{"id":2406,"date":"2013-10-31T02:47:44","date_gmt":"2013-10-31T02:47:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2406"},"modified":"2018-04-02T20:02:18","modified_gmt":"2018-04-02T20:02:18","slug":"herbert-pagani-un-prince-dor-riant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/herbert-pagani-un-prince-dor-riant\/","title":{"rendered":"Herbert Pagani, un prince d\u2019or riant\u2026"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"articleHead\">\n<p>\n\t\tHerbert Pagani, un prince d&#39;or riant&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"articleMain\">\n<p>\n\t\t<span>Herbert Pagani, un prince d&#39;or riant&hellip;<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span><em>Herbert Pagani est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le <\/em><span class=\"lien_externe\"><em>16<\/em><\/span><span class=\"lien_externe\"><em>ao&ucirc;t<\/em><\/span><span class=\"lien_externe\"><em>1988<\/em><\/span><em>, &agrave; l&#39;h&ocirc;pital West Palm Beach de <\/em><span class=\"lien_externe\"><em>Miami<\/em><\/span><em>, en <\/em><span class=\"lien_externe\"><em>Floride<\/em><\/span><em>, d&#39;une leuc&eacute;mie foudroyante. Il repose dans un cimeti&egrave;re &agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie de Tel-Aviv.Italien n&eacute; en Lybie, fran&ccedil;ais par attirance, juif par vocation, saltimbanque par &eacute;l&eacute;gance, il n&#39;a eu de cesse de rentrer en r&eacute;volte, de partager son amour, de donner &agrave; entendre, &agrave; percevoir, &agrave; &eacute;mouvoir.En ce jour anniversaire (en dates civiles) de son d&eacute;c&egrave;s, il n&#39;est pas inutile de ramener ce personnage hors du commun dans la lumi&egrave;re.<\/em> <strong> <\/strong><br \/>\n\t\tHerbert Avraham Haggiag Pagani, dit Herbert Pagani, est n&eacute; le <span class=\"lien_externe\">25<\/span> <span class=\"lien_externe\">avril<\/span> <span class=\"lien_externe\">1944<\/span> &agrave; <span class=\"lien_externe\">Tripoli<\/span> dans une famille <span class=\"lien_externe\">juive libyenne<\/span>. Destin hors du commun d&#39;un homme qui n&#39;aura jamais rien fait comme tout le monde, le regard toujours en &eacute;veil et caressant la lumi&egrave;re. Il &eacute;tait dessinateur, peintre, compositeur, auteur de chansons et interpr&egrave;te, po&egrave;te, &eacute;crivain, com&eacute;dien, journaliste et chroniqueur &agrave; la radio. De ses origines italiennes et libyennes, il a en toutes circonstances conserv&eacute; la chaleur m&eacute;diterran&eacute;enne, et transport&eacute; avec lui le sable du d&eacute;sert et les scories du V&eacute;suve. &quot;<em>Fils du printemps et d&#39;une juive,<\/em><em> En pleine nuit, j&#39;ai vu le jour,<\/em><em> Tu &eacute;tais bleue, j&#39;&eacute;tais olive,<\/em><em> Entre nous deux ce fut l&#39;amour.&quot;<span class=\"lien_externe\"><strong>[1]<\/strong><\/span><\/em>Il fit connaitre au public transalpin Brel, Ferr&eacute;, Piaf, Barbara, Mouloudji, et bien d&#39;autres chanteurs fran&ccedil;ais qui faisaient partie de son monde. Il c&eacute;l&eacute;bra ainsi cette France qu&#39;il aimait tant, celle du &quot;<em>vieux p&egrave;re Hugo<\/em>&quot;, des po&egrave;tes, des peintres enchant&eacute;s. Mais fort de ce double envo&ucirc;tement, c&#39;est aux fran&ccedil;ais qu&#39;il chanta l&#39;Italie. &quot;Concerto d&#39;Italie&quot; est son premier disque, paru en 1971. Il d&eacute;bute ainsi:<em>&quot; Dring, dring&hellip; sonnerie du t&eacute;l&eacute;phone.<\/em>&#8211; <em>Allo?<\/em>&#8211; <em>Vous avez demand&eacute; &agrave; &ecirc;tre r&eacute;veill&eacute;!<\/em>&#8211; <em>Ah oui, par vous. Mon nom est Herbert Pagani, et le v&ocirc;tre?<\/em>&#8211; <em>Il est sept heures, r&eacute;pond s&egrave;chement la standardiste.&quot;<\/em>Herbert Pagani, d&egrave;s lors resta toujours en &eacute;veil. Il chanta les travailleurs immigr&eacute;s, la violence, la s&egrave;cheresse de sa terre &quot;rouge orange&quot;, les enfants qui quittent la maison, les hommes m&eacute;diterran&eacute;ens et leurs errances. Il chanta aussi la Venise des palais qui se d&eacute;sagr&egrave;gent, des touristes, des faux-semblants, des ordures et des dorures, de l&#39;amour, des &quot;<em>seins gonfl&eacute;s des cath&eacute;drales<\/em>&quot;. Ces chansons sont &eacute;ruptives, chaleureuses, pleines de lucidit&eacute; et de d&eacute;samour, mais aussi d&#39;embrasements amoureux, de lyrisme. L&#39;ann&eacute;e suivante, en 1972, il proposa &quot;M&eacute;galopolis&quot;, une &oelig;uvre ambitieuse, une sorte de conte philosophique, visionnaire, &eacute;clair&eacute;, d&#39;ordre apocalyptique, qui &eacute;non&ccedil;ait les &eacute;ch&eacute;ances propos&eacute;es &agrave; la terre, et pr&ocirc;nait la fuite pour tout pr&eacute;alable &agrave; une reconstruction, qui, n&eacute;cessairement, devait faire suite &agrave; la destruction du monde r&eacute;el. Cette vision &eacute;tait indissociable de celle du juda&iuml;sme qui commen&ccedil;ait &agrave; poindre dans les chansons d&#39;Herbert Pagani. Les proph&eacute;ties des sages d&#39;Isra&euml;l nous renvoient &agrave; de telles descriptions, &agrave; de tels bouleversements, &agrave; des d&eacute;luges de feu et de flammes. Il &eacute;non&ccedil;ait, mais il d&eacute;non&ccedil;ait aussi le gigantisme, la bestialit&eacute;, la soumission, la vassalit&eacute;, la complaisance. Herbert &quot;<em>aboie toutes les nuits ses s&eacute;r&eacute;nades<\/em>&quot; devant les gratte-ciels &eacute;cras&eacute;s de solitude. Il &eacute;voque la drogue, les travers humains vus par les yeux d&#39;un chauffeur de taxi, les soldats, les guerres, la ville tentaculaire, ses tapis-roulants, ses rues encombr&eacute;es, ses entreprises, le dieu argent, les soci&eacute;t&eacute;s, et tous ceux qui s&#39;affranchissent, en puisant dans Marx ou J&eacute;sus leurs slogans de club Med&#39;. Mais il magnifie aussi l&#39;amour, le d&eacute;sir, la frivolit&eacute;, l&#39;esp&eacute;rance. Il se construit son &quot;Arche de No&eacute;&quot;, son &quot;Chez-nous&quot; qui sent &quot;la soupe et le b&eacute;b&eacute; dormant&quot;, son ilot de r&eacute;sistance et fuit la d&eacute;solation, l&#39;apocalypse. Il suit le vol de la colombe et pr&eacute;pare le &quot;Printemps d&#39;apr&egrave;s la fin du monde&quot;. La voix d&#39;Herbert Pagani prononce alors les mots du &quot;Chema Isra&euml;l&quot;, avec recueillement et &eacute;motion. En 1975 son disque &quot;Les ann&eacute;es de la rage et les heures de l&#39;amour&quot;, &oelig;uvre embl&eacute;matique, entame avec ferveur le parcours profond&eacute;ment juif d&#39;Herbert. La chanson &quot;l&#39;&eacute;toile d&#39;or&quot; fera le tour du monde. Elle d&eacute;crit par ellipses le destin du peuple juif, ses p&eacute;r&eacute;grinations, ses souffrances, et l&#39;implacabilit&eacute; de ceux qui le traquent encore, alors qu&#39;il est de retour sur sa terre. Sur les pochettes de disque il arbore souvent son &eacute;toile de David, comme une r&eacute;f&eacute;rence, comme un slogan, comme un aveu.<em><em>&quot;Le temps de tracer un sillon,<\/em><\/em><\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Un coup de feu &agrave; l&#39;horizon.<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Il bascula dans la poussi&egrave;re.<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Du sang par terre et, sur son front,<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Une &eacute;toile d&#39;or&quot;<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>&quot;<em>Cet homme partageait son temps<\/em><em> <\/em><em> Entre son Dieu et ses enfants,<\/em><\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Entre son champ et ses pri&egrave;res<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Et n&#39;avait qu&#39;un petit tr&eacute;sor :<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Une &eacute;toile d&#39;or&#8230;&quot;<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span><em>&quot;Le temps de tracer un sillon,<\/em><\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Un coup de feu &agrave; l&#39;horizon.<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Il bascula dans la poussi&egrave;re.<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Du sang par terre et, sur son front,<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Une &eacute;toile d&#39;or&quot;<\/span><\/p>\n<p>\n\t\t<span>Le 11 novembre 1975, au micro d&#39;Europe N&deg;1, il proclama le &quot;plaidoyer pour ma terre&quot;, en r&eacute;action &agrave; l&#39;adoption par l&#39;ONU d&#39;une r&eacute;solution assimilant le sionisme &agrave; une forme de racisme. Ce plaidoyer sert depuis de drapeau, de r&eacute;ponse, d&#39;affirmation de soi &agrave; des milliers de juifs sur toute la plan&egrave;te bleue. Sa rigueur, ses analyses, sa profession de foi, feront l&#39;admiration de tous. Il renvoie ainsi l&#39;image d&eacute;t&eacute;rior&eacute;e de son peuple &agrave; d&#39;autres espaces vides:<em>&quot;Remettre en question, voir plus loin, changer le monde pour changer de destin, tel fut le destin de mes Anc&ecirc;tres&hellip;la religion, la culture, l&#39;id&eacute;al r&eacute;volutionnaire d&#39;un c&ocirc;t&eacute;, les portefeuilles et les banques de l&#39;autre, sont les seules valeurs transportables, les seules patries possibles pour ceux qui n&#39;ont pas de patrie. Et maintenant qu&#39;il en existe une, l&#39;antis&eacute;mitisme rena&icirc;t de ses cendres&#8230;- pardon, de nos cendres -et s&#39;appelle antisionisme. Il s&#39;appliquait aux individus, il s&#39;applique &agrave; une nation&hellip;Isra&euml;l est un ghetto, J&eacute;rusalem, c&#39;est Varsovie&#8230;Les nazis qui nous assi&egrave;gent parlent l&#39;arabe&hellip;ce fut l&#39;Inquisition, les b&ucirc;chers et plus tard les &eacute;toiles jaunes. Auschwitz n&#39;est qu&#39;un exemple industriel de g&eacute;nocide, mais il y a eu des g&eacute;nocides artisanaux par milliers&hellip;Je ne veux plus &ecirc;tre adopt&eacute;.<br \/>\n\t\tJe ne veux plus que ma vie d&eacute;pende de l&#39;humeur de mes propri&eacute;taires. Je ne veux plus &ecirc;tre un citoyen-locataire.<br \/>\n\t\tJ&#39;en ai assez de frapper aux portes de l&#39;Histoire et d&#39;attendre qu&#39;on me dise : &quot;Entrez.&quot; Je rentre et je gueule ! Je suis chez moi sur terre et sur terre j&#39;ai ma terre : elle m&#39;a &eacute;t&eacute; promise, elle sera maintenue. Qu&#39;est ce que le Sionisme? &Ccedil;a se r&eacute;duit &agrave; une simple phrase :&quot;L&#39;an prochain &agrave; J&eacute;rusalem.&quot; &hellip;&Agrave; ceux qui me disent : &quot;Et les Palestiniens ?&quot;, je r&eacute;ponds : &quot;Je suis un Palestinien d&#39;il y a 2000 ans. Je suis l&#39;opprim&eacute; le plus vieux du monde.&quot;&hellip; Descartes avait tort : je pense donc je suis, &ccedil;a ne veut rien dire. Nous, &ccedil;a fait 5000 ans qu&#39;on pense, et nous n&#39;existons toujours pas.<\/em><em>Je me d&eacute;fends, donc je suis.&quot;<\/em>Tout est dit, et cette prise de position nous honore. La m&ecirc;me ann&eacute;e paraitra le disque &quot;peintures&quot;, o&ugrave; se retrouvent tous les th&egrave;mes chers &agrave; Herbert Pagani: l&#39;amour, les histoires d&#39;enfance, les d&eacute;chirures <em>(&quot;Moi ma vie, c&#39;est comme un hall de gare, plein de colis perdus de rendez-vous qu&#39;on manque&quot;<\/em>), les couleurs de l&#39;automne, les teintes de l&#39;existence, la palette de toutes les &eacute;motions, le racisme, l&#39;injustice: &quot;Tu commences &agrave; comprendre pourquoi je m&#39;inqui&egrave;te, quand je vois le m&eacute;pris qu&#39;ont parfois tes enfants, pour les noirs, les arabes, les juifs, les gitans, qui n&#39;ont pas le talent, de passer pour po&egrave;tes&quot;. Cet &eacute;corch&eacute; juif sanctifie la vie, la remercie: <em>&quot;Merci l&#39;existence, pour les bruits du monde&hellip;&quot;.<\/em> Il sublime l&#39;amiti&eacute;:<em>&quot;C&rsquo;est plus fort que les liens de famille, Et c&rsquo;est moins compliqu&eacute; que l&rsquo;amour. Et c&rsquo;est l&agrave; quand t&rsquo;es rond comme une bille, Et c&rsquo;est l&agrave; quand tu cries au secours&hellip;C&rsquo;est la banque de toutes les tendresses, C&rsquo;est une arme pour tous les combats. Ca r&eacute;chauffe, et &ccedil;a donne du courage, Et &ccedil;a n&rsquo;a qu&rsquo;un slogan : &laquo; On partage. &raquo;<\/em>Mais Herbert est fatigu&eacute;. Il est lass&eacute; des tourn&eacute;es, des routes qu&#39;il sillonne, des tours de chant. Il fuit &quot;<em>Paris, capitale-poubelle<\/em>&quot;, et il <em>&quot;fuit les affiches qui l&#39;engueulent en couleurs&quot;<\/em>. Il se fuit lui-m&ecirc;me et cherche &agrave; s&#39;extraire de cette vie expos&eacute;e qui l&#39;insupporte. Il ne veut plus se retrouver happ&eacute; par la solitude, au sortir de ses spectacles, traversant des couloirs froids, avec sur les &eacute;paules son &quot;<em>vieux pull d&#39;arlequin<\/em>&quot;. Il se remet &agrave; peindre, retourne dans sa ville, &agrave; Milan, quitte son appartement de la rue Caulaincourt, et se r&eacute;habitue &agrave; des plaisirs discrets, intenses. Il collecte des mat&eacute;riaux sur le sable des plages, il court pieds nus dans l&#39;eau, et emplit des valises de feuilles Canson, recouvre ses toiles de peintures criardes, et se met &agrave; &eacute;crire. Il publiera &quot;Pr&eacute;histoire d&#39;amour&quot; (Editions Robert Laffont). Il retrouve la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et l&#39;envie de faire, de chanter, de transmettre, et se pr&eacute;pare &agrave; revenir sur sc&egrave;ne. Mais, il est victime d&#39;une maladie qui ne lui laissera pas le temps d&#39;entrevoir un deuxi&egrave;me d&eacute;part. Il est enterr&eacute; l&agrave; o&ugrave; il en avait &eacute;mis le d&eacute;sir, en terre d&#39;Isra&euml;l, celle qui lui br&ucirc;lait <em>&quot;les yeux, et le c&oelig;ur, et la t&ecirc;te&quot;<\/em>, celle qui dansait sur les bords de la mer m&eacute;diterran&eacute;e qu&#39;il ch&eacute;rissait, <em>&quot; Petit mouchoir tout bleu parmi les lauriers roses, [vsw id=&quot;i4meJle3rQw&quot; source=&quot;youtube&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; autoplay=&quot;no&quot;]<br \/>\n\t\tBleu comme une ecchymose apr&egrave;s un long baiser..&quot;.<\/em>Il &eacute;tait brun, ardent, exub&eacute;rant. Il disait:&quot;<em>c&#39;est dans l&#39;huile d&#39;olive que je cuis mes chansons, et je parle des mains, et j&#39;adore ma m&egrave;re&hellip;&quot;<\/em> Il aimait &quot;les applaudissements qui chauffent aussi fort qu&#39;un soleil d&#39;Italie&quot;. Il &eacute;tait juif par amour et par filiation: <em>&quot;On n&#39;est pas danois et je crois que &ccedil;a se voit. C&#39;est les vitamines de nos pays d&#39;origine&quot;.<\/em>La derni&egrave;re chanson de son dernier disque est proph&eacute;tique: &quot;Ce n&#39;est qu&#39;un au-revoir&quot;.<em>&quot;Ce n&#39;est qu&#39;un au-revoir, mes fr&egrave;res, ce n&#39;est qu&#39;un au-revoir. Couvrez-vous bien, car le vent de l&#39;hiver, est un voyou qui vous cherche bagarre&hellip;On applaudit&hellip;tous ces artistes qui bossent derri&egrave;re, et vous disent comme moi, &agrave; bient&ocirc;t&hellip;&quot;<\/em>A bient&ocirc;t Herbert&hellip;<strong>Yaacov ben Denoun &quot;Yarcov&quot;<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<span><span class=\"lien_externe\">[1]<\/span> Chanson &quot;M&eacute;diterran&eacute;e&quot;<\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Herbert Pagani, un prince d&#39;or riant&hellip; &nbsp; Herbert Pagani, un prince d&#39;or riant&hellip; Herbert Pagani est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 16ao&ucirc;t1988, &agrave; l&#39;h&ocirc;pital West Palm Beach de Miami, en Floride, d&#39;une leuc&eacute;mie foudroyante. 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