{"id":1997,"date":"2011-06-24T16:54:49","date_gmt":"2011-06-24T16:54:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=1997"},"modified":"2011-06-24T16:54:49","modified_gmt":"2011-06-24T16:54:49","slug":"quarante-ans-douverture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/quarante-ans-douverture\/","title":{"rendered":"Quarante ans d\u2019ouverture"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"header-article\" sizcache=\"45\" sizset=\"7\">\n<h1>\n\t\tQuarante ans d&#39;ouverture<\/h1>\n<p class=\"heure\">\n\t\tPar L&#39;Express<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"content-article\" sizcache=\"45\" sizset=\"8\">\n<div class=\"article_container \" sizcache=\"45\" sizset=\"8\">\n<div class=\"entete\">\n<p>\n\t\t\t\tEn 1971, Th&eacute;&acirc;tre ouvert voyait le jour &agrave; Avignon. Depuis, l&#39;&eacute;quipe de Micheline et Lucien Attoun tient ses promesses, en suscitant de nouvelles vocations d&#39;auteurs<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"contenu-article\" sizcache=\"45\" sizset=\"8\">\n<p>\n\t\t\t\tCollection de pi&egrave;ces et centre dramatique, Th&eacute;&acirc;tre ouvert est d&#39;abord l&#39;aventure d&#39;un couple hors du commun, une histoire d&#39;amour v&eacute;cue comme une passion sur les planches. Celle de Micheline et de Lucien Attoun, qui mirent au monde une descendance innombrable: Vinaver et Kolt&egrave;s, Rezvani et Minyana, Calaferte, Lagarce, Grumberg, Wenzel, Renaude, Durif et les petits derniers, sortis des langes de la litt&eacute;rature, tels Christine Angot, Jacques S&eacute;r&eacute;na, Fran&ccedil;ois Bon, Yann Appery ou Laurent Gaud&eacute;. Sacr&eacute;e famille connue aux quatre coins du monde, y compris au Japon.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLucien, d&#39;abord. Juif s&eacute;farade. Celui par qui tout arriva. Un noiraud combatif n&eacute; en Tunisie. D&eacute;bute dans le m&ecirc;me cabaret que Georges Moustaki, l&#39;un au micro, l&#39;autre &agrave; la plonge. M&egrave;ne, quinze ans plus tard, des &eacute;tudes d&#39;histoire et de sciences politiques. De quoi rassurer M. Attoun p&egrave;re, un musicien, auteur de pi&egrave;ces bibliques en arabe. Devient critique dramatique aux<em> Nouvelles litt&eacute;raires,<\/em> puis directeur de la collection Th&eacute;&acirc;tre ouvert, chez Stock, o&ugrave; il publie plus de 60 auteurs jusqu&#39;en 1980. Entre en 1967 &agrave; France Culture. Epouse Micheline en 1960.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tMicheline. Juive ashk&eacute;naze et toute blonde. N&eacute;e &agrave; Paris XIXe, de parents germano-polonais &eacute;migr&eacute;s en 1933. Grandit en &eacute;coutant son p&egrave;re lui lire<em> Nathan le Sage,<\/em> de Lessing. En con&ccedil;oit un grand amour pour la litt&eacute;rature allemande. Travaille au Centre culturel am&eacute;ricain. Laisse tomber un premier mari pour Lucien, et Sartre pour Adamov.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t<strong>Apr&egrave;s 1968, les verrous ont saut&eacute; un &agrave; un<\/strong><br \/>\n\t\t\t\tMais pourquoi un th&eacute;&acirc;tre ouvert, se demande-t-on? Etait-il donc ferm&eacute;? &quot;Dans les ann&eacute;es 1965-1970, raconte Lucien Attoun, le th&eacute;&acirc;tre &eacute;tait &agrave; l&#39;image de la soci&eacute;t&eacute;: bloqu&eacute;. Ferm&eacute; aux auteurs contemporains, divis&eacute; en chapelles, en coteries. On &eacute;tait pour Brecht, ou pour Artaud, ou pour Claudel. S&eacute;par&eacute;ment. Tel auteur ne voulait pas &ecirc;tre publi&eacute; avec tel autre. Ha&iuml;m avec G&eacute;las, Grumberg avec je ne sais plus qui. L&#39;&eacute;poque &eacute;tait ultrapolitis&eacute;e.&quot; 1968 change la donne. Les verrous commencent &agrave; sauter, un &agrave; un.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tTh&eacute;&acirc;tre ouvert, c&ocirc;t&eacute; plateau, na&icirc;t donc &agrave; Avignon, en 1971, gr&acirc;ce au soutien de Jean Vilar, qui vient de mourir. L&#39;aventure commence avec Jean-Pierre Vincent et<em> Le Camp du Drap d&#39;or,<\/em> de Serge Rezvani, dans une chapelle insalubre et chauff&eacute;e &agrave; blanc. Le principe est simple: il s&#39;agit de mettre en relation le metteur en sc&egrave;ne, l&#39;oeuvre et le public &agrave; travers une forme qui serait moins qu&#39;un spectacle mais plus qu&#39;une lecture. Ce que, d&eacute;sormais, de Paris &agrave; Milan et &agrave; Tokyo, on nomme &quot;mise en espace&quot;. En fran&ccedil;ais dans le texte. Cette petite r&eacute;volution constitua, selon le critique Michel Cournot, le v&eacute;ritable enjeu du festival. Une entr&eacute;e joyeuse de la jeunesse dans un lieu qui en faisait peu de cas.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tD&#39;abord estival et avignonnais, puis, d&egrave;s 1976, permanent, mais sans locaux, Th&eacute;&acirc;tre ouvert s&#39;installe en 1981 &agrave; l&#39;ombre des ailes du Moulin-Rouge. En 1988, il devient le premier Centre dramatique national &agrave; Paris et le seul &agrave; ne pas &ecirc;tre dirig&eacute; par un metteur en sc&egrave;ne. Sa collection de tapuscrits (une centaine au catalogue) est diffus&eacute;e gratuitement aux professionnels. A peine l&#39;encre s&eacute;ch&eacute;e, le texte est confront&eacute; &agrave; la sc&egrave;ne, en particulier gr&acirc;ce &agrave; un groupe de com&eacute;diens hyperr&eacute;actifs, le Noyau.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\tLes Attoun exportent avec succ&egrave;s leur exp&eacute;rience. A 40 ans, leur th&eacute;&acirc;tre se veut ouvert. Plus que jamais. &nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Quarante ans d&#39;ouverture Par L&#39;Express En 1971, Th&eacute;&acirc;tre ouvert voyait le jour &agrave; Avignon. 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