{"id":24170,"date":"2026-09-29T21:19:03","date_gmt":"2026-09-29T21:19:03","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=24170"},"modified":"2026-09-30T01:54:22","modified_gmt":"2026-09-30T01:54:22","slug":"le-mossad-a-sauve-les-juifs-de-bizerte-par-ftouh-souhail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-mossad-a-sauve-les-juifs-de-bizerte-par-ftouh-souhail\/","title":{"rendered":"Le Mossad a sauv\u00e9 les Juifs de Bizerte, par Ftouh Souhail"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<\/div><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<hr\/>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p><b> Un extrait d\u2019un\u00a0 article d\u2019Isra\u00ebl Magazine, dans son num\u00e9ro 102 (janvier 2010), revient cette semaine sur une page peu connue de l\u2019histoire tunisienne contemporaine \u00e0 savoir la situation des juifs tunisiens dans la tourmente des \u00e9v\u00e9nements de Bizerte (nord de Tunisie) au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante du si\u00e8cle pass\u00e9.<\/b><\/p>\n<p><b> La nuit de ce samedi soir de septembre 1961 ne s\u2019effacera jamais du c\u0153ur de Maurice Matok qui a t\u00e9moign\u00e9 comment le service secret \u00a0isra\u00e9lien a sauv\u00e9 les membres de la communaut\u00e9 juive de cette ville tunisienne .Ce fut la nuit de l\u2019exode, \u00ab de l\u2019obscurit\u00e9 vers la lumi\u00e8re \u00bb exactement comme la sortie des H\u00e9breux d\u2019Egypte. Sortie pour \u00eatre plus exact, de la terreur, de Bizerte, ville portuaire tunisienne en guerre, partag\u00e9e entre Fran\u00e7ais et Tunisiens qui se battent entre eux. Et au milieu, quelques centaines de Juifs menac\u00e9s, qui entendent leurs voisins arabes dire : \u00ab Attendez, d\u00e8s que les Fran\u00e7ais seront partis, on s\u2019occupera de vous \u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> Avec le d\u00e9part des Fran\u00e7ais, et l&rsquo;Ind\u00e9pendance de <st1:personname>la Tunisie<\/st1:personname> en1956, seule la grande base navale de Bizerte \u00e9tait rest\u00e9e entre leurs mains. A cot\u00e9, il y avait une base anti-nucl\u00e9aire. En 1961, les Tunisiens avaient exig\u00e9 l\u2019\u00e9vacuation des Fran\u00e7ais de Bizerte, l\u2019\u00e9t\u00e9 de cette m\u00eame ann\u00e9e vit le d\u00e9but des combats en ville entre Fran\u00e7ais et Tunisiens. Il y a eut des centaines de morts.<\/b><\/p>\n<p><b> Les Tunisiens \u00e9chou\u00e8rent dans leur tentative de conqu\u00e9rir le port de Bizerte et les parachutistes fran\u00e7ais reprirent m\u00eame la nouvelle ville. Les quelques 1.200 Juifs de Bizerte se trouvaient dans une situation difficile car les Tunisiens les accusaient mensong\u00e8rement d\u2019avoir coop\u00e9r\u00e9 avec les Fran\u00e7ais. Au d\u00e9but de septembre 1961, la situation empirait. Le d\u00e9part des Fran\u00e7ais n\u2019\u00e9tait qu\u2019une question de temps et les Indig\u00e8nes mena\u00e7aient de se venger sur les Juifs tout de suite apr\u00e8s le d\u00e9part des fran\u00e7ais. Avant m\u00eame leur d\u00e9part, quelques Juifs furent arr\u00eates et accus\u00e9s d\u2019espionnage et de men\u00e9es subversives.<br \/> <\/b><\/p>\n<p><b> Ha\u00efm Ya\u00efche, peintre en b\u00e2timent \u00e0 la retraite, \u00e0 Ashdod, se souvient : \u00ab Le samedi matin, on nous a dit : \u00ab Soyez pr\u00eats, pr\u00e9parez vos valises, le soir nous viendrons vous chercher. A plusieurs reprises, nous fumes sur le point de partir, mais il y avait de la confusion et tout est tomb\u00e9 \u00e0 l\u2019eau. Mais le samedi soir, on a r\u00e9quisitionn\u00e9 toutes les voitures appartenant \u00e0 des Juifs et on nous a ramass\u00e9s chez nous. Dans nos valises, on n\u2019avait que le strict n\u00e9cessaire. J\u2019ai verrouill\u00e9 la maison et j\u2019ai pris les cl\u00e9s. A qui l\u2019aurais-je confi\u00e9e ? \u00bb<\/b><\/p>\n<p><b> Quelques mois apr\u00e8s\u00a0 ces \u00e9v\u00e9nements, il\u00a0 n&rsquo;y avait plus aucun juif \u00e0 Bizerte. La communaut\u00e9 de cette ville, forte dans les ann\u00e9es 50 de quelques milliers de personnes, s&rsquo;\u00e9tait fortement r\u00e9duite notamment \u00e0 la suite de la guerre de Bizerte, et les quelques personnes qui \u00e9taient rest\u00e9es avaient fini par partir ou \u00e9taient d\u00e9c\u00e9d\u00e9es. La synagogue de la ville fut convertie en biblioth\u00e8que municipale, et le cimeti\u00e8re fut saccag\u00e9 pour des raisons non \u00e9lucid\u00e9es : vandalisme, vol de marbres, raisons politiques ?<br \/> <\/b><\/p>\n<p><b> Apres le d\u00e9part des fran\u00e7ais,\u00a0 les Juifs\u00a0 de Bizerte partirent en masse, les uns \u00e0 Paris, les autres en Isra\u00ebl comme Maurice Matok ou Ha\u00efm Ya\u00efche .C\u2019est \u00e0 la suite de\u00a0 ce conflit avec <st1:personname>la France<\/st1:personname> en 1962 sur la base de Bizerte que les juifs\u00a0 ont \u00e9taient d\u00e9sign\u00e9 comme bouc \u00e9missaire. Et entre temps, de 1956 \u00e0 1962 ils\u00a0 ont\u00a0 v\u00e9cus dans un climat de peur\u00a0 jusqu\u2019en 1967 ou\u00a0 la violence antijuive s\u2019accentua avec des miliciens qui se veng\u00e8rent directement sur les synagogues et les magasins juifs. Gr\u00e2ce\u00a0 \u00e0 l\u2019action de sauvetage men\u00e9e sous\u00a0 la protection du Mossad des centaines de Tunes ont pu fuir les pers\u00e9cutions syst\u00e9matiques men\u00e9s contre eux \u00e0 Bizerte.<br \/> <\/b><\/p>\n<p><b> Organis\u00e9s localement avec l&rsquo;encouragement du gouvernement et de la police, les auteurs de <em> pogroms<\/em>violaient et tuaient leurs victimes <em>juives<\/em>et pillaient leurs biens. En septembre 1961, c\u2019est un v\u00e9ritable pogrom qu\u2019ont connu les juifs en Tunisie pendant la crise de Bizerte. Des centaines de familles juives ont d\u00fb quitter leurs biens, leurs terres, leurs racines. Arriv\u00e9 en France en 1961 les juifs de Bizerte \u00a0tent\u00e8rent d\u2019\u00e9chapper aux pogroms laissant tout\u00a0 derri\u00e8re eux.<br \/> <\/b><\/p>\n<p><b> Ceux qui sont rest\u00e9s dans le pays apr\u00e8s 1962 peuvent \u00a0raconter par o\u00f9 ils sont pass\u00e9s. La tension en Tunisie\u00a0 montait chaque jour \u00e0 l\u00b4\u00e9gard des juifs \u00e0 partir de 1967. Menac\u00e9, spoli\u00e9, \u00a0intimid\u00e9, vol\u00e9 et humilier, la communaut\u00e9 juive a finalement \u00a0d\u00e9cid\u00e9 de partir \u201cune main devant une main derri\u00e8re\u201d.<\/b><\/p>\n<p><b> Ftouh Souhail <\/b><\/p>\n<p> <\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un extrait d\u2019un\u00a0 article d\u2019Isra\u00ebl Magazine, dans son num\u00e9ro 102 (janvier 2010), revient cette semaine sur une page peu connue de l\u2019histoire tunisienne contemporaine \u00e0 savoir la situation des juifs tunisiens dans la tourmente des \u00e9v\u00e9nements de Bizerte (nord de Tunisie) au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante du si\u00e8cle pass\u00e9. 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