{"id":1501,"date":"2011-04-21T16:34:03","date_gmt":"2011-04-21T16:34:03","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1501"},"modified":"2011-04-21T17:12:47","modified_gmt":"2011-04-21T17:12:47","slug":"les-juifs-de-la-diaspora-arabe-sous-leffet-domino","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-juifs-de-la-diaspora-arabe-sous-leffet-domino\/","title":{"rendered":"Les Juifs de la diaspora arabe sous l\u2019effet domino"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"PhorumStdBlock\">\n<div class=\"PhorumReadBodyText\">\n\t\t<span style=\"COLOR: #ff0000\"><strong>Les Juifs de la diaspora arabe sous l&rsquo;effet domino <\/strong><\/span>&nbsp;&#8211; Par <strong>Israel Katzover<\/strong> &#8211; Hamodia ( No 166 ) &#8211; 13 avril 2011<\/p>\n<p>\t\t<span style=\"COLOR: #000099\"><strong><i>Un million de Juifs vivaient dans les pays arabes ou musulmans avant la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;tat d&#39;Isra&euml;l en 1948. Or, dans les ann&eacute;es 1970, la plupart sont partis ou ont &eacute;t&eacute; forc&eacute;s de le faire et aujourd&#39;hui, il reste quelques 24 250 Juifs dans ces pays. Comment vivent-ils la temp&ecirc;te ayant d&eacute;but&eacute; en Tunisie et qui secoue de plus en plus de pays arabes sous &laquo; l&#39;effet domino &raquo; ? Quelles sont leur chance de survie ?<\/i><\/p>\n<p>\t\t&laquo; C&#39;est un monde en voie de disparition ! &raquo;, fait remarquer l&#39;un des hauts responsables de la s&eacute;curit&eacute; isra&eacute;lienne, dont le travail consiste &agrave; suivre les communaut&eacute;s juives des pays arabes ou musulmans. &laquo; Sans tenir compte des r&eacute;cents soul&egrave;vements arabes, explique-t-il, les Juifs de ces pays sont aujourd&#39;hui &agrave; la fin d&#39;un processus d&eacute;mographique in&eacute;luctable. Car d&#39;ici quelques ann&eacute;es &#8211; avec ou sans bouleversements -, la plupart de ces communaut&eacute;s auront disparu d&#39;elles-m&ecirc;mes : elles s&rsquo;&eacute;teignent, sans rel&egrave;ve de la jeune g&eacute;n&eacute;ration. Et donc, les Juifs qui ont la possibilit&eacute; de fuir le font. Or, si l&#39;on ajoute le facteur des derniers troubles politiques, il est pr&eacute;visible que ces communaut&eacute;s dispara&icirc;tront &agrave; terme du monde musulman &raquo;&hellip;<\/p>\n<p>\t\t<u>Une vraie sortie d&rsquo;&Eacute;gypte&hellip;<\/u><\/p>\n<p>\t\tL&rsquo;&Eacute;gypte, qui se vantait en 1948 de compter 90 000 Juifs, n&#39;en a aujourd&#39;hui que 80 ! Mais le chef de la communaut&eacute; juive &eacute;gyptienne, Carmen Weinstein, &acirc;g&eacute; de 82 ans, pr&eacute;tend qu&#39;il y en a plus : &laquo; Environ une centaine&hellip; &raquo;, pr&eacute;cise-t-il.<\/p>\n<p>\t\tIl s&#39;agit principalement de personnes &acirc;g&eacute;es qui d&eacute;clarent ne pas avoir la force de &laquo; tout recommencer &agrave; z&eacute;ro &raquo; ailleurs. Leurs enfants ont quitt&eacute; le pays depuis longtemps : ils vivent aujourd&#39;hui en Isra&euml;l, en Europe, au Br&eacute;sil ou aux &Eacute;tats-Unis.<\/p>\n<p>\t\tSur les 29 synagogues et de nombreuses anciennes y&eacute;chivot, il ne reste que la synagogue d&#39;Alexandrie et celle du Caire o&ugrave; les offices sont tr&egrave;s rares. La synagogue Ben Ezra, dans la vieille ville du Caire, o&ugrave; a v&eacute;cu et pri&eacute; Ma&iuml;monide et qui fut le creuset de la fameuse &laquo; Guenizah du Caire &raquo;, est devenue un mus&eacute;e.<\/p>\n<p>\t\t&Agrave; Alexandrie, c&rsquo;est le rav Avraham Dayan, un Isra&eacute;lien dont les parents sont &eacute;gyptiens, qui est l&#39;actuel rav de la ville. &laquo; D&#39;ici quelques ann&eacute;es, il ne restera plus aucun Juif ici ! &raquo;, dit-il tristement. En fait, le rav Dayan vit en Isra&euml;l. Depuis la chute de Hosni Moubarak, il passe seulement quelques jours par mois en &Eacute;gypte afin de diriger quelques offices religieux pour les Juifs rest&eacute;s sur place. Son travail consiste &agrave; obtenir de la nourriture casher, &agrave; surveiller les enterrements et &agrave; faire nettoyer les synagogues encore en service. Selon lui, &laquo; la situation n&#39;est pas encore tr&egrave;s claire en &Eacute;gypte apr&egrave;s la fin du r&eacute;gime Moubarak &raquo;.<\/p>\n<p>\t\t<u>Plus un seul Juif en Libye !<\/u><\/p>\n<p>\t\tLa situation en Libye est elle aussi bien confuse, d&rsquo;autant que les protestations ont tourn&eacute; au bain de sang. Mais aucun danger pour les Juifs : il ne reste plus aucun membre de ces grandes communaut&eacute;s d&#39;autrefois qui remontaient &agrave; l&#39;&eacute;poque de la destruction du Premier temple de J&eacute;rusalem ! Or, durant des si&egrave;cles, toutes les villes de Libye ont abrit&eacute; une communaut&eacute; juive et au moins une synagogue.<\/p>\n<p>\t\tApr&egrave;s la Seconde guerre mondiale, les Juifs libyens subirent de nombreux pogroms ayant fait 142 morts et des centaines de bless&eacute;s. Si bien qu&rsquo;entre 1948 et 1953, la plupart des 38 000 Juifs libyens de l&rsquo;&eacute;poque sont partis pour Isra&euml;l, alors que certains se sont install&eacute;s en Italie. Jusqu&#39;en 1967, il restait environ 400 Juifs dans le pays. Mais pendant la Guerre des Six-Jours, les Musulmans ont attaqu&eacute; cette petite communaut&eacute;, poussant ses membres &agrave; fuir. Les derniers ont quitt&eacute; la Libye en 2005.<\/p>\n<p>\t\t<u>Le lien libano-syrien<\/u><\/p>\n<p>\t\tUne voiture s&#39;est arr&ecirc;t&eacute;e voil&agrave; quelques semaines devant la synagogue Maguen Avraham de Beyrouth, la capitale du Liban. Une femme est sortie de ce v&eacute;hicule, a saisi une grosse pierre enferm&eacute;e dans son sac et l&#39;a jet&eacute;e sur la fen&ecirc;tre de ce b&acirc;timent, brisant la vitre. Des t&eacute;moins l&#39;ont entendu hurler : &laquo; Tout ce qui arrive aujourd&#39;hui dans le monde arabe est de votre faute ! &raquo;, avant de repartir dans sa voiture&hellip;<\/p>\n<p>\t\tL&#39;effervescence r&eacute;gnant dans le monde arabe g&eacute;n&egrave;re sans aucun doute des tensions. Il ne reste que quelques Juifs au Liban qui en subissent les cons&eacute;quences. Alors qu&rsquo;&agrave; la veille de la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;tat d&#39;Isra&euml;l, on comptait 22 000 Juifs dans cette florissante communaut&eacute;, il n&rsquo;en reste aujourd&#39;hui, que 20 &agrave; Beyrouth et encore quelques uns &eacute;parpill&eacute;s dans le pays.<\/p>\n<p>\t\tAu d&eacute;but des ann&eacute;es 1960, le nombre de Juifs est pass&eacute; &agrave; 9 000, soit 2 % de la population totale du pays. Apr&egrave;s la guerre civile de 1958, alors que la Syrie commen&ccedil;ait &agrave; exercer son influence sur le pays, la situation des Juifs s&#39;est consid&eacute;rablement d&eacute;grad&eacute;e, ce qui provoqu&eacute; un exil de masse vers la France, l&#39;Am&eacute;rique du Nord, l&#39;Italie et Isra&euml;l. En 1982, lorsqu&#39;Isra&euml;l lance la premi&egrave;re guerre du Liban (l&rsquo;op&eacute;ration &laquo; Paix en Galil&eacute;e &raquo;), cela provoque au Liban une grosse vague d&#39;attaques contre les Juifs : 11 dirigeants communautaires sont assassin&eacute;s par des Musulmans. Cons&eacute;quence : tous les Juifs fuient, sauf les plus &acirc;g&eacute;s !<\/p>\n<p>\t\tLa communaut&eacute; juive du Liban a une longue tradition d&#39;hospitalit&eacute; : lors du blocus britannique sur la Palestine qui emp&ecirc;chait les Juifs d&#39;entrer en Isra&euml;l, elle a accueilli un grand nombre de Juifs en transit vers d&#39;autres destinations.<\/p>\n<p>\t\tLa vie juive &eacute;tait concentr&eacute;e &agrave; la synagogue de Maguen Avraham, qui a &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment r&eacute;nov&eacute;e par le gouvernement de Beyrouth avec l&#39;aide des Juifs libanais dans le monde. Si elle fonctionne durant les f&ecirc;tes, elle sert le reste du temps de mus&eacute;e relatant l&#39;histoire de cette communaut&eacute;.<br \/>\n\t\tDurant de nombreuses ann&eacute;es, les communaut&eacute;s libanaise et syrienne s&#39;imbriquaient parce qu&#39;elles d&eacute;pendaient les deux du protectorat fran&ccedil;ais qui tentait de prot&eacute;ger les Juifs de Beyrouth et de Damas. Or, il ne reste aujourd&#39;hui, qu&#39;une dizaine de Juifs dans la capitale syrienne. Une synagogue fonctionne encore le Chabbat et quelques fois en semaine, mais toutes les anciennes synagogues sont ferm&eacute;es.<\/p>\n<p>\t\tEn 1948, quelque 32 000 Juifs vivaient en Syrie. La d&eacute;claration de l&rsquo;ONU sur l&#39;&eacute;tablissement de l&rsquo;&Eacute;tat d&#39;Isra&euml;l a d&eacute;clench&eacute; de nombreuses attaques &agrave; Damas et &agrave; Alep, ce qui a co&ucirc;t&eacute; la vie &agrave; beaucoup de Juifs et fait de nombreux bless&eacute;s, sans parler de tous leurs biens pill&eacute;s. Suite &agrave; quoi, 25 000 Juifs ont quitt&eacute; le pays, dont seulement 10 % sont all&eacute;s s&#39;installer en Isra&euml;l, la majorit&eacute; ayant pr&eacute;f&eacute;r&eacute; l&#39;Am&eacute;rique du Nord ou du Sud, ainsi que l&#39;Europe. Voil&agrave; une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, le pr&eacute;sident Hafez el Assad avait permis aux derniers Juifs syriens de quitter le pays apr&egrave;s de longues ann&eacute;es d&#39;interdiction. Or, la plupart ont saisi l&#39;occasion, abandonnant tous leurs biens sur place&hellip;<\/p>\n<p>\t\t<u>Une communaut&eacute; juive y&eacute;m&eacute;nite toujours d&eacute;pendante<\/u><\/p>\n<p>\t\tContrairement aux autres diasporas, celle du Y&eacute;men est encore active, m&ecirc;me si les foules qui d&eacute;filent maintenant dans tout le pays r&eacute;clament leur d&eacute;part&hellip; tout comme la d&eacute;mission de leur pr&eacute;sident.<\/p>\n<p>\t\tEn 1948, quelque 40 000 Juifs composaient l&#39;une des plus anciennes communaut&eacute;s en dehors d&#39;Isra&euml;l datant de l&#39;&eacute;poque du Premier temple. Le Y&eacute;men renferme des cimeti&egrave;res datant de plus de 2 300 ans. Ainsi, certains documents r&eacute;v&egrave;lent-ils l&#39;existence de Cohanim qui travaillaient dans le Temple et qui vivaient au Y&eacute;men. &Agrave; travers le temps, le Y&eacute;men a &eacute;t&eacute; le berceau de nombreux centres de Torah, et ce, jusqu&#39;&agrave; la conqu&ecirc;te musulmane qui a frein&eacute; la croissance de cette communaut&eacute; sans l&#39;&eacute;liminer pour autant. Apr&egrave;s 1948, des centaines de Y&eacute;m&eacute;nites sont partis s&#39;installer en Isra&euml;l, mais des centaines d&#39;autres sont rest&eacute;s. Or, leur nombre ne fait que diminuer r&eacute;guli&egrave;rement&hellip;<\/p>\n<p>\t\tCes derni&egrave;res ann&eacute;es, la plupart des Juifs y&eacute;m&eacute;nites vivaient dans la ville de Ra&iuml;da, &agrave; environ 70 kilom&egrave;tres de la capitale, Sanaa. La communaut&eacute; a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s choqu&eacute;e par le meurtre de Mosh&eacute; Ya&iuml;ch commis en d&eacute;cembre 2008, puis &#8211; peu apr&egrave;s &#8211; par les menaces de mort des terroristes d&#39;Al Qa&iuml;da adress&eacute;es &agrave; ses 45 membres. Apr&egrave;s s&#39;en &ecirc;tre plaint aupr&egrave;s du pr&eacute;sident y&eacute;m&eacute;nite, ce dernier les a fait acheminer dans son avion priv&eacute; vers une &laquo; zone prot&eacute;g&eacute;e &raquo; dans la capitale, Sanaa.<\/p>\n<p>\t\tEn fait, les manifestations actuelles au Y&eacute;men effraient beaucoup les Juifs. Bien qu&#39;ils ne portent aucun signe attestant de leur religion &#8211; comme par le pass&eacute; -, ils sentent que leurs jours sont compt&eacute;s dans ce pays. &laquo; Le Y&eacute;men n&#39;est plus s&ucirc;r pour les Juifs !, d&eacute;clare ainsi le pr&eacute;sident de la communaut&eacute; dans un entretien t&eacute;l&eacute;phonique. Le pr&eacute;sident a toujours gard&eacute; les Juifs sous sa protection, mais il sera bient&ocirc;t parti ou forc&eacute; &agrave; le faire. Il sera alors temps, pour nous aussi, de partir&hellip; &raquo;.<\/p>\n<p>\t\t<u>Partir d&rsquo;Iran&hellip; sans se presser !<\/u><\/p>\n<p>\t\tActuellement, la plus grande communaut&eacute; juive de tous les pays musulmans se trouve en Iran. Certains pr&eacute;tendent qu&#39;il s&#39;agirait de la plus ancienne communaut&eacute; de diaspora, dont les premiers pionniers auraient appartenu aux Dix tribus de l&rsquo;Isra&euml;l biblique.<\/p>\n<p>\t\tEn 1948, il y avait plus de 120 000 Juifs en Iran. Vingt ans apr&egrave;s, 70 000 avaient immigr&eacute; en Isra&euml;l, m&ecirc;me si 10 000 retourneront plus tard dans leur pays d&#39;origine. Or, depuis la chute du Shah et la R&eacute;volution islamique de 1979, quelque 20 000 Juifs suppl&eacute;mentaires ont fui, la plupart vers les &Eacute;tats-Unis et l&#39;Europe. Il reste donc aujourd&#39;hui 18 000 Juifs en Iran, qui pourraient quitter le pays mais qui s&#39;y refusent. D&rsquo;autant qu&rsquo;ils jouissent d&#39;une certaine ind&eacute;pendance religieuse, avec des offices de pri&egrave;res souvent deux fois par jour. De plus, la constitution iranienne pr&eacute;voit qu&#39;un membre de la communaut&eacute; juive doit la repr&eacute;senter au parlement. Lorsque le pr&eacute;sident Ahmadinedjad avait publiquement ni&eacute; l&#39;existence de la Shoah au parlement, Maurice Motamed, le d&eacute;put&eacute; juif, a protest&eacute;&hellip;<\/p>\n<p>\t\tMais curieusement, les Juifs iraniens pr&eacute;tendent ne pas vivre sous la menace, comme si la d&eacute;ferlante balayant le monde arabe ne les atteignait pas !<\/p>\n<p>\t\t<u>Une communaut&eacute; irakienne jadis glorieuse<\/u><\/p>\n<p>\t\tL&#39;ancienne Babel biblique &#8211; l&#39;Irak d&rsquo;aujourd&rsquo;hui &#8211; garde une trace de son glorieux pass&eacute;. Sur les 140 000 Juifs qui y vivaient en 1948, il n&rsquo;y en a plus que 24 &agrave; pr&eacute;sent.<\/p>\n<p>\t\tLe grand exil a eu lieu entre 1950 et 1951 quand la plupart des Juifs irakiens ont immigr&eacute; vers Isra&euml;l, sauf 10 000 d&#39;entre eux. En 1969, ils subissaient de graves attaques, ce qui provoqua le d&eacute;part de 4 000 d&rsquo;entre eux vers l&#39;Iran avec l&#39;aide des Kurdes. Avant l&rsquo;attaque am&eacute;ricaine de 2003, seulement 200 Juifs ont r&eacute;ussi &agrave; fuir le pays pour s&#39;installer en Angleterre, en Hollande et en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\t\tTous les Juifs d&#39;Irak sont &acirc;g&eacute;s&hellip; &agrave; l&#39;exception de trois jeunes gens. &laquo; Personne ne nous emb&ecirc;te !, fait remarquer l&#39;un des leaders de la communaut&eacute; irakienne en Isra&euml;l. Certains vivent &agrave; l&#39;int&eacute;rieur du domaine de la synagogue et d&#39;autres dans leurs propres maisons. La communaut&eacute; loue des biens lui appartenant, ce qui lui permet d&#39;acheter les produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; &agrave; ses membres, comme la farine, le sucre et l&#39;huile. Et puis il y a aussi certains Juifs qui travaillent &raquo;.<\/p>\n<p>\t\tLes autorit&eacute;s irakiennes tentent de pr&eacute;server les nombreux sites juifs dispers&eacute;s &agrave; travers tout le pays, mais depuis que le tourisme se fait rare en Irak, seuls les soldats am&eacute;ricains d&#39;origine juive visitent ces sites&hellip;<\/p>\n<p>\t\t<u>L&#39;extinction pr&eacute;visible des communaut&eacute;s juives du monde arabe<\/u><\/p>\n<p>\t\tLe Dr. &#39;Ha&iuml;m Saadoun, un sp&eacute;cialiste isra&eacute;lien des Juifs des pays arabes, explique l&rsquo;apparition de deux processus propres au monde arabe ayant &eacute;merg&eacute; dans la p&eacute;riode o&ugrave; la majorit&eacute; de leurs Juifs sont partis pour Isra&euml;l ou ailleurs.<\/p>\n<p>\t\tTout d&#39;abord, la d&eacute;colonisation par les pays europ&eacute;ens : certaines luttes nationales en Afrique du Nord se sont r&eacute;solues pacifiquement (comme en Tunisie et au Maroc, en 1956) ; mais d&#39;autres ont pris fin dans de grandes violences &#8211; comme en Alg&eacute;rie en 1962 ! R&eacute;sultat : cette p&eacute;riode a vu la fin de la domination europ&eacute;enne sur des pays que l&#39;Occident consid&eacute;rait alors comme primitifs et sous-d&eacute;velopp&eacute;s.<\/p>\n<p>\t\t&laquo; Puis, vint le renforcement de l&#39;identit&eacute; arabe qui a remis au go&ucirc;t du jour la tradition musulmane m&eacute;di&eacute;vale de &lsquo; l&#39;unit&eacute; arabe &rsquo;, explique Saadoun. La cons&eacute;quence politique imm&eacute;diate en a &eacute;t&eacute; l&rsquo;union forcen&eacute;e des pouvoirs arabes pour combattre Isra&euml;l et &#8211; indirectement &#8211; l&#39;Occident. Or, ces deux processus ont &eacute;t&eacute; directement li&eacute;s au d&eacute;veloppement interne de chaque pays qui &oelig;uvrait pour promouvoir la &lsquo; culture arabe &rsquo; en renon&ccedil;ant aux vestiges de la colonisation. Tout cela a d&eacute;but&eacute; avant la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;tat d&#39;Isra&euml;l, mais ce double processus s&rsquo;est acc&eacute;l&eacute;r&eacute; depuis en se trouvant de plus en plus f&eacute;d&eacute;r&eacute; par le combat contre Isra&euml;l. M&ecirc;me si l&rsquo;influence de cette &lsquo; cause commune &rsquo; &agrave; la&rsquo; ouma &rsquo; arabe n&#39;a pas &eacute;t&eacute; la m&ecirc;me sur les Juifs de chaque pays concern&eacute; &raquo;.<\/p>\n<p>\t\tC&rsquo;est ainsi, souligne encore le Dr Saadoun, que les communaut&eacute;s juives des pays ayant activement combattu contre Isra&euml;l &#8211; comme l&rsquo;&Eacute;gypte, le Liban, la Syrie et l&#39;Irak &#8211; ont davantage souffert, alors que leurs membres ne pouvaient quitter ces pays que dans la clandestinit&eacute;. Pour les autres au contraire &#8211; comme la Libye, l&#39;Iran, le Y&eacute;men et la Turquie -, la situation est rest&eacute;e relativement stable, et les Juifs ont eu le droit d&#39;immigrer sans en &ecirc;tre emp&ecirc;ch&eacute;s.<\/p>\n<p>\t\t<u>Une coop&eacute;ration tacite pour le d&eacute;but de l&rsquo;alya vers Isra&euml;l&hellip;<\/u><\/p>\n<p>\t\tLes Juifs ayant quitt&eacute; les pays musulmans ont &eacute;t&eacute; enthousiasm&eacute;s en 1948 par la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;tat d&#39;Isra&euml;l, m&ecirc;me s&#39;ils n&#39;avaient gu&egrave;re le droit d&#39;exprimer leur joie en public. Ils ont vu dans le r&eacute;tablissement de l&rsquo;&Eacute;tat h&eacute;breu &laquo; un signe du Ciel &raquo; signifiant que le temps &eacute;tait venu pour eux de quitter la diaspora et de partir pour Isra&euml;l. Cette alya massive des Juifs des pays musulmans a eu lieu entre la fin des ann&eacute;es 1940 et la fin des ann&eacute;es 1960 jusqu&rsquo;au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970.<\/p>\n<p>\t\tCe que l&#39;on ne sait pas jusqu&#39;&agrave; aujourd&#39;hui, c&#39;est que plusieurs leaders arabes ont collabor&eacute; &agrave; cette alya aux c&ocirc;t&eacute;s des organisations juives et m&ecirc;me avec l&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;Isra&euml;l &#8211; directement ou par des interm&eacute;diaires -, pendant que d&rsquo;autres fermaient souvent les yeux sur ce qui se passait.<br \/>\n\t\tPeu apr&egrave;s 1948, des bateaux, battant pavillon isra&eacute;lien, ont ainsi accost&eacute; au port de Tripoli, alors que des ouvriers portuaires arabes aidaient les Juifs libyens &agrave; emmener leurs valises &agrave; bord&hellip; Il est vrai que la Libye se trouvait encore sous mandat anglais, mais plus tard, ses futurs dirigeants arabes n&#39;emp&ecirc;cheront pas, eux non plus, l&#39;immigration juive.<\/p>\n<p>\t\tAu Y&eacute;men, les chefs des tribus ont permis aux Juifs de traverser leurs territoires pour rejoindre Aden, souvent moyennant finance&hellip; Quant aux responsables britanniques d&rsquo;Aden, ils n&#39;ont pas non plus entrav&eacute; le d&eacute;part des Juifs vers Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\t\tLes autorit&eacute;s fran&ccedil;aises d&rsquo;Alg&eacute;rie ont pour leur part aid&eacute; les Juifs du Maroc qui passaient par l&#39;Alg&eacute;rie pour rejoindre Marseille, en France. En Tunisie, le nouveau pr&eacute;sident, Habib Bourguiba, a souvent rappel&eacute; qu&#39;il avait donn&eacute; son accord pour l&#39;alya juive, une politique poursuivie m&ecirc;me apr&egrave;s l&#39;ind&eacute;pendance du pays. Seule la Syrie devait fermer ses portes, ce qui obligea les Juifs &agrave; fuir clandestinement dans des conditions souvent tr&egrave;s difficiles.<\/p>\n<p>\t\tCette collaboration, tacite ou non, de bien des dirigeants arabes peut &ecirc;tre expliqu&eacute;e &agrave; plusieurs niveaux : elle a parfois &eacute;t&eacute; fonction de leurs relations avec leur propre communaut&eacute; juive, mais le plus souvent, elle a &eacute;t&eacute; le fruit de l&#39;impulsion donn&eacute;e dans ce sens par certains organismes politiques et &eacute;conomiques internationaux.<\/p>\n<p>\t\t<u>Face aux r&eacute;voltes de l&rsquo;effet-domino, les Juifs des pays arabes ressentent une r&eacute;elle tension&hellip;<\/u><\/p>\n<p>\t\tD&rsquo;apr&egrave;s des responsables isra&eacute;liens de l&#39;alya et de la D&eacute;fense en contact permanent avec les communaut&eacute;s juives des pays arabes, les tensions n&eacute;es de &laquo; l&#39;effet domino &raquo; frappant actuellement les pays arabes est tr&egrave;s palpable.<\/p>\n<p>\t\tCertes, affirment-ils, leur vie quotidienne n&#39;a pas chang&eacute; : le boutiquier juif de T&eacute;h&eacute;ran continue chaque jour &agrave; ouvrir son magasin, comme le boucher de Tunis et le vendeur de parfums de Mekn&egrave;s, au Maroc. Pourtant, ils ne dissimulent pas leurs craintes lorsque des groupes de jeunes gens envahissent les rues pour r&eacute;clamer le d&eacute;part du despote local au pouvoir&hellip;<\/p>\n<p>\t\tM&ecirc;me chose au Y&eacute;men et en Alg&eacute;rie, en &Eacute;gypte et en Syrie, au Liban ainsi que dans les &Eacute;tats du Golfe. Dans ce genre de p&eacute;riodes d&rsquo;incertitudes, l&#39;antis&eacute;mitisme fait rage : des pierres sont jet&eacute;es contre les synagogues et les Juifs ont peur de sortir de chez eux apr&egrave;s leur travail, la nuit en particulier. Beaucoup commencent &agrave; se demander si le temps n&#39;est pas venu pour eux de tout emballer et de partir !<\/p>\n<p>\t\tParall&egrave;lement, Isra&euml;l multiplie les efforts pour mener des op&eacute;rations de sauvetage de certaines de ces communaut&eacute;s, m&ecirc;me si la plupart de leurs membres n&#39;arriveront jamais au Pays des H&eacute;breux&hellip;<\/p>\n<p>\t\t<u>Les minuscules communaut&eacute;s juives du Golfe persique<\/u><\/p>\n<p>\t\tLe jour o&ugrave; le peuple de Bahre&iuml;n a envahi les rues de la capitale Manama, les 36 Juifs qui y vivent ont ferm&eacute; les volets de leur seule synagogue pour que personne ne voit le portrait du roi &#8211; un ami des Juifs de longue date &#8211; accroch&eacute; au mur.<\/p>\n<p>\t\tMais la synagogue de Bahre&iuml;n ne fonctionne plus depuis 50 ans : du fait de la diminution constante de la population juive, elle n&#39;ouvre que pour les f&ecirc;tes.<\/p>\n<p>\t\tEn 1948, pr&egrave;s de 600 Juifs vivaient &agrave; Bahre&iuml;n, mais d&egrave;s les ann&eacute;es 1960, il n&#39;en restait que 250 qui ont quitt&eacute; le pays apr&egrave;s la Guerre de Six-Jours.<\/p>\n<p>\t\tLe Kowe&iuml;t voisin compte 20 Juifs, seuls survivants des 150 grandes familles qui y vivaient avant la cr&eacute;ation d&#39;Isra&euml;l. On trouve encore une magnifique synagogue &agrave; Kowe&iuml;t City qui n&#39;ouvre ses portes qu&#39;une ou deux fois par an.<\/p>\n<p>\t\tAucun Juif n&#39;habite en Arabie Saoudite, m&ecirc;me si certains pr&eacute;tendent qu&#39;il y existe encore une petite communaut&eacute;. Aujourd&#39;hui, les seuls Juifs locaux sont des soldats am&eacute;ricains et leurs aum&ocirc;niers qui essaient de se procurer de la nourriture casher et d&#39;organiser les offices pour le Chabbat et les f&ecirc;tes.<\/p>\n<p>\t\tUne pr&eacute;sence, qui bien que minimale, ne r&eacute;jouit pas les Saoudiens. Ayant d&eacute;couvert un jour une tente am&eacute;ricaine servant de synagogue, un responsable saoudien a demand&eacute; &agrave; la faire imm&eacute;diatement transf&eacute;rer sur l&rsquo;un des bateaux de guerre de l&rsquo;US. Navy : &laquo; Si les Juifs veulent prier, qu&#39;ils le fassent donc sur un bateau et non sur notre sol ! &raquo;, a-t-il lanc&eacute;&hellip;<\/p>\n<p>\t\tEnfin, les quelques Juifs d&#39;Oman &#8211; o&ugrave; se d&eacute;roulent aussi aujourd&rsquo;hui des manifestations violentes contre le r&eacute;gime &#8211; sont les survivants d&#39;une petite communaut&eacute; ayant exist&eacute; jusqu&#39;en 1948 : ils se rendent r&eacute;guli&egrave;rement sur la tombe de Job, dont ils pr&eacute;tendent qu&rsquo;il est enterr&eacute; &agrave; Salaalah, une ville au sud du pays.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\t\t<strong><u>Source<\/u><\/strong> : [<a href=\"http:\/\/www.hamodia.fr\/article.php?id=2040\" target=\"_blank\">www.hamodia.fr<\/a>]<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les Juifs de la diaspora arabe sous l&rsquo;effet domino &nbsp;&#8211; Par Israel Katzover &#8211; Hamodia ( No 166 ) &#8211; 13 avril 2011 Un million de Juifs vivaient dans les pays arabes ou musulmans avant la cr&eacute;ation de l&rsquo;&Eacute;tat d&#39;Isra&euml;l en 1948. Or, dans les ann&eacute;es 1970, la plupart sont partis ou ont &eacute;t&eacute;&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15720,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[110,116,19,10,32,56,20,40,36,28,11,26,9,1],"tags":[],"class_list":["post-1501","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-alexandrie","category-beyrouth","category-europe","category-france","category-iran","category-italie","category-juif","category-liban","category-libye","category-maroc","category-moyen-orient","category-syrie","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1501","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1501"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1501\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15720"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1501"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1501"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1501"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}