{"id":24668,"date":"2026-09-30T00:03:49","date_gmt":"2026-09-30T00:03:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=24668"},"modified":"2026-09-30T01:56:55","modified_gmt":"2026-09-30T01:56:55","slug":"ale-adas-en-francais-les-coutumes-de-tunis-par-norbert-haik","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/ale-adas-en-francais-les-coutumes-de-tunis-par-norbert-haik\/","title":{"rendered":"Al\u00e9 Adas en fran\u00e7ais : les coutumes de Tunis, par Norbert Haik"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div> <b> <\/b><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<hr\/>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p>50 ans apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des juifs d\u2019Afrique du Nord en France, le bilan est assez positif puisque le juda\u00efsme hexagonal en a \u00e9t\u00e9 revivifi\u00e9. Les communaut\u00e9s s\u00e9farades ont apport\u00e9 dans leurs valises leurs traditions, pour la plupart orales, et les ont fait conna\u00eetre \u00e0 la 2eme puis 3eme g\u00e9n\u00e9ration. Un travail d\u2019\u00e9criture commence \u00e0 se faire jour sur ces usages ancestraux. Mentionnons \u00ab\u00a0le livre de nos coutumes\u00a0\u00bb du Rabbin Simon Darmon de J\u00e9rusalem, paru en 1995, qui concerne la ville d\u2019Alger.<\/p>\n<p>C\u2019est maintenant le tour de Tunis avec l\u2019adaptation en fran\u00e7ais du c\u00e9l\u00e8bre livre Al\u00e9 Adas du Rabbin David Settbon, paru en 2003. L\u2019\u00e9dition h\u00e9bra\u00efque avait re\u00e7u la b\u00e9n\u00e9diction du Grand Rabbin de J\u00e9rusalem, Rabbi Chalom Messas zal et du Grand Rabbin de Tunisie, Rabbi Haim Madar zal. Elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 devenue une r\u00e9f\u00e9rence, souvent cit\u00e9e dans les synagogues tunisiennes. Apr\u00e8s avoir \u00e9galement \u00e9crit une pr\u00e9face, le Gaon Rabbi M\u00e9ir Mazouz chlita, Roch Y\u00e9chiva de Kiss\u00e9 Rahamim, avait demand\u00e9, lui-m\u00eame, cette traduction. L\u2019auteur, qui est francophone, vient d\u2019exaucer ce souhait. Cela va, sans aucun doute, r\u00e9jouir les nostalgiques des jasmins de Tunis et des roses de l\u2019Ariana, qui vivent sur les bords de la Seine. <\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre est parue en 2 volumes. Le premier tome de six cent pages, est consacr\u00e9 aux minhaguim quotidiens, du cycle de l\u2019ann\u00e9e et de la vie. L\u2019introduction retient l\u2019attention : apr\u00e8s avoir bri\u00e8vement survol\u00e9 2500 ans d\u2019histoire rabbinique et surtout la transmission de la tradition depuis 250 ans, l\u2019auteur aborde plusieurs sujets assez mal connus, qu\u2019il expose de fa\u00e7on magistrale\u00a0; tout d\u2019abord, la d\u00e9finition halakhique du Minhag, puis la liturgie\u00a0: il justifie le rituel d\u2019Afrique du nord, imprim\u00e9 \u00e0 Livourne, bien connu en France, mais quelque peu diff\u00e9rent du rituel s\u00e9farade isra\u00e9lien actuel, qui est d\u2019origine irakienne. <\/p>\n<p>Parmi les sujets \u00e9tudi\u00e9s, le cursus des \u00e9tudes h\u00e9bra\u00efques \u00e0 Tunis, depuis le Ketab, ( Talmud Tora ) jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tude talmudique approfondie des rabbins\u00a0et la lecture du S\u00e9pher Torah ou les tunisiens sont connus pour \u00eatre pointilleux. On y retrouve aussi la feuille de l\u2019accouch\u00e9e, la feuille de miel, la pri\u00e8re de Kippour \u00e0 la m\u00e9moire des Grands Rabbins de Tunis et la fameuse Birkat Cohanim de la N\u00e9ila de Kippour, encore sujette aux pol\u00e9miques. En un mot, tout le patrimoine spirituel tunisien. Pour finir, il y a un index des livres cit\u00e9s qui permet d\u2019identifier et de situer leur auteur. <\/p>\n<p>Tous les niveaux de lecture sont possibles: L\u2019\u00e9rudit va y retrouver les sources dans les d\u00e9cisionnaires classiques s\u00e9farades et tunisiens. Le grand public y d\u00e9couvrira une description minutieuse de ces coutumes populaires. Cela devrait concerner les jeunes orthodoxes ou les nouveaux hassidim dont les parents ou grands parents tunisiens leur ont parl\u00e9 de ces habitudes, mais sans le bagage rabbinique maintenant disponible gr\u00e2ce \u00e0 ce livre. En outre, ce recueil ne concerne pas seulement Tunis, car il y a une comparaison assez fouill\u00e9e et permanente avec les usages de Djerba, Alger, Casablanca, Bagdad et Vilna. Le 2eme tome est une nouvelle composition du Mahzor de Roch Achana, de Kippour et des piyoutim des f\u00eates.<\/p>\n<p>Pour la communaut\u00e9 de Sarcelles, l\u2019ensemble de ce travail a un volet sociologique inattendu\u00a0: Inconsciemment, il r\u00e9sout un probl\u00e8me de communaut\u00e9 transplant\u00e9e tel que d\u00e9crit par Annie Benveniste dans son ouvrage \u00ab\u00a0 Figures politiques de l\u2019identit\u00e9 juive \u00e0 Sarcelles\u00a0\u00bb, paru en 2002. Dans le groupe en question vont coexister plusieurs courants, ce qui cr\u00e9e un conflit des Anciens, adeptes de la tradition religieuse nord-africaine, et des Modernes, adh\u00e9rents r\u00e9cents de l\u2019observance rabbinique d\u2019Europe centrale. Ce travail arrive \u00e0 point nomm\u00e9 car notre g\u00e9n\u00e9ration est la derni\u00e8re n\u00e9e en Tunisie et a v\u00e9cu l\u2019exode des pays arabes. Cela explique l\u2019aide que l\u2019auteur a obtenu de nombreux originaires de Tunisie, d\u2019horizons divers: rabbins, historiens, philanthropes, sociologues. On peut regretter qu\u2019il ait peu parl\u00e9 du travail de r\u00e9\u00e9dition des livres des rabbins tunisiens et des derni\u00e8res r\u00e9alisations audio et internet.<\/p>\n<p>Le livre actuel a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9 par une pr\u00e9face approbation du Grand Rabbin de France, Rabbi Yossef Haim Sitruk chlita, et du Grand Rabbin Emmanuel Chouchena chlita. C\u2019est un cadeau somptueux que pourront faire les grands-p\u00e8res \u00e0 leurs petit-fils, pour toute Bar Misva ou mariage tunisien. Ce document devrait parvenir \u00e0 r\u00e9concilier les jeunes religieux de tous bords avec leurs parents plus ou moins pratiquants comme dit le Proph\u00e8te Malakhi (3.24) \u00e0 propos du Proph\u00e8te Elie : \u00ab\u00a0V\u00e9\u00e9chiv l\u00e8v avot al banim v\u00e9l\u00e8v banim al avotam, Il ram\u00e8nera le c\u0153ur des p\u00e8res \u00e0 leurs enfants et le c\u0153ur des enfants \u00e0 leurs p\u00e8res\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Envoi de Norbert Haik<\/p>\n<p>Article paru dans l\u2019Echo de la Communaut\u00e9 ( de Sarcelles) Juillet 2006.<\/p>\n<p>T\u00e9l\u00e9phone Sarcelles\u00a0: 06 99 05 60 58<\/p>\n<p>Paris\u00a0: 01 43 07 98 24 ou 06 86 58 19 64 <\/p>\n<p>Isra\u00ebl\u00a0: 08 976 07 14. <\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>50 ans apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des juifs d\u2019Afrique du Nord en France, le bilan est assez positif puisque le juda\u00efsme hexagonal en a \u00e9t\u00e9 revivifi\u00e9. 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