{"id":1609,"date":"2011-05-04T21:53:41","date_gmt":"2011-05-04T21:53:41","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1609"},"modified":"2011-05-04T21:53:41","modified_gmt":"2011-05-04T21:53:41","slug":"137-tunisiens-expulses-manu-militari-dun-squat-parisien-par-les-forces-de-lordre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/137-tunisiens-expulses-manu-militari-dun-squat-parisien-par-les-forces-de-lordre\/","title":{"rendered":"137 Tunisiens expuls\u00e9s manu militari d\u2019un squat parisien par les forces de l\u2019ordre"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article-header\">\n<div class=\"article-header-infos\">\n<div class=\"article-header-title\">\n\t\t\t&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;137 Tunisiens expuls&eacute;s manu militari d&#39;un squat parisien par les forces de l&#39;ordre<\/div>\n<div class=\"article-header-photo\">\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"article-header-intro\">\n\t\t\tPlus d&#39;une centaine de migrants tunisiens, qui ont pour la plupart transit&eacute; par l&#39;Italie, ont &eacute;t&eacute; expuls&eacute;s mercredi d&#39;un immeuble insalubre appartenant &agrave; la Ville de Paris. Plac&eacute;s aussit&ocirc;t en garde-&agrave;-vue, ils risquent l&#39;expulsion.<\/div>\n<div class=\"clear-both\">\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"article-header-intro-credits\">\n\t\t\tPar <a class=\"tags-item-tags-auteurs\" href=\"http:\/\/www.france24.com\/fr\/category\/tags-auteurs\/sarah-leduc\">Sarah LEDUC<\/a> (texte)<\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"blaster\">\n\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"article-main\">\n<div class=\"article-main-text\">\n<p>\n\t\t\t<span>Peu apr&egrave;s 14 heures ce mercredi, <\/span><span>137 ressortissants tunisiens ont &eacute;t&eacute; <\/span><span>violemment <\/span><span>&eacute;vacu&eacute;s, <\/span><span>d&rsquo;un immeuble insalubre du 19e arrondissement parisien qu&rsquo;ils squattaient depuis trois jours. <\/span><\/p>\n<div>\n\t\t\t<span>Plus de 200 CRS, &eacute;quip&eacute;s de casques, boucliers et matraques, ont embarqu&eacute; 137 Tunisiens, ainsi qu&rsquo;une vingtaine de militants. Plusieurs t&eacute;moins font &eacute;tat de violences polici&egrave;res gratuites &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des squatteurs.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n<table cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\" style=\"float: right; margin-left: 10px; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; width: auto;\">\n<tbody style=\"border-top: 0px none;\">\n\t\t\t\t<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\t\t\t<span>&quot;Des membres de comit&eacute;s de soutien ainsi que des &eacute;lus ont fait une cha&icirc;ne humaine devant le b&acirc;timent. Mais ils ont &eacute;t&eacute; bouscul&eacute;s sans m&eacute;nagement par les forces de l&rsquo;ordre qui ont d&eacute;fonc&eacute; dans la porte avant d&rsquo;y p&eacute;n&eacute;trer&quot;, explique &agrave; FRANCE 24 Ariane Calvo, adjointe au maire du 20e arrondissement, pr&eacute;sente lors de l&rsquo;&eacute;vacuation.<\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>&quot;Les 137 Tunisiens ont &eacute;t&eacute; sortis les uns apr&egrave;s les autres, molest&eacute;s et certains plaqu&eacute;s au sol sans aucune utilit&eacute;. Ils &eacute;taient morts de peur. Beaucoup sont mineurs, ils seraient mont&eacute;s dans le camion de toute fa&ccedil;on&quot;, continue l&rsquo;adjointe Ariane Calvo.<\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<b><span>D&eacute;tention pour &quot;d&eacute;gradation de bien public&quot;<\/span><\/b><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>Ces Tunisiens ont &eacute;t&eacute; imm&eacute;diatement plac&eacute;s en garde-&agrave;-vue dans trois commissariats des 18e, 19e et 20e arrondissement. Sept seulement ont &eacute;t&eacute; rel&acirc;ch&eacute;s.&nbsp;Les 130 autres ont &eacute;t&eacute; maintenus en d&eacute;tention apr&egrave;s avoir eu droit &agrave; la visite d&#39;un avocat ainsi qu&rsquo;&agrave; une visite m&eacute;dicale.<\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>D&rsquo;apr&egrave;s plusieurs sources, le parquet s&rsquo;est empar&eacute; du dossier. Les migrants, en situation irr&eacute;guli&egrave;re, sont poursuivis pour &quot;d&eacute;gradation de bien public en r&eacute;union&quot;. <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>&Agrave; 19 heures, mercredi soir, nul n&#39;&eacute;tait en mesure d&#39;en dire plus sur le sort qui allait leur &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute;. Mais vu la d&eacute;termination du gouvernement dans sa volont&eacute; de contenir les <a href=\"http:\/\/www.france24.com\/fr\/20110422-france-tunisie-immigration-clandestine-moez-gabes-zarzis-lampedusa-schengen-frontieres-reportage\">flux migratoires en provenance de Lampedusa<\/a>, les associations comme les &eacute;lus de gauche mobilis&eacute;s par cette &eacute;vacuation craignaient un renvoi pour tous ses d&eacute;tenus en centre de r&eacute;tention administrative (CRA) suivi d&rsquo;une expulsion. <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>&quot;Nous demandons que le gouvernement respecte l&rsquo;accord de coop&eacute;ration sign&eacute; entre la France et la Tunisie en 2008 pr&eacute;voyant l&#39;accueil de 9 000 tunisiens souhaitant travailler en France. Et nous r&eacute;clamons la mise en place d&#39;un plan adapt&eacute; pour aider ceux qui souhaitent rentrer en Tunisie&quot;, d&eacute;clare &agrave; FRANCE&nbsp;24 Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris charg&eacute;e de l&rsquo;int&eacute;gration et des &eacute;trangers non communautaires. <\/span><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<span><b><span>H&eacute;bergement pr&eacute;caire d&rsquo;urgence<\/span><\/b>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n\t\t\t<span><a href=\"http:\/\/www.france24.com\/fr\/20110425-urgence-humanitaire-portes-paris-immigration-tunisie-paris-chomage-revolution-clandestin\">Les jeunes migrants dormaient depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, dans des jardins parisiens<\/a>, notamment au Parc de la Villette ou&nbsp; le Parc de Belleville.&nbsp;<\/span><span>Survivant dans la plus grande pr&eacute;carit&eacute; et dans des conditions d&#39;hygi&egrave;ne minimales, les migrants recherchaient&nbsp; un toit &agrave; tout prix.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t<\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>&quot;J&rsquo;ai visit&eacute; le Parc de la Villette mardi matin avec Eva Joly et c&rsquo;&eacute;tait vraiment ind&eacute;cent. Une &eacute;pid&eacute;mie de gale &eacute;tait en train de se propager. Un autre avait une leuc&eacute;mie. C&rsquo;&eacute;tait vraiment non assistance &agrave; personne en danger&quot;, raconte Julien Bayou, membre du collectif Jeudi noir. <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>Ils ont donc investi l&rsquo;immeuble, situ&eacute; au 51 avenue Simon Bolivar, dans la nuit de dimanche &agrave; lundi. Selon la police, entre 80 et 100 Tunisiens ont occup&eacute; le b&acirc;timent de l&#39;avenue Bolivar, tandis que certains occupants &eacute;voquent un chiffre de 200, dont plusieurs mineurs.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>&quot;Ils &eacute;taient harcel&eacute;s sans cesse par la police, dormaient &agrave; la belle &eacute;toile depuis des nuits et des nuits. Ils voulaient juste avoir un toit&quot;, raconte Oumeya Sedik, membre de la F&eacute;d&eacute;ration des Tunisiens des deux rives (FTRD), &agrave; leur c&ocirc;t&eacute; depuis dimanche soir. <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n<table cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\" style=\"float: left; margin-right: 10px; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; width: auto;\">\n<tbody style=\"border-top: 0px none;\">\n\t\t\t\t<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\t\t\t<span>Mauvais choix cependant. Le b&acirc;timent, &agrave; l&rsquo;abandon depuis plusieurs ann&eacute;es, est dangereux. Les risques d&rsquo;incendie et d&rsquo;&eacute;croulement avaient fini de convaincre le collectif Jeudi noir de quitter les lieux qu&rsquo;ils avaient investis &agrave; la mi-avril. <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<br \/>\n\t\t\t<span> <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t<b><span>Echec des n&eacute;gociations<\/span><\/b><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>Estimant le lieu &quot;dangereux et nullement con&ccedil;u pour servir d&rsquo;h&eacute;bergement&quot;, selon un communiqu&eacute;, la Ville de Paris a fait la demande d&rsquo;&eacute;vacuation apr&egrave;s 48 heures de n&eacute;gociations qui se sont sold&eacute;es sur un &eacute;chec. <\/span><\/div>\n<p>\n\t\t\t&quot;<span>La situation s&rsquo;est vraiment tendue apr&egrave;s avoir &eacute;chou&eacute; dans les n&eacute;gociations. Face &agrave; une telle situation,&nbsp;nous avons pris nos responsabilit&eacute;s et demand&eacute; une &eacute;vacuation. Mais on le regrette&quot;, explique &agrave; FRANCE 24 Pascale Boistard. <\/span><\/p>\n<div>\n\t\t\t<span>Dans la journ&eacute;e de mardi, des &eacute;lus et repr&eacute;sentants de la ville avaient tent&eacute; de convaincre les Tunisiens de quitter l&rsquo;immeuble pour rejoindre des h&eacute;bergements financ&eacute;s pas la Ville&nbsp;: 100 places avaient &eacute;t&eacute; mises &agrave; disposition imm&eacute;diate dans trois centres d&rsquo;h&eacute;bergement, avec une promesse de 50 places suppl&eacute;mentaires. <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>Une proposition insuffisante par rapport au nombre de demandeurs, toujours plus nombreux. Craignant d&rsquo;&ecirc;tre s&eacute;par&eacute;s, arr&ecirc;t&eacute;s ou pris dans un guet-apens lors du transfert,&nbsp;les Tunisiens ont refus&eacute; de quitter l&rsquo;avenue Bolivar.&nbsp;<\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>&quot;Les migrants se sont retrouv&eacute;s dans une situation impossible &agrave; devoir choisir qui allait rester et qui allait partir, explique Oumaya Sedik. Il n&rsquo;&eacute;tait pas question que certains soient log&eacute;s et d&rsquo;autre jet&eacute;s &agrave; la rue. En plus, ils n&rsquo;ont pas risqu&eacute; leur vie pour arriver l&agrave; et mendier un logement pour SDF&quot;, s&rsquo;insurge Oumeya Sedik qui souligne que certains avaient un titre de s&eacute;jour &eacute;mis en Italie. <\/span><\/div>\n<div>\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t\t<span>&quot;Il ne suffit pas d&rsquo;avoir une autorisation de s&eacute;jour pour venir en France&quot;, avait pr&eacute;venu Claude Gu&eacute;ant, lors de sa rencontre avec son homologue italien, le 8 avril dernier &agrave; Milan.&nbsp;D&rsquo;apr&egrave;s plusieurs sources, le ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur se trouvait dans le commissariat du 19e arrondissement ce mercredi, l&#39;apr&egrave;s-midi m&ecirc;me o&ugrave; les forces de police ont proc&eacute;d&eacute; &agrave; cette &eacute;vacuation muscl&eacute;e.&nbsp;<\/span><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;137 Tunisiens expuls&eacute;s manu militari d&#39;un squat parisien par les forces de l&#39;ordre &nbsp; Plus d&#39;une centaine de migrants tunisiens, qui ont pour la plupart transit&eacute; par l&#39;Italie, ont &eacute;t&eacute; expuls&eacute;s mercredi d&#39;un immeuble insalubre appartenant &agrave; la Ville de Paris. 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