{"id":1733,"date":"2011-05-20T16:58:48","date_gmt":"2011-05-20T16:58:48","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1733"},"modified":"2011-05-20T16:58:48","modified_gmt":"2011-05-20T16:58:48","slug":"la-chehita-abattage-rituel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-chehita-abattage-rituel\/","title":{"rendered":"La Chehita (Abattage rituel)"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tLa Chehita (Abattage rituel)<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tEn pr&eacute;vision du vote d&rsquo;une loi sur l&rsquo;&eacute;tiquetage des aliments au Parlement Europ&eacute;en, le 4 juillet prochain, pourquoi il est urgent de d&eacute;fendre l&rsquo;abattage rituel juif, la chehita.<\/p>\n<p>\n\t\tpar Bruno Fiszon (Grand Rabbin, V&eacute;t&eacute;rinaire), Alexandre Feigenbaum (Chercheur), Jean Marc Elbaz (V&eacute;t&eacute;rinaire)<\/p>\n<p>\n\t\tLa chehita, un cahier des charges rigoureux pour limiter la souffrance des animaux lors de l&rsquo;abattage<\/p>\n<p>\n\t\tPendant des si&egrave;cles, la chehita, abattage selon le rite juif, a &eacute;t&eacute; de loin le meilleur moyen de limiter la douleur animale lors de l&#39;abattage. Le respect de l&rsquo;animal pendant sa vie et jusqu&rsquo;&agrave; sa mort est un principe constant de la Torah : interdiction de museler le b&oelig;uf et de l&#39;emp&ecirc;cher de se nourrir durant son travail aux champs (Deut&eacute;ronome XXV,4) &#8211; Repos obligatoire des animaux le chabbat (Exode XX,10) &#8211; Obligation de nourrir les animaux avant de prendre son propre repas (Guitine 62a) &#8211; Interdiction de la chasse comme loisir etc.<\/p>\n<p>\n\t\tIl n&rsquo;est pas ais&eacute; d&rsquo;&eacute;valuer ou de mesurer scientifiquement la souffrance d&rsquo;un animal. La chehita a &eacute;t&eacute; le mode d&#39;abattage le plus &eacute;tudi&eacute; par les scientifiques depuis un si&egrave;cle. De nombreuses &eacute;tudes sugg&egrave;rent que l&rsquo;animal n&rsquo;a pas le temps de souffrir et que sa mort serait particuli&egrave;rement rapide avec la chehita. Les r&egrave;gles techniques de la chehita constituent en effet un v&eacute;ritable cahier des charges. L&rsquo;abatteur (chohet) doit &ecirc;tre un technicien exp&eacute;riment&eacute; et hautement qualifi&eacute; par une formation tr&egrave;s solide durant plusieurs ann&eacute;es. Pour que l&#39;animal soit mort avant qu&rsquo;il n&rsquo;ait pu ressentir la souffrance, l&rsquo;incision doit &ecirc;tre effectu&eacute;e d&rsquo;un seul coup, avec un couteau extr&ecirc;mement tranchant et en parfait &eacute;tat. S&rsquo;il y a la moindre erreur, la moindre imperfection de la lame, la moindre d&eacute;viation par rapport au protocole id&eacute;al, si l&rsquo;ex&eacute;cution n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; aussi rapide que possible, l&rsquo;animal abattu n&rsquo;est pas cacher. Cette rigueur a pour motivation la diminution optimale de la souffrance de l&#39;animal.<\/p>\n<p>\n\t\tLe projet de loi risque de discriminer de la chehita<\/p>\n<p>\n\t\tLe 19 avril 2011,la commission Environnement du Parlement Europ&eacute;en a adopt&eacute; un amendement, dit Gerbrandy-Jorgensen qui pr&eacute;voit l&#39;&eacute;tiquetage des viandes provenant d&#39;animaux abattus sans &eacute;tourdissement, c&rsquo;est-&agrave;-dire issues d&#39;abattage selon un rite religieux (juif ou musulman). Ce texte, avec de tr&egrave;s nombreuses autres dispositions sur l&rsquo;&eacute;tiquetage des aliments, sera soumis au Parlement pour adoption en s&eacute;ance pl&eacute;ni&egrave;re d&eacute;but juillet 2011. L&rsquo;amendement Gerbrandy-Jorgensen pose comme postulat que l&#39;abattage sans &eacute;tourdissement est source de douleur importante pour les animaux. L&rsquo;&eacute;tiquetage des viandes abattues selon un rite religieux permettra ainsi d&rsquo;accr&eacute;diter l&rsquo;id&eacute;e que les animaux dont proviennent ces viandes auront &eacute;t&eacute; expos&eacute;s &agrave; une souffrance inutile et injustifi&eacute;e, selon un rite r&eacute;trograde. On peut pr&eacute;voir d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; des cons&eacute;quences dramatiques sur les circuits de production et de distribution de la viande cacher ou halal.<\/p>\n<p>\n\t\tLe projet de loi risque d&rsquo;imposer une double peine aux animaux<\/p>\n<p>\n\t\tQu&rsquo;en est-il de l&rsquo;&eacute;tourdissement des animaux avant l&rsquo;abattage ? L&rsquo;&eacute;tourdissement, c&rsquo;est la technique qui, en principe, permet d&rsquo;insensibiliser l&rsquo;animal avant sa mise &agrave; mort et sa saign&eacute;e. En principe seulement, car les &eacute;checs sont h&eacute;las nombreux et dramatiques. Le rapport sur les douleurs animales publi&eacute; par l&#39;INRA en d&eacute;cembre 2009 fait le point sur les &eacute;checs de l&rsquo;insensibilisation des animaux avant l&rsquo;abattage : de 2 &agrave; 54 % chez les ovins (&eacute;tourdissement par &eacute;lectronarcose, d&rsquo;apr&egrave;s une &eacute;tude n&eacute;o-z&eacute;landaise de 2001) et de 6 &agrave; 16 % chez les bovins (&eacute;tourdissement par perforation de la bo&icirc;te cr&acirc;nienne pour les assommer selon des donn&eacute;es synth&eacute;tis&eacute;es par l&rsquo;INRA). En France ces derni&egrave;res ann&eacute;es, il y a eu de gros efforts dans les abattoirs pour r&eacute;duire le taux d&rsquo;&eacute;checs. Mais il faut savoir que ces animaux, mal ou pas insensibilis&eacute;s, rentrent directement, encore conscients, dans la chaine de production o&ugrave; ils sont saign&eacute;s et d&eacute;coup&eacute;s sans pr&eacute;cautions particuli&egrave;res, puisque les ouvriers les croient &agrave; tort inconscients. Par cons&eacute;quent ces animaux subissent une double peine et leur agonie peut alors &ecirc;tre atroce.<\/p>\n<p>\n\t\tEn ce qui concerne les abattages selon des rites religieux (chehita et halal confondus), il y a, selon le rapport de l&rsquo;INRA 17 &agrave; 18% d&rsquo;&eacute;checs, pour lesquels le temps de perte de conscience de ces animaux est au del&agrave; de l&#39;acceptable. Ramen&eacute; au nombre d&rsquo;animaux, les &eacute;checs selon les rites religieux sont beaucoup moins fr&eacute;quents que selon &eacute;tourdissement. On peut penser que l&rsquo;application g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e du cahier des charges rigoureux de la chehita permettrait de r&eacute;duire fortement ces pourcentages.<\/p>\n<p>\n\t\tSans prendre en compte la douleur de l&#39;animal, la mention des conditions d&#39;abattage vot&eacute;e en Commission Environnement du Parlement Europ&eacute;en le 19 avril 2011 pourrait donc s&#39;av&eacute;rer n&#39;&ecirc;tre qu&#39;une d&eacute;sinformation du consommateur. Cette mesure entra&icirc;nera en outre une stigmatisation des communaut&eacute;s juives par le biais de campagnes aux objectifs tr&egrave;s douteux. Il est donc urgent que les politiques puissent disposer d&rsquo;informations scientifiques de haut niveau et fiables, permettant une r&eacute;elle &eacute;valuation des techniques d&rsquo;abattage. Il faudrait enfin se demander si la technique de la chehita ne reste pas, aujourd&rsquo;hui encore, l&rsquo;une des moins mauvaises fa&ccedil;ons d&rsquo;abattre un animal.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; La Chehita (Abattage rituel) &nbsp; &nbsp; En pr&eacute;vision du vote d&rsquo;une loi sur l&rsquo;&eacute;tiquetage des aliments au Parlement Europ&eacute;en, le 4 juillet prochain, pourquoi il est urgent de d&eacute;fendre l&rsquo;abattage rituel juif, la chehita. par Bruno Fiszon (Grand Rabbin, V&eacute;t&eacute;rinaire), Alexandre Feigenbaum (Chercheur), Jean Marc Elbaz (V&eacute;t&eacute;rinaire) La chehita, un cahier des charges rigoureux&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15818,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[15,1],"tags":[],"class_list":["post-1733","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-religion","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1733","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1733"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1733\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15818"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1733"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1733"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1733"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}