{"id":1465,"date":"2011-04-14T16:40:28","date_gmt":"2011-04-14T16:40:28","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1465"},"modified":"2011-04-14T16:40:28","modified_gmt":"2011-04-14T16:40:28","slug":"claude-lelouch-genese-dune-carriere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/claude-lelouch-genese-dune-carriere\/","title":{"rendered":"Claude Lelouch, gen\u00e8se d\u2019une carri\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tClaude Lelouch, gen&egrave;se d&#39;une carri&egrave;re<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLes fondements d&rsquo;un destin fabuleux, l&rsquo;histoire de premiers films &eacute;piques, la l&eacute;gende d&rsquo;Un Homme et d&rsquo;Une Femme, la cr&eacute;ation d&rsquo;une &eacute;cole de cin&eacute;ma ! Aujourd&rsquo;hui, r&eacute;v&eacute;lons le passif de l&rsquo;Homme au chiffre 13.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tClaude Lelouch, gen&egrave;se d&#39;une carri&egrave;re<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLes fondements d&rsquo;un destin fabuleux, l&rsquo;histoire de premiers films &eacute;piques, la l&eacute;gende d&rsquo;Un Homme et d&rsquo;Une Femme, la cr&eacute;ation d&rsquo;une &eacute;cole de cin&eacute;ma ! Aujourd&rsquo;hui, r&eacute;v&eacute;lons le passif de l&rsquo;Homme au chiffre 13.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tQue l&rsquo;on aime ou d&eacute;teste son cin&eacute;ma, Lelouch demeure un monument. Dans cette logique, alors que le cin&eacute;aste f&ecirc;te ces jours-ci les 50 ans de sa soci&eacute;t&eacute; Les Films 13 avec, entre autre, la sortie aujourd&rsquo;hui de son nouveau documentaire D&rsquo;un film &agrave; l&rsquo;autre, alors qu&rsquo;il projette d&rsquo;inaugurer sa propre &eacute;cole de cin&eacute;ma dans la ville de Beaune (C&ocirc;te-d&rsquo;Or) en 2012, voici un petit topo des premiers pas d&rsquo;un incontournable.<\/p>\n<p>\n\t\tN&eacute; le 30 octobre 1937 dans le 9e arrondissement de Paris, le jeune Claude Lelouch se trouve confront&eacute; rapidement &agrave; la barbarie de l&rsquo;occupant nazi apr&egrave;s la d&eacute;faite de juin 40. Ainsi, en 42, tandis que son p&egrave;re (juif alg&eacute;rien) est r&eacute;fugi&eacute; &agrave; Alger, sa m&egrave;re (catholique convertie au juda&iuml;sme) tente par tous les moyens d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; une Gestapo toujours sur leurs traces en cachant le petit Claude dans les salles de cin&eacute;ma. De ces instants tragiques remplis de peur naquirent une passion qui ne le quittera plus &#8211; de l&rsquo;aveu m&ecirc;me de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; fait dans l&rsquo;ouvrage de Claude Baign&egrave;res et Sylvie Perez, <em>Ces ann&eacute;es-l&agrave;<\/em> (&eacute;ditions Fayard).<\/p>\n<p>\n\t\tApr&egrave;s la guerre, arrive le temps du baccalaur&eacute;at pour Lelouch lyc&eacute;en. C&rsquo;est un &eacute;chec cuisant (il y en aura d&rsquo;autres). D&eacute;sirant lui procurer une deuxi&egrave;me chance de d&eacute;marrer dans la vie, son p&egrave;re lui offre alors une cam&eacute;ra, tout en lui donnant de l&rsquo;argent de poche <em>&quot;afin de parcourir le monde&quot;<\/em>. C&rsquo;est ce que fera le r&eacute;alisateur en herbe en tournant des reportages journalistiques en noir et blanc aux Etats-Unis (<em>Une ville comme les autres<\/em> et <em>USA en vrac<\/em> en 1956), en Hongrie &agrave; Budapest, en Egypte &agrave; Suez, et plus encore en Union Sovi&eacute;tique o&ugrave; il r&eacute;alise, cam&eacute;ra cach&eacute;e (sous le manteau selon la l&eacute;gende), <em>Quand le rideau se l&egrave;ve<\/em> en 1957 : un moyen m&eacute;trage de 50 mns qui marque v&eacute;ritablement ses premiers pas. Autre fait marquant, durant ce s&eacute;jour derri&egrave;re le rideau de fer, Claude Lelouch a l&rsquo;occasion de fr&eacute;quenter les studios Mosfilms o&ugrave; le r&eacute;alisateur sovi&eacute;tique Mikha&iuml;l Kalatozov tourne Quand passent les cigognes. Pour Lelouch, c&rsquo;est un authentique choc culturel : <em>&quot;J&rsquo;ai su d&egrave;s ce jour-l&agrave; que la cam&eacute;ra &eacute;tait l&rsquo;acteur invisible, mais principal de tous les films de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma et en particulier de tous mes films&quot;<\/em>, d&eacute;clarera-t-il des ann&eacute;es plus tard.<\/p>\n<p>\n\t\tGr&acirc;ce &agrave; une exp&eacute;rience cons&eacute;quente, il fait son service militaire au Service Cin&eacute;matographique des Arm&eacute;es pour lequel il r&eacute;alisera sept courts-m&eacute;trages. Selon la l&eacute;gende encore, c&rsquo;est en dirigeant du personnel militaire qu&rsquo;il appr&eacute;hendera toute la complexit&eacute; et l&rsquo;importance de la direction d&rsquo;acteurs.<\/p>\n<p>\n\t\tAvec le petit magot qu&rsquo;il a confectionn&eacute; gr&acirc;ce &agrave; ses premiers films, Lelouch se lance dans le grand bain de la production en cr&eacute;ant sa propre soci&eacute;t&eacute;, les fameux Films 13. Pour l&rsquo;anecdote encore, le cin&eacute;aste souhaitait d&eacute;nommer sa structure, Les Films de l&rsquo;Apocalypse. Stup&eacute;fait par cette appellation, le notaire qui enregistre les statuts constate que le jour dit est le 13&egrave;me du mois, qu&rsquo;il est 13 heures &agrave; la pendule, et que l&rsquo;identit&eacute; du cr&eacute;ateur comporte 13 lettres. En lieu et place des Films de l&rsquo;Apocalypse, Les Films 13 sont cr&eacute;&eacute;s en 1960&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t1960 ! L&rsquo;ann&eacute;e du premier long m&eacute;trage de Claude Lelouch : Le Propre de l&rsquo;Homme. En parlant de cette premi&egrave;re &oelig;uvre, Lelouch d&eacute;clare : <em>&quot;J&rsquo;ai commis toutes les erreurs que l&rsquo;on peut faire sur un premier film.&quot;<\/em> A la sortie du film en 1961, la critique sera acerbe &agrave; l&rsquo;instar des <em>Cahiers du Cin&eacute;ma<\/em> qui &eacute;criront : <em>&quot;Claude Lelouch, retenez bien ce nom, vous n&#39;en entendrez plus jamais parler&quot;<\/em> (anecdote report&eacute;e dans le documentaire D&rsquo;un film &agrave; l&rsquo;autre). Quelques jours apr&egrave;s la premi&egrave;re du film, Lelouch apprend le d&eacute;c&egrave;s de son p&egrave;re. En r&eacute;action &agrave; l&rsquo;&eacute;chec du film, le r&eacute;alisateur br&ucirc;lera les n&eacute;gatifs et se r&eacute;fugie dans la r&eacute;alisation de scopitones pour, notamment, Claude Nougaro, Johnny Hallyday, Dalida et Claude Fran&ccedil;ois.<\/p>\n<p>\n\t\tMais le virus est l&agrave;. En 62, il r&eacute;alise L&rsquo;Amour avec des si (sur les &eacute;crans fran&ccedil;ais en f&eacute;vrier 66) qui re&ccedil;oit une bonne critique en Su&egrave;de, puis La Femme spectacle (le film qu&rsquo;il d&eacute;teste le plus de sa filmographie). Il encha&icirc;ne en 1964 avec Une fille et des fusils, certainement son premier film &agrave; trouver enfin un &eacute;cho aupr&egrave;s du public et de la presse fran&ccedil;aise. Il r&eacute;alisera en outre des documentaires sportifs sur le Tour de France (&hellip; pour un maillot jaune) ou Les 24 Heures du Mans.<\/p>\n<p>\n\t\tDurant cette p&eacute;riode d&rsquo;incertitude artistique, il filme Les Grands Moments (la suite d&rsquo;Une fille et des fusils) qui ne sortira jamais sur les &eacute;crans hexagonaux. Devant ce nouvel &eacute;chec, Lelouch, au bord de la rupture (avant celle d&rsquo;Itin&eacute;raire d&rsquo;un enfant g&acirc;t&eacute;) prend sa voiture pour la c&ocirc;te normande. Il atterrit &agrave; Deauville. Nous sommes le 13 septembre 1965. L&agrave;, au petit matin, toujours &agrave; bord de son v&eacute;hicule, face &agrave; la Manche, baignant dans sa tristesse, il observe une femme se baladant avec son enfant sur la plage. Il descend de sa voiture, marche lentement vers cette belle femme et cette petite fille. Durant ce laps de temps, il imagine le pourquoi de cette pr&eacute;sence, l&rsquo;histoire de cette femme, de cet enfant&#8230; Le sc&eacute;nario d&rsquo;Un Homme et d&rsquo;une femme est en marche.<\/p>\n<p>\n\t\tDe retour &agrave; Paris avec son id&eacute;e, Lelouch a toutes les difficult&eacute;s pour trouver le financement du film (devant l&rsquo;&eacute;chec des Grands Moments, son producteur, Pierre Braunberger, le l&acirc;che, consid&eacute;rant que cette histoire d&rsquo;amour n&rsquo;a aucun avenir). Il pense sur le moment &agrave; engager Romy Schneider pour le r&ocirc;le titre. Mais durant la rencontre qui doit sceller leur entente, celle-ci &eacute;met beaucoup de critiques sur le sc&eacute;nario. D&eacute;confit, Claude Lelouch fait tout son possible pour que l&rsquo;actrice se d&eacute;sint&eacute;resse du r&ocirc;le. Pour l&rsquo;histoire, l&rsquo;entente Lelouch &ndash; Anouk Aim&eacute;e ne sera pas, elle aussi, sans heurts. D&egrave;s les premi&egrave;res sc&egrave;nes, l&rsquo;actrice refuse certains plans. Fou de rage, Lelouch pensera &agrave; la remplacer par Annie Girardot qu&rsquo;il contactera sur le champ. Finalement, tout rentrera dans l&rsquo;ordre.<\/p>\n<p>\n\t\tAux difficult&eacute;s de casting, s&rsquo;ajoute les difficult&eacute;s financi&egrave;res. Il trouve cependant de l&rsquo;aide gr&acirc;ce &agrave; Jean-Louis Trintignant qui croit en lui, m&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;a encore jamais jou&eacute; sous sa direction. Pour rem&eacute;dier au manque d&rsquo;argent, Claude Lelouch d&eacute;cide de tourner les sc&egrave;nes ext&eacute;rieures en couleur et celles d&rsquo;int&eacute;rieur en noir et blanc, utilisant pour cela un tout nouveau proc&eacute;d&eacute; cin&eacute;matographique.<\/p>\n<p>\n\t\tEn ce mois de mai 1966, Un Homme et une femme est inscrit in extremis en comp&eacute;tition &agrave; Cannes (alors que la liste est close). Le film re&ccedil;oit la Palme d&#39;Or, deux Oscars &agrave; Hollywood, de nombreuses autres r&eacute;compenses internationales. Un homme et une femme devient un film l&eacute;gendaire. Lelouch a 29 ans. C&rsquo;est le d&eacute;but de la gloire&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tP&egrave;re de sept enfants, mari&eacute; trois fois (Christine Cochet en 1967, Marie-Sophie L. en 1986, Alessandra Martines en 1995), &agrave; 74 ans, Claude Lelouch rel&egrave;ve un nouveau d&eacute;fi en cr&eacute;ant (courant 2012) l&rsquo;A.C.T. &ndash; Ateliers Cin&eacute;ma Th&eacute;&acirc;tre : une &eacute;cole de cin&eacute;ma qui accueillera dans la ville de Beaune une quarantaine d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves s&eacute;lectionn&eacute;s sur un film de 5 minutes (<em>&quot;r&eacute;alis&eacute; avec les moyens du bord&quot;<\/em>, <em>&quot;sans que les dipl&ocirc;mes soient un obstacle&quot;<\/em>) &ndash; hommage &agrave; ses d&eacute;but d&rsquo;autodidacte. L&rsquo;A.C.T. d&eacute;clinera des cours sur les diff&eacute;rents m&eacute;tiers du cin&eacute;ma, de la technique &agrave; la r&eacute;alisation&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t<em>Reynald Dal Barco<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Claude Lelouch, gen&egrave;se d&#39;une carri&egrave;re &nbsp; Les fondements d&rsquo;un destin fabuleux, l&rsquo;histoire de premiers films &eacute;piques, la l&eacute;gende d&rsquo;Un Homme et d&rsquo;Une Femme, la cr&eacute;ation d&rsquo;une &eacute;cole de cin&eacute;ma ! 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