{"id":1795,"date":"2011-05-30T02:45:57","date_gmt":"2011-05-30T02:45:57","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1795"},"modified":"2011-05-30T02:45:57","modified_gmt":"2011-05-30T02:45:57","slug":"mirages-et-miracles-de-leconomie-israelienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/mirages-et-miracles-de-leconomie-israelienne\/","title":{"rendered":"MIRAGES ET MIRACLES DE L\u2019ECONOMIE ISRAELIENNE"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tMIRAGES ET MIRACLES DE L&#39;ECONOMIE ISRAELIENNE<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tREPORTAGE SPECIAL DE NOTRE CORRESPONDANTE &ndash; Le Centre Menahem Begin de J&eacute;rusalem a ouvert ses portes cette semaine au Salon du livre isra&eacute;lien de langue fran&ccedil;aise. L&rsquo;importante communaut&eacute; francophone d&rsquo;Isra&euml;l s&rsquo;est donc r&eacute;jouit de pouvoir retrouver la langue de Moli&egrave;re au coeur d&rsquo;Isra&euml;l. En marge de cet &eacute;v&eacute;nement a eu lieu une conf&eacute;rence anim&eacute;e par Lali Derai (journaliste) autour du miracle de l&rsquo;&eacute;conomie isra&eacute;lienne. La d&eacute;put&eacute; Atzmaout Einat Wilf, le Docteur Yitzhak Adda, l&rsquo;&eacute;conomiste du minist&egrave;re des Finances Richard Sitbon et enfin Yekoutiel Sabah, directeur du d&eacute;partement de Recherche au minist&egrave;re des Affaires sociales, ont d&eacute;battu autour de ce th&egrave;me.<\/p>\n<p>\n\t\tPersonne ne peut ignorer la r&eacute;ussite de l&rsquo;&eacute;conomie isra&eacute;lienne &agrave; moins de n&rsquo;avoir allum&eacute; la t&eacute;l&eacute;vision ou de n&rsquo;avoir pas parcouru un quotidien. En soixante-trois ans d&rsquo;existence l&rsquo;Etat juif a accompli des pas de g&eacute;ant et a d&eacute;pass&eacute; son ancienne puissance tut&eacute;laire : la Grande-Bretagne. Pour autant les &eacute;carts sociaux continuent &agrave; se creuser et certains, s&rsquo;ils ne contestent aucunement le miracle, affirment que de nombreux progr&egrave;s restent &agrave; accomplir.<\/p>\n<p>\n\t\t&ldquo;Le miracle de l&rsquo;&eacute;conomie isra&eacute;lienne n&rsquo;est pas un mythe, c&rsquo;est une r&eacute;alit&eacute;. Nous avons r&eacute;ussi principalement gr&acirc;ce aux Isra&eacute;liens, gr&acirc;ce &agrave; tous les citoyens. De toute pi&egrave;ce nous avons pu cr&eacute;er une &eacute;conomie florissante bas&eacute;e sur les individus, c&rsquo;est &agrave; dire sur l&rsquo;id&eacute;e et non sur la mati&egrave;re. Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;&eacute;conomie mondiale est elle aussi bas&eacute;e sur les cerveaux, l&rsquo;intelligence et les id&eacute;es&rdquo;, a affirm&eacute; M. Wilf, ancienne d&eacute;put&eacute; travailliste qui a suivi Ehoud Barak dans son nouveau parti, Atzmaout.<\/p>\n<p>\n\t\tRichard Sitbon a pour sa part rappel&eacute; &agrave; l&rsquo;auditoire les domaines d&rsquo;excellence des Isra&eacute;liens. &ldquo;Souvenons-nous simplement de louanges formul&eacute;es par le quotidien Les Echos en 2009. Tout d&rsquo;abord il nous faut pr&eacute;ciser que les Isra&eacute;liens ont pass&eacute; avec succ&egrave;s la crise et que le pays a su passer d&rsquo;une &eacute;conomie agricole &agrave; une &eacute;conomie essentiellement bas&eacute;e sur le high-tech. En 2009, Les Echos f&eacute;licitaient Isra&euml;l pour l&rsquo;excellente gestion budg&eacute;taire qui lui a permis de rester sur la voie de la croissance. Prenons l&rsquo;exemple de l&rsquo;Islande. Comme bien des pays, elle n&rsquo;a pas mis un point d&rsquo;orgue &agrave; respecter une stricte rigueur budg&eacute;taire&rdquo;, a-t-il expliqu&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&ldquo;La force de l&rsquo;innovation en Isra&euml;l s&rsquo;est construite gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;&eacute;lasticit&eacute; des entreprises. Lorsqu&rsquo;elles ont constat&eacute; que le dollar baissait, elles se sont tourn&eacute;es vers l&rsquo;Union Europ&eacute;enne. Aujourd&rsquo;hui 50% des &eacute;changes commerciaux se font avec l&rsquo;Europe.<\/p>\n<p>\n\t\tEn outre, on peut citer l&rsquo;&eacute;lasticit&eacute; de la politique budg&eacute;taire. Isra&euml;l est pass&eacute;, dans les ann&eacute;es 1990, d&rsquo;une &eacute;conomie quasi-communiste &agrave; une &eacute;conomie lib&eacute;ral. Par ailleurs, l&rsquo;immigration a jou&eacute; un r&ocirc;le extr&ecirc;mement important, en particulier la vague d&rsquo;immigration russe&quot;, a d&eacute;clar&eacute; l&rsquo;&eacute;conomiste.<\/p>\n<p>\n\t\tM. Adda a quelque peu temp&eacute;r&eacute; ces propos. &ldquo;Pour moi il n&rsquo;y a pas de miracle de l&rsquo;&eacute;conomie isra&eacute;lienne. Un miracle du secteur du high-tech oui, mais pas de l&rsquo;&eacute;conomie. Par exemple, la croissance du revenu des m&eacute;nages a &eacute;t&eacute; divis&eacute;e par deux ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Il y a une tendance r&eacute;guli&egrave;re certes, mais elle ne permet pas de rattraper l&rsquo;&eacute;cart avec d&rsquo;autres pays comme les Etats-Unis ou les pays d&rsquo;Europe. Au contraire cette r&eacute;gularit&eacute; creuse l&rsquo;&eacute;cart. Les revenus des Isra&eacute;liens et des Am&eacute;ricains sont en effet toujours diff&eacute;rents &agrave; l&rsquo;heure actuelle&rdquo;, a-t-il expliqu&eacute;, amenant un s&eacute;rieux refroidissement dans la salle apr&egrave;s les propos tenus par les orateurs pr&eacute;c&eacute;dents.<\/p>\n<p>\n\t\t&ldquo;Il y a une &eacute;conomie &agrave; deux vitesses. Les facteurs de la r&eacute;ussite du secteur high-tech sont extr&ecirc;mement simples. Tout d&rsquo;abord l&rsquo;investissement, ensuite le capital humain (l&rsquo;&eacute;ducation des ann&eacute;es 1970 qui s&rsquo;est d&eacute;grad&eacute;e depuis), ensuite l&rsquo;aliyah russe et enfin le capital &eacute;tranger. Le capital &eacute;tranger passe principalement par les capitales-risques am&eacute;ricaines. Par ailleurs, nous ne pouvons pas ne pas mentionner les investissements directs qui repr&eacute;sentent 2% du PIB.<\/p>\n<p>\n\t\tLes ingr&eacute;dients du miracle sont bien connus. Mais une autre partie de la soci&eacute;t&eacute; stagne : les salaires n&rsquo;ont pas augment&eacute; depuis dix ans. L&rsquo;&eacute;conomie isra&eacute;lienne est &agrave; deux vitesses, cette diff&eacute;rence repr&eacute;sente l&rsquo;arri&egrave;re-plan &eacute;conomique de la fracture sociale&quot;, a affirm&eacute; l&rsquo;ancien professeur de Sciences Po Paris.<\/p>\n<p>\n\t\tYekoutiel Sabah, Isra&eacute;lien d&rsquo;origine en d&eacute;veloppant ses propos dans un fran&ccedil;ais parfait s&rsquo;est rapproch&eacute; de l&rsquo;opinion de M. Adda. &ldquo;Nous avons tendance &agrave; penser que la clef du succ&egrave;s r&eacute;side dans l&rsquo;&eacute;conomie lib&eacute;rale et nous en oublions qu&rsquo;Isra&euml;l &eacute;tait un pays &agrave; &eacute;conomie quasi-communiste &agrave; ses d&eacute;buts. Dans ces ann&eacute;es-l&agrave; l&rsquo;essor isra&eacute;lien &eacute;tait bien plus important que de nos jours&rdquo;, a-t-il ainsi rappel&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tLes politiques &eacute;conomiques men&eacute;es par Isra&euml;l ont cependant laiss&eacute; de nombreux individus en arri&egrave;re plan, notamment les populations arabes isra&eacute;liennes et les communaut&eacute; haredi (Juif orthodoxes). Si les participants ne partageaient pas tous le m&ecirc;me point de vue optimiste au regard du miracle de l&rsquo;&eacute;conomie, ils se sont tous accord&eacute;s &agrave; reconna&icirc;tre que la pauvret&eacute; de ces milieux est &ldquo;une pauvret&eacute; choisie&rdquo;. L&rsquo;&eacute;mergence de ces nouveaux pauvres, comme les ont appel&eacute; les analystes, ne d&eacute;pend en effet pas des politiques men&eacute;es par l&rsquo;Etat h&eacute;breu.<\/p>\n<p>\n\t\t&ldquo;Affirmer que le miracle isra&eacute;lien existe ne doit pas dissimuler les fractures existantes dans la soci&eacute;t&eacute;. Les probl&egrave;mes sont cr&eacute;&eacute;s par les communaut&eacute;s arabes isra&eacute;liennes et par la communaut&eacute; orthodoxe. Mais Isra&euml;l agit contre la pauvret&eacute; de diff&eacute;rentes classes, celles qui n&rsquo;ont pas choisi la pauvret&eacute; : par exemple le pays aide les personnes &acirc;g&eacute;es. En Isra&euml;l, une famille doit vivre correctement si les deux parents ont un travail. En outre si ces derniers ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un certain niveau d&rsquo;&eacute;tudes, cela augmente leurs chances de ne jamais conna&icirc;tre la pauvret&eacute;. Il faut mettre l&rsquo;accent sur ces deux choses : le travail et le niveau d&rsquo;&eacute;tudes. Par ailleurs le gouvernement isra&eacute;lien a pr&eacute;vu d&rsquo;augmenter le salaire minimum&rdquo;, a affirm&eacute; Mme Wilf.<\/p>\n<p>\n\t\tPour M. Sabah l&rsquo;&eacute;mergence des nouveaux pauvres et l&rsquo;aggravation des conditions des &ldquo;anciens pauvres&rdquo; vient principalement du fait que les &ldquo;gouvernements isra&eacute;liens n&rsquo;aient jamais mis la pauvret&eacute; en t&ecirc;te de leurs priorit&eacute;s. Isra&euml;l n&rsquo;a fait preuve d&rsquo;aucune t&eacute;nacit&eacute; pour r&eacute;soudre le probl&egrave;me de la pauvret&eacute;&rdquo;, a-t-il estim&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tUne fois de plus, M. Adda est venu prendre le contrepied des arguments avanc&eacute;s par ses interlocuteurs. &ldquo;La pauvret&eacute; ne se r&eacute;sume pas aux Arabes isra&eacute;liens ou aux Haredi&rdquo;, s&rsquo;est-il exclam&eacute;. &quot;Cette pauvret&eacute;, je le rappelle, est une pauvret&eacute; choisie. Mais lorsque l&rsquo;on enl&egrave;ve ces populations des statistiques, Isra&euml;l conna&icirc;t un taux de pauvret&eacute; s&rsquo;&eacute;levant &agrave; 13% et celui-ci va croissant. Aujourd&rsquo;hui une famille sur cinq vit sous le seuil de la pauvret&eacute;, comme un Isra&eacute;lien sur quatre.<\/p>\n<p>\n\t\tC&rsquo;est une tendance lourde li&eacute;e &agrave; la mondialisation puisqu&rsquo;Isra&euml;l est un tout petit pays enti&egrave;rement tourn&eacute; vers l&rsquo;ext&eacute;rieur. Nous devons donc faire face &agrave; d&rsquo;autres pays affichant des co&ucirc;ts de production d&eacute;fiant toute concurrence, notamment en mati&egrave;re de main d&rsquo;oeuvre.<\/p>\n<p>\n\t\tParall&egrave;lement, la demande de travail qualifi&eacute; a augment&eacute; tandis que la demande de travail non-qualifi&eacute; a diminu&eacute;. En outre, la tendance mondiale est au d&eacute;sengagement de l&rsquo;Etat dans les affaires sociales et dans l&rsquo;&eacute;ducation.<\/p>\n<p>\n\t\tSi 2001-2002 le pays a d&ucirc; effectuer des coupes budg&eacute;taires afin de respecter la logique de son &eacute;conomie lib&eacute;rale, il les a maintenues bien qu&rsquo;elles n&rsquo;aient plus &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaires. Aussi celles-ci avaient commenc&eacute; bien avant et avaient d&eacute;j&agrave; largement p&eacute;nalis&eacute; le secteur social. Pour disposer d&rsquo;une &eacute;conomie high-tech florissante Isra&euml;l a besoin de cr&eacute;dibilit&eacute; et d&rsquo;affirmer en acte son engagement au lib&eacute;ralisme &eacute;conomique. Je pense qu&rsquo;il faudrait repenser la politique &eacute;conomique isra&eacute;lienne afin de trouver comment r&eacute;habiliter la solidarit&eacute; voulue par ses fondateurs&quot;, a-t-il pr&eacute;cis&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tEn r&eacute;ponse, M. Sitbon a cit&eacute; quelques chiffres afin de contrecarrer la vision propos&eacute;e par son interlocuteur M. Adda. &quot;Parlons chiffres. Au premier trimestre de cette ann&eacute;e, Isra&euml;l a enregistr&eacute; une croissance &agrave; 4,4% contre 1% en Europe. L&rsquo;Etat a collect&eacute; 13 milliards de shekels suppl&eacute;mentaires par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e pass&eacute;e gr&acirc;ce aux imp&ocirc;ts et s&rsquo;en est servi pour diminuer la dette de l&rsquo;Etat. Alors que les pays europ&eacute;ens peinent &agrave; r&eacute;duire leurs dettes, Isra&euml;l l&rsquo;a fait.<\/p>\n<p>\n\t\tEn mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;ducation l&rsquo;Etat juif peut se targuer d&rsquo;avoir 75% de sa population ayant un cursus scolaire sup&eacute;rieur ou &eacute;gal &agrave; 12 ans d&rsquo;&eacute;tudes. Autrement dit plus de la moiti&eacute; des Isra&eacute;liens d&eacute;tiennent un dipl&ocirc;me universitaire.<\/p>\n<p>\n\t\tOui nous avons ce que l&rsquo;on appelle des &ldquo;cerveaux&rdquo; et nous sommes bons en innovation. Pourquoi ne pas utiliser nos capacit&eacute;s ? Gr&acirc;ce &agrave; nos cerveaux nous avons export&eacute; 14 milliards de dollars l&rsquo;an dernier, ce qui repr&eacute;sente plus que ce que le Qatar exporte en gaz&quot;, a-t-il affirm&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tEt d&rsquo;ajouter : &ldquo;Il est ais&eacute; de se montrer critique vis-&agrave;-vis d&rsquo;Isra&euml;l. Nous sommes pass&eacute;s extr&ecirc;mement rapidement d&rsquo;une &eacute;conomie d&rsquo;Etat &agrave; une &eacute;conomie lib&eacute;rale. Nous avons globalement r&eacute;ussi&rdquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t&ldquo;De plus, il y a les indices de quantit&eacute;, mais aussi les indices de qualit&eacute;. L&rsquo;OCDE a ainsi lanc&eacute; aujourd&rsquo;hui m&ecirc;me un nouvel indice : celui du bien-&ecirc;tre. Prenons l&rsquo;exemple des Japonais. Ils enregistrent d&rsquo;excellents r&eacute;sultats &eacute;conomiques et leur pays fait partie des plus riches au monde, mais ils n&rsquo;ont pas le temps de profiter de leur argent. Nous pourrions changer notre vision des chiffres en adoptant encore de nouveaux indices&rdquo;, a-t-il continu&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tYekoutiel Sabah a repris la parole sur l&rsquo;importance des chiffres que venait d&rsquo;&eacute;voquer M. Sitbon. &quot;Les chiffres de Richard (Sitbon) sont absolument vrais, mais ils constituent des donn&eacute;es contestables. Le PIB a des limites, c&rsquo;est un indice fond&eacute; sur une moyenne. Par l&agrave;-m&ecirc;me, l&rsquo;indice ne tient pas compte la situation &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;conomie. Le premier &agrave; mentionner la diff&eacute;rence entre le chiffre et la r&eacute;alit&eacute; a &eacute;t&eacute; M. Sarkozy. Je le vois bien dans mon minist&egrave;re, les chiffres influencent les politiques qu&rsquo;il faut mener. Mais plus que les chiffres en eux-m&ecirc;mes, ce qui importe est leur lecture. L&rsquo;essor du PIB ne dit rien.<\/p>\n<p>\n\t\tPar exemple dans mon minist&egrave;re j&rsquo;ai cr&eacute;&eacute; l&rsquo;indice de bien-&ecirc;tre des enfants dans les &eacute;coles. Ce changement a induit de facto une diff&eacute;rence d&rsquo;opinion et donc une diff&eacute;rence dans la politique men&eacute;e&quot;, a indiqu&eacute; M. Sabah. &ldquo;Par ailleurs, concernant l&rsquo;indice du bien-&ecirc;tre de l&rsquo;OCDE je ne pense pas qu&rsquo;Isra&euml;l soit aussi bien class&eacute; que vous le laissez entendre M. Sitbon&rdquo;, a-t-il ensuite laiss&eacute; &eacute;chapper.<\/p>\n<p>\n\t\tSon tour de parole venu, M. Adda a &eacute;galement exprim&eacute; son opinion sur les donn&eacute;es chiffr&eacute;es qui venaient de lui &ecirc;tre expos&eacute;es. &quot;Je m&rsquo;inqui&egrave;te pour l&rsquo;avenir du pays. Les chiffres que vous nous avez communiqu&eacute; sur l&rsquo;&eacute;ducation ne sont absolument pas justes : en effet cela reviendrait &agrave; dire que les 75% de dipl&ocirc;m&eacute;s seraient &acirc;g&eacute;s de 25 &agrave; 120 ans &hellip; Les investissements pour l&rsquo;&eacute;ducation n&rsquo;ont cess&eacute; de diminuer ces trente derni&egrave;res ann&eacute;es en m&ecirc;me temps que se r&eacute;duit le nombre d&rsquo;enseignants.<\/p>\n<p>\n\t\tLe pr&eacute;sent se construit sur l&rsquo;avenir, non sur le pass&eacute;, or Isra&euml;l vit sur ses acquis. Notre avantage comp&eacute;titif aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est toujours l&rsquo;&eacute;ducation. Mais cet avantage est bas&eacute; sur le pass&eacute; et surtout sur l&rsquo;aliyah russe qui a permis d&rsquo;int&eacute;grer des savoirs scientifiques extr&ecirc;mement pointus. Aujourd&rsquo;hui nous devons cesser de penser autrement l&rsquo;avenir. Investir dans le capital humain, donc dans l&rsquo;&eacute;ducation, et dans le social est une n&eacute;cessit&eacute; absolue&quot;, a-t-il ajout&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&ldquo;Il est vrai qu&rsquo;il y a eu une diminution d&rsquo;injection de capitaux dans ce secteur, mais en chiffres absolus cette diminution est loin d&rsquo;&ecirc;tre dramatique&rdquo;, a tenu &agrave; nuancer M. Sitbon. &ldquo;Nous nous situons toujours devant la plupart des pays europ&eacute;ens d&eacute;velopp&eacute;s et je pense que c&rsquo;est suffisant pour que nous soyons satisfaits&rdquo;, a-t-il affirm&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tLe d&eacute;bat principal entre les &eacute;conomistes repose donc sur la destination des investissements &eacute;tatiques. Pour certains, comme M. Sitbon, ils doivent rester tels quels et se concentrer sur les investissements en R&amp;D et le gouvernement doit maintenir sa politique lib&eacute;rale. Pour d&rsquo;autres en revanche, parmi MM. Adda et Sabah, les investissements doivent se &ldquo;socialiser&rdquo; &agrave; nouveau et se concentrer sur l&rsquo;&eacute;ducation. Isra&euml;l a r&eacute;ussi &agrave; b&acirc;tir une solide &eacute;conomie notamment gr&acirc;ce au high-tech, mais que serait ce secteur sans leur mati&egrave;re premi&egrave;re &ndash; les cerveaux ?<\/p>\n<p>\n\t\tIsrael Valley<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; MIRAGES ET MIRACLES DE L&#39;ECONOMIE ISRAELIENNE &nbsp; REPORTAGE SPECIAL DE NOTRE CORRESPONDANTE &ndash; Le Centre Menahem Begin de J&eacute;rusalem a ouvert ses portes cette semaine au Salon du livre isra&eacute;lien de langue fran&ccedil;aise. L&rsquo;importante communaut&eacute; francophone d&rsquo;Isra&euml;l s&rsquo;est donc r&eacute;jouit de pouvoir retrouver la langue de Moli&egrave;re au coeur d&rsquo;Isra&euml;l. 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