{"id":2252,"date":"2011-07-27T23:21:30","date_gmt":"2011-07-27T23:21:30","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2252"},"modified":"2011-07-27T23:21:30","modified_gmt":"2011-07-27T23:21:30","slug":"dsk-est-un-homme-physique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/dsk-est-un-homme-physique\/","title":{"rendered":"\u00abDSK EST UN HOMME PHYSIQUE\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article_titre\">\n\t&laquo;DSK EST UN HOMME PHYSIQUE&raquo;<\/div>\n<div class=\"article_titre\">\n\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"article_titre\">\n\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"article_chapeau\">\n\tLe procureur Cyrus Vance, qui vient de reporter au 23 ao&ucirc;t l&#39;audience initialement pr&eacute;vue le 1er ao&ucirc;t, a de bonnes raisons pour cela: il tient notamment &agrave; interroger Marie-Victorine M. Cette femme de 38 ans peut en effet lui fournir des cl&eacute;s importantes sur les comportements sexuels de DSK dont elle fut la ma&icirc;tresse durant plusieurs mois. Elle se livre en exclusivit&eacute; &agrave; &laquo;L&rsquo;illustr&eacute;&raquo; et se dit pr&ecirc;te &agrave; se rendre &agrave; New York. Un t&eacute;moignage qui s&rsquo;inscrit au c&oelig;ur d&rsquo;une proc&eacute;dure juridique compl&egrave;tement folle.<\/div>\n<div class=\"article_journaliste\" id=\"article_journaliste\">\n\t<br \/>\n\tPar <a href=\"mailto:arnaudbedat@yahoo.fr\">Arnaud B&eacute;dat<\/a> &#8211; Mis en ligne le 27.07.2011<\/div>\n<div class=\"article_texte\">\n<div style=\"border: 0px solid rgb(0, 0, 0); overflow: hidden; padding-bottom: 10px;\">\n<p>\n\t\t\tLa pression est devenue trop forte. Marie-Victorine M., 38 ans, a d&eacute;cid&eacute; de sortir de l&rsquo;ombre et de parler au grand jour, sans rien dissimuler. Cette jeune femme affirme qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; pendant pr&egrave;s d&rsquo;une ann&eacute;e la ma&icirc;tresse de Dominique Strauss-Kahn, une liaison qu&rsquo;elle a consign&eacute;e au jour le jour dans un journal intime. N&eacute;e de m&egrave;re espagnole et de p&egrave;re congolais, elle a rencontr&eacute; le leader socialiste en f&eacute;vrier 1997 dans sa ville de Sarcelles, en banlieue parisienne, o&ugrave; il &eacute;tait maire. Rendez-vous secrets, baisers vol&eacute;s, elle &eacute;voque aujourd&rsquo;hui une d&eacute;vorante passion amoureuse. &laquo;Mon premier grand amour&raquo;, dit-elle. Une d&eacute;claration qui &eacute;claire quelque peu ce que pourrait avoir &eacute;t&eacute; la vie cach&eacute;e de DSK et expliquerait l&rsquo;acharnement des avocats de Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel, &agrave; mettre au jour tout ce qui, dans le pass&eacute; de l&rsquo;ancien patron du FMI, pourrait servir la cause de leur cliente.<\/p>\n<p>\n\t\t\tActuellement consultante, juriste form&eacute;e &agrave; la Sorbonne, &agrave; l&rsquo;ONU &agrave; Gen&egrave;ve, puis &agrave; la Cour p&eacute;nale internationale &agrave; La Haye, Marie-Victorine M. vit depuis 2009 pr&egrave;s de Los Angeles, m&eacute;galopole qu&rsquo;elle a d&eacute;cid&eacute; de fuir samedi dernier par le premier avion pour se r&eacute;fugier &agrave; Paris. Harcel&eacute;e par les journalistes am&eacute;ricains d&eacute;sireux de raconter son histoire, sollicit&eacute;e par le bureau du procureur de New-York (avec l&#39;adjointe duquel elle a d&eacute;j&agrave; eu plusieurs contacts t&eacute;l&eacute;phoniques), elle accepte aujourd&#39;hui de se d&eacute;voiler pour L&rsquo;illustr&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&laquo;Je ne suis pas face &agrave; vous pour abattre un homme qui est d&eacute;j&agrave; &agrave; terre, dit-elle d&rsquo;entr&eacute;e. Je n&rsquo;ai pas cherch&eacute; cette interview, j&rsquo;y suis contrainte parce qu&rsquo;on me poursuit, car les m&eacute;dias am&eacute;ricains font le si&egrave;ge de chez moi, sur la base d&rsquo;une lettre &agrave; mon p&egrave;re qu&rsquo;ils se sont procur&eacute;e et dans laquelle j&rsquo;&eacute;voquais cette liaison. On m&rsquo;a fait comprendre que des articles seraient publi&eacute;s. Donc, avant que cela ne sorte contre mon gr&eacute;, je pr&eacute;f&egrave;re me d&eacute;fendre et prendre les devants.&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\tNous l&rsquo;avons rencontr&eacute;e quelque part dimanche dernier dans le quartier de Montparnasse, &agrave; Paris. Interview confession.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>\t\t<strong>Le 14 mai dernier, comment avez-vous appris l&rsquo;arrestation de Dominique Strauss-Kahn &agrave; New York?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tJe venais de rentrer chez moi &agrave; Santa Monica. La veille, j&rsquo;avais vol&eacute; de Hong Kong vers Los Angeles. A mon r&eacute;veil, sur mon mail, j&rsquo;avais une alerte du New York Times. J&rsquo;ai cliqu&eacute; sur le lien et j&rsquo;ai lu la d&eacute;p&ecirc;che annon&ccedil;ant la nouvelle&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Et quelle a &eacute;t&eacute; votre premi&egrave;re r&eacute;action?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tInstinctivement, cela a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; de la stup&eacute;faction. La seconde r&eacute;action, imm&eacute;diatement apr&egrave;s, a &eacute;t&eacute; de me dire que mon t&eacute;l&eacute;phone allait sonner bient&ocirc;t. Dans mon entourage, il n&rsquo;y avait que deux personnes qui &eacute;taient au courant de ma liaison pass&eacute;e avec lui. Effectivement, elles n&rsquo;ont pas manqu&eacute; de m&rsquo;appeler. &laquo;Dis, tu as vu &ccedil;a? Qu&rsquo;est-ce que t&rsquo;en penses?&raquo; Et je leur r&eacute;pondais &agrave; chaque fois: &laquo;Oui, c&rsquo;est incroyable, mais en m&ecirc;me temps, il est ce qu&rsquo;il est!&raquo; Ensuite, je me suis demand&eacute; si Dominique &eacute;tait devenu stupide avec l&rsquo;&acirc;ge. Il &eacute;tait sur la route du succ&egrave;s et il avait sabot&eacute; toutes ses chances. Mais au fond de lui, je ne suis pas certaine qu&rsquo;il voulait vraiment &ecirc;tre pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. C&rsquo;est un acte manqu&eacute;. Mais je n&rsquo;imagine pas que ce soit conscient de sa part.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>C&rsquo;est-&agrave;-dire?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tC&rsquo;est-&agrave;-dire que je pense que c&rsquo;est un homme qui aime le sexe, qui a un gros app&eacute;tit sexuel, qui aime les femmes, donc, qu&rsquo;effectivement, il est peut-&ecirc;tre all&eacute; un peu trop loin, beaucoup trop loin. Et je suis convaincue que, dans son esprit, il est intimement persuad&eacute; de ne pas &ecirc;tre coupable. M&ecirc;me si des &eacute;l&eacute;ments mat&eacute;riels parlent contre lui. Via ses avocats, il a d&rsquo;abord ni&eacute;, puis il a admis la relation sexuelle de mani&egrave;re consentie. Quand j&rsquo;ai lu les premiers articles dans la presse am&eacute;ricaine, contenant par exemple le d&eacute;tail qu&rsquo;il aurait pris sa pr&eacute;sum&eacute;e victime par-derri&egrave;re, cela m&rsquo;a pouss&eacute;e &agrave; croire cette femme. Il y a de l&rsquo;ADN et du sperme, donc forc&eacute;ment il s&rsquo;est pass&eacute; quelque chose dans la suite 2806.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Quand avez-vous rencontr&eacute; Dominique Strauss-Kahn pour la premi&egrave;re fois?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tJe l&rsquo;ai rencontr&eacute; le 2 f&eacute;vrier 1997. C&rsquo;&eacute;tait un dimanche matin, autour de 11 h 30&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Vous &ecirc;tes pr&eacute;cise.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tCe n&rsquo;est pas le genre de chose que vous oubliez! On s&rsquo;est rencontr&eacute;s lors d&rsquo;une manifestation &agrave; la mairie de Sarcelles, lors de la c&eacute;r&eacute;monie des v&oelig;ux. Mon p&egrave;re, militant socialiste, m&rsquo;y avait emmen&eacute;e. Il connaissait Dominique Strauss-Kahn depuis plusieurs ann&eacute;es, mais j&rsquo;avais toujours refus&eacute; de l&rsquo;accompagner. Ce jour-l&agrave;, je ne sais pas pourquoi, j&rsquo;avais accept&eacute; d&rsquo;y aller et je me souviens que j&rsquo;&eacute;tais en retard. Quand j&rsquo;ai p&eacute;n&eacute;tr&eacute; dans la salle, Dominique &eacute;tait en train de faire un discours, derri&egrave;re un pupitre. C&rsquo;&eacute;tait comme dans un film: vous &ecirc;tes dans une salle comble et, tout &agrave; coup, deux regards se croisent et vous &ecirc;tes seuls au monde. Quand il m&rsquo;a vue, il s&rsquo;est arr&ecirc;t&eacute; de parler quelques secondes. Ensuite, une fois descendu de l&rsquo;estrade, il s&rsquo;est dirig&eacute; aussit&ocirc;t vers mon p&egrave;re qui me l&rsquo;a pr&eacute;sent&eacute;. Il m&rsquo;a serr&eacute; la main et a lanc&eacute; &agrave; mon p&egrave;re: &laquo;Donc, c&rsquo;est votre fille.&raquo; Un petit groupe de personnes s&rsquo;est form&eacute; autour de nous. Pendant qu&rsquo;il leur parlait, son regard &eacute;tait fix&eacute; sur moi et le mien dans le sien. C&rsquo;&eacute;tait intense. Puis, tout &agrave; coup, j&rsquo;ai annonc&eacute; &agrave; mon p&egrave;re que j&rsquo;allais rentrer. Et, l&agrave;, Dominique m&rsquo;a retenue: &laquo;Vous partez? Mais il faut que vous m&rsquo;appeliez!&raquo; Nous avons alors &eacute;chang&eacute; nos num&eacute;ros. Et une heure apr&egrave;s &agrave; peine il m&rsquo;a appel&eacute;e. On a conclu de se revoir l&rsquo;apr&egrave;s-midi m&ecirc;me, &agrave; 15 h 30. Il m&rsquo;a fix&eacute; rendez-vous au bar d&rsquo;un grand h&ocirc;tel du boulevard de Courcelles. On savait tous les deux ce qui allait se produire, il n&rsquo;y avait pas de doute. C&rsquo;&eacute;tait comme une pr&eacute;monition. Puis on est all&eacute;s dans une chambre et on &eacute;tait un peu surpris de se retrouver tous les deux l&agrave;. Avec l&rsquo;&eacute;ducation que j&rsquo;avais re&ccedil;ue, stricte et catholique &ndash; j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; en internat chez les s&oelig;urs &ndash; je n&rsquo;aurais jamais imagin&eacute; &ccedil;a. J&rsquo;&eacute;tais une jeune fille &acirc;g&eacute;e de 23 ans, il en avait 47. Lors de ce premier rendez-vous, on est rest&eacute;s longuement au lit. Il a quitt&eacute; l&rsquo;h&ocirc;tel vers 19 h 15, me laissant toute seule dans la chambre. Je me suis alors pr&eacute;cipit&eacute;e sur le t&eacute;l&eacute;phone et j&rsquo;ai appel&eacute; mon meilleur ami: &laquo;Tu ne vas pas croire ce qui m&rsquo;arrive&#8230;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>C&rsquo;&eacute;tait pour vous un v&eacute;ritable coup de foudre?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tOui. Je me souviens d&rsquo;ailleurs de ce qu&rsquo;il m&rsquo;avait dit de ce moment: &laquo;J&rsquo;avais besoin de savoir qu&rsquo;on allait se revoir.&raquo; &Ccedil;a avait dur&eacute; &agrave; peine quelques secondes.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>C&rsquo;est alors le d&eacute;but d&rsquo;une liaison clandestine&hellip;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tTotalement, oui. Nous savions tous les deux que c&rsquo;&eacute;tait impossible de vivre un tel amour au grand jour, mais on ne se cachait pas vraiment. On prenait parfois un verre dans un caf&eacute; de l&rsquo;avenue Wagram, mais on &eacute;vitait tout signe d&rsquo;affection en public. Il &eacute;tait attentif et pr&eacute;venant avec moi et r&eacute;ussissait toujours &agrave; se d&eacute;barrasser de ses gardes du corps. Il conduisait alors luim&ecirc;me sa propre voiture. On se voyait plus r&eacute;guli&egrave;rement dans un appartement du XVIe arrondissement dont il me disait que c&rsquo;&eacute;tait le logement d&rsquo;un de ses amis &ndash; un endroit assez spectaculaire, tr&egrave;s grand, meubl&eacute; &agrave; l&rsquo;ancienne &ndash; mais aussi au Sofitel, dans le XVe arrondissement. On pouvait se voir de jour comme de nuit, fr&eacute;quemment au d&eacute;but, puis on s&rsquo;appelait souvent aussi, on s&rsquo;&eacute;changeait des textos. Parfois, il m&rsquo;appelait pour ne rien dire, tr&egrave;s tendre avec moi. Quand le parti socialiste a gagn&eacute; les l&eacute;gislatives, par exemple, il &eacute;tait &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et il prenait le temps de m&rsquo;appeler. J&rsquo;&eacute;tais stup&eacute;faite. &laquo;Pourquoi m&rsquo;appelles-tu?&raquo; &laquo;Parce que j&rsquo;ai envie d&rsquo;entendre ta voix&raquo;, me susurrait-il. C&rsquo;&eacute;tait surr&eacute;aliste.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Combien de temps votre liaison a-t-elle dur&eacute;?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t&Ccedil;a s&rsquo;est termin&eacute; juste apr&egrave;s Yom Kippour, &agrave; la fin du mois d&rsquo;octobre. Entre-temps, il &eacute;tait devenu ministre. C&rsquo;&eacute;tait devenu compliqu&eacute; entre nous. Je ne me voyais pas en ma&icirc;tresse &agrave; vie. La relation &eacute;tait intense. Physique. On a &eacute;t&eacute; tous les deux stup&eacute;fi&eacute;s par cette intensit&eacute;, cette alchimie entre nous. Un regard suffisait.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Avez-vous &eacute;t&eacute; tr&egrave;s amoureuse de lui?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tOui&hellip; (Long silence.)<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Et aviez-vous l&rsquo;impression qu&rsquo;il l&rsquo;&eacute;tait aussi?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tIl faudrait le lui demander&hellip; R&eacute;trospectivement, maintenant, avec tout ce que je lis dans les journaux, je ne sais plus&hellip; Il ne me l&rsquo;a jamais dit, mais je ne lui ai jamais dit non plus que je l&rsquo;aimais.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Quand vous &ecirc;tes-vous revus pour la derni&egrave;re fois?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tLa derni&egrave;re fois qu&rsquo;on s&rsquo;est vus, c&rsquo;&eacute;tait le soir. On &eacute;tait un peu &eacute;nerv&eacute;s tous les deux, on s&rsquo;est disput&eacute;s devant l&rsquo;immeuble. Un des voisins a ouvert les volets et on s&rsquo;est aussit&ocirc;t arr&ecirc;t&eacute;s net de s&rsquo;invectiver. &laquo;Bon, je vais prendre un taxi&raquo;, lui ai-je lanc&eacute;. Et j&rsquo;ai fil&eacute; chez une amie. J&rsquo;ai pris un bain et j&rsquo;ai voulu oublier toute cette journ&eacute;e. J&rsquo;&eacute;tais dans un sale &eacute;tat, boulevers&eacute;e et triste. Puis j&rsquo;ai vu que mon pull s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;chir&eacute; et que je m&rsquo;&eacute;tais bless&eacute; la main lors de notre dispute dans un mouvement involontaire. Je ne me souviens plus des mots qu&rsquo;on a &eacute;chang&eacute;s ce soir-l&agrave;, mais quand mon amie m&rsquo;a vue arriver, elle m&rsquo;a trouv&eacute;e dans un piteux &eacute;tat. C&rsquo;est alors que je lui ai tout r&eacute;v&eacute;l&eacute; de ces amours clandestines. Elle ne voulait pas me croire. Je lui ai dit: &laquo;Mais t&eacute;l&eacute;phonelui.&raquo; Elle l&rsquo;a fait. Et, l&agrave;, elle a compris.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>DSK vous parlait-il beaucoup de lui? De ses ambitions politiques?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tTr&egrave;s peu. Je me souviens &agrave; l&rsquo;&eacute;poque qu&rsquo;il voulait &ecirc;tre ministre, &ccedil;a oui, clairement. Pr&eacute;sident? Il avait eu un jour cette phrase: &laquo;Je ne pourrai jamais &ecirc;tre pr&eacute;sident parce que je suis juif et francma&ccedil;on.&raquo; Il en &eacute;tait convaincu. Sinon, nous avions des conversations d&rsquo;ordre intime bien s&ucirc;r, on parlait de la vie, de mes &eacute;tudes, par exemple, de sa fille qui vivait &agrave; New York et qui avait mon &acirc;ge&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>En f&eacute;vrier 1998, vous faites une tentative de suicide dans la maison de votre p&egrave;re &agrave; Sarcelles&hellip;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tJe ne me souviens plus tr&egrave;s bien de cet &eacute;pisode. J&rsquo;avais pris des m&eacute;dicaments, c&rsquo;est encore flou dans ma t&ecirc;te. C&rsquo;&eacute;tait quelques semaines apr&egrave;s notre rupture. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas du d&eacute;pit, mais j&rsquo;&eacute;tais bless&eacute;e. Il m&rsquo;avait vraiment fait mal. Mais ce sont des choses qui arrivent dans tous les couples.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Avez-vous &eacute;t&eacute; bless&eacute;e par des promesses non tenues?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tJe pense que c&rsquo;&eacute;tait plus que &ccedil;a&hellip; Je dois d&rsquo;ailleurs pr&eacute;ciser que je ne lui ai jamais demand&eacute; de quitter sa femme. Vous savez, au fil des mois, quand vous vous retrouvez dans ce genre de relation, votre c&oelig;ur est en jeu. Et quand vous y ajoutez la complication de voir que l&rsquo;homme que vous aimez est ce qu&rsquo;il est, qu&rsquo;il m&egrave;ne une vie o&ugrave; vous avez peu de place, &ccedil;a fait mal, c&rsquo;est dur &agrave; vivre. Quand vous allumez la t&eacute;l&eacute;, vous avez son image. Vous ne pouvez plus vous enfuir de sa pr&eacute;sence. Elle est l&agrave; et vous torture. Je me sentais seule. Je ne pouvais en parler &agrave; personne&hellip; Quand je me suis r&eacute;veill&eacute;e &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Gonesse, M. Pupponi, le maire de Sarcelles, &eacute;tait &agrave; mon chevet. Je me souviens lui avoir parl&eacute; quelques minutes en lui demandant ce qu&rsquo;il faisait l&agrave;. Il m&rsquo;avait r&eacute;pondu que Dominique voulait juste savoir si &ccedil;a allait. J&rsquo;imagine que mon p&egrave;re avait d&ucirc; l&rsquo;appeler aussi et qu&rsquo;ils avaient d&ucirc; avoir ensemble une conversation assez sal&eacute;e&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Avez-vous l&rsquo;impression que DSK peut &ecirc;tre tr&egrave;s manipulateur?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tOui. Il peut &ecirc;tre tr&egrave;s manipulateur. Je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression qu&rsquo;il l&rsquo;&eacute;tait avec moi, il ne m&rsquo;a jamais forc&eacute;e et j&rsquo;assume compl&egrave;tement. Mais la manipulation n&rsquo;est pas quelque chose qui me surprend chez lui.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>&Ccedil;a se traduit comment?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tIl suffit de regarder par exemple les liaisons qu&rsquo;il a eues ou de se rem&eacute;morer cette lettre de Piroska Nagy, lorsqu&rsquo;elle dit: &laquo;J&rsquo;avais le sentiment que j&rsquo;&eacute;tais perdante si j&rsquo;acceptais, et perdante si je refusais.&raquo; Il y a clairement manipulation ou chantage.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Kenneth Thompson, l&rsquo;avocat de Nafissatou Diallo, vous a-t-il contact&eacute;e?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tOui, nous nous sommes parl&eacute; au t&eacute;l&eacute;phone&hellip; (Elle sort son t&eacute;l&eacute;phone portable.) C&rsquo;&eacute;tait le 18 juillet &agrave; 9 h 30 du matin, heure de Californie, 12 h 30 &agrave; New York. La conversation a dur&eacute; environ quarante-cinq minutes et s&rsquo;est pass&eacute;e en pr&eacute;sence de mon avocate am&eacute;ricaine, Gloria Allred. Ses questions &eacute;taient vraiment salaces, chirurgicales. Il m&rsquo;a propos&eacute; aussi de rencontrer sa cliente, mais j&rsquo;ai refus&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>On m&rsquo;a parl&eacute; d&rsquo;un avortement durant votre liaison avec Dominique Strauss-Kahn&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tJe refuse de parler de &ccedil;a.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Mais DSK vous a-t-il forc&eacute;e &agrave; avorter?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tKenneth Thompson m&rsquo;a pos&eacute; la m&ecirc;me question et je lui ai r&eacute;pondu ceci: &laquo;Il m&rsquo;a forc&eacute;e &agrave; ne rien faire du tout.&raquo; Il y a des choses qui doivent rester entre deux personnes, et Dieu.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>DSK a-t-il &eacute;t&eacute; parfois violent avec vous?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tKenneth Thompson m&rsquo;a aussi pos&eacute; la question. C&rsquo;est quoi la violence? Un homme qui vous plaque au mur et qui vous embrasse, c&rsquo;est violent? Il y a violence et violence. Pour moi, ce n&rsquo;&eacute;tait pas violent. Il ne l&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; avec moi. Ni physiquement ni verbalement. Je consid&egrave;re notre relation davantage comme de la passion que comme de la violence. Nous &eacute;tions dans une relation consentie. Donc, m&ecirc;me s&rsquo;il l&rsquo;avait &eacute;t&eacute; dans l&rsquo;intimit&eacute;, &ccedil;a ne regarderait que nous.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Avez-vous la conviction qu&rsquo;il a pu violer Nafissatou Diallo?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tFranchement, je pense qu&rsquo;il y a eu une relation entre eux, une relation forc&eacute;e. Je ne sais pas s&rsquo;il s&rsquo;agit de viol. C&rsquo;est un homme qui est physique, donc il est tout &agrave; fait possible qu&rsquo;il ait &eacute;treint cette femme de fa&ccedil;on brusque ou brutale. Mais on en revient toujours &agrave; la m&ecirc;me question: qu&rsquo;estce que la d&eacute;finition exacte de la violence? Dominique m&rsquo;a &eacute;treinte parfois de fa&ccedil;on brusque, mais, pour moi, c&rsquo;&eacute;tait de la passion, pas de la brutalit&eacute;. Cette femme dit qu&rsquo;elle a lutt&eacute;, je veux bien la croire. Mais &ccedil;a m&rsquo;&eacute;tonne un peu, car, d&rsquo;apr&egrave;s mes souvenirs, Dominique n&rsquo;est pas le genre d&rsquo;homme qui a besoin de forcer. C&rsquo;est l&agrave; que la manipulation s&eacute;ductrice intervient peut-&ecirc;tre. La force n&rsquo;est pas le moyen qu&rsquo;il utilise&hellip; Il utilisera le charme, d&eacute;finitivement, mais pas la force&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>M&ecirc;me si on lui r&eacute;siste?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tJe ne peux pas r&eacute;pondre dans le sens o&ugrave; je ne lui ai jamais r&eacute;sist&eacute;. Il ne m&rsquo;a jamais forc&eacute;e &agrave; faire des choses que je ne voulais pas faire. Je dirai qu&rsquo;il est plus charmeur que violent.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Si on vous le demande, &ecirc;tes-vous pr&ecirc;te &agrave; aller t&eacute;moigner devant le procureur de New York?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tOui, j&rsquo;imagine que oui. Mais je pense que &ccedil;a servirait sans doute plus la d&eacute;fense que l&rsquo;accusation.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Qu&rsquo;auriez-vous envie de dire &agrave; DSK aujourd&rsquo;hui?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t(Elle rigole.) &laquo;Fais davantage attention &agrave; tes choix de partenaires. Clairement. Et si tu veux tromper ta femme, ne sois pas pris!&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Si un tribunal reconna&icirc;t sa culpabilit&eacute;, doit-il aller en prison?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tOui, bien s&ucirc;r. S&rsquo;il est coupable, il doit admettre les faits. Mais il ne les admettra jamais. Je le connais trop bien. Mais s&rsquo;il est innocent, alors qu&rsquo;il utilise tout l&rsquo;argent de sa femme pour se d&eacute;fendre. C&rsquo;est la juriste que je suis qui vous parle. Il n&rsquo;y a que lui, Nafissatou et Dieu qui savent.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Auriez-vous envie de revoir DSK aujourd&rsquo;hui?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tOui. Et je vais vous dire pourquoi: parce que je pense qu&rsquo;il me dirait la v&eacute;rit&eacute;. C&rsquo;&eacute;tait un grand truc entre nous: ses yeux parlent &eacute;norm&eacute;ment. Je crois que j&rsquo;aurais le fin mot de l&rsquo;histoire. Ou alors suis-je encore compl&egrave;tement na&iuml;ve&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Avec le genre de propos que vous tenez, quatorze ans apr&egrave;s les faits, vous &ecirc;tes consciente qu&rsquo;on peut vous soup&ccedil;onner de vouloir &laquo;rouler&raquo; pour Nafissatou Diallo et ses avocats en cr&eacute;dibilisant sa th&egrave;se?<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\tJe vous assure que tout ce que je vous ai dit est vrai. Je ne roule pour personne et s&ucirc;rement pas pour cette femme que je ne connais pas.<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong><em>Photos et compl&eacute;ments dans la version papier du journal actuellement en kiosque.<\/em><\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &laquo;DSK EST UN HOMME PHYSIQUE&raquo; &nbsp; &nbsp; Le procureur Cyrus Vance, qui vient de reporter au 23 ao&ucirc;t l&#39;audience initialement pr&eacute;vue le 1er ao&ucirc;t, a de bonnes raisons pour cela: il tient notamment &agrave; interroger Marie-Victorine M. Cette femme de 38 ans peut en effet lui fournir des cl&eacute;s importantes sur les comportements sexuels&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16031,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[133,10,128,254,14,124,1,54],"tags":[],"class_list":["post-2252","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-dominique-strauss-kahn","category-france","category-los-angeles","category-new-york","category-paris","category-sarcelles","category-uncategorized","category-united-nations"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2252","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2252"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2252\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16031"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2252"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2252"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2252"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}