{"id":24290,"date":"2026-09-29T21:19:06","date_gmt":"2026-09-29T21:19:06","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=24290"},"modified":"2026-09-30T01:55:51","modified_gmt":"2026-09-30T01:55:51","slug":"nos-ancetres-aurassi-epoque-arabe-de-983-a-1574-par-la-douda","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/nos-ancetres-aurassi-epoque-arabe-de-983-a-1574-par-la-douda\/","title":{"rendered":"Nos anc\u00eatres Aurassi : Epoque Arabe de 983 \u00e0 1574, par La Douda"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<hr\/><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<p><b> La Douda ( Agence de presse alternative )<\/p>\n<p> Nos anc\u00eatres Aurassi : Epoque Arabe de 983 \u00e0 1574<\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9poque ziride 1048-1148<\/p>\n<p> Les Fatimides, qui n&rsquo;avaient pas abandonn\u00e9 leur projet initial, \u00e9taient occup\u00e9s en Orient. Ils confi\u00e8rent l&rsquo;administration de la petite et lointaine Ifriqya au chef d&rsquo;une famille locale, les Ziri. Imprudence!<\/p>\n<p> En 1048, ce fut la rupture qui permit l&rsquo;\u00e9tablissement de la dynastie ziride.<\/p>\n<p> La Sicile, sous contr\u00f4le musulman depuis 827, fut reconquise en 1096 par Roger 1er, seigneur normand, qui devint ainsi Grand Comte de Calabre et de Sicile et gouverna cette \u00eele jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1101.<\/p>\n<p> En 1115, Ali, septi\u00e8me roi de Tunis dans la dynastie ziride, commen\u00e7a son r\u00e8gne en envoyant une flotte contre Djerba dont les habitants s&rsquo;\u00e9taient rebell\u00e9s et infestaient les c\u00f4tes d&rsquo;Afrique en y pratiquant la piraterie. Il se heurta ensuite, en 1117 \u00e0 la r\u00e9volte de Gab\u00e9s, soutenue par les troupes de Roger 2\u00b0, Comte de Sicile et successeur de Roger 1\u00b0, mais \u00e9choua et se replia sur Madhia, o\u00f9 il fut lui m\u00eame assi\u00e9g\u00e9, avant de pouvoir reprendre l&rsquo;avantage et de repousser les rebelles vers Gab\u00e9s.<\/p>\n<p> Le successeur d&rsquo;Ali, son fils Hassan, ne fut pas beaucoup plus heureux. Les d\u00e9sastres s&rsquo;accumul\u00e8rent. En 1125, les Normands de Sicile s&#8217;empar\u00e8rent de l&rsquo;\u00eele de Djerba. La situation \u00e9conomique \u00e9tait catastrophique et la famine s\u00e9vissait.<\/p>\n<p> Roger 2\u00b0 profita de l&rsquo;occasion et arma une flotte qu&rsquo;il r\u00e9unit pr\u00e8s de Pantelleria, avant de la lancer \u00e0 la conqu\u00eate des c\u00f4tes de l&rsquo;Ifriqya. Il s&#8217;empara de Tripoli en 1146, puis de Madhia, de Sfax et de Sousse en 1148. Il domina toute la contr\u00e9e qui s&rsquo;\u00e9tendait de Tripoli \u00e0 Tunis.<\/p>\n<p> Le huiti\u00e8me roi, Hassan, s&rsquo;enfuit. Il se r\u00e9fugia aupr\u00e8s de Abd El Moumen, fondateur de la dynastie Almohade et lui demanda de le r\u00e9tablir sur son tr\u00f4ne. Abd El Moumen se d\u00e9cida facilement \u00e0 aller expulser les Normands de leurs conqu\u00eates d&rsquo;Afrique. Il entreprit en 1159 cette guerre sainte, et parvint victorieux \u00e0 Madhia en 1160.<\/p>\n<p> Aucune des parties reconquises ne fut rendue au prince d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 et la dynastie ziride prit ainsi fin.<\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9poque almohade 1160-1236<\/p>\n<p> Les provinces sous contr\u00f4le almohade d\u00e9pendaient d&rsquo; un gouverneur nomm\u00e9 par Abd El Moumen.<\/p>\n<p> Tunis n&rsquo;\u00e9chappa pas \u00e0 la r\u00e8gle et fut soumise au gouvernement des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s envoy\u00e9s par la r\u00e9sidence royale. Ce fut l&rsquo;occasion de nombreuses vexations et spoliations de la part d&rsquo;oppresseurs qui profit\u00e8rent de l&rsquo;\u00e9loignement du chef-lieu de gouvernement pour se supplanter et se d\u00e9pouiller mutuellement.<\/p>\n<p> Plus d&rsquo;une famille musulmane abandonna alors Tunis pour aller chercher asile et protection chez les chr\u00e9tiens de Sicile.<\/p>\n<p> Mais simultan\u00e9ment, le commerce redevint florissant. Les musulmans, qui furent les premiers \u00e0 organiser les formes de leurs \u00e9changes selon les n\u00e9cessit\u00e9s du trafic international, perfectionn\u00e8rent leurs m\u00e9thodes tandis que les chr\u00e9tiens s&rsquo;en inspir\u00e8rent. Les n\u00e9gociants chr\u00e9tiens vinrent trafiquer \u00e0 Tunis, et s&rsquo;y \u00e9tablirent m\u00eame Le Maghreb almohade commer\u00e7ait avec l&rsquo;Espagne, mais aussi avec Pise, G\u00e8nes, Marseille et Venise.<\/p>\n<p> Chaque nation avait son consul pour d\u00e9fendre ses ressortissants et disposait d&rsquo;un fondouk pour y entreposer ses marchandises et servir de refuge en cas d&rsquo;\u00e9meute.<\/p>\n<p> Des trait\u00e9s sp\u00e9ciaux furent conclus pour prot\u00e9ger les personnes et les biens: en 1231 avec Venise, 1234 avec Pise, 1236 avec G\u00eanes.<\/p>\n<p> Les Almohades disposaient d&rsquo;une escadre qui passait pour \u00eatre la premi\u00e8re de M\u00e9diterran\u00e9e. Elle \u00e9tait l&rsquo;oeuvre du berb\u00e8re Youssouf. Ce dernier avait servi sur les bateaux du Comte de Sicile, Roger 2\u00e8me avant d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 amiral par Abou Yacoub, troisi\u00e8me souverain de la dynastie almohade.<\/p>\n<p> la reconqu\u00eate europ\u00e9enne et l&rsquo;invasion ottomane<\/p>\n<p> Cette p\u00e9riode connait, \u00e0 ses d\u00e9buts, l&rsquo;expansion d&rsquo;une v\u00e9ritable civilisation hafcide, riche et rayonnante, elle voit aussi se d\u00e9grader les relations entre les gouvernants de Tunisie et les puissances europ\u00e9ennes, notamment l&rsquo;Espagne.<\/p>\n<p> La Course appara\u00eet alors et, rapidement, elle devient un instrument \u00e9conomique, mais aussi politique. Elle succ\u00e8de aux escadres organis\u00e9es des dynasties pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<p> Puis la supr\u00e9matie navale arabe va lentement s&rsquo;estomper. Les corsaires \u00e9chappent de plus en plus souvent au contr\u00f4le des rois de Tunis pour ne s&rsquo;int\u00e9resser qu&rsquo;\u00e0 leurs seuls profits. La Tunisie redevient un enjeu que se disputent de nombreuses nations: Turquie, Espagne et Alg\u00e9rie, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la Sublime Porte impose sa domination.<\/p>\n<p> L&rsquo;\u00e9poque hafcide 1236-1574<\/p>\n<p> La fin de la supr\u00e9matie arabe<\/p>\n<p> En 1270, d\u00e9buta la croisade de Saint Louis. Ce fut \u00e0 partir de cette date que prit fin la supr\u00e9matie arabe incontest\u00e9e sur la M\u00e9diterran\u00e9e: jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour, \u00ab\u00a0nulle planche ne pouvait flotter en M\u00e9diterran\u00e9e sans l&rsquo;assentiment des autorit\u00e9s arabes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> La marine de guerre hafcide commen\u00e7a \u00e0 d\u00e9cliner. La piraterie se d\u00e9veloppa sans que le calife soit capable de la contr\u00f4ler. Les bateaux furent oblig\u00e9s de naviguer en convois. Parall\u00e8lement \u00e0 la piraterie, un ph\u00e9nom\u00e8ne nouveau appar\u00fbt: la Course. Cette activit\u00e9 se diff\u00e9renciait de la pr\u00e9c\u00e9dente par le fait qu&rsquo;elle \u00e9tait commandit\u00e9e par une autorit\u00e9 \u00e0 terre, alors que la piraterie s&rsquo;exer\u00e7ait au seul profit des capitaines et \u00e9quipages des navires.<\/p>\n<p> Les ports de Tunis et de Bizerte se constitu\u00e8rent en R\u00e9publiques autonomes organis\u00e9es pour cette Course. Ils arm\u00e8rent des gal\u00e8res qui parcouraient la M\u00e9diterran\u00e9e pour leur compte. les corsaires du XIV\u00b0 et du XV\u00b0 si\u00e8cle n&rsquo;\u00e9taient pas seulement des pillards, comme le deviendront plus tard les Turcs, mais des soldats de la \u00ab\u00a0guerre-sainte\u00a0\u00bb contre les chr\u00e9tiens. Ils songeaient moins au trafic des captifs qu&rsquo;\u00e0 l&#8217;emprisonnement des infid\u00e8les.<\/p>\n<p> Les conflits \u00e9taient de plus en plus nombreux.<\/p>\n<p> En 1335, Djerba fut reprise. Les G\u00e9nois et les Siciliens tent\u00e8rent vainement de la reconqu\u00e9rir. Les relations se tendirent et la rivalit\u00e9 entre marins chr\u00e9tiens et corsaires de Mahdia aboutit, en 1390, \u00e0 l&rsquo;envoi d&rsquo;une flotte v\u00e9nitienne, g\u00e9noise et fran\u00e7aise contre cette \u00eele, place-forte d&rsquo;Ifryqia. L&rsquo;attaque \u00e9choua.<\/p>\n<p> D\u00e8s 1500, la reconqu\u00eate des Europ\u00e9ens sur les territoires colonis\u00e9s par les Arabes fut entam\u00e9e. L&rsquo;Espagne \u00e9tait lib\u00e9r\u00e9e, puis le nord de l&rsquo;Afrique .<\/p>\n<p> Alors que la piraterie, f\u00e9roce et ardente \u00e0 recruter des chiourmes aux d\u00e9pends de l&rsquo;adversaire, \u00e9tait en d\u00e9clin, l&rsquo;Espagne jugea n\u00e9cessaire de d\u00e9truire les rep\u00e8res des corsaires barbaresques et entreprit une s\u00e9rie d&rsquo;interventions.<\/p>\n<p> Ce fut le d\u00e9but de la \u00ab\u00a0Croisade africaine\u00a0\u00bb dont les motivations religieuses ont \u00e9t\u00e9 largement exag\u00e9r\u00e9es. Le roi d&rsquo;Espagne subordonna le triomphe de la Foi aux imp\u00e9ratifs des affaires int\u00e9rieures mais surtout \u00e0 ceux de sa politique \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n<p> En 1510, les Espagnols se heurt\u00e8rent aux Ottomans en Tunisie, ils furent notamment battus \u00e0 Djerba par Khereddine et Orudj.<\/p>\n<p> En 1533, le prince hafcide Moulay Mohammed, d&rsquo;un caract\u00e8re faible et d&rsquo;un \u00e2ge avanc\u00e9, d\u00e9signa pour lui succ\u00e9der et bien qu&rsquo;il ne soit pas son fils a\u00een\u00e9, son fils Moulay Hassan, .Ce choix \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 satisfaire son \u00e9pouse pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p> Parvenu sur le tr\u00f4ne, le nouveau roi s&#8217;empressa de faire \u00e9trangler ses fr\u00e8res dont il redoutait la vengeance. Mais le plus jeune, Rachid, lui \u00e9chappa et se r\u00e9fugia \u00e0 Alger aupr\u00e8s de Khereddine dont il implora la protection. Ce dernier l&#8217;emmena \u00e0 Constantinople et proposa \u00e0 Soliman, douzi\u00e8me prince de la dynastie ottomane, de se servir du nom de ce malheureux prince pour faire la conqu\u00eate de Tunis.<\/p>\n<p> La tentative turque<\/p>\n<p> Une flotte formidable fut rassembl\u00e9e dans le but annonc\u00e9 de remettre le jeune prince sur son tr\u00f4ne \u00e0 Tunis. Entre temps celui-ci \u00e9tait jet\u00e9 en prison et la flotte, command\u00e9e par Khereddine, dit aussi Barberousse, fit route vers la Goulette. A son arriv\u00e9e, les Tunisiens prirent les armes et renvers\u00e8rent leur roi au profit de Rachid. Ils ouvrirent leurs portes \u00e0 Khereddine et d\u00e9couvrirent la supercherie trop tard. L&rsquo;Amiral ottoman leur annon\u00e7a qu&rsquo;ils avaient \u00e0 pr\u00e9sent, pour ma\u00eetre, le sultan Soliman.<\/p>\n<p> Moulay Hassan, ayant vainement fait appel aux tribus arabes pour s&rsquo;opposer \u00e0 l&rsquo;envahisseur ottoman, recourut \u00e0 Charles Quint qu&rsquo;il d\u00e9cida facilement \u00e0 mener une op\u00e9ration contre les Turcs.<\/p>\n<p> Premi\u00e8re restauration<\/p>\n<p> En 1535, les flottes combin\u00e9es d&rsquo;Espagne, du Portugal, de Flandre et de G\u00eanes firent route vers la Sardaigne o\u00f9 elles retrouv\u00e8rent celles d&rsquo;Italie et de Malte. Ce furent quatre cents voiles, dont quatre-vingt dix gal\u00e8res qui arriv\u00e8rent devant Carthage. Sept mille hommes d\u00e9barqu\u00e8rent. Les Turcs n&rsquo;oppos\u00e8rent qu&rsquo;une faible r\u00e9sistance.<\/p>\n<p> La Goulette et Tunis tomb\u00e8rent aux mains de Charles Quint. Barberousse prit la fuite.<\/p>\n<p> Charles Quint r\u00e9tablit Moulay Hassan sur son tr\u00f4ne avant de se retirer. Mais peu de temps apr\u00e8s, ce dernier fut de nouveau rejet\u00e9 par ses sujets.<\/p>\n<p> Deuxi\u00e8me restauration<\/p>\n<p> En 1537, Charles Quint consentit \u00e0 demander au vice-roi de Sicile d&rsquo;intervenir au profit de Moulay Hassan.<\/p>\n<p> La ville de Sousse fut soumise, puis en 1539, suite \u00e0 l&rsquo;intervention d&rsquo;Andrea Doria, ce fut le tour des villes de Sfax, Kelibia et Monastir.<\/p>\n<p> Mais cette deuxi\u00e8me restauration ne fut pas plus heureuse que la premi\u00e8re et Moulay Hassan fut de nouveau mis en fuite en 1542. Cette fois son fils Hamidah en profita pour se faire proclamer Roi de Tunis.<\/p>\n<p> Hamidah \u00e9prouva de nombreuses difficult\u00e9s \u00e0 contr\u00f4ler son royaume. Il fit successivement appel aux Espagnols et aux Turcs, mais sans grand succ\u00e8s. La place \u00e9tait libre pour les diff\u00e9rents Ra\u00efs qui exerc\u00e8rent sans contrainte leurs activit\u00e9s de piraterie ou de course, selon les circonstances. L&rsquo;un des plus c\u00e9l\u00e8bres fut Dragut.<\/p>\n<p> Philippe II avait les yeux tourn\u00e9s vers La Goulette, mais les difficult\u00e9s \u00e9conomiques de l&rsquo;Espagne l&#8217;emp\u00eachait de mettre \u00e0 ex\u00e9cution ses projets de conqu\u00eate. Cependant en 1559, il autorisa les Chevaliers de Malte et le Vice Roi de Naples \u00e0 monter l&rsquo;op\u00e9ration de Djerba.<\/p>\n<p> La flotte de M\u00e9dina Coeli attendit l&rsquo;automne et se mit en route alors que les navires ottomans \u00e9taient retenus \u00e0 Gallipoli. La conqu\u00eate de l&rsquo;\u00eele se fit sans difficult\u00e9, mais le 15 mars 1560, en quittant son mouillage, elle fut assaillie par l&rsquo;escadre de Piali-Pacha et de Dragut, qui coula trente navires, et fit cinq mille prisonniers.<\/p>\n<p> La petite garnison chr\u00e9tienne de Djerba fut extermin\u00e9e apr\u00e8s une farouche d\u00e9fense. Les ossements furent amoncel\u00e9s en une pyramide: la tour des cr\u00e2nes (Borj Er Rous).<\/p>\n<p> En r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;attaque espagnole sur Djerba, les Turcs assi\u00e8g\u00e8rent Malte. Dragut et Outch Ali se distingu\u00e8rent dans les combats. Dragut mourut en 1565 pendant ces op\u00e9rations.<\/p>\n<p> En 1568, Outch Ali est charg\u00e9 du Pachalik d&rsquo;Alger.<\/p>\n<p> L&rsquo;affrontement entre l&rsquo;Empire Ottoman et les puissances chr\u00e9tiennes se poursuivit jusqu&rsquo;en 1571. La bataille de L\u00e9pante, le 9 octobre 1571, marqua la victoire de la coalition catholique. Outch Ali y fit preuve d&rsquo;une bravoure particuli\u00e8re et gagna le titre de Capitan-Pacha, c&rsquo;est \u00e0 dire, commandant de la flotte ottomane.<\/p>\n<p> La tentative alg\u00e9rienne<\/p>\n<p> Hamidah resta au pouvoir jusqu&rsquo;en 1570, date \u00e0 laquelle le Pacha d&rsquo;Alger, Outch Ali, attaqua Tunis et en fit la conqu\u00eate.<\/p>\n<p> L&rsquo;intervention espagnole<\/p>\n<p> Mais Philippe II, Roi d&rsquo;Espagne, inquiet de l&rsquo;expansion alg\u00e9rienne, d\u00e9cida une nouvelle exp\u00e9dition contre cet \u00e9tat. Il en confia le commandement \u00e0 Don Juan d&rsquo;Autriche, son Fr\u00e8re naturel, d\u00e9j\u00e0 c\u00e9l\u00e8bre par son comportement \u00e0 la bataille de L\u00e9pante.<\/p>\n<p> Don Juan re\u00e7ut l&rsquo;ordre de conqu\u00e9rir puis de raser toutes les villes barbaresques qu&rsquo;il pourrait atteindre.<\/p>\n<p> Il parvint \u00e0 Tunis et \u00e9pargna la ville qu&rsquo;il confia \u00e0 l&rsquo;administration d&rsquo;un fr\u00e8re de Hamidah. Il conquit \u00e9galement Bizerte et fit construire de nouveaux forts o\u00f9 il laissa des forces espagnoles.<\/p>\n<p> La conqu\u00eate ottomane<\/p>\n<p> Le sultan Selim Shah, treizi\u00e8me prince de la dynastie ottomane, \u00e9tait irrit\u00e9 des succ\u00e8s de Don Juan. En trois ans, il fit reconstruire la flotte ottomane qui avait \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement d\u00e9truite en 1571 \u00e0 L\u00e9pante.<\/p>\n<p> En 1574, il envoya cette nouvelle flotte contre les Espagnols de Tunis, avec quarante mille hommes. Celle-ci \u00e9tait command\u00e9e par Sinan Pacha et Outch Ali (Ali el Fartaz &#8211; le teigneux). Elle comprenait deux cents gal\u00e8res fortement arm\u00e9es, accompagn\u00e9es de plusieurs navires de transport de munitions et de mat\u00e9riel de guerre.<\/p>\n<p> Les premi\u00e8res hostilit\u00e9s eurent lieu devant Tabarka. La Goulette et Tunis tomb\u00e8rent . Cette double victoire livra la Tunisie aux Turcs:elle devint un pachalik. Le Maghreb prit alors sa physionomie moderne avec les trois blocs politiques du Maroc, de la Tunisie et de l&rsquo;Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p> La Douda <\/b><\/p>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Douda ( Agence de presse alternative ) Nos anc\u00eatres Aurassi : Epoque Arabe de 983 \u00e0 1574 L&rsquo;\u00e9poque ziride 1048-1148 Les Fatimides, qui n&rsquo;avaient pas abandonn\u00e9 leur projet initial, \u00e9taient occup\u00e9s en Orient. 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