{"id":2093,"date":"2012-09-04T07:19:39","date_gmt":"2012-09-04T07:19:39","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2093"},"modified":"2012-09-05T02:07:11","modified_gmt":"2012-09-05T02:07:11","slug":"qui-sont-les-freres-musulmans-les-inspirateurs-dennahdha","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/qui-sont-les-freres-musulmans-les-inspirateurs-dennahdha\/","title":{"rendered":"Qui sont les Fr\u00e8res Musulmans, les inspirateurs d\u2019Ennahdha?"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h2 class=\"contentheading\">\n\tQui sont les Fr&egrave;res Musulmans, les inspirateurs d&rsquo;Ennahdha?&nbsp;<\/h2>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Dr. Khadija Katja W&ouml;hler-Khalfallah* <\/strong><span>&eacute;crit &#8211; <\/span>Ennahdha, l&rsquo;ex-Mouvement de tendance islamique (Mti), dont Rached Ghannouchi est l&rsquo;un des fondateurs et la figure id&eacute;ologique premi&egrave;re, apr&egrave;s la d&eacute;mission d&rsquo;Abdelfattah Mourou et Ahmida Ennaifar, faisait partie, jusqu&rsquo;&agrave; la veille de la r&eacute;volution tunisienne, du groupe des Fr&egrave;res Musulmans cr&eacute;&eacute; en 1928 en &Eacute;gypte.<\/p>\n<hr width=\"160\" \/>\n<p>\n\tCertes dans sa pr&eacute;sentation m&eacute;diatique, Ennahdha se pr&eacute;sente dans la tradition d&rsquo;un islam tol&eacute;rant tunisien, l&rsquo;&eacute;conomie que le mouvement a l&rsquo;intention de poursuivre, et qui montrait au pass&eacute; encore une coloration communiste, semble prendre aujourd&rsquo;hui une orientation vers le libre march&eacute; et son orientation politique sera d&eacute;mocratique. Pourtant, maints articles sur son site ne laissent aucun doute sur son rejet cat&eacute;gorique de la la&iuml;cit&eacute;. Dans un article de Hussain Ben Issa, &lsquo;&lsquo;En ce qui concerne la la&iuml;cit&eacute;, l&rsquo;identit&eacute; et les libert&eacute;s&rsquo;&rsquo;, aucun doute n&rsquo;est laiss&eacute; que l&rsquo;islam ne conna&icirc;t pas de s&eacute;paration entre religion et gouvernement et que le gouvernement, bien qu&rsquo;&eacute;tant civil, sera soumis &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; de la charia islamique. En plus, on peut constater dans la &laquo;loi inaugurale d&rsquo;Ennahdha&raquo; que le mouvement mentionne, sous le point 2, &laquo;l&rsquo;ind&eacute;pendance de la justice et la neutralit&eacute; de l&rsquo;administration&raquo;, mais qu&rsquo;elle ne mentionne pas la s&eacute;paration de l&rsquo;ex&eacute;cutif du l&eacute;gislatif.<br \/>\n\tLa probl&eacute;matique qui se pose, en s&rsquo;appuyant dans la l&eacute;gislation sur la charia, est, en premier lieu, que personne ne peut pr&eacute;voir comment celle-ci sera interpr&eacute;t&eacute;e. Ne sont-ils pas des hommes faillant qui auront &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;ter. D&eacute;j&agrave; une constitution bien formul&eacute;e peut &ecirc;tre d&eacute;tourn&eacute;e et mal interpr&eacute;t&eacute;e, et que dire d&rsquo;un texte religieux sur lequel il n&rsquo;y a pas consentement.<br \/>\n\tLe 18 ao&ucirc;t 1999, alors 12 ans apr&egrave;s la formulation la &laquo;loi inaugurale d&rsquo;Ennahdha&raquo;, Rached Ghannouchi m&rsquo;a accord&eacute; une interview de trois heures &agrave; Londres. &Agrave; la fin de la rencontre, M. Ghannouchi m&rsquo;a r&eacute;pondu &ndash; &agrave; ma question sur sa position relative &agrave; la d&eacute;mocratie &ndash; qu&rsquo;Ennahdha respectera le r&eacute;sultat des votes dans le cas o&ugrave; les autres parties obtiendront la majorit&eacute; des voix. Une r&eacute;ponse qu&rsquo;il a d&ucirc; me r&eacute;p&eacute;ter deux fois, car je voulais &ecirc;tre s&ucirc;re de l&rsquo;avoir vraiment bien compris. En tenant compte de ses &eacute;crits, dont son livre sur les libert&eacute;s g&eacute;n&eacute;rales dans un &eacute;tat islamique, cette r&eacute;ponse ne pouvait laisser qu&rsquo;une seule conclusion: Ennahdha, en cas d&rsquo;une majorit&eacute; des 2\/3, changera le syst&egrave;me en une &laquo;th&eacute;o-d&eacute;mocratie&raquo;.<br \/>\n\tSur le site du <a href=\"http:\/\/www.e-cfr.org\/ar\/index.php?cat_id=348\" target=\"_blank\">&laquo;European Council for Fatwa and Research&raquo;<\/a>, une &eacute;manation des Fr&egrave;res musulmans allemands (Igd), des Fr&egrave;res musulmans fran&ccedil;ais (Uoif) et des Fr&egrave;res musulmans britanniques (Mab), Rached Ghannouchi est mentionn&eacute; jusqu&#39;&agrave; ce jour comme membre.<br \/>\n\tLe pr&eacute;sident de se conseil est Youssuf Al-Qaradhawi, l&rsquo;id&eacute;ologue le plus important des Fr&egrave;res Musulmans des temps pr&eacute;sents. Dans maints &eacute;crits, Ghannouchi montre une admiration inconditionnelle pour sa personne.<br \/>\n\tTout cela nourrit le soup&ccedil;on que le lien d&rsquo;Ennahdha avec les Fr&egrave;res Musulmans est loin d&rsquo;&ecirc;tre une marge close de l&rsquo;histoire. Sans vouloir r&eacute;duire les souffrances v&eacute;cues par les sympathisants de ce parti religieux, sans vouloir lui d&eacute;nier une bonne intention dans la mesure de sa vision du monde, il est indispensable de chercher &agrave; comprendre &agrave; quelle fin ce parti va emmener les Tunisiens, et &agrave; peser le pour et le contre de son syst&egrave;me d&rsquo;Etat pour &eacute;viter de tomber dans le pi&egrave;ge d&#39;une nouvelle dictature.<br \/>\n\tEn cette &eacute;tape difficile de passage d&rsquo;une dictature &agrave; une d&eacute;mocratie, il convient de scruter tout mouvement qui r&eacute;clame un r&ocirc;le &agrave; jouer dans l&rsquo;avenir politique de la Tunisie, les la&iuml;ques comme ceux qui se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; la religion. Les d&eacute;bats ces derni&egrave;res semaines sur le r&ocirc;le que l&rsquo;islam aura &agrave; jouer dans la culture sociale et politique de la Tunisie montre qu&rsquo;il reste beaucoup de confusion &agrave; dissiper entre l&rsquo;islam traditionnel tunisien et le fondamentalisme &eacute;tranger au pays.<\/p>\n<p>\n\t<strong>La pr&eacute;-histoire du Mouvement des Fr&egrave;res Musulmans<\/strong><br \/>\n\tLa premi&egrave;re t&acirc;che consiste &agrave; d&eacute;finir la nature id&eacute;ologique des Fr&egrave;res Musulmans. On sait que ce mouvement a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par Hassan Al-Banna. Ce que l&rsquo;on sait moins en revanche c&rsquo;est que ce mouvement a &eacute;t&eacute; inspir&eacute; par deux personnes tr&egrave;s influenc&eacute;es par le wahhabisme pratiqu&eacute; en Arabie Saoudite: Rachid Rida et Muhibb ad-Din Khatib.<br \/>\n\tRachid Rida, qui &eacute;tait l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve de Muhamed Abduh, a commenc&eacute; &agrave; changer d&rsquo;orientation &agrave; la suite d&rsquo;importants &eacute;v&egrave;nements qui se sont produits au d&eacute;but des ann&eacute;es 1920. Tout d&rsquo;abord, le roi saoudien de l&rsquo;&eacute;poque avait r&eacute;ussi avec ses guerriers, les &laquo;Ikhwan&raquo; (d&rsquo;anciens nomades, conditionn&eacute;s &agrave; devenir s&eacute;dentaire et &agrave; adh&eacute;rer au wahhabisme avec son &laquo;takfir&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;action de d&eacute;nier &agrave; un musulman son appartenance &agrave; l&rsquo;islam, et le droit qui en r&eacute;sulte de le tuer), &agrave; chasser le cherif Hussein, qui &eacute;tait d&eacute;test&eacute; pour sa position pro-britannique du Hijaz. La famille Saoud qui au 19e si&egrave;cle avait &eacute;t&eacute; vaincue par l&rsquo;&Eacute;gyptien Muhamed Ali et dont le wahhabisme &eacute;tait rejet&eacute; par la majorit&eacute; des &laquo;ul&eacute;mas&raquo; sunnites pour sa position bestiale contre d&#39;autres musulmans, avait r&eacute;ussi &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer la plus grande partie de la p&eacute;ninsule arabe et de reprendre l&rsquo;influence sur le rite du p&egrave;lerinage. Puis, en 1924, le califat a &eacute;t&eacute; aboli par Mustapha Kamal Atat&uuml;rk en Turquie.<br \/>\n\tRashid Rida &eacute;tait terrifi&eacute; par la perte de l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure des musulmans, mais de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, il &eacute;tait &eacute;merveill&eacute; de ce petit groupuscule qui avait &eacute;t&eacute; capable de chasser un potentat d&eacute;test&eacute;. Pour lui c&rsquo;&eacute;tait le wahhabisme qui avait donn&eacute; aux combattants l&rsquo;&eacute;tat d&#39;esprit n&eacute;cessaire pour poursuivre un but difficile et de le tourner en une victoire.<br \/>\n\tL&rsquo;ironie de l&rsquo;histoire est que les Britanniques &eacute;taient derri&egrave;re le renforcement de ces groupes arabes dont on avait besoin pour d&eacute;fier l&rsquo;empire ottoman. Dans son journal &lsquo;&lsquo;Al-Manar&rsquo;&rsquo;, il a consacr&eacute; plusieurs articles au wahhabisme et &agrave; la louange de la famille Saoud (qui, &agrave; ce stade, n&rsquo;&eacute;tait pas encore riche). En un certain sens, c&rsquo;est lui qui a urbanis&eacute; le wahhabisme rude qui avait vu le jour dans l&rsquo;aridit&eacute; du d&eacute;sert d&rsquo;Arabie. Bient&ocirc;t, il commen&ccedil;a &agrave; s&rsquo;occuper du jeune Hassan Al-Banna et le fit r&eacute;dacteur en chef d&rsquo;&lsquo;&lsquo;Al-Manar&rsquo;&rsquo;.<br \/>\n\tMuhibb ad-Din Khatib, pour sa part, d&eacute;fendait cat&eacute;goriquement les int&eacute;r&ecirc;ts saoudiens dans ses diff&eacute;rents publications, dont &lsquo;&lsquo;Az-Zahra&rsquo;&rsquo; (1924-29) et &lsquo;&lsquo;Al-Fath&rsquo;&rsquo; (1926-48). Dans sa librairie au Caire avec imprimerie, &lsquo;&lsquo;Al-Matbaa as-salafiyya wa maktabatuha&rsquo;&rsquo;, il vendait encore longtemps des livres de contenu wahhabite et salafiste.<br \/>\n\tMais qu&rsquo;est-ce exactement le wahhabisme, cette id&eacute;ologie salafiste qui se r&eacute;f&egrave;re d&#39;une fa&ccedil;on tr&egrave;s particuli&egrave;re aux Salaf as-Salah. Que sont ses signes distinctifs?<br \/>\n\tLe fondateur de cette secte est Muhammad Ibn Abd Al-Wahhab, n&eacute; en 1703\/04 &agrave; Uyaina dans la r&eacute;gion du Nadjd dans la p&eacute;ninsule arabe. Partant du principe du &lsquo;&lsquo;tawhid&rsquo;&rsquo; (unicit&eacute;), il recommande le r&eacute;tablissement du califat absolu avec la charia non reform&eacute;e, non adapt&eacute;e au temps moderne, dans son &eacute;tat original il y a 1.400 ans. Ce qui implique la r&eacute;activation des ch&acirc;timents archa&iuml;ques, les &laquo;hudud&raquo;, dont la lapidation, l&rsquo;amputation des extr&eacute;mit&eacute;s et la mort de l&rsquo;apostat. Sans parler de la bestialit&eacute; de ces ch&acirc;timents, il suffit de jeter un regard en Arabie Saoudite, en Iran ou au Soudan pour s&rsquo;imaginer quelle force d&rsquo;oppression de telles pratiques constituent dans un r&eacute;gime qui manque d&rsquo;institutions ind&eacute;pendantes capables de garantir un Etat de droit, et de tenir en bride l&rsquo;abus de pouvoir.<br \/>\n\tToutes r&eacute;formes qui ne trouvent pas de correspondance dans la vie de Mohamed et des quatre premiers califes sont rejet&eacute;es comme &eacute;tant des &laquo;bida&rsquo;&raquo; (trangressions), pluriel de &laquo;bid`a&rsquo;&rsquo;.<br \/>\n\t&Agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la femme, le wahhabisme est sp&eacute;cialement rigide. La seule &eacute;ducation licite est l&rsquo;&eacute;ducation religieuse. Une s&eacute;paration de la religion &agrave; la politique, c&rsquo;est-&agrave;-dire le s&eacute;cularisme et surtout le la&iuml;cisme, sont rejet&eacute;s avec v&eacute;h&eacute;mence. Le &laquo;jihad&raquo; (combat) offensif doit &ecirc;tre r&eacute;activ&eacute;. Tout ceux qui ne suivent pas cette interpr&eacute;tation sont dits non-musulmans, &laquo;kouffar&raquo;, qui doivent &ecirc;tre tu&eacute;s (voir Muhammad Ibn Abd Al-Wahhab, &lsquo;&lsquo;Kitab at-Tawhid&rsquo;&rsquo;).<br \/>\n\tEn 1802 la tribu des Saoud, qui avait adopt&eacute; le wahhabisme l&eacute;gitimant ses ambitions expansionnistes, a commis un massacre &agrave; Kerbala, dans l&rsquo;Irak actuel, un des plus importants lieux de p&egrave;lerinage des chiites. &Agrave; peu pr&egrave;s 4.000 personnes ont trouv&eacute; la mort. Ils ont &eacute;ventr&eacute; les femmes enceintes et jet&eacute; les b&eacute;b&eacute;s sur la poitrine de leurs m&egrave;res mortes. Apr&egrave;s le pillage, ils ont d&eacute;truit la tombe de l&rsquo;imam Hussein qui est le petit-fils du proph&egrave;te Mohamed. Tant que son p&egrave;re vivait, Wahhab n&rsquo;osait pas pr&ecirc;cher ses convictions radicales. Plus tard, son fr&egrave;re a r&eacute;dig&eacute; un livre qui condamne le &lsquo;&lsquo;takfir&rsquo;&rsquo; propag&eacute; par son fr&egrave;re (voir Sulaiman Ibn Abd Al-Wahhab an-Nadschdi, &lsquo;&lsquo;Kitab as-sawa`iq al-ilahiyya fi ar-radd `ala al Wahhabiyya&rsquo;&rsquo;).<\/p>\n<p>\n\t<strong>En quoi les Fr&egrave;res Musulmans se distinguent-ils des wahhabites?<\/strong><br \/>\n\tEn principe, ils suivent exactement les m&ecirc;mes buts, avec quelques diff&eacute;rences. Comme les wahhabites, les Fr&egrave;res Musulmans disent que les Musulmans, les chiites inclus, ont perdu leur foi initiale, mais au lieu de les tuer, il convient de les regagner par la mission, en influen&ccedil;ant, par exemple, les syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;ducation ou en offrant de l&rsquo;aide sociale.<br \/>\n\tL&rsquo;&eacute;ducation peut s&rsquo;&eacute;tendre au-del&agrave; de la pure &eacute;ducation religieuse. Selon les Fr&egrave;res, il est l&eacute;gitime d&rsquo;enseigner toutes les technologies modernes, mais en rejetant les th&eacute;ories de l&rsquo;&egrave;re des lumi&egrave;res et toute philosophie qui finit par nier l&rsquo;existence de Dieu. De plus, ils se disent pr&ecirc;ts &agrave; adopter quelques &eacute;l&eacute;ments de la d&eacute;mocratie, comme la s&eacute;paration des pouvoirs, les &eacute;lections, un parlement, sauf qu&rsquo;ils exigent que les lois adopt&eacute;es doivent &ecirc;tre compatibles avec la &laquo;charia&raquo;. Mais attention, Mawdoudi, par exemple, parle de la s&eacute;paration des pouvoirs mais ajoute que les trois pouvoirs, l&eacute;gislatif, ex&eacute;cutif et judiciaire, seront soumis &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; du chef d&rsquo;Etat, ce qui annule le principe de la s&eacute;paration des pouvoirs. Ghannouchi, lui, a propos&eacute; un syst&egrave;me de contr&ocirc;le pour la &laquo;d&eacute;mocratie islamique&raquo; qui para&icirc;t consistante en elle-m&ecirc;me, mais il n&rsquo;est pr&ecirc;t &agrave; accepter que d&rsquo;autres partis qui ne se constituent pas sur la base de la religion, &agrave; l&rsquo;exception d&rsquo;Ennahdha, reste dans la minorit&eacute;. En tout cas, dans le programme d&rsquo;Ennahdha, r&eacute;dig&eacute; avant des &eacute;lections de 1989, les id&eacute;es &eacute;labor&eacute;es par Ghannouchi ne sont plus mentionn&eacute;es.<br \/>\n\tLes Fr&egrave;res Musulmans acceptent plus ou moins le travail de la femme tant qu&rsquo;il ne d&eacute;range pas son devoir envers la famille. Surtout, pour pouvoir renforcer la s&eacute;paration de la femme de l&rsquo;homme, ils permettent que des femmes deviennent m&eacute;decin ou institutrice. Pour bien &ecirc;tre compris, les femmes instruites sont n&eacute;cessaires pour &eacute;duquer les gar&ccedil;ons. Hassan Attourabi, le Fr&egrave;re Musulman soudanais, mentionne qu&rsquo;en &eacute;tat de guerre, les femmes captur&eacute;es doivent &ecirc;tre r&eacute;parties &eacute;quitablement sur les soldats musulmans. Sous les Fr&egrave;res Musulmans un homme aura le droit d&rsquo;&eacute;pouser quatre femmes et d&rsquo;avoir tant de femmes esclaves qu&rsquo;il puisse obtenir. La femme par contre, qui ne se comporte pas comme son mari l&rsquo;exige, doit &ecirc;tre corrig&eacute;e. De plus, la femme n&rsquo;aura que la moiti&eacute; des voix d&rsquo;un homme. Au Pakistan des femmes qui ont &eacute;t&eacute; viol&eacute;es et qui ont port&eacute; plainte contre l&rsquo;oppresseur ont &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute;es parce que leur voix ne valait que la moiti&eacute; de celle de l&rsquo;homme qui les a viol&eacute;es.<br \/>\n\tPar-del&agrave; ces changements, le califat absolu reste un but et la &laquo;charia&raquo; doit &ecirc;tre appliqu&eacute;e comme au temps du proph&egrave;te et de ses quatre successeurs. D&egrave;s que la soci&eacute;t&eacute; sera r&eacute;-islamis&eacute;e, ils recommandent la n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;introduire le &laquo;jihad&raquo; actif et la fin de la s&eacute;paration entre politique et religion.<\/p>\n<p>\n\tA suivre<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Qui sont les Fr&egrave;res Musulmans, les inspirateurs d&rsquo;Ennahdha?&nbsp; &nbsp; Dr. Khadija Katja W&ouml;hler-Khalfallah* &eacute;crit &#8211; Ennahdha, l&rsquo;ex-Mouvement de tendance islamique (Mti), dont Rached Ghannouchi est l&rsquo;un des fondateurs et la figure id&eacute;ologique premi&egrave;re, apr&egrave;s la d&eacute;mission d&rsquo;Abdelfattah Mourou et Ahmida Ennaifar, faisait partie, jusqu&rsquo;&agrave; la veille de la r&eacute;volution tunisienne, du groupe des Fr&egrave;res&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15966,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[59,52,9,1],"tags":[],"class_list":["post-2093","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arabie-saoudite","category-londres","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2093","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2093"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2093\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15966"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2093"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2093"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2093"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}