{"id":2324,"date":"2015-09-11T07:14:05","date_gmt":"2015-09-11T07:14:05","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2324"},"modified":"2015-09-11T00:01:25","modified_gmt":"2015-09-11T00:01:25","slug":"la-plage-de-kherredinenotre-voisinela-petite-perle-par-albert-simeoni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-plage-de-kherredinenotre-voisinela-petite-perle-par-albert-simeoni\/","title":{"rendered":"LA PLAGE DE KHERREDINE\u2026NOTRE VOISINE\u2026LA PETITE PERLE, par Albert Simeoni"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"mbl notesBlogText clearfix\">\n<p>\n\t\t<strong>LA PLAGE DE <\/strong>KHERREDINE&hellip;NOTRE VOISINE&hellip;LA PETITE PERLE.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tIl y avait deux voies pour y acc&eacute;der.<\/p>\n<p>\n\t\tSoit par la route en traversant le pont nord soit en la contournant en traversant le canal &agrave; la nage. Ce qui &eacute;tait interdit &agrave; cause des forts remous. Personnellement j&rsquo;y allais souvent pieds nus, en short, bravant le macadam br&ucirc;lant rendu caramel par les dards du soleil, pi&eacute;tinant aussi ces petits graviers &eacute;pars du chemin pour enfin acc&eacute;der &agrave; ce petit carr&eacute; magique de plage o&ugrave; s&rsquo;entassaient mille corps allong&eacute;s de tous gabarits.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tPour se frayer un chemin jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;eau, il fallait user de patience, enjambant les corps des allong&eacute;s qui grognaient lorsque, par nos pas nous, soulevions qqs grains de sable qui venaient se coller &agrave; leurs visages.<\/p>\n<p>\n\t\tParfois, nous slalomions entre ces m&ecirc;mes adeptes du bronzage &agrave; outrance, ce qui rendait le trajet un peu plus long.<\/p>\n<p>\n\t\tLa plage se composait de trois parties. Une partie centrale d&rsquo;une surface approximative de 250 M2, toujours envahie et pris&eacute;e par les kherredinois. On pouvait compter une dizaine de personnes au M2, puis un long corridor tr&egrave;s &eacute;troit fait d&rsquo;une haute marche en b&eacute;ton arm&eacute; souvent assez glissante, &agrave; gauche du mur, cette enclave n&rsquo;&eacute;tait pas tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;e par les plagistes en mal d&rsquo;ambiance. La troisi&egrave;me partie &eacute;tait beaucoup plus large sur le flanc lat&eacute;ral droit en rentrant par l&rsquo;issue centrale. Souvent boud&eacute; par les jeunes mais choisie par les familles qui y trouvaient l&agrave; l&rsquo;espace requis et le calme, bien loin des turpitudes de la plage centrale. Sur ce flanc l&agrave; se trouvaient les petites cabines\/studios, lou&eacute;s pour la saison estivale, mais couvent occup&eacute;s par les m&ecirc;mes fut conquises par des couples esseul&eacute;s, pour la plupart assez &acirc;g&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\tLorsque nous nous d&eacute;placions en bande, la tradition voulait que nous piquions des plongeons, sous l&rsquo;&oelig;il amus&eacute;s de braconniers p&ecirc;cheurs, du haut des b&acirc;tis de sout&egrave;nement du pont ultime passage avant d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; la petite reine, notre voisine.<\/p>\n<p>\n\t\tMais avons cela, il fallait surtout s&rsquo;assurer de l&rsquo;absence des gardes p&ecirc;ches car il &eacute;tait formellement interdit de se lancer du haut de ces plongeoirs. Mais l&rsquo;interdiction ne valait pas pour tous. Parfois, nous avions les &lsquo;gendarmes en moto&rsquo; &agrave; nous trousses.<\/p>\n<p>\n\t\tNotre voisine, cot&eacute; Nord, Kherredine &eacute;tait bien connue des tunisois.<\/p>\n<p>\n\t\tY habitaient les familles tunisoises hupp&eacute;es, les riches tunisois qui se pr&eacute;lassaient dans leur v&eacute;randa durant les apr&egrave;s de sieste. Sous les bougainvilliers qui &eacute;tendaient leur feuillage jusque sous les trottoirs.<\/p>\n<p>\n\t\tCertains &eacute;taient propri&eacute;taires de leur villa et ils ne manquaient l&rsquo;occasion de se pr&eacute;lasser certains week- end pour couper un tas de cartes de rami poker entre amis ordonn&eacute;s, bien loin de &lsquo;l&rsquo;hiver&rsquo; Tunisois. Leur Deauville avant la lettre.<\/p>\n<p>\n\t\tIls &eacute;taient durant ces moments de pause, apr&egrave;s le bain, adeptes des jeux de cartes en tout genre.<\/p>\n<p>\n\t\tCa jouait gros parfois sur les v&eacute;randas. Mais comme on le dit, ils ont tous quitt&eacute;s leur petite perle presque &agrave; jeux pour venir se refaire &agrave; Paris. En francs.<\/p>\n<p>\n\t\tKherredine plage c&rsquo;&eacute;tait la buvette HAMADI. Un monsieur qui louait sa bicoque durant la p&eacute;riode estivale. Hamadi de son vrai pr&eacute;nom &eacute;tait un homme assez fluet, presque malingre, toujours en short long stri&eacute; de bandes horizontale rose p&acirc;le et blanc.<\/p>\n<p>\n\t\tSa femme et ses enfants servaient au comptoir toutes sortes de sodas et de petits sandwichs, fricass&eacute;s aussi aux ventres creux.<\/p>\n<p>\n\t\tIl faisait souvent cr&eacute;dit et le cr&eacute;dit chez nous, c&rsquo;est tout une histoire. Pour rentrer dans son fric, notre bonhomme mettait la main &agrave; la patte et les pieds dans l&rsquo;eau rappelant &agrave; ses d&eacute;biteurs leur ardoise. Toute une comptabilit&eacute; tenue dans sa grande m&eacute;moire, parfois las des chicaneries, il abandonnait ces dettes &lsquo;&eacute;normes&rsquo; ne d&eacute;passant pas les 200 millimes ( 0, 20 &euro;), promettant de porter plainte aupr&egrave;s du p&egrave;re du jeune r&eacute;calcitrant, jurant que l&rsquo;on ne l&rsquo;y reprendra plus mais h&eacute;las le pr&eacute;tendu mauvaise foi revenait se servir.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tSur la plage, notre OUI Oui nationale, alias la PERCHE, l&rsquo;honorable homme du cr&eacute;dit avant SOFINCO &agrave; tous vents &eacute;tait plus m&eacute;fiant, il ne l&acirc;chait ces pr&eacute;cieux petits paquets de &lsquo;gloub&rsquo;, d&rsquo;amande douces ou de cacahu&egrave;tes qu&rsquo;&agrave; ceux qu&rsquo;ils connaissaient bien. Il passait souvent le soir au caf&eacute; vert recouvrer ses cr&eacute;dits ou faisait du porte &agrave; porte pour r&eacute;cup&eacute;rer son d&ucirc;. Un certain Fantomas sentant la bonne affaire n&rsquo;a pas trouv&eacute; mieux que d&rsquo;installer sa bicoque pas loin de celle de HAMADI. Une demi tonneau, couvert d&rsquo;un sac de jute, rempli de glace dans lequel dormaient ses fraicheurs.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tOn se rappellera surtout de ANNIE YACONO une jeune femme qui a marqu&eacute; certains esprits m&acirc;les, elle &eacute;tait une tr&egrave;s jolie femme. Et de tants d&rsquo;autres nymphettes qui, le soir venu, &eacute;talaient leur charme bien bronz&eacute;es du cot&eacute; de la boite &agrave; danser de SIDI BOU, L&rsquo;Olivier Rouge. Le lieu culte de tous les banlieusards. Soir&eacute;es divines marqu&eacute;es par les verres de whiskies qui coulaient &agrave; flots. O&ugrave; les bouteilles de gin et autres alcools &eacute;taient aussi marqu&eacute;es par le sceau de la reconnaissance par notre SAAD, le serveur mythique de night club tenu par Jackie Messina. Avec au comptoir la chanteuse JACQUELINE TAIEB et le bien dr&ocirc;le GAZ NIGHT le nocturne. Sans oublier les Boublil, les Paulo et la bande de noctambules pr&eacute;sente tous les soirs de l&rsquo;ann&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tMais ce qui nous importait dans tout cela, c&rsquo;&eacute;tait les grandes parties de volley-ball entre amis goulettois et kherr&eacute;dinois, ces fins de parties sans vainqueur o&ugrave; tout un chacun allait, par la suite, piquer un &eacute;norme plongeon d&rsquo;entre les vagues aux crini&egrave;res blanches. Un festival de jeu, une attraction ces parties &eacute;piques avec le AMANOU, le YOUNES,LE TAIEB alias Bleck le ROC, le SYDNEY LELLOUCHE, les fr&egrave;res SIMEONI, le PIERRE BOC, les COHEN, AZZEDINE, CARLO MADAR z&rsquo;al etc&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<span><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"photo_img img\" src=\"http:\/\/a1.sphotos.ak.fbcdn.net\/hphotos-ak-snc6\/283445_259866537363707_100000210881949_1286383_5330071_n.jpg\" \/><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tCertains apr&egrave;s midi, des matchs de volley se jouaient dans le jardin de Mimiche.<\/p>\n<p>\n\t\tLe mur de Kherredine us&eacute; par les dos de tous ces jeunes avait tendance &agrave; s&rsquo;effriter &agrave; la longue.<\/p>\n<p>\n\t\t(Lire le Mur de KHERREDINE PAR PIERRE BOC.)<\/p>\n<p>\n\t\tHenri Tibi, chanteur bien connu, champion de ping-pong, usait de son appareil photo pour immortaliser tout un chacun. Il avait comme intendant un certain Charlie, en costume blanc et son n&oelig;ud papillon rouge qui le faisait ressembler &agrave; RIBIBI, sous 40 &deg; &agrave; l&rsquo;ombre tenant sa mallette comme son enfant. Il suait la splendeur par son embonpoint. Dans sa valise se trouvaient les cassettes du grand chanteur commercialis&eacute;es sous le manteau. Pour boucler ses fins de mois notre Tibi venait &eacute;couler ces photos prises souvent &agrave; l&rsquo;insu du h&eacute;ro ou de l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne du jour du cot&eacute; du caf&eacute; Vert<\/p>\n<p>\n\t\tPhoto prise par Henri Tibi sur la plage de Kherr&eacute;dine cot&eacute; plage &eacute;triqu&eacute;. 1970.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\t\t<span><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"photo_img img\" src=\"http:\/\/a8.sphotos.ak.fbcdn.net\/hphotos-ak-ash4\/250360_259866957363665_100000210881949_1286386_6335707_n.jpg\" \/><\/span><\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/div>\n<form action=\"\" class=\"live_247004511985906_131325686911214 commentable_item autoexpand_mode\" method=\"post\" rel=\"async\">\n\t<input name=\"charset_test\" type=\"hidden\" value=\"\u20ac,\u00b4,\u20ac,\u00b4,\u6c34,\u0414,\u0404\" \/><input name=\"post_form_id\" type=\"hidden\" value=\"ddab27ff9d48aace7eb05bb632b4ad1e\" \/>Ton p&rsquo;tit coin de paradis<br \/>\n\tRoger toi l&rsquo;ami aux Antilles<br \/>\n\tNous l&rsquo;avons si bien partag&eacute;<br \/>\n\tQu&rsquo;aujourd&rsquo;hui il est relique.<br \/>\n\tAvec ta barbe de m&eacute;t&egrave;que<br \/>\n\tEt tes cheveux hirsutes mazette<br \/>\n\tTu batifolais comme tout le monde<br \/>\n\tA la recherche d&rsquo;une nana d&rsquo;un soir<br \/>\n\tD&rsquo;une &lsquo;criquionne&rsquo;* aux regards baiss&eacute;s.(Jeune fille)<br \/>\n\tY&rsquo;avait aussi notre l&rsquo;ASPECT et son ami Dany<br \/>\n\tDeux beaux coquins &agrave; l&rsquo;allure juv&eacute;nile.<br \/>\n\tDe temps en temps, ils baladaient<br \/>\n\tLeurs mains, histoire de les nourrie<br \/>\n\tSur les fesses des belles filles.<br \/>\n\tQue reste t&rsquo;il de tout cela&hellip; ?<br \/>\n\tRoger toi l&rsquo;ami aux Antilles<br \/>\n\tQue des souvenirs de plage et de ciel bleu.<br \/>\n\tQui pourrissent dans nos calebasses<br \/>\n\tAg&eacute;es et qui s&rsquo;&eacute;puisent.<br \/>\n\tComme des fruits mures<br \/>\n\tQui laissent des p&eacute;pins amers dans nos palais<\/form>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; LA PLAGE DE KHERREDINE&hellip;NOTRE VOISINE&hellip;LA PETITE PERLE. &nbsp; Il y avait deux voies pour y acc&eacute;der. 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