{"id":1413,"date":"2012-12-27T00:27:43","date_gmt":"2012-12-27T00:27:43","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1413"},"modified":"2012-12-28T00:45:44","modified_gmt":"2012-12-28T00:45:44","slug":"maurice-levy-la-noblesse-de-la-publicite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/maurice-levy-la-noblesse-de-la-publicite\/","title":{"rendered":"Maurice L\u00e9vy, la noblesse de la publicit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h1 class=\"titre_art\">\n\tMaurice L&eacute;vy, la noblesse de la publicit&eacute;<\/h1>\n<p>\n\t<span class=\"chapeau\">Publicis, c&rsquo;est quarante ans de la vie de ce grand patron fran&ccedil;ais,sa &laquo; deuxi&egrave;me famille &raquo;, qui fait sa fiert&eacute;, la premi&egrave;re faisant sa force<\/span><\/p>\n<table cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\" width=\"100%\">\n<tbody>\n\t<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\n\tIl re&ccedil;oit seul, dans son bureau. Au 6e et dernier &eacute;tage du 133, avenue des Champs-&Eacute;lys&eacute;es. Adresse prestigieuse, vue imprenable. &Agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, rien de d&eacute;mesur&eacute;. Peu de hauteur sous plafond. Mobilier contemporain &agrave; la ligne sobre, &eacute;l&eacute;gante, fonctionnelle.<\/p>\n<p>\t&laquo; Je ne garde rien de personnel ici. Je n&rsquo;ai pas accroch&eacute; de photos de famille &raquo;, pr&eacute;vient Maurice L&eacute;vy. Tout est professionnel. Troph&eacute;es, plaques et prix peuplent les &eacute;tag&egrave;res, t&eacute;moins de ses quarante ans de maison accomplis ce mois-ci.<\/p>\n<p>\tAutant de souvenirs de march&eacute;s et acquisitions remport&eacute;s, gr&acirc;ce auxquels le pr&eacute;sident du directoire de Publicis a fa&ccedil;onn&eacute; une agence de publicit&eacute; de taille moyenne en num&eacute;ro trois mondial du secteur, inscrit au CAC 40.<\/p>\n<p>\tEn costume ray&eacute; impeccable, cravate noire, le geste pos&eacute; de qui poss&egrave;de une assurance d&eacute;contract&eacute;e, Maurice L&eacute;vy incarne &agrave; lui seul cette ascension men&eacute;e depuis ces lieux o&ugrave; l&rsquo;on tutoie Paris mais pas le ma&icirc;tre.<\/p>\n<p>\tNotre h&ocirc;te refuse pour autant de qualifier l&rsquo;endroit de mythique. &laquo; Le bureau mythique, c&rsquo;est &agrave; c&ocirc;t&eacute; &raquo;, corrige-t-il, ouvrant une porte d&eacute;rob&eacute;e donnant sur ce qui fut le bureau de Marcel Bleustein-Blanchet, le fondateur de Publicis.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/><\/p>\n<h3 class=\"inter_art\">\n\t&nbsp;<\/h3>\n<p>\n\t&laquo; Jeune homme, un jour, vous dirigerez cette maison &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/>De style plus fastueux, l&rsquo;endroit a &eacute;t&eacute; conserv&eacute; en l&rsquo;&eacute;tat, comme une pi&egrave;ce de mus&eacute;e. &Eacute;lisabeth Badinter, fille du fondateur et pr&eacute;sidente du conseil de surveillance du groupe, s&rsquo;installe l&agrave; lorsqu&rsquo;elle vient travailler.<\/p>\n<p>\tLa relation de confiance, t&ocirc;t &eacute;tablie entre &laquo; MBB &raquo; et Maurice L&eacute;vy, rel&egrave;ve aussi du mythe. Le p&egrave;re fondateur de Publicis, s&eacute;duit par le &laquo; temp&eacute;rament de gagneur &raquo; de sa recrue, a racont&eacute; lui avoir pr&eacute;dit : &laquo; Jeune homme, un jour, vous dirigerez cette maison &raquo;, une phrase qu&rsquo;il a aussi dite &agrave; bien d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>\t&Agrave; son arriv&eacute;e dans l&rsquo;agence, en avril 1971, le &laquo; jeune homme &raquo; dirige d&rsquo;abord l&rsquo;informatique alors naissante. La m&ecirc;me fonction qu&rsquo;il occupait dans une filiale du groupe, Synergie. Pour lui qui n&rsquo;appartient pas &agrave; X Mines ou &agrave; l&rsquo;&eacute;narchie, ce n&rsquo;&eacute;tait pas l&rsquo;entr&eacute;e par la grande porte dans un &eacute;tablissement convoit&eacute;.<\/p>\n<p>\tDans une France d&rsquo;ing&eacute;nieurs, travailler dans la r&eacute;clame n&rsquo;est pas jug&eacute; tr&egrave;s s&eacute;rieux. Il n&rsquo;a pas non plus p&eacute;n&eacute;tr&eacute; le secteur par l&rsquo;entr&eacute;e des artistes, ou plut&ocirc;t des &laquo; cr&eacute;atifs &raquo;, comme on les d&eacute;signe dans le milieu. Il n&rsquo;en a jamais emprunt&eacute; ni le style en polo au bureau ni le verbe provocateur.<\/p>\n<p>\tCe n&rsquo;est en rien un &laquo; pubard &raquo;, fa&ccedil;on S&eacute;gu&eacute;la. Maurice L&eacute;vy poss&egrave;de, en revanche, la capacit&eacute; de travail, l&rsquo;organisation et la m&eacute;moire des ordinateurs, dont il &eacute;quipe Publicis, qu&rsquo;il fera plus tard entrer dans l&rsquo;&egrave;re num&eacute;rique.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/><\/p>\n<h3 class=\"inter_art\">\n\t&nbsp;<\/h3>\n<p>\n\t&laquo; Publicis, c&rsquo;est jug&eacute; suffisamment prestigieux sur le CV &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/>Lui qui, enfant, r&ecirc;vait d&rsquo;&ecirc;tre chirurgien pour sauver des vies, sauve ainsi au moins son agence. C&rsquo;&eacute;tait en septembre 1972, lors d&rsquo;un incendie ravageur.<\/p>\n<p>\tIl eut le r&eacute;flexe d&rsquo;emporter les bandes informatiques sur lesquelles &eacute;taient enregistr&eacute;s les noms des clients, contrats et autres indispensables renseignements pour red&eacute;marrer en quelques jours l&rsquo;entreprise. D&eacute;but de la l&eacute;gende et reconnaissance &eacute;ternelle.<\/p>\n<p>\tAux commandes de Publicis depuis 1988, Maurice L&eacute;vy para&icirc;t lui-m&ecirc;me &eacute;ternel. &Agrave; 69 ans, souriant, en pleine forme physique du haut de son m&egrave;tre quatre-vint-dix, son mandat a &eacute;t&eacute; prolong&eacute; alors qu&rsquo;il aurait d&ucirc; quitter la pr&eacute;sidence du groupe &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re.<\/p>\n<p>\t&laquo; Il est plus motiv&eacute; que jamais, t&eacute;moigne Olivier Fleurot, dirigeant d&rsquo;une filiale du groupe. Les r&eacute;sultats sont excellents, il n&rsquo;y a plus de dette. Il peut aujourd&rsquo;hui juste savourer tout ce qu&rsquo;il a construit. &raquo; Les slogans, les spots, les affiches passent, Maurice L&eacute;vy reste. Il vient juste de hisser Jean-Yves Naouri &agrave; de plus larges responsabilit&eacute;s. Une fa&ccedil;on de le mettre &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve.<\/p>\n<p>\tLes autres salari&eacute;s, eux, tournent davantage. &laquo; &Agrave; l&rsquo;embauche, la politique salariale n&rsquo;est pas g&eacute;n&eacute;reuse. Publicis, c&rsquo;est jug&eacute; suffisamment prestigieux sur le CV &raquo;, critique une ancienne jeune consultante du groupe, qui &laquo; admire Maurice, &agrave; la fois sphinx et accessible &raquo;, mais regrette que &laquo; rien ne soit fait pour nous retenir &raquo;. <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/><\/p>\n<h3 class=\"inter_art\">\n\t&nbsp;<\/h3>\n<p>\n\tUne fa&ccedil;on de &laquo; faire du bien, sans s&rsquo;en pr&eacute;valoir &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/>Pour retenir le patron, en revanche, une partie de son bonus depuis 2003 est mise de c&ocirc;t&eacute;. Il la touchera seulement s&rsquo;il ne part pas avant terme. Pr&egrave;s de 12 millions d&rsquo;euros sont en jeu. L&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, qui juge son salaire fixe &laquo; bon et raisonnable &raquo;, fait comprendre que sa r&eacute;mun&eacute;ration, il ne l&rsquo;aura pas vol&eacute;e.<\/p>\n<p>\t&laquo; Cette maison, je l&rsquo;ai d&eacute;velopp&eacute;e par une action dans la dur&eacute;e &raquo;, rappelle-t-il, faisant valoir quarante ann&eacute;es de fid&eacute;lit&eacute; durant lesquelles il s&rsquo;est donn&eacute; sans compter de l&rsquo;aube au soir. &laquo; Publicis, c&rsquo;est ma deuxi&egrave;me famille &raquo;, r&eacute;sume-t-il. Tout est dit.<\/p>\n<p>\tOui, confirme-t-il, il a renonc&eacute; l&rsquo;an dernier &agrave; son bonus complet, mais n&rsquo;entend surtout &laquo; pas faire la le&ccedil;on &raquo; au reste du patronat fran&ccedil;ais. L&rsquo;homme d&eacute;teste &ecirc;tre prescripteur ou d&eacute;nonciateur. &Agrave; chacun d&rsquo;agir selon sa conscience.<\/p>\n<p>\tLa sienne s&rsquo;est forg&eacute;e au sein de sa &laquo; premi&egrave;re famille &raquo;. En particulier aupr&egrave;s de sa m&egrave;re et de son grand-p&egrave;re, juif s&eacute;farade ais&eacute; vivant en Espagne. Une personnalit&eacute; qui l&rsquo;a &eacute;bloui. &laquo; Dans l&rsquo;entr&eacute;e de son h&ocirc;tel particulier, mon grand-p&egrave;re laissait un plateau rempli de pesetas. N&rsquo;importe qui pouvait entrer dans le patio se servir, sans &eacute;prouver l&rsquo;humilit&eacute; et la g&ecirc;ne d&rsquo;&ecirc;tre vu. &raquo;<\/p>\n<p>\tUne fa&ccedil;on de &laquo; faire du bien, sans s&rsquo;en pr&eacute;valoir &raquo;, qui &eacute;tonnait alors le petit-fils, mais dans laquelle aujourd&rsquo;hui il se retrouve. &laquo; Mon grand-p&egrave;re mettait dans le plateau des petits sacs lors des f&ecirc;tes &raquo;, ajoute-t-il.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/><\/p>\n<h3 class=\"inter_art\">\n\t&nbsp;<\/h3>\n<p>\n\tMaurice L&eacute;vy aime&nbsp;r&eacute;unir sa famille<\/p>\n<p>\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/>Ah, les f&ecirc;tes : Pessah, Roch Hachana, Yom Kippour. Ce sont chaque fois, pour Maurice L&eacute;vy, autant de moments &laquo; d&rsquo;abord de recueillement &raquo;, puis de &laquo; temps b&eacute;nis de partage &raquo;.<\/p>\n<p>\tEt lorsqu&rsquo;il voit dans son appartement parisien de Saint-Germain-des-Pr&eacute;s les nombreux convives attabl&eacute;s, ce sont &laquo; tous les souvenirs d&rsquo;enfance qui remontent &raquo;, raconte-t-il, comme en en retrouvant la saveur. Souvenirs de ces f&ecirc;tes dans la maison du grand-p&egrave;re avec une cinquantaine d&rsquo;invit&eacute;s.<\/p>\n<p>\tTel un patriarche rassemble sa tribu, Maurice L&eacute;vy aime aujourd&rsquo;hui r&eacute;unir sa famille, ses trois fils &ndash; Alain, Micha&euml;l et St&eacute;phane &ndash;, leurs &eacute;pouses et ses six petits-enfants, dans sa bastide pr&egrave;s de Saint-R&eacute;my-de-Provence, comme &agrave; l&rsquo;occasion du prochain week-end de l&rsquo;Ascension.<\/p>\n<p>\t&laquo; J&rsquo;aime le temps que je peux passer avec mes petits-enfants, mais je ne veux pas &ecirc;tre un grand-p&egrave;re imposant et tiens &agrave; laisser libres les parents &raquo;, confie-t-il. Son pr&eacute;cieux temps libre, c&rsquo;est avec son &eacute;pouse qu&rsquo;il le m&eacute;nage. Il avait 20 ans lorsqu&rsquo;ils se sont mari&eacute;s.<\/p>\n<p>\tElle a vu son jeune informaticien de mari se construire en patron d&rsquo;envergure mondiale, &agrave; l&rsquo;aise comme chez lui au Forum de Davos, &eacute;v&eacute;nement annuel que g&egrave;re Publicis. Psychologue pour enfants de m&eacute;tier, elle est essentielle &agrave; son &eacute;quilibre : &laquo; Ma femme me ram&egrave;ne aux r&eacute;alit&eacute;s. Elle est mon fil &agrave; plomb. &raquo;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/><\/p>\n<h3 class=\"inter_art\">\n\t&nbsp;<\/h3>\n<p>\n\t&laquo; Un homme bien, pas un homme de biens &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/>L&rsquo;&eacute;quilibre, Maurice L&eacute;vy le cultive aussi dans son rapport au juda&iuml;sme. Quelque part &agrave; mi-chemin entre &laquo; le juif assimil&eacute; et le juif orthodoxe &raquo;. &laquo; Je n&rsquo;avais pas conscience de ma religion avant d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute; de &ldquo;sale juif&rdquo; vers l&rsquo;&acirc;ge de 6 ans &raquo;, se rem&eacute;more-t-il, sans s&rsquo;attarder sur cet &eacute;pisode.<\/p>\n<p>\tSur l&rsquo;&eacute;tag&egrave;re du bas de son bureau est expos&eacute;e une vieille Bible noircie tir&eacute;e des flammes de l&rsquo;incendie de 1972. Elle tr&ocirc;ne au milieu des prix et troph&eacute;es de sa carri&egrave;re. Peut-&ecirc;tre une fa&ccedil;on de rappeler, avec l&rsquo;Eccl&eacute;siaste, que &laquo; tout est vanit&eacute; &raquo;.<\/p>\n<p>\tOu, autrement dit, qu&rsquo;il faut &laquo; consid&eacute;rer le succ&egrave;s comme &eacute;ph&eacute;m&egrave;re &raquo;, selon la r&egrave;gle d&rsquo;or que Maurice L&eacute;vy s&rsquo;est fix&eacute;e : &laquo; &Agrave; Pessah (NDLR : la P&acirc;que juive), on se rem&eacute;more l&rsquo;Exode, qu&rsquo;on a &eacute;t&eacute; esclaves et qu&rsquo;on erre sur la Terre. &raquo;<\/p>\n<p>\tUne errance qui n&rsquo;interdit pas des convictions et un cap. &Agrave; la fin de l&rsquo;entretien, Maurice L&eacute;vy retire des &eacute;tag&egrave;res deux colombes sculpt&eacute;es, l&rsquo;une blanche, l&rsquo;autre bleue, qui symbolisent la paix isra&eacute;lo-palestinienne, cause qui lui est ch&egrave;re.<\/p>\n<p>\tAu fond, il n&rsquo;aspire &agrave; rien d&rsquo;autre qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;id&eacute;al d&rsquo;&ecirc;tre un mentsch, selon le terme yiddish. &laquo; C&rsquo;est-&agrave;-dire un honn&ecirc;te homme, un homme bien, pas un homme de biens &raquo;, explique-t-il. Le plus beau compliment qu&rsquo;il re&ccedil;ut dans sa vie fut justement ce mot de Shimon Peres, le qualifiant de good man.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/><\/p>\n<h3 class=\"inter_art\">\n\t&nbsp;<\/h3>\n<p>\n\t&laquo; Publicis repr&eacute;sente une partie du patrimoine fran&ccedil;ais &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"10\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/>Un &laquo; homme bien &raquo; aussi pour son pays, ambitionne-t-il. Maurice L&eacute;vy est toujours rest&eacute; sagement distant des politiques, &agrave; la diff&eacute;rence d&rsquo;un Jacques S&eacute;gu&eacute;la. Mais il se reconna&icirc;t tr&egrave;s volontiers patriote.<\/p>\n<p>\t&laquo; Et le mot est faible. Partout je porte les couleurs de la France. Autrefois, &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, je devais passer dix minutes &agrave; pr&eacute;senter qui on &eacute;tait. Aujourd&rsquo;hui, ce sont dix minutes gagn&eacute;es. Publicis repr&eacute;sente une partie du patrimoine fran&ccedil;ais &raquo;, estime-t-il, rappelant qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais d&eacute;localis&eacute; ses services, ni le si&egrave;ge, des Champs-&Eacute;lys&eacute;es o&ugrave; &laquo; les clients aiment se rendre &raquo;.<\/p>\n<p>\tS&rsquo;il a eu l&rsquo;audace de prononcer ses v&oelig;ux pour 2011 en chinois, afin de signifier quel march&eacute; &eacute;tait prioritaire pour Publicis, si la langue de travail du groupe est in&eacute;vitablement devenue l&rsquo;anglais, le fran&ccedil;ais reste de mise au conseil de surveillance, quitte &agrave; recourir &agrave; des interpr&egrave;tes.<\/p>\n<p>\t&laquo; Maurice L&eacute;vy a r&eacute;ussi &agrave; construire un groupe reconnu mondialement dans un secteur, la publicit&eacute;, domin&eacute; par les Anglo-Saxons, o&ugrave; la France n&rsquo;&eacute;tait pas l&eacute;gitime comme elle peut l&rsquo;&ecirc;tre pour le luxe, observe Olivier Fleurot. Il met un point d&rsquo;honneur &agrave; ce que Publicis figure au CAC 40. &raquo;<\/p>\n<p>\tLa pr&eacute;sidence de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise des entreprises priv&eacute;es (Afep), qu&rsquo;il a prise l&rsquo;an dernier, succ&eacute;dant &agrave; de grands capitaines d&rsquo;industrie, est une autre cons&eacute;cration. Elle illustre combien la publicit&eacute; joue d&eacute;sormais dans la cour des grands. La fiert&eacute; de Maurice L&eacute;vy est d&rsquo;avoir donn&eacute; &agrave; ce m&eacute;tier ses lettres de noblesse, et &agrave; la France un champion.<\/p>\n<table border=\"0\" width=\"100%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n\t\t\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"2\" src=\"http:\/\/www.la-croix.com\/img\/la-croix\/commun\/pix_trans.gif\" width=\"1\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td align=\"left\">\n\t\t\t\t<span class=\"signature\"><b>Sebastien MAILLARD<\/b><\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Maurice L&eacute;vy, la noblesse de la publicit&eacute; Publicis, c&rsquo;est quarante ans de la vie de ce grand patron fran&ccedil;ais,sa &laquo; deuxi&egrave;me famille &raquo;, qui fait sa fiert&eacute;, la premi&egrave;re faisant sa force Il re&ccedil;oit seul, dans son bureau. Au 6e et dernier &eacute;tage du 133, avenue des Champs-&Eacute;lys&eacute;es. Adresse prestigieuse, vue imprenable. &Agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15677,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[10,136,14,1],"tags":[],"class_list":["post-1413","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-france","category-maurice","category-paris","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1413","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1413"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1413\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15677"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1413"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1413"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1413"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}