{"id":2340,"date":"2011-08-07T18:56:22","date_gmt":"2011-08-07T18:56:22","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2340"},"modified":"2011-08-07T19:01:12","modified_gmt":"2011-08-07T19:01:12","slug":"reflexions-sur-le-judenrat-de-tunis-pendant-loccupation-nazie-par-le-dr-reuven-roger-cohen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/reflexions-sur-le-judenrat-de-tunis-pendant-loccupation-nazie-par-le-dr-reuven-roger-cohen\/","title":{"rendered":"R\u00e9flexions sur le Judenrat de Tunis pendant l\u2019occupation nazie Par le Dr Reuven (Roger) Cohen"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><center class=\"bbcode\"><br \/>\n\t<strong><span><span>R&eacute;flexions sur le Judenrat de Tunis pendant l&rsquo;occupation nazie Par le Dr Reuven (Roger) Cohen <\/span><\/span><\/strong><\/center><\/p>\n<p>\tSoixante cinq ans se sont &eacute;coul&eacute;s depuis la premi&egrave;re &eacute;dition du livre de Robert Borgel Etoile jaune et croix gamm&eacute;e, &eacute;dit&eacute; &agrave; Tunis, en Janvier 1944.<\/p>\n<p>\tIl peut faire donc figure de document d&rsquo;archives. Il a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;dit&eacute; dans la Collection T&eacute;moignages de la Shoa, aux Editions Le Manuscrit en 2007. Serge Klasferld si&egrave;ge comme Pr&eacute;sident du Comit&eacute; de lecture de la collection.<\/p>\n<p>\tC&rsquo;est dire qu&rsquo;il a fallu pr&egrave;s de cinquante ans avant que la Fondation pour la M&eacute;moire de la Shoa d&eacute;cide d&rsquo;&eacute;voquer, de premi&egrave;re main, les affres que les nazis ont fait subir aux juifs de Tunisie pendant l&rsquo;occupation de ce pays par leurs troupes. C&rsquo;est dire aussi l&rsquo;importance nouvelle que les historiens de la Shoa attachent &agrave; cette p&eacute;riode de six mois pendant laquelle les Juifs de Tunisie ont souffert directement de l&rsquo;occupation nazie, p&eacute;riode que cette g&eacute;n&eacute;ration tend &agrave; taire, &agrave; occulter ou &agrave; minimiser, mais que l&rsquo;histoire se refuse &agrave; effacer.<\/p>\n<p>\tIl va de soit, et on ne saurait le r&eacute;p&eacute;ter assez, que les responsables directs de tous ces maux dont ont souffert les Juifs de Tunisie pendant l&rsquo;occupation nazie, furent ces individus gagn&eacute;s au d&eacute;moniaque : les officiers et les soldats nazis. Ils furent anim&eacute;s d&rsquo;un z&egrave;le mauvais et mus par une politique criminelle qui avait fait du Juif le bouc &eacute;missaire qu&rsquo;il fallait traiter comme un danger mortel pour la race aryenne et la civilisation occidentale. Un troupeau de b&ecirc;tes pernicieuses &agrave; exploiter comme des sous esclaves et &agrave; faire dispara&icirc;tre par la faim, la vermine, les gaz ou les armes.<\/p>\n<p>\tCependant, je ne partage pas le sentiment de Claude Nataf, qui a pr&eacute;fac&eacute; et annot&eacute; la pr&eacute;sente &eacute;dition du livre de Robert Borgel, que ce silence, apr&egrave;s ces &laquo; Six mois sous la botte &raquo; qu&rsquo;a &eacute;voqu&eacute;s Paul Guez dans son livre &eacute;dit&eacute; de suite apr&egrave;s la lib&eacute;ration de la Tunisie du joug nazi, en juin 1943, est d&ucirc; au fait que &laquo; compar&eacute;s aux souffrances subies par les Communaut&eacute;s juives d&rsquo;Europe, celles de la Communaut&eacute; juive de Tunisie sont apparues insignifiantes, et les Juifs originaires de Tunisie eux-m&ecirc;mes ont jug&eacute; que la pudeur leur commandait de ravaler leur douleur au rang des mauvais souvenirs qu&rsquo;on n&rsquo;&eacute;voque pas &raquo;.<\/p>\n<p>\tJe ne partage pas son sentiment car un viol est un viol.<\/p>\n<p>\tEt les Juifs de Tunisie ont souffert des s&eacute;vices qui ont compris le travail forc&eacute; dans les camps, les r&eacute;quisitions, les amendes collectives, les assassinats, les viols et les d&eacute;portations, comme d&rsquo;ailleurs le reconna&icirc;t Claude Nataf lui-m&ecirc;me.<\/p>\n<p>\tNon, je crois plut&ocirc;t que la raison est autre. Pendant cette p&eacute;riode de souffrances, la col&egrave;re des Juifs contre la direction de la Communaut&eacute;, particuli&egrave;rement &agrave; Tunis, &eacute;tait telle que de suite apr&egrave;s le d&eacute;part des Nazis, personne n&rsquo;&eacute;tait int&eacute;ress&eacute; &agrave; recueillir leurs t&eacute;moignages, t&eacute;moignages qui auraient aiguis&eacute; les dissensions et lib&eacute;r&eacute; les manifestations de haine, comme cela se fit avec les rescap&eacute;s des camps en Europe. Comme on s&rsquo;en souvient, ceux qui retourn&egrave;rent de &laquo; l&rsquo;indicible &raquo; critiqu&egrave;rent am&egrave;rement la conduite des Judenrats des diff&eacute;rents ghettos, jusqu&rsquo;&agrave; les accuser de collaboration avec le bourreau nazi.<\/p>\n<p>\tIl semble que Robert Borgel ait &eacute;crit son livre pour &eacute;viter que cette critique virulente que les Juifs de Tunis ont port&eacute;e contre la Direction de la Communaut&eacute; pendant et apr&egrave;s l&rsquo;occupation, ne prenne des dimensions incontr&ocirc;lables. Son p&egrave;re en avait &eacute;t&eacute; le chef.<\/p>\n<p>\tDans son livre, il insiste sur les s&eacute;vices dont a souffert, en tant que responsable de la communaut&eacute;, ce &laquo; vieillard de 70 ans &raquo; pendant cette p&eacute;riode. Tout lecteur attentif ressentira un certain malaise face au ton path&eacute;tique qu&rsquo;utilise Robert Borgel afin de d&eacute;charger son p&egrave;re de la responsabilit&eacute; de ces listes inf&acirc;mes &eacute;tablies par la communaut&eacute;. Ces listes d&eacute;signaient ceux qui devaient se pr&eacute;senter aux Bureaux de la Communaut&eacute; pour &ecirc;tre enr&ocirc;l&eacute;s dans les Camps de Travail.<\/p>\n<p>\tLe nombre des &laquo; enr&ocirc;l&eacute;s &raquo; dans ces camps &eacute;tait impos&eacute; par la Kommandantur. Mais leurs noms l&rsquo;&eacute;taient par les chefs de la Communaut&eacute;. Ce sont ces listes de noms qui ont provoqu&eacute; parmi les membres de la communaut&eacute; une amertume profonde qui se transforma rapidement en col&egrave;re puis en accusations.<\/p>\n<p>\tPaul Ghez et son &eacute;quipe les avait &eacute;tablies. Mais sous la pr&eacute;sidence de Mo&iuml;se Borgel. Ces listes avaient soulev&eacute; alors une lourde pol&eacute;mique et avaient agit&eacute; profond&eacute;ment les membres de la communaut&eacute; quant &agrave; la loyaut&eacute; de ses dirigeants.<\/p>\n<p>\tCette pol&eacute;mique reposait sur le fait que les fils et les proches des dirigeants de la communaut&eacute; avaient &eacute;t&eacute; assign&eacute;s &agrave; un travail &laquo; d&rsquo;auxiliaires &raquo; dans les bureaux de la communaut&eacute;, ou tout simplement lib&eacute;r&eacute;s pour raison de sant&eacute;. Tandis que les autres, incomp&eacute;tents ou pas, avaient &eacute;t&eacute; envoy&eacute;s dans ces Camps, qui n&rsquo;avaient de camp que le nom et qui le plus souvent consistaient en un espace en plein air entour&eacute; de barbel&eacute;s. On &eacute;tait alors en Hiver, p&eacute;riode des pluies diluviennes dans le nord de la Tunisie o&ugrave; les nazis avaient install&eacute;s ces Camps de Travail.<\/p>\n<p>\tMichel Abitbol dans son livre &laquo; Le Pass&eacute; d&rsquo;une discorde Juifs et Arabes depuis le VIIe si&egrave;cle (Paris 1999) &raquo;, souligne les sentiments de &laquo; haine des familles des travailleurs mobilis&eacute;s &agrave; l&rsquo;encontre de Paul Ghez [&hellip;] De graves soup&ccedil;ons de &laquo; favoritisme &raquo; p&egrave;sent d&egrave;s le d&eacute;part sur l&rsquo;action du Comit&eacute; (il s&rsquo;agit du Comit&eacute; d&rsquo;administration de la Communaut&eacute; et son remplacement par un Judenrat de neuf membres, ainsi que le souligne l&rsquo;auteur) qui aurait fait porter tout le poids de la mobilisation sur les &eacute;paules des classes les plus d&eacute;munies de la population juive : une division de classe tr&egrave;s nette s&eacute;pare en effet les &laquo; recruteurs &raquo; &ndash; notables et intellectuels appartenant aux milieux ais&eacute;s peuplant les diff&eacute;rents services cr&eacute;&eacute;s par le Comit&eacute; de la main-d&rsquo;&oelig;uvre &ndash; des &laquo; recrut&eacute;s &raquo;, provenant dans leur &eacute;crasante majorit&eacute; des couches populaires du ghetto. &raquo; (p.394). Mais ce qui &eacute;tait plus grave encore, ce fut la cr&eacute;ation par Paul Ghez d&rsquo;une &laquo; unit&eacute; de rafleurs dont la t&acirc;che est de d&eacute;busquer les planqu&eacute;s et les &eacute;vad&eacute;s des camps. Cette unit&eacute; aux fonctions particuli&egrave;rement difficiles suscite de violents remous au sein de la communaut&eacute; &raquo; (ibidem).<\/p>\n<p>\tC&rsquo;est cette pol&eacute;mique qu&rsquo;il m&rsquo;a sembl&eacute; important de retracer, en m&rsquo;appuyant sur le livre de Borgel et sur d&rsquo;autres ouvrages. Je regrette de ne pouvoir recourir pour l&rsquo;instant aux archives existantes, et aux t&eacute;moignages que les metteurs en sc&egrave;ne du documentaire film&eacute; &laquo; Matter of Time &raquo;, o&ugrave; j&rsquo;ai rempli le r&ocirc;le de conseiller historique, n&rsquo;ont pas jug&eacute; bon d&rsquo;int&eacute;grer &agrave; leur film, par crainte sans doute d&rsquo;&eacute;veiller cette pol&eacute;mique occult&eacute;e.<\/p>\n<p>\tOr, en histoire, ce sont les pol&eacute;miques rejet&eacute;es dans le silence, qui, une fois replac&eacute;es au grand jour font avancer la connaissance de la r&eacute;alit&eacute; pass&eacute;e.<\/p>\n<p>\tRobert Borgel, tortur&eacute; dans son int&eacute;grit&eacute;, relate n&eacute;anmoins en quelques lignes la brutalit&eacute; morale de cette pol&eacute;mique : &laquo; De toutes les servitudes de l&rsquo;occupation, le travail forc&eacute;, et son compl&eacute;ment le recrutement des travailleurs, par les Juifs eux-m&ecirc;mes, est sans conteste la plus p&eacute;nible, la plus odieuse. &raquo;<\/p>\n<p>\tCependant, il me semble que dans ces conditions de servitude, il aurait &eacute;t&eacute; plus moral que les chefs de la Communaut&eacute; fasse r&eacute;gner une certaine &eacute;galit&eacute; dans le recrutement des travailleurs forc&eacute;s, sans autre discrimination que leur &eacute;tat de sant&eacute; et les comp&eacute;tences qui les rendaient r&eacute;ellement indispensables &agrave; la bonne marche de la Communaut&eacute; sous le joug nazi.<\/p>\n<p>\tMalheureusement, nous devons reconna&icirc;tre que, selon le cours habituel des choses, les fils et les proches des notables n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; envoy&eacute;s dans les camps.<\/p>\n<p>\tC&rsquo;est ce qui a d&eacute;cid&eacute; l&rsquo;&eacute;crivain Albert Memmi &agrave; renoncer, par sentiment moral, &agrave; sa dispense pour &eacute;tat de sant&eacute; et de quitter la place dont on l&rsquo;avait gratifi&eacute;, de droit, dans les bureaux de la communaut&eacute;. Il la quitta pour s&rsquo;enr&ocirc;ler dans les Camps : &laquo; Comment puis-je y rester alors que tous les jeunes Juifs sont battus, humili&eacute;s, assassin&eacute;s dans les camps ! A la grande stupeur des directeurs de notre bureau, et &agrave; l&rsquo;&eacute;tonnement de mes camarades qui se moquent de moi et me portent tout &agrave; la fois du respect, je demande que l&rsquo;on me joigne aux travailleurs. Je ne recherche m&ecirc;me pas une once de fiert&eacute; par cette d&eacute;cision, et il est fort possible que je me conduise comme un imb&eacute;cile. [&hellip; ] Puisque ma chance m&rsquo;a dot&eacute; d&rsquo;un certain niveau de culture, j&rsquo;irai dans le camp aider les autres. &raquo;<\/p>\n<p>\tRobert Borgel, dans son livre, ne parle que d&rsquo;une mani&egrave;re vague des &laquo; imperfections &raquo; du service de recrutement qu&rsquo;avait mis en place Paul Ghez. Mais il corrige de suite l&rsquo;impression que pourrait cr&eacute;er dans l&rsquo;esprit du lecteur cette remarque en soulignant que &laquo; tel quel, avec ses imperfections m&ecirc;mes, ce r&ocirc;le ingrat devait &ecirc;tre assum&eacute;. Certains seraient tent&eacute;s de puiser, dans des griefs particuliers, un ressentiment &agrave; l&rsquo;encontre du service; d&rsquo;autres, s&rsquo;&eacute;cartant de la r&eacute;alit&eacute;, oublient de reconna&icirc;tre l&rsquo;&eacute;tat de n&eacute;cessit&eacute; &raquo; . Argument fumeux.<\/p>\n<p>\tAlbert Memmi, dans son livre &lsquo;La statue de Sel&rsquo;, est plus pr&eacute;cis que Borgel et nous rappelle qu&rsquo;un des notables insista sur le fait que les chefs de la Communaut&eacute; avaient d&eacute;cid&eacute; sciemment de cette discrimination : &laquo; J&rsquo;ai voulu sauver l&rsquo;&eacute;lite de la communaut&eacute;, avait expliqu&eacute; sans rire un des notables &raquo;&eacute;crit Memmi .<\/p>\n<p>\tIl est bien entendu que ce r&ocirc;le ingrat, impos&eacute; aux Chefs de la Communaut&eacute; par les nazis, devait &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute; afin d&rsquo;&eacute;viter le chaos qu&rsquo;auraient cr&eacute;&eacute; les repr&eacute;sailles nazies s&rsquo;il n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; accompli.<br \/>\n\tMais ce que nous soutenons, c&rsquo;est que justement dans cet &eacute;tat de choses et afin d&rsquo;&eacute;viter les haines au sein de la communaut&eacute; dans ces moments difficiles, les notables auraient d&ucirc; aiguiser plus en encore leur sens moral et &eacute;viter les in&eacute;galit&eacute;s bas&eacute;es sur les hi&eacute;rarchies sociales. Le renforcement de la solidarit&eacute; communautaire &eacute;tait un &eacute;l&eacute;ment vital pour celle-ci afin de survivre d&eacute;cemment aux affres nazies. Au moment o&ugrave; les agents du Protectorat fran&ccedil;ais, sous l&rsquo;ordre de Vichy, avaient retir&eacute; leur responsabilit&eacute; sur les agissements nazis contre les Juifs, et o&ugrave; certains courants au sein de la soci&eacute;t&eacute; tunisienne poussaient le petit peuple &agrave; collaborer avec les nazis, les responsables de la Communaut&eacute; auraient d&ucirc; exprimer plus encore, et au grand jour, leur sens moral et oublier leurs privil&egrave;ges de notables.<\/p>\n<p>\tOr, ce manquement impardonnable a &eacute;t&eacute; tu.<\/p>\n<p>\tLe mettre &agrave; jour, apr&egrave;s 67 ans, me semble imp&eacute;ratif, afin que notre &laquo; m&eacute;moire &raquo; soit plus proche de la r&eacute;alit&eacute; pass&eacute;e et que les mus&eacute;es Historiques qui nous la relatent ne demeurent vaines entreprises.<br \/>\n\tN&rsquo;oublions pas que les dangers encourus par les &laquo; enr&ocirc;l&eacute;s &raquo; &eacute;taient mortels,qu&rsquo;ils &eacute;taient soumis chaque jour &agrave; des bombardements.<\/p>\n<p>\tPaul S&eacute;bag les &eacute;voque dans son livre &laquo; Histoire des Juifs de Tunisie Des origines &agrave; nos jours, Paris, 1991. &laquo; Ce sont surtout les bombardements incessants auxquels ils &eacute;taient expos&eacute;s qui faisaient de leur vie un enfer et amen&egrave;rent nombre d&rsquo;entre eux &agrave; s&rsquo;&eacute;vader . &raquo; Et Robert Borgel souligne, &agrave; la page 333 de son livre : &laquo; Bombardements, des travailleurs tombent. C&rsquo;est &agrave; chaque fois la plaie qui s&rsquo;ouvre, saigne devant la douleur, d&rsquo;autant plus &eacute;mouvante qu&rsquo;elle est parfois muette et contract&eacute;e, d&rsquo;une pauvre m&egrave;re &agrave; qui on rapporte, atrocement mutil&eacute;s, les restes de son fils &raquo;.<br \/>\n\t&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16072,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[188,485,19,18,20,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-2340","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-albert-memmi","category-claude-nataf","category-europe","category-histoire","category-juif","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2340","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2340"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2340\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16072"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2340"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2340"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2340"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}