{"id":1429,"date":"2011-04-10T19:11:54","date_gmt":"2011-04-10T19:11:54","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1429"},"modified":"2011-04-10T19:11:54","modified_gmt":"2011-04-10T19:11:54","slug":"new-york-orpheline-de-sidney-lumet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/new-york-orpheline-de-sidney-lumet\/","title":{"rendered":"New York orpheline de Sidney Lumet"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNew York orpheline de Sidney Lumet<\/p>\n<p>\n\tLe r&eacute;alisateur de &laquo;Douze hommes en col&egrave;re&raquo;, &laquo;Serpico&raquo; et &laquo;Network&raquo; est d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; 86 ans &agrave; Manhattan, samedi 9 avril, laissant une &oelig;uvre riche de cinquante films<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNew York orpheline de Sidney Lumet<\/p>\n<p>\n\tLe r&eacute;alisateur de &laquo;Douze hommes en col&egrave;re&raquo;, &laquo;Serpico&raquo; et &laquo;Network&raquo; est d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; 86 ans &agrave; Manhattan, samedi 9 avril, laissant une &oelig;uvre riche de cinquante films<\/p>\n<p>\n\tSa fascination pour la ville des villes fut telle, qu&rsquo;il a pu appara&icirc;tre comme un cin&eacute;aste &laquo;new yorkais&raquo;, aux c&ocirc;t&eacute;s de Woody Allen ou de Martin Scorsese. Bien que natif de Philadelphie, &agrave; cent cinquante kilom&egrave;tres plus au sud, Sidney Lumet, d&eacute;c&eacute;d&eacute; samedi 9 avril des suites d&rsquo;une longue maladie dans son appartement de Manhattan, aura lui aussi contribu&eacute; &agrave; dresser le portrait complexe de la m&eacute;galopole.<\/p>\n<p>\n\tNotamment &agrave; travers une s&eacute;rie de polars (Un apr&egrave;s-midi de chien, Serpico, Le Prince de New York) qui s&rsquo;interrogeaient tous sur la place de l&rsquo;homme plong&eacute; dans l&rsquo;extr&ecirc;me urbain.<\/p>\n<p>\n\t&Agrave; l&rsquo;inverse de ses condisciples, Sidney Lumet n&rsquo;acc&eacute;da que tardivement &agrave; la reconnaissance de ses pairs. Nomm&eacute; cinq fois aux Oscars dans la cat&eacute;gorie Meilleur r&eacute;alisateur, il n&rsquo;obtint jamais la r&eacute;compense et dut se consoler avec une statuette d&rsquo;honneur, remise en 2005, &agrave; 80 ans pass&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\tDeux ans plus tard, en 2007, le festival de Deauville lui rendait un hommage appuy&eacute;, doubl&eacute; d&rsquo;une r&eacute;trospective &agrave; la Cin&eacute;math&egrave;que fran&ccedil;aise. Devant une salle debout, le cin&eacute;aste aux &eacute;paisses lunettes s&rsquo;&eacute;tait &eacute;cri&eacute;, &eacute;mu : &laquo;Il ne fallait pas en faire tant, je serais venu pour rien&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tChantre de la tol&eacute;rance<\/p>\n<p>\n\tAvant d&rsquo;offrir aux spectateurs, en avant-premi&egrave;re mondiale, son dernier film : 7 h 58 ce samedi-l&agrave;. &OElig;uvre nerveuse, tr&egrave;s noire, formidablement port&eacute;e par Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke, dans laquelle deux fr&egrave;res organisaient le hold-up de la bijouterie de leurs parents.<\/p>\n<p>\n\tVision implacable des relations filiales, situations sans issue, &acirc;pret&eacute; des contacts humaines, rapports troubles entre p&egrave;gre et police&hellip;<\/p>\n<p>\n\tLe cin&eacute;ma de Sidney Lumet a mis en sc&egrave;ne, plus que d&rsquo;autres, des personnages se d&eacute;battant de mani&egrave;re obstin&eacute;e contre diff&eacute;rentes formes d&rsquo;oppression, permettant &agrave; l&rsquo;auteur de d&eacute;ployer les th&egrave;mes qui lui &eacute;taient chers : la tol&eacute;rance, l&rsquo;homme face &agrave; l&rsquo;institution, &agrave; la loi, &agrave; la morale ou &agrave; la recherche de la v&eacute;rit&eacute;. Bon nombre de ces questions figuraient d&eacute;j&agrave; dans son premier long-m&eacute;trage de cin&eacute;ma,<\/p>\n<p>\n\tDouze hommes en col&egrave;re, tir&eacute; de la pi&egrave;ce de Reginald Rose. Produit et superbement interpr&eacute;t&eacute; par Henry Fonda, ce film de 1957 montrait, dans le cadre d&rsquo;un proc&egrave;s, les doutes d&rsquo;un jur&eacute; face &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; de ses coll&egrave;gues.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSerpico, croisade anti-corruption<\/p>\n<p>\n\tFils d&rsquo;un com&eacute;dien de th&eacute;&acirc;tre juif, Sidney Lumet &eacute;tait un enfant de la balle. Il avait fait tr&egrave;s jeune ses premiers pas sur sc&egrave;ne, avant de rejoindre la cohorte des acteurs dont la radio avait alors grand besoin.<\/p>\n<p>\n\tLe go&ucirc;t de la mise en sc&egrave;ne lui vint &agrave; 23 ans, lorsqu&rsquo;il monta ses premiers spectacles d&rsquo;avant-garde off-Broadway. Puis, au d&eacute;but des ann&eacute;es 1950, en tant que r&eacute;alisateur de t&eacute;l&eacute;vision, notamment pour les s&eacute;ries Danger et You are here.<\/p>\n<p>\n\tSes d&eacute;buts brillants dans le 7e Art allaient inaugurer une carri&egrave;re de plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle. Un chemin ambitieux, jalonn&eacute; d&rsquo;adaptations de pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre (de La Mouette de Tchekhov &agrave; L&rsquo;Homme &agrave; la peau de serpent de Tennessee Williams) et entrecoup&eacute; d&rsquo;&eacute;clipses&hellip;<\/p>\n<p>\n\tMais, surtout, riche d&rsquo;&oelig;uvres marquantes, telles que, dans les ann&eacute;es 1970, Serpico, croisade anti-corruption d&rsquo;un flic int&egrave;gre, men&eacute;e de main de ma&icirc;tre par Al-Pacino, ou Network, satire d&rsquo;une t&eacute;l&eacute;vision vendue aux puissances d&rsquo;argent, sacrifiant le journalisme au divertissement. De la race des vrais lucides, Sidney Lumet n&rsquo;avait rien perdu de son ton incisif.<\/p>\n<p>\n\tArnaud Schwartz<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; New York orpheline de Sidney Lumet Le r&eacute;alisateur de &laquo;Douze hommes en col&egrave;re&raquo;, &laquo;Serpico&raquo; et &laquo;Network&raquo; est d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; 86 ans &agrave; Manhattan, samedi 9 avril, laissant une &oelig;uvre riche de cinquante films<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15685,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[33,50,1,186],"tags":[],"class_list":["post-1429","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema","category-new-york","category-uncategorized","category-woody-allen"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1429","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1429"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1429\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15685"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1429"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1429"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1429"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}