{"id":2133,"date":"2011-07-11T19:57:03","date_gmt":"2011-07-11T19:57:03","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2133"},"modified":"2011-07-11T19:57:03","modified_gmt":"2011-07-11T19:57:03","slug":"hammamet-une-ville-en-mal-destivants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/hammamet-une-ville-en-mal-destivants\/","title":{"rendered":"Hammamet&#8230; une ville en mal d\u2019estivants"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h2 class=\"titre\">\n\tHammamet&#8230; une ville en mal d&rsquo;estivants<\/h2>\n<p><li class=\"auteur\">\n\t\tPar Mohamed Farouk<\/li>\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<li class=\"contenu\">\n<p>\n\t\t\tDimanche 11 juillet 2011. Midi. Pour Messaoud, qui est employ&eacute; dans une boutique de produits d&rsquo;artisanat &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;h&ocirc;tel Sindbad, le grand nombre de voitures qui stationnent &agrave; proximit&eacute; de cet &eacute;tablissement h&ocirc;telier et de bien d&rsquo;autres ne peuvent tromper l&rsquo;&oelig;il du visiteur. &laquo;C&rsquo;est dimanche, et puis s&rsquo;en va!&raquo;, commente-t-il. &laquo;Demain, Hammamet retrouvera son allure de cet &eacute;t&eacute; 2011: le calme plat ou presque&raquo;, se d&eacute;sole-t-il.<\/p>\n<p>\n\t\t\tDe toute fa&ccedil;on, pas besoin d&rsquo;&ecirc;tre un bon observateur pour remarquer que nous sommes loin de la grande affluence des ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes. Sur la grande avenue du Kowe&iuml;t, qui va de l&rsquo;ent&eacute;e sud de la ville jusqu&rsquo;&agrave; la gare, nous sommes loin des embouteillages d&rsquo;antan et du tintamarre des klaxons.<\/p>\n<p>\t\tLes badauds qui essaiment dans les plages de sable fin de la ville se font, &eacute;galement, plus rares. Comme les cars de touristes dont les si&egrave;ges sont occup&eacute;s par dix clients &agrave; tout casser.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Une pizza, un plat de pates voire une petite salade&hellip;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tM&ecirc;me spectacle dans le centre-ville o&ugrave; tous les restaurants ne semblent pas faire bonne recette. &laquo;Une pizza, un plat de pates voire une petite salade, c&rsquo;est le quotidien des clients que nous recevons depuis le d&eacute;but de l&rsquo;&eacute;t&eacute;&raquo;, se lamente, la mine grise, F&eacute;rid, employ&eacute; d&rsquo;un restaurant de la Corniche, situ&eacute; &agrave; la Cit&eacute; commerciale qui fait face aux remparts de la m&eacute;dina de Hammamet.<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl poursuit: &laquo;C&rsquo;est du jamais vu. J&rsquo;ai m&ecirc;me observ&eacute; un touriste muni d&rsquo;une calculatrice. Il a calcul&eacute; le prix du menu qu&rsquo;il allait prendre avant de s&rsquo;introduire dans le restaurant. Les temps sont durs pour tout le monde!&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\tDans bien des art&egrave;res de la ville, les pancartes annon&ccedil;ant la location d&rsquo;une villa meubl&eacute;e ou d&rsquo;un studio n&rsquo;ont pas trouv&eacute; &ndash;encore- cette ann&eacute;e beaucoup de preneurs. Mansour, qui offre, chaque &eacute;t&eacute;, deux studios, raconte: &laquo;Je ne peux dire qu&rsquo;il n&rsquo;y pas de locataires. Mais, le comportement de ces derniers a beaucoup chang&eacute;: on loue &agrave; la petite semaine, rarement pour une p&eacute;riode plus longue. Il y a m&ecirc;me ceux qui veulent louer pour deux ou trois jours. Et puis, on vient vous voir &agrave; la derni&egrave;re minute. Il fut un temps o&ugrave; on venait me voir en avril pour me louer les deux studios pour juillet-ao&ucirc;t&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\tAli n&rsquo;a pas eu la m&ecirc;me chance. Il a, en effet, fini par ranger la pancarte en carton qu&rsquo;il a accroch&eacute;e &agrave; un poteau au coin de sa rue. Personne n&rsquo;est venu le voir pour louer son appartement. &laquo;C&rsquo;est foutu, note-t-il, nous sommes presqu&rsquo;&agrave; la mi-juillet et &agrave; moins d&rsquo;un miracle, je ne pense pas que je trouverai un locataire. Et ne me parlez pas du mois d&rsquo;ao&ucirc;t. Qui viendra &agrave; Hammamet pour passer des vacances en plein mois de Ramadan?&raquo;, d&eacute;sespr&egrave;re-t-il.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMohamed s&rsquo;accroche, quant &agrave; lui, &agrave; son miracle. Il n&rsquo;a pas perdu espoir de voir d&eacute;barquer des clients alg&eacute;riens. Pour ce faire, il n&rsquo;a pas retir&eacute; de la devanture de son restaurant, situ&eacute; sur l&rsquo;Avenue du Kowe&iuml;t, le drapeau alg&eacute;rien qui ne quitte pas des yeux. &laquo;Je me r&eacute;veille tous les jours avec l&rsquo;espoir de revoir Abdelaziz et son &eacute;pouse Sarra, qui venaient, les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, toujours manger ici &agrave; heures fixes. Ils sont si gentils&raquo;, affirme-t-il.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Des prix fous<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tMais, il n&rsquo;y a pas que les touristes alg&eacute;riens qui ont manqu&eacute; cet &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;appel. Certains habitu&eacute;s, dont des hommes d&rsquo;affaires proches de l&rsquo;ancien r&eacute;gime, n&rsquo;ont pas fait le d&eacute;placement de Hammamet.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLa villa de l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, situ&eacute;e &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;h&ocirc;tel Sindbad, est ferm&eacute;e. &laquo;Des baigneurs ont approch&eacute; leurs parasols de la cl&ocirc;ture de sa maison, ce qu&rsquo;ils n&rsquo;osaient pas faire les ann&eacute;es pass&eacute;es. J&rsquo;ai m&ecirc;me vu un couple s&rsquo;installer sous le parasol, fait de branches de palmiers, install&eacute; face &agrave; la porte de la maison qui fait face &agrave; la mer&raquo;, constate un gardien des environs.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais si les estivants ne sont pas venus en nombre cet &eacute;t&eacute;, c&rsquo;est parce que les gens n&rsquo;ont pas beaucoup d&rsquo;argent et parce qu&rsquo;ils ont peur. &laquo;Beaucoup pensent que le pays n&rsquo;est pas encore s&ucirc;r. Ils se trompent totalement. A Hammamet, les vols et la criminalit&eacute; n&rsquo;ont pas connu de bond significatif par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, par exemple. Hammamet, ce n&rsquo;est pas Tunis&raquo;, soutient un taximan.<\/p>\n<p>\n\t\t\tIl ajoute: &laquo;Et les h&ocirc;teliers ne facilitent pas la t&acirc;che aux citoyens. Ils continuent &agrave; pratiquer des prix fous. 1000 dinars, voici ce qu&rsquo;un couple avec deux enfants d&eacute;bourse au minimum en trois jours dans un h&ocirc;tel de cat&eacute;gorie moyenne. Ils font fuir les gens&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\tUne situation qui touche tout le monde. A commencer par ce patron d&rsquo;un caf&eacute; des environs de la gare de Hammamet qui s&rsquo;&eacute;vertue &agrave; vous expliquer que &laquo;la guigne qui s&rsquo;est install&eacute;e dans la ville n&rsquo;encourage pas les gens &agrave; s&rsquo;installer dans les terrasses des caf&eacute;s&raquo;. Son chiffre d&rsquo;affaires n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;il &eacute;tait, il est en recul de 40% par rapport &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2010.<\/p>\n<\/li>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Hammamet&#8230; une ville en mal d&rsquo;estivants Par Mohamed Farouk &nbsp; Dimanche 11 juillet 2011. Midi. 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