>\n\t&#8211; See more at: http:\/\/www.investigaction.net\/la-tunisie-est-dans-la-crise-jusquau-cou\/#sthash.96N2jGVm.dpuf<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Tunisie est dans la crise jusqu&rsquo;au cou &nbsp; &nbsp; FATHI CHAMKHI &nbsp; Il a fallu 6 ans, 7 gouvernements et un pays en ruine, pour que les assassins &eacute;conomiques finissent par cracher le morceau : la Tunisie est dans la crise jusqu&rsquo;au cou ! 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