{"id":13741,"date":"2016-10-11T03:46:34","date_gmt":"2016-10-11T03:46:34","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=13741"},"modified":"2016-10-11T03:46:34","modified_gmt":"2016-10-11T03:46:34","slug":"leconomie-francaise-est-elle-fichue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/leconomie-francaise-est-elle-fichue\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9conomie fran\u00e7aise est-elle fichue ?"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>L&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise&nbsp;est-elle fichue&nbsp;?<\/u><\/strong><u>(info # 011010\/16)<\/u><u>[Analyse &eacute;conomique]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar S&eacute;bastien Castellion<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t<strong><u>L&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise&nbsp;est-elle fichue&nbsp;?<\/u><\/strong><u>(info # 011010\/16)<\/u><u>[Analyse &eacute;conomique]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar S&eacute;bastien Castellion<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu cours de la derni&egrave;re semaine, deux grandes &eacute;conomies europ&eacute;ennes ont vu leurs pr&eacute;visions de croissance pour 2016 modifi&eacute;es. En Allemagne, premi&egrave;re &eacute;conomie de la zone, les pr&eacute;visions ont &eacute;t&eacute; revues &agrave; la hausse, de 1,7% &agrave; 1,8%. En France, d&eacute;sormais troisi&egrave;me &eacute;conomie d&rsquo;Europe (le Royaume-Uni lui a ravi la deuxi&egrave;me place en 2014), elles ont &eacute;t&eacute; revues &agrave; la baisse, de 1,5% &agrave; 1,3%.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl y a d&eacute;sormais cinq ans (de 2012 &agrave; 2016) que l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise cro&icirc;t, chaque ann&eacute;e, moins vite que la moyenne europ&eacute;enne. Ce qui pouvait, en d&eacute;but de quinquennat, appara&icirc;tre comme une difficult&eacute; passag&egrave;re, semble de plus en plus clairement refl&eacute;ter un probl&egrave;me structurel, propre &agrave; la France, ou du moins plus grave chez elle que chez ses voisins.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;&eacute;cart de&nbsp;croissance de la France par rapport &agrave; la zone est &agrave; peu pr&egrave;s comparable, en chiffres (0,2% &agrave; 0,4% de la richesse produite chaque ann&eacute;e), au d&eacute;ficit de sa balance commerciale, qui n&rsquo;a plus jamais &eacute;t&eacute; exc&eacute;dentaire depuis les toutes premi&egrave;res ann&eacute;es de notre si&egrave;cle. Chaque ann&eacute;e, quelques dizaines de milliards d&rsquo;euros consomm&eacute;s ou investis en France (entre 75 milliards en 2011 et 45 milliards en 2015 apr&egrave;s la forte baisse des prix du p&eacute;trole) ne peuvent &ecirc;tre financ&eacute;s ni par la richesse cr&eacute;&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays, ni par les exportations. Leur financement prend donc la forme d&rsquo;une vente progressive des capitaux fran&ccedil;ais &ndash; entreprises, monuments, clubs sportifs etc. &ndash; &agrave; des investisseurs &eacute;trangers.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn d&rsquo;autres termes, si la France parvenait &agrave; combler son &eacute;cart de croissance, elle pourrait jouir du m&ecirc;me niveau de vie et des m&ecirc;mes investissements sans avoir &agrave; se vendre, chaque ann&eacute;e un peu davantage, par appartements. Ou, dit de mani&egrave;re un peu diff&eacute;rente&nbsp;: si la France parvenait &agrave; exporter autant qu&rsquo;elle importe, sa croissance moyenne rejoindrait enfin la moyenne europ&eacute;enne.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour comprendre les principaux obstacles qui ralentissent la croissance et la comp&eacute;titivit&eacute; fran&ccedil;aise, on peut partir de trois pourcentages significatifs.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe premier de ces pourcentages est 64%. C&rsquo;est le nombre des habitants en &acirc;ge de travailler qui sont effectivement au travail. Les autres sont &eacute;tudiants, ch&ocirc;meurs, pr&eacute;-retrait&eacute;s, femmes (ou hommes) au foyer ou, pour une autre raison, les personnes qui ne sont ni au travail ni en recherche d&rsquo;emploi.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe pourcentage fran&ccedil;ais de participation au travail est proche de la moyenne europ&eacute;enne. Il est en revanche tr&egrave;s inf&eacute;rieur &agrave; celui de l&rsquo;Allemagne, o&ugrave; le m&ecirc;me param&egrave;tre atteint 73%. Si la France avait la m&ecirc;me participation au travail, 3 millions de Fran&ccedil;ais suppl&eacute;mentaires seraient actifs &ndash; avec toutes les cons&eacute;quences que cela comporte en mati&egrave;re de revenus et de capacit&eacute; des individus &agrave; ma&icirc;triser leur propre vie. Nous ne vivrions pas dans le m&ecirc;me pays.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQuelles sont les causes de ces 3 millions de travailleurs manquants&nbsp;? D&rsquo;abord, une formation souvent insuffisamment adapt&eacute;e aux besoins des employeurs.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa formation g&eacute;n&eacute;rale dispens&eacute;e par les &eacute;coles fran&ccedil;aises met la France tout juste dans la moyenne des pays industrialis&eacute;s. L&rsquo;OCDE publie tous les trois ans un classement international des syst&egrave;mes scolaires, en fonction des comp&eacute;tences moyennes acquises par un &eacute;l&egrave;ve de 15 ans. Dans la derni&egrave;re &eacute;dition, parue il y a une semaine, la France est class&eacute;e au 25<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;rang sur 65 pays &eacute;tudi&eacute;s, et au 14<sup>&egrave;me<\/sup>&nbsp;rang sur 30 parmi les pays europ&eacute;ens (l&rsquo;Asie monopolise les 7 premi&egrave;res places du classement, suivie par des pays d&rsquo;Europe du Nord comme les Pays-Bas, l&rsquo;Estonie et la Finlande).<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais surtout, la formation professionnelle a plusieurs fois &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute;e en France pour son co&ucirc;t tr&egrave;s &eacute;lev&eacute; (32 milliards de dollars par an, soit 1,5% de la richesse annuelle produite) et pour sa gestion archa&iuml;que et &eacute;miett&eacute;e entre une multiplicit&eacute; de collectivit&eacute;s locales, d&rsquo;associations et d&rsquo;entreprises. Faute d&rsquo;une organisation syst&eacute;matique permettant d&rsquo;adapter les formations aux besoins de comp&eacute;tences exprim&eacute;s par les entreprises, le ch&ocirc;mage des moins de 25 ans en France est trois fois et demi sup&eacute;rieur &agrave; celui de l&rsquo;Allemagne (24% contre 7%).<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa formation n&rsquo;est cependant pas la seule raison du relatif sous-emploi fran&ccedil;ais. Pour les moins qualifi&eacute;s, le niveau du salaire minimum r&eacute;duit les possibilit&eacute;s d&rsquo;emploi. Et pour tous, le droit du travail fran&ccedil;ais n&rsquo;incite pas les employeurs &agrave; recruter au-del&agrave; du strict n&eacute;cessaire.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe droit du travail est fond&eacute; sur une s&eacute;paration nette entre, d&rsquo;une part, de nombreux contrats flexibles &ndash; contrats &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e (CDD), int&eacute;rim, et une multitude de contrats aid&eacute;s et stages, et, d&rsquo;autre part, des contrats &agrave; dur&eacute;e (CDI) particuli&egrave;rement prot&eacute;g&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tGr&acirc;ce aux contrats flexibles, les employeurs n&rsquo;ont pas trop de difficult&eacute;s &agrave; remplir un besoin ponctuel, &agrave; condition que la comp&eacute;tence soit disponible. En revanche, il est difficile de mettre fin &agrave; un CDI&nbsp;: ni le fait que le licenciement am&eacute;liorerait les comptes de l&rsquo;entreprise, ni m&ecirc;me le fait que l&rsquo;emploi n&rsquo;est plus indispensable ne suffisent &agrave; rendre ce licenciement l&eacute;gal, soumis au contr&ocirc;le de juges imparfaitement inform&eacute;s et impr&eacute;visibles. Il faut, soit que l&rsquo;entreprise soit menac&eacute;e, soit que l&rsquo;employ&eacute; se rende coupable d&rsquo;une faute &laquo;&nbsp;r&eacute;elle et s&eacute;rieuse&nbsp;&raquo; pour avoir le droit de s&rsquo;en s&eacute;parer.<\/p>\n<p style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn cons&eacute;quence de cette division en deux cat&eacute;gories d&rsquo;emplois, les employeurs h&eacute;sitent &agrave; int&eacute;grer les employ&eacute;s engag&eacute;s &agrave; titre pr&eacute;caire dans des conditions stables, m&ecirc;me s&rsquo;ils ont donn&eacute; satisfaction. Le temps que ces employ&eacute;s passent entre deux affectations fait baisser le taux d&rsquo;emploi du pays, d&eacute;t&eacute;riore leurs conditions de vie et aggrave l&rsquo;angoisse g&eacute;n&eacute;rale. Quant aux employ&eacute;s en CDI, la difficult&eacute; de les licencier conduit, d&rsquo;abord, &agrave; en limiter le nombre. Ensuite, elle incite les employeurs comme les employ&eacute;s &agrave; cr&eacute;er de mauvaises relations de travail au sein de l&rsquo;entreprise &ndash; les employeurs pour pouvoir &eacute;voquer la faute au moment du licenciement, les salari&eacute;s, pour n&eacute;gocier un licenciement fictif qui les prot&egrave;gera mieux qu&rsquo;une d&eacute;mission.<\/p>\n<p align=\"center\" style=\"margin-left: 18pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe deuxi&egrave;me pourcentage qui explique les faiblesses de l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise&nbsp;est 57%. C&rsquo;est la part de la richesse nationale qui est d&eacute;pens&eacute;e par les administrations (Etat, collectivit&eacute;s locales, s&eacute;curit&eacute; sociale) et non par les m&eacute;nages ou les entreprises. Par comparaison, le chiffre correspondant est de 51% en Italie, 44% en Allemagne et au Royaume-Uni, 41% en Isra&euml;l, 34% en Suisse.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl est impossible d&rsquo;expliquer la totalit&eacute; de cet &eacute;cart par la meilleure qualit&eacute; des services publics&nbsp;: quiconque est all&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole en Suisse ou &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital en Isra&euml;l n&rsquo;aura pas remarqu&eacute; une situation particuli&egrave;rement d&eacute;grad&eacute;e par rapport &agrave; celle de la France. Personne n&rsquo;a remarqu&eacute; non plus que la qualit&eacute; des services se soit am&eacute;lior&eacute;e depuis l&rsquo;an 2000, alors que la France comptait 15% de fonctionnaires de moins qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn ne peut pas non plus expliquer l&rsquo;&eacute;cart des d&eacute;penses publiques par une redistribution plus efficace qu&rsquo;ailleurs. Il y a bien une sp&eacute;cificit&eacute; fran&ccedil;aise dans le montant des d&eacute;penses sociales&nbsp;: avec 4% de la richesse produite dans le monde, les d&eacute;penses sociales fran&ccedil;aises repr&eacute;sentent 15% de toutes les d&eacute;penses sociales de la plan&egrave;te. Mais ces d&eacute;penses gigantesques se font presque exclusivement au sein de la classe moyenne. Elles n&rsquo;ont rien fait pour r&eacute;sorber la mis&egrave;re, qui est de plus en plus visible dans les rues de toutes les villes fran&ccedil;aises.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPuisqu&rsquo;elles ne peuvent &ecirc;tre expliqu&eacute;es ni par de meilleurs services publics, ni par la lutte contre la mis&egrave;re, les d&eacute;penses publiques exceptionnellement &eacute;lev&eacute;es de la France ne peuvent s&rsquo;expliquer que par le gaspillage. Aucun autre grand pays n&rsquo;a une double administration de ses d&eacute;penses de s&eacute;curit&eacute; sociale &ndash; S&eacute;cu et&nbsp;mutuelles. Aucun n&rsquo;a autant d&rsquo;&eacute;lus et de structures de gouvernement compar&eacute;es &agrave; sa population [si, la Belgique. Ndlr.]. Aucun n&rsquo;a une telle vari&eacute;t&eacute; d&rsquo;aides &agrave; la personne ou au logement, co&ucirc;teuses &agrave; g&eacute;rer et faciles &agrave; frauder. Aucun n&rsquo;a vu sa fonction publique territoriale augmenter de plus d&rsquo;un tiers en trente ans sans augmentation manifeste de la qualit&eacute; des services.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA lui seul, ce gaspillage des d&eacute;penses publiques explique une partie importante du retard de croissance du pays. Toutes les ressources d&eacute;pens&eacute;es pour le secteur public sans &ecirc;tre indispensables &agrave; la qualit&eacute; des services doivent &ecirc;tre financ&eacute;es&nbsp;: elles le sont en pr&eacute;levant plus d&rsquo;imp&ocirc;ts sur le secteur productif, ce qui diminue d&rsquo;autant sa capacit&eacute; &agrave; investir, &agrave; embaucher et &agrave; innover. Ces imp&ocirc;ts ont conduit, de surcro&icirc;t, un grand nombre d&rsquo;entrepreneurs et de grandes fortunes &agrave; quitter la France pour mettre leurs ressources &agrave; l&rsquo;abri. Une fois expatri&eacute;es, toutes ces ressources cessent naturellement de contribuer &agrave; la croissance fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUn pays dont la structure &eacute;conomique est d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e en faveur des administrations est toujours confront&eacute; aussi &agrave; un probl&egrave;me politique. La France compte 22% de fonctionnaires, contre 15,5% pour la moyenne des pays de l&rsquo;OCDE. Ses &eacute;lecteurs auront, tout naturellement, tendance &agrave; soutenir des programmes politiques qui promettent des nouveaux programmes administr&eacute;s plut&ocirc;t que ceux qui cherchent &agrave; encourager l&rsquo;investissement, l&rsquo;embauche et l&rsquo;entreprise, seuls moteurs qui pourraient red&eacute;marrer la croissance fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEnfin, le troisi&egrave;me pourcentage qui caract&eacute;rise la France aujourd&rsquo;hui est 100%. C&rsquo;est, &agrave; peu de choses pr&egrave;s, le poids de la dette publique dans la richesse cr&eacute;&eacute;e chaque ann&eacute;e. Ces derniers temps, ce pourcentage n&rsquo;a pas eu trop de cons&eacute;quences, parce que les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la dette sont particuli&egrave;rement faibles. Mais le jour o&ugrave; les taux, in&eacute;luctablement, vont remonter, la France devra consacrer au seul remboursement de sa dette, qui ne cr&eacute;e aucune richesse, des ressources de plus en plus consid&eacute;rables. Cela rendra d&rsquo;autant plus in&eacute;luctable la r&eacute;duction des autres d&eacute;penses publiques &ndash; tout simplement parce que les ressources n&eacute;cessaires pour financer les deux &agrave; la fois ne pourront plus &ecirc;tre trouv&eacute;es. Les r&eacute;formes indispensables pour remettre l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise sur le chemin de la croissance, faute d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es pendant les ann&eacute;es relativement fastes, devront donc se faire dans la douleur. La soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise, d&eacute;j&agrave; fragile, se pr&eacute;pare des ann&eacute;es particuli&egrave;rement difficiles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise&nbsp;est-elle fichue&nbsp;?(info # 011010\/16)[Analyse &eacute;conomique] Par S&eacute;bastien Castellion&copy; MetulaNewsAgency &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":21046,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[10,1],"tags":[],"class_list":["post-13741","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-france","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13741","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13741"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13741\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21046"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13741"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13741"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13741"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}