{"id":24201,"date":"2026-09-29T21:19:00","date_gmt":"2026-09-29T21:19:00","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=24201"},"modified":"2026-09-30T01:54:43","modified_gmt":"2026-09-30T01:54:43","slug":"de-tunis-a-auschwitz-alfred-valensi-naissance-du-sionisme-tunisien-par-elia-boccara","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/de-tunis-a-auschwitz-alfred-valensi-naissance-du-sionisme-tunisien-par-elia-boccara\/","title":{"rendered":"De Tunis \u00e0 Auschwitz, Alfred Valensi : Naissance du Sionisme Tunisien, par Elia Boccara"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<hr\/>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p><b> par Elia Boccara (Milan)<\/b><\/p>\n<p><b> En Juin 1906 paraissait sur la <i>Revue Politique et Parlementaire <\/i>de Paris un long essai ayant pour titre <i>Le Sionisme<\/i>, \u00e9crit par Alfred Valensi, un jeune avocat juif de Tunis. Valensi faisait partie de la Communaut\u00e9 Juive Portugaise, dont d\u2019autres Valensi, ses parents, furent pr\u00e9sidents pendant un si\u00e8cle environ. N\u00e9 en 1878, Alfred Valensi \u00e9tait citoyen autrichien, car son p\u00e8re \u00e9tait un haut fonctionnaire du Consulat d\u2019Autriche-Hongrie \u00e0 Tunis, tandis que les autres Valensi auxquels j\u2019ai fait allusion \u00e9taient devenus fran\u00e7ais et fonctionnaires, au XVIII\u00e8me et XIX\u00e8me si\u00e8cle, du Consulat de France. Grace \u00e0 une loi du Protectorat Fran\u00e7ais Alfred devint fran\u00e7ais en 1909. L\u2019inter\u00eat pr\u00e9coce pour le sionisme s\u2019explique si l\u2019on pense que dans son jeune \u00e2ge Valensi et le viennois Th\u00e9odore Herzl \u00e9taient compatriotes. L\u2019article qui nous occupe, qui fut distribu\u00e9 \u00e0 Tunis, sous forme d\u2019extrait, marque le d\u00e9but de la diffusion des id\u00e9aux de Herzl dans la capitale maghrebine. <\/b><\/p>\n<p><b> \u00abLe Sionisme est un mouvement nationaliste [&#8230;], c\u2019est \u00e0 dire un mouvement d\u2019\u00e9mamcipation nationale. C\u2019est un de ces nombreux mouvements nationalistes n\u00e9s au si\u00e8cle dernier et qui ont conduit \u00e0 l\u2019autonomie tant de peuples grands et petits [&#8230;], qui aspirent \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance\u00bb\u00a0: c\u2019est l\u00e0 le d\u00e9but de l\u2019article, qui fait allusion \u00e0 l\u2019\u00e9closion des nationalit\u00e9s en Europe. Impossible de taire le fait que Vladimir Jabotinsky sera un des grands admirateurs du <i> Risorgimento <\/i>italien et de ses principaux acteurs, mais en 1906 toute influence de Jabotinsky sur Valensi est exclue\u00a0: leur rencontre aura lieu beaucoup plus tard. Pour le jeune Alfred il est clair que \u00able territoire que le Sionisme veut donner au peuple juif est la Palestine. Pourquoi la Palestine\u00a0? Parce que c\u2019est pour les juifs la terre ancestrale, cette patrie perdue, dont le souvenir, objet d\u2019un amour profond et tendre, a \u00e9t\u00e9 fid\u00e8lement maintenu par les fils d\u2019Isra\u00e9l au cours de leur martyre pluris\u00e9culaire\u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> Reparcourant l\u2019histoire du peuple juif \u00e0 partir de 70 e.v.\u00a0, Valensi rappelle que la foi d\u2019Isra\u00e9l s\u2019exprimait dans le pass\u00e9 \u00e0 travers l\u2019attente \u00abna\u00efve et \u00e9mouvante d\u2019un Messie lib\u00e9rateur qui aurait ramen\u00e9 un jour les fils dispers\u00e9s d\u2019Isra\u00e9l dans leur ancienne patrie [&#8230;]. Pendant tout le Moyen Age et une bonne partie des temps modernes le patriotisme juif demeura li\u00e9 \u00e0 la religion\u00bb. Toutefois avec l\u2019\u00e9mancipation des juifs dans l\u2019Occident et la diffusion de la libre pens\u00e9e, pour eux \u00able dogme messianique devient purement symbolique. Il ne faut plus croire en un retour r\u00e9el d\u2019Isra\u00e9l en Palestine\u00a0: la promesse de ce retour a une signification uniquement spirituelle et sera le triomphe du monot\u00e9isme h\u00e9braique et de l\u2019\u00e9thique juive dans le monde\u00bb. C\u2019est l\u00e0 une \u00e9vidente allusion \u00e0 la <i>Science du Juda\u00efsme<\/i> et aux positions initiales du juda\u00efsme r\u00e9form\u00e9 (cf. La plateforme de Pittsburgh de 1885 et, un si\u00e8cle avant, la d\u00e9claration des juifs de Francfort, inspir\u00e9e par Mo\u00efse Mendelssohn). En contraste avec le juda\u00efsme de l\u2019Europe occidentale, dans l\u2019Erope orientale, chez les \u00e9lites intellectuelles \u00able sentiment national juif se d\u00e9pouille de plus en plus de son caract\u00e8re religieux [&#8230;] et le retour d\u2019Isra\u00e9l en Palestine appara\u00eet desormais comme le r\u00e9sultats n\u00e9cessaire des efforts personnels du peuple juif\u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> A la m\u00e9moire historique et au r\u00e9veil des nationalit\u00e9s Valensi ajoute, comme facteur catalysateur pour la naissance du Sionisme, la diffusion de l\u2019Antis\u00e9mitisme. Il parcourt les diff\u00e9rentes phases du pr\u00e9-sionisme du XIX\u00e8me si\u00e8cle et il rappelle les r\u00e9alisations des premiers pionniers, qui re\u00e7oivent une forte impulsion de la part des pogroms russes\u00a0: \u00abNous nous trouvons d\u00e9j\u00e0 en pr\u00e9sence d\u2019un v\u00e8ritable mouvement national. Mais ce mouvement manque d\u2019ampleur et de coh\u00e9sion [&#8230;]. Il manquait au Sionisme le grand ap\u00f4tre qui, en pr\u00e9cisant les id\u00e9es de ses pr\u00e9curseurs, devait proposer un programme d\u2019action, cr\u00e9er l\u2019organisation m\u00eame du mouvement et lui donner une vigoureuse impulsion. Le Sionisme attendait l\u2019homme qui devait \u00eatre en m\u00eame temps son Marx et son Lassalle. Cet homme fut Th\u00e9odore Herzl\u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> Apr\u00e8s avoir illustr\u00e9 le programme de Herzl, tel qu\u2019il l\u2019expose dans son <i>Der Judenstaat<\/i>, Valensi rapporte les enthousiasmes, mais aussi les hostilit\u00e9s, que cette publication \u00e9veilla dans le monde juif. Selon lui, au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle on pouvait consid\u00e9rer comme des ennemis du Sionisme\u00a0: 1) \u00abLes juifs occidentaux et, sauf de rares exceptions, les riches\u00bb, qui\u00a0 craignaient d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e9trangers dans leur pays natal, ces pays qui leur avaient accord\u00e9 <i>de jure, <\/i>mais pas toujours<i> de facto<\/i> les droits civils. 2) \u00abLes rabbins orthodoxes d\u2019Orient avant tout, croyants na\u00effs, qui attendaient et attendent toujours pour retourner \u00e0 Sion l\u2019intervention miraculeuse du Messie, et consid\u00e8rent donc le Sionisme, oeuvre purement humaine, comme un sacril\u00e8ge abominable\u00a0; puis les rabbins r\u00e9form\u00e9s, disciples plut\u00f4t sceptiques du philosophe populaire Mendelssohn, lesquels, de plus en plus indiff\u00e9rents vis-\u00e0-vis du destin du peuple juif, avaient effac\u00e9 de leurs livres de pri\u00e8res le nom m\u00eame de Sion\u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> Herzl r\u00e9pondit par le 1<sup>er<\/sup> Congr\u00e8s sioniste de B\u00e2le qui affirma que \u00able Sionisme a pour but la cr\u00e9ation en Palestine pour le peuple juif d\u2019une patrie garantie par le droit public\u00bb. D\u2019autres congr\u00e8s suivirent, parmi lesquels le 5<sup>\u00e8me<\/sup> vit la cr\u00e9ation du Keren Kayemet, aliment\u00e9 par les dons, dont les entr\u00e9es \u00e9taient destin\u00e9es par moiti\u00e9 \u00e0 l\u2019acquisition de terres en Isra\u00e9l, tandis que l\u2019autre moiti\u00e9 devait \u00eatre investie de mani\u00e8re diff\u00e9rente. Entre temps Herzl d\u00e9ployait une action diplomatique de grande envergure, sollicitant successivement l\u2019empereur allemand, le sultan turc et le cabinet anglais, qui proposa d\u2019accorder aux juifs une partie de l\u2019Ouganda, solution qui provoqua de violentes r\u00e9actions pendant le 6<sup>\u00e8me<\/sup> Congr\u00e8s et qui fut d\u00e9finitivement abandonn\u00e9e pendant le 7<sup>\u00e8me<\/sup>. Jusqu\u2019en 1904, ann\u00e9e de sa mort, Herzl poursuivit son action diplomatique, r\u00e9ussissant \u00e0 obtenir un document officiel russe (naturellement int\u00e9ress\u00e9) favorable \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un \u00e9tat juif en Palestine, et \u00e0 se faire recevoir en Italie par Victor Emmanuel III et par le pape Pie X\u00a0: l\u2019existence du Sionisme \u00e9tait donc officiellement reconnue. M\u00eame s\u2019il n\u2019avait pas encore r\u00e9ussi \u00e0 faire d\u00e9marrer son oeuvre de colonisation sur vaste \u00e9chelle, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent en Palestine \u00e0 travers son action capillaire et sa pr\u00e9sence dans diff\u00e9rents organismes \u00e9conomiques et culturels. <\/b><\/p>\n<p><b> Le credo politique de notre jeune avocat avait alors une couleur nettement socialiste et progressiste\u00a0: \u00abLe Sionisme est aussi un mouveent \u00e9conomique et social. La nationalisation du sol, l\u2019organisation coop\u00e9rative de la production, l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits civils de la femme font partie du programme \u00e9conomique et social du Sionisme\u00bb. L\u2019auteur se pr\u00e9sente par ailleurs comme un supporter du parti prol\u00e9taire sioniste <i>Poal\u00e9 Tsion<\/i>, n\u00e9 en Russie, qui \u00abadopte le programme du parti socialiste international, qui a pour but l\u2019abolition de la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste et l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un \u00e9tat socialiste\u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> Il est clair que le Sionisme d\u2019Alfred Valensi concerne en particulier les 8 millions de Juifs de l\u2019Europe de l\u2019Est, o\u00f9 vivaient les quatre cinqui\u00e8mes de la population juive de l\u2019\u00e9poque, plut\u00f4t que les Juifs occidentaux, qui \u00e9taient d\u00e9sormais int\u00e9gr\u00e9s. , c\u2019est \u00e0 dire ces Juifs \u00abqui diff\u00e8rent des peuples au sein desquels ils vivent par leur religion, par leurs coutumes, leurs traditions, leur langue (le <i>jiddish<\/i>), leur litt\u00e9rature, leurs tendances spirituelles [&#8230;]\u00a0; solidaires \u00e0 travers leur triste pr\u00e9sent,\u00a0 au milieu de ces souffrances indicibles et imm\u00e9rit\u00e9es qui ont renforc\u00e9 leurs aspirations populaires et fortifi\u00e9 les m\u00eames r\u00eaves parmi ces parias, les Juifs de l\u2019Europe de l\u2019Est forment bien un peuple dont la caract\u00e9ristique est une des plus nettes et des plus vigoureuses\u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> Alfred Valensi appartenait personnellement au monde s\u00e9farade, donc \u00e0 l\u2019Occident. Il cultivait donc un Sionisme \u00e9minemment altruiste. Mais quand nous apprenons qu\u2019une fois \u00e9tabli \u00e0 Paris il fut d\u00e9port\u00e9 \u00e0 Auschwitz en 1944, nous comprenons qu\u2019il s\u2019\u00e9tait tromp\u00e9 dans ses calculs\u00a0: le Sionisme concernait aussi les Juifs occidentaux, comme Herzl l\u2019avait pr\u00e9vu apr\u00e8s avoir assist\u00e9 au lynchage moral du capitaine Dreyfus de la part d\u2019une foule houleuse qui passa rapidement du cri \u00abmort au tra\u00eetre\u00a0!\u00bb au plus mena\u00e7ant \u00abmort aux Juifs\u00a0!\u00bb.<\/b><\/p>\n<p><b> Si Valensi avait \u00e9crit quelques ann\u00e9es plus tard son article il se serait aper\u00e7u qu\u2019un rabbin de Tunis, et non des moindres puisqu\u2019il \u00e9tait Grand Rabbin des Juifs livournais, Jacob Boccara, avait embrass\u00e9 avec enthousiasme la cause sioniste\u00a0: il fut le premier repr\u00e9sentant du juda\u00efsme tunisien au 10<sup>\u00e8me<\/sup> Congr\u00e8s sioniste de B\u00e2le en 1911. \u00c0 B\u00e2le le rabbin Boccara pol\u00e9miqua avec les ashkenazes   qui voulaient faire du <i>jiddish <\/i>la langue nationale juive et plaida la cause de l\u2019h\u00e9breu, langue dans laquelle il pronon\u00e7a enti\u00e8rement son discours. Par ailleurs au si\u00e8cle dernier, m\u00eame le juda\u00efsme r\u00e9form\u00e9 effa\u00e7a l\u2019ancien renoncement au retour dans la Terre Promise (Columbus Platform de 1937), alors que la majorit\u00e9 du juda\u00efsme orthodoxe embrassait la cause du Sionisme. <\/b><\/p>\n<p><b> Remarquons que Valensi \u00e9vitait toute allusion \u00e0 la population arabe de Palestine\u00a0: le probl\u00e8me isra\u00e9lo-palestinien \u00e9tait encore loin. J\u2019ai connu \u00e0 Paris Rapha\u00ebl Valensi, le fils d\u2019Alfred, qui est pour moi un cousin lointain. C\u2019est Rapha\u00ebl qui m\u2019a inform\u00e9 sur l\u2019\u00e9volution politique de son p\u00e8re. Dans son \u00e2ge m\u00fbr Alfred connut Jabotinsky et il rejoignit les rangs r\u00e9visionnistes. Il para\u00eet que la raison principale de son abandon de la gauche sioniste \u00e9tait l\u2019acceptation de la part de cette derni\u00e8re d\u2019une situation de subordination vis-\u00e0-vis du protecteur anglais\u00a0: Valensi craignait que l\u2019on mette de c\u00f4t\u00e9 l\u2019id\u00e9al d\u2019un \u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl ind\u00e9pendant. J\u2019ai pu lire une lettre de Jabotinsky\u00a0 \u00e0 Alfred Valensi, dans laquelle il l\u2019assurait de son estime et le remerciait pour le travail pr\u00e9cieux qu\u2019il effectuait en France. Par\u00a0 ailleurs la parent\u00e9 que Jabotinsky d\u00e9celait entre le Sionisme et les mouvements irr\u00e9dentistes europ\u00e9ens du XIX\u00e8me si\u00e8cle coincidait avec les th\u00e8ses que Valensi avait soutenu une quinzaine d\u2019ann\u00e9es auparavant. <\/b><\/p>\n<p><b> Rapha\u00ebl m\u2019a racont\u00e9 que pendant l\u2019occupation allemande de Paris, o\u00f9 sa famille habitait, son p\u00e8re l\u2019envoya tout de suite avec sa m\u00e8re \u00e0 Marseille, o\u00f9 ils purent \u00e9viter la d\u00e9portation, tandis qu\u2019Alfred ne voulut pas bouger de la capitale parce qu\u2019il avait ancore une t\u00e2che \u00e0 remplir et parce qu\u2019un capitaine n\u2019abandonne jamais un navire en danger\u00a0: il affronta courageusement le destin que le sort lui avait reserv\u00e9<\/b> <\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Elia Boccara (Milan) En Juin 1906 paraissait sur la Revue Politique et Parlementaire de Paris un long essai ayant pour titre Le Sionisme, \u00e9crit par Alfred Valensi, un jeune avocat juif de Tunis. Valensi faisait partie de la Communaut\u00e9 Juive Portugaise, dont d\u2019autres Valensi, ses parents, furent pr\u00e9sidents pendant un si\u00e8cle environ. N\u00e9 en&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":23296,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-24201","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24201","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24201"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24201\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":28164,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24201\/revisions\/28164"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23296"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24201"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24201"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24201"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}