{"id":2266,"date":"2011-07-29T16:45:44","date_gmt":"2011-07-29T16:45:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2266"},"modified":"2011-07-29T16:45:44","modified_gmt":"2011-07-29T16:45:44","slug":"de-la-magie-noire-au-vol-des-tresors-de-la-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/de-la-magie-noire-au-vol-des-tresors-de-la-tunisie\/","title":{"rendered":"De la magie noire au vol des tr\u00e9sors de la Tunisie"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h4>\n\tDans l&rsquo;ombre de la reine, de Lotfi Ben Chrouda<\/h4>\n<h1>\n\tDe la magie noire au vol des tr&eacute;sors de la Tunisie<\/h1>\n<p><!--P:END--><\/p>\n<div style=\"top: 10px; float: right; position: relative;\">\n\t<a href=\"http:\/\/www.elwatan.com\/weekend\/idees\/de-la-magie-noire-au-vol-des-tresors-de-la-tunisie-29-07-2011-134349_181.php#\" title=\"Taille du texte normale\"><img decoding=\"async\" alt=\"Taille du texte normale\" class=\"ico-a moins\" src=\"http:\/\/www.elwatan.com\/img\/trans.gif\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.elwatan.com\/weekend\/idees\/de-la-magie-noire-au-vol-des-tresors-de-la-tunisie-29-07-2011-134349_181.php#\" title=\"Agrandir la taille du texte\"><img decoding=\"async\" alt=\"Agrandir la taille du texte\" class=\"ico-a plus\" src=\"http:\/\/www.elwatan.com\/img\/trans.gif\" \/><\/a><\/div>\n<p><!--P:START--><\/p>\n<p class=\"indic\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tChaque matin, Leila Trabelsi, &eacute;pouse de Zine Al Abidine Ben Ali, le dictateur de Tunis, balay&eacute; par la r&eacute;volution du 14 janvier 2011, fait griller vivant un cam&eacute;l&eacute;on dans un kanoun (bras&eacute;ro).<\/p>\n<div class=\"texte\" id=\"texte\">\n<p>\n\t\t&laquo;C&rsquo;est devenu un rituel et malgr&eacute; moi j&rsquo;en ai presque pris l&rsquo;habitude&raquo;, raconte Lotfi Ben Chrouda, majordome des Ben Ali dans Dans l&rsquo;ombre de la reine, paru r&eacute;cemment en France aux &eacute;ditions Michel Lafon. &laquo;Je ne crois pas &agrave; la sorcellerie, &ccedil;a rel&egrave;ve de croyances populaires archa&iuml;ques qui me semblent d&eacute;pass&eacute;es. Pourtant, je suis bien oblig&eacute; de constater que, depuis le d&eacute;but des rituels de Leila, la volont&eacute; du Pr&eacute;sident s&rsquo;amenuise un peu plus chaque jour&raquo;, rel&egrave;ve-t-il. Leila Trabelsi utilisait la sorcellerie pour s&rsquo;installer durablement aux palais de Carthage et de Sidi Dhrif, mais aussi pour d&eacute;tourner les biens culturels de la Tunisie. &laquo;Les sorciers de Leila vont venir de diff&eacute;rentes r&eacute;gions d&rsquo;Afrique, Maroc, S&eacute;n&eacute;gal et Mali. C&rsquo;est &agrave; travers sa famille que se feront les contacts&raquo;, est-il rapport&eacute;. Des sorciers qui vont sonder le sous-sol tunisien, chercher les tr&eacute;sors des anciens temps &agrave; Carthage ou ailleurs. Leila n&rsquo;h&eacute;sitera pas ainsi &agrave; raser une caserne sur la colline de l&rsquo;Od&eacute;on, un endroit parsem&eacute; de ruines.<\/p>\n<p>\n\t\tLe mat&eacute;riel n&eacute;cessaire aux fouilles est achemin&eacute; depuis Washington &agrave; travers l&rsquo;ambassade. Des ambassades utilis&eacute;es par Madame la Pr&eacute;sidente comme des conciergeries. Les objets pr&eacute;cieux trouv&eacute;s sont envoy&eacute;s dans des caisses &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, d&rsquo;autres plac&eacute;s dans les jardins et les nombreuses maisons des Trabelsi. A S&eacute;liana, Leila a trouv&eacute; une tortue d&rsquo;environ un m&egrave;tre de longueur, tout en or et incrust&eacute;e de diamants. Sous couvert de travaux, Imed Trabelsi (v&eacute;ritable fils de Leila, selon son majordome, et non pas son neveu) a pu r&eacute;cup&eacute;rer des pi&egrave;ces en or et des statues enti&egrave;res. Avec la complicit&eacute; des entreprises de transit appartenant &agrave; son fr&egrave;re Adel Trabelsi (d&eacute;c&eacute;d&eacute;) et au moyen de bateaux propri&eacute;t&eacute; de Mourad Trabelsi, son autre fr&egrave;re, un analphab&egrave;te, Madame la Pr&eacute;sidente envoyait les monuments du patrimoine tunisien en Russie et en Isra&euml;l. &laquo;Isra&euml;l est tr&egrave;s pr&eacute;sent dans les affaires de la famille, et on n&rsquo;y trouverait rien &agrave; redire si Ben Ali n&rsquo;utilisait pas les liens de certains Tunisiens avec ce pays comme motifs d&rsquo;emprisonnement infamants&raquo;, &eacute;crit le majordome.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t<strong>Les secrets du club Elyssa<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tSelon lui, la rage de possession de Leila est path&eacute;tique. &laquo;Elle convoite tout, y compris ce qui se trouve dans le mus&eacute;es et sous la protection de la Tr&eacute;sorerie nationale&raquo;, rapporte-t-il. Aussi, Leila Trabelsi a pris des bijoux hafsides et beylicaux au niveau de cette tr&eacute;sorerie et les a d&eacute;pos&eacute;s chez elle. Avec la complicit&eacute; de Abderrahmane Bel Hadj Ali, ex-directeur de la s&eacute;curit&eacute; du palais pr&eacute;sidentiel, Leila Trabelsi a d&eacute;tourn&eacute; tous les biens (peintures, tapis, etc.) du baron anglais Rudolph d&rsquo;Erlanger, propri&eacute;taire du palais Ennejma Ezzahra de Sidi Bou Sa&iuml;d. Belhassen Trabelsi est pass&eacute; ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre dans les expropriations. Il couvre tout cela par la mention &laquo;donation&raquo; pour se pr&eacute;munir d&rsquo;&eacute;ventuelles poursuites. Il a maniganc&eacute; pour reprendre les bungalows de Wassila Bourguiba, &eacute;pouse de l&rsquo;ex-pr&eacute;sident Habib Bourguiba, situ&eacute;s non loin du domaine du baron anglais, repris &eacute;galement. Il a pris de force la discoth&egrave;que La Baraka de Sidi Bou Sa&iuml;d, lieu mythique fr&eacute;quent&eacute; par le pass&eacute; par des stars comme James Brown ou Charles Aznavour. Selon le majordome des Ben Ali, Ali Seriati, responsable de la s&eacute;curit&eacute; du palais pr&eacute;sidentiel, est venu expulser les propri&eacute;taires. &laquo;Il fallait sortir les mains en l&rsquo;air.<\/p>\n<p>\n\t\tAucune indemnit&eacute; ne leur a &eacute;t&eacute; accord&eacute;e&raquo;, rapporte-t-il. Le club Elyssa, cr&eacute;e par Leila Trabelsi comme Suzanne Moubarak l&rsquo;avait fait avant elle, a &eacute;t&eacute; install&eacute; &agrave; l&rsquo;emplacement de La Baraka. Il sera g&eacute;r&eacute; par Samira Trabelsi, s&oelig;ur de Leila, ancienne vendeuse de chaussures. Samira rafle tout : le kiosque &agrave; sandwichs devant les universit&eacute;s, les cantines scolaires, les caf&eacute;s les plus fr&eacute;quent&eacute;s de La Marsa, une usine de tomate&hellip; Au club Elyssa, o&ugrave; le monde intellectuel est absent, tout se n&eacute;gocie&hellip; entre femmes. &laquo;Ce sont les &eacute;pouses des ministres qui seront en premi&egrave;re ligne, les maris occuperont presque un r&ocirc;le de figurants (&hellip;). C&rsquo;est dans les locaux du club que se faisaient ou se d&eacute;faisaient les carri&egrave;res minist&eacute;rielles. Le club &eacute;tait en quelque sorte un avant-Parlement o&ugrave; si&eacute;geait l&rsquo;Ex&eacute;cutif&raquo;, est-il not&eacute;. Mais comment Leila Trabelsi faisait-elle pression sur le dictateur ? &laquo;Si tu nous fais du mal &agrave; moi ou ma famille, je vais tout raconter sur l&rsquo;avion des g&eacute;n&eacute;raux&raquo;, a-t-elle cri&eacute; un jour dans le palais. Il s&rsquo;agit de &laquo;l&rsquo;accident&raquo; d&rsquo;h&eacute;licopt&egrave;re qui a co&ucirc;t&eacute; la vie au g&eacute;n&eacute;ral Abdelaziz Fkik, chef d&rsquo;&eacute;tat-major, et une douzaine de ses collaborateurs. &laquo;Lors des fun&eacute;railles, les &eacute;pouses, en signe de protestation, refusent de serrer la main du Pr&eacute;sident. Il ne faisait de doute pour personne que Ben Ali &eacute;tait le commanditaire de cet &ldquo;accident&rdquo;&raquo;, &eacute;crit Lotfi Ben Chrouda. Le ma&icirc;tre de Tunis avait une peur bleue du putsch.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t<strong>Les rencontres de la rue K.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tLe majordome raconte &laquo;la terreur&raquo; qu&rsquo;inflige Leila Trabelsi &ndash; qui n&rsquo;est pas coiffeuse contrairement &agrave; la r&eacute;putation qui lui est faite &ndash; au personnel du palais pr&eacute;sidentiel. Elle n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; plonger les mains de son cuisinier dans l&rsquo;eau bouillante parce qu&rsquo;il avait oubli&eacute; d&rsquo;enlever le jaune d&rsquo;&oelig;uf des bricks qu&rsquo;il pr&eacute;parait pour elle. Madame fait attention &agrave; son cholest&eacute;rol ! &laquo;Mon salaire mensuel est de 520 dinars. Pour la petite histoire, nos salaires sont d&eacute;clar&eacute;s par la Pr&eacute;sidence, et les sommes affich&eacute;es sont nettement sup&eacute;rieures &agrave; ce que nous touchons en r&eacute;alit&eacute; : je suis cens&eacute; gagner 1100 dinars&raquo;, rel&egrave;ve le majordome. Lotfi Ben Chrouda d&eacute;taille comment l&rsquo;ambassade de Tunisie &agrave; Paris a &eacute;t&eacute; instruite pour acheter toutes les copies de La r&eacute;gente de Carthage de Catherine Graciet et Nicolas Beau dans lequel ces deux journalistes fran&ccedil;ais ont d&eacute;voil&eacute; au monde le syst&egrave;me pourri des Trabelsi-Ben Ali. Le majordome revient sur &laquo;le plan&raquo; de Leila de remarier son fr&egrave;re Belhassen avec Souha Arafat, &eacute;pouse du d&eacute;funt Yassar Arafat, r&eacute;fugi&eacute;e &agrave; Tunis. Auparavant, Madame la pr&eacute;sidente a cr&eacute;&eacute; avec Souha l&rsquo;International School of Carthage (ISC).<\/p>\n<p>\n\t\tSouha se rend compte vite de &laquo;la rapacit&eacute;&raquo; des Trabelsi. Elle sera humili&eacute;e par Ben Ali et sa femme et pri&eacute;e de quitter le territoire tunisien apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;lest&eacute;e de millions de dollars. Lotfi Ben Chrouda explique avec un malin plaisir &laquo;les rencontres&raquo; chaudes de Leila Trabelsi avec son amant Arbi Medaoui, son garde du corps aussi, &agrave; la rue K. &agrave; La Marsa. C&rsquo;est que Ben Ali cherche souvent &agrave; &eacute;prouver sa vigueur ailleurs que dans le lit conjugal. Pour maintenir sa forme, il se fait servir une nourriture riche en aphrodisiaques (fruits de mer, fruits secs, condiments &agrave; base de gingembre). &laquo;Parfois, il recourt au viagra, d&rsquo;o&ugrave; peut-&ecirc;tre ses malaises cardiaques&raquo;, est-il rapport&eacute;. Dans l&rsquo;&eacute;pilogue, Isabelle Soares Boumala, professeur de lettres et journaliste en Tunisie, qui a aid&eacute; Lotfi Ben Chrouda &agrave; &eacute;crire le t&eacute;moignage, r&eacute;v&egrave;le que Leila Trabelsi a, dans un dernier geste, demand&eacute; un soutien arm&eacute; au dictateur libyen Mouammar<br \/>\n\t\tEl Gueddafi pour contrer le soul&egrave;vement populaire en Tunisie. En Arabie Saoudite, o&ugrave; il s&eacute;journe, Ben Ali est dans une confusion mentale totale, alors que le sort de Leila est inconnu. Son fr&egrave;re Belhassen, v&eacute;ritable chef de bande, est au Canada &laquo;prot&eacute;g&eacute; par le gouvernement canadien de la vindicte des immigr&eacute;s tunisiens&raquo;. Une partie des Trabelsi sont emprisonn&eacute;s &agrave; la base militaire de l&rsquo;Aouina o&ugrave; ils sont &laquo;log&eacute;s&raquo; par des couples dans des appartements en attendant leur jugement. Les jeunes qui ont anim&eacute; la r&eacute;volte en Tunisie doivent lire ce t&eacute;moignage pour mieux saisir l&rsquo;importance de leur mouvement historique. Un mouvement qui, s&rsquo;il est soutenu, va acc&eacute;l&eacute;rer l&rsquo;installation d&rsquo;une v&eacute;ritable d&eacute;mocratie dans la r&eacute;gion arabe et mettre &agrave; terre les &laquo;rapaces&raquo; des palais&#8230;<\/p>\n<\/div>\n<p><!--texte--><\/p>\n<div class=\"encadre\" id=\"encadre\">\n<h3>\n\t\tPr&eacute;face de Soares Boumalal* :<\/h3>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLe 19 janvier 2011, quand Lotfi est venu me voir pour la premi&egrave;re fois, nous &eacute;tions entr&eacute;s dans une zone de turbulences. Nous ne les avions pas vues venir, et nul ne pouvait en pr&eacute;dire la fin.<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tLe couvre-feu &eacute;tait &agrave; 17h. Pas loin de chez moi, un tank et des camions militaires tentaient de rassurer la population par leur imposante pr&eacute;sence. Des hommes et des femmes montaient des barrages avec des mat&eacute;riaux de fortune, tous les cent m&egrave;tres.<\/p>\n<p>\n\t\tParfois, le soir, je leur apportais du caf&eacute;, histoire d&rsquo;&eacute;changer quelques mots et de se rassurer r&eacute;ciproquement. Un grand &eacute;lan de fraternit&eacute; s&rsquo;est imm&eacute;diatement mis en place, anim&eacute; par un sentiment inconnu et euphorique de libert&eacute;, mais cette libert&eacute; &eacute;tait encore fragile, elle demandait de la vigilance, et on &eacute;tait tous pr&ecirc;ts &agrave; la d&eacute;fendre.<br \/>\n\t\tAinsi, quand Lotfi s&rsquo;engouffra chez moi pour d&eacute;poser ses vingt-trois ans de fardeau, j&rsquo;ai senti comme un devoir de l&rsquo;&eacute;couter.<\/p>\n<p>\n\t\tEn le regardant, j&rsquo;avais presque envie de lui proposer de ne plus bouger, de rester l&agrave;, de parler jusqu&rsquo;&agrave; ce que le danger s&rsquo;&eacute;loigne. Le danger avait le profil de la milice, encore fid&egrave;le au ra&iuml;s.<br \/>\n\t\tLe projet ne paraissait pas avoir un avenir assur&eacute;, nous avions m&ecirc;me &eacute;voqu&eacute; la possibilit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;duits au silence. Mais Lotfi &eacute;tait r&eacute;solu. &laquo; Apr&egrave;s tout, m&rsquo;a-t-il dit, si je meurs apr&egrave;s avoir tout r&eacute;v&eacute;l&eacute;, ce n&rsquo;est pas grave. Je le fais pour mon pays, pour mes enfants.&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tIl est sorti comme il &eacute;tait venu. L&rsquo;heure du couvre-feu approchait. Nous nous sommes donn&eacute; rendez-vous pour le lendemain, et comme un courant d&rsquo;air il s&rsquo;en est all&eacute;, laissant dans son sillage un sentiment diffus d&rsquo;urgence. Au-dessus de chez moi, des tirs semblaient provenir de Sidi Bou Sa&iuml;d. Les rumeurs les plus folles s&rsquo;engouffraient dans les maisons. On se battait &agrave; La Marsa, tout pr&egrave;s d&rsquo;ici&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tJe me souviens d&rsquo;avoir regard&eacute; le ciel. Il &eacute;tait d&rsquo;une beaut&eacute; suffocante, limpide et majestueux, les &eacute;toiles semblaient &agrave; port&eacute;e de main. Comment le ciel peut-il &ecirc;tre si indiff&eacute;rent ? A moins qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse d&rsquo;une promesse&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\tLotfi est revenu le lendemain et les jours d&rsquo;apr&egrave;s. Une fois le r&eacute;cit entam&eacute;, il nous semblait que la source &eacute;tait in&eacute;puisable. Deux d&eacute;cennies de souvenirs, c&rsquo;est long, et sa m&eacute;moire les d&eacute;busquait dans ses plus obscurs retranchements. Tant de choses qu&rsquo;il avait vues et qu&rsquo;il fallait ignorer&hellip; jusqu&rsquo;&agrave; ce jour.<\/p>\n<p>\t\t<em><strong>*Professeur de lettres et journaliste en Tunisie<\/strong><\/em><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p><!--encadre--><\/p>\n<h5 class=\"signature\">\n\tFay&ccedil;al M&eacute;taoui<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Dans l&rsquo;ombre de la reine, de Lotfi Ben Chrouda De la magie noire au vol des tr&eacute;sors de la Tunisie &nbsp; Chaque matin, Leila Trabelsi, &eacute;pouse de Zine Al Abidine Ben Ali, le dictateur de Tunis, balay&eacute; par la r&eacute;volution du 14 janvier 2011, fait griller vivant un cam&eacute;l&eacute;on dans un kanoun (bras&eacute;ro). &laquo;C&rsquo;est&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16039,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[90,53,24,10,382,175,28,44,160,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-2266","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-abidine-ben-ali","category-afrique","category-ben-ali","category-france","category-leila-trabelsi","category-mali","category-maroc","category-russie","category-sidi-bou-sa","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2266","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2266"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2266\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16039"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2266"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2266"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2266"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}