{"id":2432,"date":"2011-08-18T21:30:13","date_gmt":"2011-08-18T21:30:13","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2432"},"modified":"2011-08-18T21:30:13","modified_gmt":"2011-08-18T21:30:13","slug":"et-te-voici-permise-a-tout-homme-eliette-abecassis-continue-de-depeindre-le-combat-dune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/et-te-voici-permise-a-tout-homme-eliette-abecassis-continue-de-depeindre-le-combat-dune\/","title":{"rendered":"Et te voici permise \u00e0 tout homme : Eliette Ab\u00e9cassis continue de d\u00e9peindre le combat d\u2019une femme juive pour obtenir le divorce"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tEliette Ab&eacute;cassis continue de d&eacute;peindre le combat d&rsquo;une femme juive pour obtenir le divorce<\/p>\n<p>\n\t\t<em>Apr&egrave;s &laquo; Une affaire conjugale &raquo; (Albin Michel, 2010), Eliette Abecassis continue son enqu&ecirc;te minutieuse dans le c&oelig;ur d&rsquo;une femme juive qui tente de divorcer du p&egrave;re de son enfant. &laquo; Et te voici permise &agrave; tout homme &raquo; est en quelque sorte la suite du pr&eacute;c&eacute;dent opus et raconte la difficult&eacute; du divorce pour une femme juive et croyante &agrave; qui son mari refuse le divorce religieux. Parution le 18 ao&ucirc;t chez Albin Michel.<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tIls ne s&rsquo;appellent plus Agathe et J&eacute;r&ocirc;me mais Anna et Simon. Il ont la garde altern&eacute;e de leur fille, Naomi, depuis leur divorce civile, il y a trois ans. le divorce religieux tra&icirc;ne, ce qui ne d&eacute;range pas Anna outre-mesure, alors qu&rsquo;elle panse ses plaies en travaillant d&rsquo;arrach&eacute;-pied dans sa petite libraire du marais. Jusqu&rsquo;&agrave; ce que le beau Sascha, juif plus lib&eacute;ral et reporter pousse la porte de la libraire et donne envie &agrave; Anna de redevenir un femme enti&egrave;re. Anna apprend alors qu&rsquo;elle ne peut m&ecirc;me pas voir Sascha avant que le divorce religieux d&rsquo;avec Simon soit prononc&eacute; : si par m&eacute;garde des ragots circulaient sur elle et Sascha, elle n&rsquo;aurait jamais le droit de devenir sa femme. Et si un enfant naissait de leur liaison, il serait b&acirc;tard pour 10 g&eacute;n&eacute;rations aux yeux de la loi juive. Anna m&egrave;ne donc un nouveau combat aupr&egrave;s de son ex-mari, pour qu&rsquo;il lui accorde le divorce juif, le Guet. Elle est m&ecirc;me pr&ecirc;te &agrave; acheter tr&egrave;s cher sa libert&eacute; aupr&egrave;s d&rsquo;un ex-mari qui se montre aussi l&acirc;che, veule et destructeur que dans le volume pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>\n\t\tDans un style toujours tr&egrave;s simple, magr&eacute; les nombreuses r&eacute;f&eacute;rences &agrave; la loi juive, Eliette Ab&eacute;cassis d&eacute;peint une r&eacute;alit&eacute; trop peu connue : si dans le juda&iuml;sme,le divorce existe bien, il est accord&eacute; de mani&egrave;re unilat&eacute;rale par le mari qui doit le permettre en toute libre-conscience. Alors que lui m&ecirc;me, h&eacute;ritage de la polygamie de l&rsquo;Ancien Testament, peut refaire sa vie, sa femme lui appartient &agrave; vie et ne peut refaire la sienne tant que le divorce religieux n&rsquo;est pas prononc&eacute;. Or, sauf quelques exceptions extraordinaires, les rabbins fran&ccedil;ais semblent assez imperm&eacute;ables &agrave; la douleur des femmes encha&icirc;n&eacute;es &agrave; vie &agrave; un homme qu&rsquo;elles n&rsquo;aiment plus. Alors m&ecirc;me que le risque est simplement que ces femmes cessent de croire et d&rsquo;appartenir &agrave; la communaut&eacute; juive, puisque paradoxalement un enfant d&rsquo;une femme non divorc&eacute;e devant le consistoire avec un juif est un &laquo; b&acirc;tard &raquo; tandis que l&rsquo;enfant qu&rsquo;elle aurait avec un non-juif ne porterait pas ce sceau de l&rsquo;infamie. Sur un mode plus &laquo; communautaire &raquo; que dans &laquo; Une affaire conjugale &raquo; Eliette Ab&eacute;cassis d&eacute;peint avec une v&eacute;rit&eacute; touchante le combat d&rsquo;une femme pour recouvrer sa libert&eacute;. Il lui faut rivaliser d&rsquo;astuces l&eacute;gales pour parvenir &agrave; ses fins. Et le roman s&rsquo;ouvre &agrave; l&rsquo;universel, avec le joli personnage de Sascha, qui, venu d&rsquo;une famille juive ashk&eacute;naze non pratiquante, a du mal a comprendre els doutes de sa dulcin&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.eliette-abecassis.com\/index.php\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">Eliette Ab&eacute;cassis<\/a>, &laquo; Et te voici permise &agrave; tout homme &raquo;, Albin Michel, 200 p., 17 euros. Sortie le 18 ao&ucirc;t 2011.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo; <em>L&rsquo;avocate m&rsquo;avait dit que l&rsquo;appartement me revenait dans le partage du patrimoine. Alors je lui avais r&eacute;pondu que je d&eacute;sirais tout laisser &agrave; Simon. Elle m&rsquo;avait regard&eacute;e, l&rsquo;air interloqu&eacute;. Cette femme d&rsquo;uen soixantaine d&rsquo;ann&eacute;es, &eacute;l&eacute;gante, d&eacute;termin&eacute;e, active dans la d&eacute;fense du droit des femmes, ne comprenait pas vraiment quel &eacute;tait le probl&egrave;me avec le guet.<\/em><\/p>\n<p>\n\t\t<em>&#8211; C&rsquo;est important pour vous? dit-elle, incr&eacute;dule.<\/em><\/p>\n<p>\n\t\t<em>&#8211; Oui. C&rsquo;est pour cette raison que mon ex-mari fait tra&icirc;ner la proc&eacute;dure. Il a dit aux rabbins que nous n&rsquo;arrivons pas &agrave; nous entendre au sujet du partage patrimonial, c&rsquo;est pourquoi il ne peut pas me donner le guet. Il faut donc en terminer le plus vite possible<\/em>. &raquo; p. 95<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Eliette Ab&eacute;cassis continue de d&eacute;peindre le combat d&rsquo;une femme juive pour obtenir le divorce Apr&egrave;s &laquo; Une affaire conjugale &raquo; (Albin Michel, 2010), Eliette Abecassis continue son enqu&ecirc;te minutieuse dans le c&oelig;ur d&rsquo;une femme juive qui tente de divorcer du p&egrave;re de son enfant. &laquo; Et te voici permise &agrave; tout homme &raquo; est&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16113,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[215,331,23,1],"tags":[],"class_list":["post-2432","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-albin-michel","category-eliette-ab","category-litterature","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2432","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2432"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2432\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16113"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2432"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2432"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2432"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}