{"id":2438,"date":"2011-08-18T22:08:58","date_gmt":"2011-08-18T22:08:58","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2438"},"modified":"2011-08-18T22:08:58","modified_gmt":"2011-08-18T22:08:58","slug":"un-eden-hightech-le-monde-consacre-un-article-elogieux-au-technion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/un-eden-hightech-le-monde-consacre-un-article-elogieux-au-technion\/","title":{"rendered":"UN EDEN HIGHTECH : LE MONDE CONSACRE UN ARTICLE ELOGIEUX AU TECHNION"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUN EDEN HIGHTECH : LE MONDE CONSACRE UN ARTICLE ELOGIEUX AU TECHNION<\/p>\n<h2>\n\t<span class=\"Apple-style-span\" style=\"color: rgb(51, 51, 51); font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif; font-size: 17px; font-weight: normal; line-height: 29px; \">Laurent Zecchini&nbsp;<\/span><\/h2>\n<h2>\n\t<span class=\"Apple-style-span\" style=\"color: rgb(51, 51, 51); font-family: Georgia, 'Times New Roman', serif; font-size: 17px; font-weight: normal; line-height: 29px; \">Le Campus est situ&eacute; sur l&rsquo;une des collines qui dominent la baie d&rsquo;Ha&iuml;fa. C&rsquo;est au pied de l&rsquo;une d&rsquo;elles, le mont Carmel, que s&rsquo;&eacute;tend la Silicon Valley d&rsquo;Isra&euml;l: le parc High Tech de Matam associe les start-up isra&eacute;liennes &agrave; tous les grands noms am&eacute;ricains, tel Microsoft, Intel, google, Yahoo et <span class=\"caps\">IBM<\/span>. C&rsquo;est dans cette p&eacute;pini&egrave;re que Technion trouve son &eacute;nergie, et ses &eacute;tudiants des d&eacute;bouch&eacute;s. L&rsquo;alchimie qui a permis &agrave; la plus ancienne universit&eacute; d&rsquo;Isra&euml;l d&rsquo;acqu&eacute;rir sa r&eacute;putation d&rsquo;excellence reste incertaine.<\/span><\/h2>\n<div class=\"headline\" id=\"headline-2011081832847\">\n<div class=\"headline-content\">\n<p>\n\t\t\tMais les faits sont l&agrave;, 75 pour cent des ing&eacute;nieurs isra&eacute;liens sont sortis de ses facult&eacute;s, centres de recherche et laboratoires, de m&ecirc;me que plus de 70 pour cent des fondateurs et dirigeants de startups. Deux prix Nobel de chimie, des d&eacute;couvertes mondialement connues, comme celle de la rasagiline, m&eacute;dicament pour traiter la maladie de parkinson, une nouvelle m&eacute;thode de production d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; &eacute;cologique et d&eacute;salinisation, une comp&eacute;tence reconnue en mati&egrave;re microsatellite, etc.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLes anciens &eacute;l&egrave;ves du Technion irriguent toute la soci&eacute;t&eacute; et l&rsquo;&eacute;conomie isra&eacute;lienne, en particulier les secteurs de la d&eacute;fense et de l&rsquo;informatique, mais aussi la m&eacute;decine, les nanotechnologies, le g&eacute;nie &eacute;lectrique et civil, la m&eacute;canique, le management et l&rsquo;architecture. La liste n&rsquo;est pas limitative, car les 12.849 &eacute;tudiants ont le choix entre 18 facult&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe professeur de m&eacute;decine Peretz Lavie, pr&eacute;sident de Technion, assure qu&rsquo; &quot;il n y a pas d&rsquo;autres exemple &eacute;tranger d&rsquo;une universite qui a une telle contribution dans l&rsquo;&eacute;conomie de son pays. &ldquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\tL&rsquo;une des cl&eacute;s de ce succ&egrave;s est propos&eacute;e par Benjamin Soffer, sp&eacute;cialiste des transferts de technologie. &rdquo;Il y a vingt ans, souligne-t-il, les h&eacute;ros de la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne &eacute;taient les g&eacute;n&eacute;raux, aujourd&rsquo;hui, ce sont les entrepreneurs.&ldquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\tLes r&eacute;sultats sont au rendez-vous : si 50 pour cent des exportations isra&eacute;liennes sont concentr&eacute;es dans le domaine de la haute technologie, c&rsquo;est parce qu&rsquo;on trouve en Isra&euml;l la plus grande concentration de soci&eacute;t&eacute;s High-tech en dehors de la Silicon Valley, assure-t-on a Technion. Il y a une autre raison, plus politique : au del&agrave; de la priorit&eacute; accord&eacute;e a la recherche et au d&eacute;veloppement, l&rsquo;isolement d&rsquo;Isra&euml;l au proche orient rend difficiles les &eacute;changes commerciaux avec ses voisins, et le pousse &agrave; regarder au del&agrave; de ses fronti&egrave;res, au Etats-Unis notamment, pour y nouer des partenariats.<\/p>\n<p>\n\t\t\tL&rsquo;&eacute;pop&eacute;e du Technion a commenc&eacute; en Suisse, &agrave; Bale, en 1901, lors du V&egrave;me Congr&egrave;s sioniste. La d&eacute;cision de cr&eacute;er une universit&eacute; juive au c&oelig;ur de l&rsquo;empire ottoman n&rsquo;allait pas de soi, mais la premi&egrave;re pierre de cet &quot;institut pour les &eacute;tudes techniques&rdquo; sera pourtant pos&eacute;e en avril 1942, il y a pr&eacute;s d&rsquo;un si&egrave;cle. A bien des &eacute;gards, le Technion a servi de creuset &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e isra&eacute;lienne, laquelle y a puis&eacute; ses sp&eacute;cialistes pendant des d&eacute;cennies. Cette influence r&eacute;ciproque continue de jouer un r&ocirc;le majeur dans le succ&egrave;s de la premi&egrave;re universit&eacute; scientifique et technologique d&rsquo;Isra&euml;l, qui est aussi le plus grand centre de recherche appliqu&eacute;e du pays. Car la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne, fortement militaris&eacute;e, envoie tardivement ses &eacute;tudiants a l&rsquo; universit&eacute;s. Paradoxalement, c&rsquo;est ce qui fait la force du Technion.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&ldquo;Apr&egrave;s trois ans pass&eacute;s sous les drapeaux (deux ans pour les filles), et une ann&eacute;e a voyager, les &eacute;tudiants ont au moins 23 ans quand ils arrivent. Ils ont une plus grande maturit&eacute; et une plus grande motivation que les &eacute;tudiants europ&eacute;ens et am&eacute;ricains : ils n&rsquo; ont plus de temps a perdre, ils sont l&agrave; pour travailler et r&eacute;ussir &rdquo; explique le professeur Eric Ackermann, physicien. &rdquo; Ils ont &eacute;t&eacute; confront&eacute;s &agrave; des d&eacute;fis, ils ont pris des risques, ont appris &agrave; commander, et c&rsquo;est une exp&eacute;rience extr&ecirc;mement utile pour cr&eacute;er une entreprise &rdquo; ajoute le professeur Uzi De Haan (industrie et management ). Pour autant, le cursus des &ldquo;&eacute;tudiants-soldats&rdquo; n&rsquo;est pas sans complications. En 2006, lors de la guerre du Liban, 1500 d&rsquo;entre eux ont &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;s. Il n&rsquo;est pas rare, d&rsquo;autre part, que des p&eacute;riodes de r&eacute;serve interrompent la scolarit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&rdquo; La r&eacute;insertion est parfois compliqu&eacute;e, en raisons des probl&egrave;mes psychologiques et &eacute;motionnels&rdquo; explique Sarah Katzir, psychologue du Technion.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe campus n&rsquo;a pas grand choses &agrave; envier &agrave; ceux du Massachusetts Institute of Technology (<span class=\"caps\">MIT<\/span>) ou de Sandford, auxquels se r&eacute;f&eacute;rent souvent les &eacute;tudiants de Technion, sauf qu&rsquo;il s&rsquo;agit ici d&rsquo;un espace clos de 121 hectares, sous haute surveillance. Les frais de scolarit&eacute; sont nettement mois &eacute;lev&eacute; qu&rsquo;au Etats-Unis (environ 16.000 dollars contre 40.000 dollars), mais les &eacute;tudiants isra&eacute;liens qui sont pass&eacute; par le <span class=\"caps\">MIT<\/span> assurent que si les &eacute;quipements des centres de recherche sont &agrave; plus faible &eacute;chelle, la qualit&eacute; de l&rsquo;enseignement est comparable.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe financement de Technion est assur&eacute; &agrave; 70.6 pour cent par l&rsquo;Etat s&rsquo;agissant du budget de fonctionnement, mais l&rsquo;universit&eacute; table sur son vaste r&eacute;seau d&rsquo;anciens dipl&ocirc;m&eacute;s pour mobiliser d&rsquo;autre ressources. Les communaut&eacute;s juives &agrave; travers le monde font des donations, via la Technion societies, pour financer des laboratoires, mais aussi des &eacute;quipements, des bourses ou des b&acirc;timents&rdquo;. La diaspora juive, souligne le professeur Lavie, consid&egrave;re Technion comme la cl&eacute; de l&rsquo;ind&eacute;pendance et de la s&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Isra&euml;l&rdquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\tAvec la crise &eacute;conomique, ces donations sont en baisse 57.6 millions de dollars en 2010, contre 89,3 millions de dollars en 2008. En revanche, les financements ext&eacute;rieurs (union europ&eacute;enne, industrie coop&eacute;ration bilat&eacute;rales) progressent. Globalement, le Technion affiche cependant un d&eacute;ficit budg&eacute;taire de 13 millions de dollars en 2010-2011.<\/p>\n<p>\n\t\t\tDe leurs cot&eacute;s, professeurs et chercheurs sont vivement encourag&eacute;s &agrave; conclure des &rdquo; contrats de recherche&rdquo; qui permettront de financer des applications. &quot;Contrairement &agrave; la France, observe le professeur Ackermann, nous ne consid&eacute;rons pas vulgaire de rechercher de l&rsquo;argent, m&ecirc;me si cette qu&ecirc;te est moins obsessionnelle qu&rsquo;aux Etats-Unis.&rdquo;<\/p>\n<p>\n\t\t\tCette manne ne va pas dans la poche du corps enseignants, dont les salaires sont fix&eacute;s par l&rsquo;Etat. Ce qui explique que le probl&egrave;me du &rdquo;brain drain&rdquo; (la fuite des cerveaux) est probablement le plus &eacute;pineux auquel le Technion est confront&eacute;. Apr&egrave;s leur th&egrave;se, une majorit&eacute; de dipl&ocirc;m&eacute;s partent faire un &ldquo;post-doc&rdquo; aux Etats-Unis ou, le niveau de salaire &eacute;tant souvent deux, voire trois fois sup&eacute;rieur, ils pr&eacute;f&egrave;rent rester.<\/p>\n<p>\n\t\t\tLe Technion s&rsquo;efforce cependant de faire revenir ceux qui ont choisi de passer plusieurs ann&eacute;es outre-Atlantique, avec des conditions de travail attrayantes : ce package est parfois constitue d&rsquo;un laboratoire ultramoderne, dont la valeur peut se situer entre 750.000 dollars et 1,5 millions de dollars. Le paradoxe est que les &eacute;tudiants du Technion sont fortement incit&eacute;s &agrave; int&eacute;grer des programmes de recherche &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.<\/p>\n<p>\n\t\t\tCela tombe bien, dans la mesure o&ugrave; le nombre des postes acad&eacute;miques est insuffisant en Isra&euml;l, mais cette fuite des cerveaux constitue un probl&egrave;me r&eacute;current, et sans doute pr&eacute;occupant pour l&rsquo;avenir.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\tPar Laurent Zecchini (Copyrights)<br \/>\n\t\t\tHa&iuml;fa (Isra&euml;l) envoy&eacute; sp&eacute;cial<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Source:<\/strong> Le Monde<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; UN EDEN HIGHTECH : LE MONDE CONSACRE UN ARTICLE ELOGIEUX AU TECHNION Laurent Zecchini&nbsp; Le Campus est situ&eacute; sur l&rsquo;une des collines qui dominent la baie d&rsquo;Ha&iuml;fa. 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