{"id":24855,"date":"2026-09-30T00:04:46","date_gmt":"2026-09-30T00:04:46","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=24855"},"modified":"2026-09-30T01:59:12","modified_gmt":"2026-09-30T01:59:12","slug":"les-panneaux-indicateurs-du-seder-base-su-les-enseignements-de-rabbi-nachman-of-breslav","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-panneaux-indicateurs-du-seder-base-su-les-enseignements-de-rabbi-nachman-of-breslav\/","title":{"rendered":"LES PANNEAUX INDICATEURS DU SEDER : Base su les enseignements de Rabbi Nachman of Breslav"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div> <\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<hr\/>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p><strong>MEKOR &lsquo;HOKHMA bsd<\/strong><\/p>\n<p><strong>Bas\u00e9 sur les enseignements de Rabbi Na&rsquo;hman de Breslev<\/strong><\/p>\n<p><strong>SPECIAL PESSA&rsquo;H N\u00b020<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pendant la nuit du S\u00e9der, nous racontons la sortie d&rsquo;Egypte (Mitsra\u00efm), nous nous souvenons qu&rsquo;Ha-chem nous a sorti de la servitude et de l&rsquo;esclavage. Cependant, si tel est le point central de cette soir\u00e9e, elle ne nous enseigne apparemment rien de nouveau. En effet, nous rappelons la sortie d&rsquo;Egypte tous les jours dans les pri\u00e8res du soir et du matin, le Birkat Hamazon, \u00e0 chaque f\u00eate et aussi \u00e0 l&rsquo;interieur des T\u00e9filins et M\u00e9zouzot. Par cons\u00e9quent, il y a forc\u00e9ment un enseignement sp\u00e9cial contenu dans le S\u00e9der de Pessa&rsquo;h, un enseignement qui d\u00e9passe le cadre du souvenir et qui nous parle car chaque individu doit se consid\u00e9rer comme s&rsquo;il \u00e9tait lui-m\u00eame sorti d&rsquo;Egypte. Si vous comprenez que la Torah n&rsquo;est pas un livre d&rsquo;histoire mais qu&rsquo;elle nous concerne Si vous avez la jeunesse intellectuelle de vouloir rechercher la v\u00e9rit\u00e9 et d&rsquo;\u00eatre pr\u00eat \u00e0 changer au nom de la v\u00e9rit\u00e9, alors votre S\u00e9der ne sera pas une simple coutume qu&rsquo;on pratique en souvenir d&rsquo;un miracle, sans rapport avec notre vie quotidienne. Au contraire, il constituera pour vous une grille de lecture de notre \u00e9poque en g\u00e9n\u00e9ral et de nos probl\u00e8mes personnels en particulier, une v\u00e9ritable direction parsem\u00e9e de panneaux indicateurs. Nous allons pouvoir les d\u00e9couvrir dans l&rsquo;ordre du S\u00e9der grace aux enseignements de Rabbenou, Rabbi Na&rsquo;hman.<\/strong><\/p>\n<p><strong>1- KADECH<\/strong><\/p>\n<p><strong>On r\u00e9cite la pri\u00e8re du Kidoch sur une coupe de vin.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La premi\u00e8re Mitsvah de la soir\u00e9e est la r\u00e9citation du Kidouch qui signifie: sanctification. Car avant de commencer quoi que ce soit, on doit toujours se demander: O\u00f9 vais-je? Quel est mon but? C&rsquo;est pourquoi les Sages nous ont demand\u00e9 de commencer par le Kidouch, afin de nous rappeler qu&rsquo;Ha-chem nous a descendu dans ce monde pour que nous nous sanctifiions, ainsi qu&rsquo;il est \u00e9crit: \u00ab\u00a0Et vous serez pour Moi une nation de pr\u00eatres et un peuple Kadoch (sanctifi\u00e9, saint)\u00a0\u00bb (Ch\u00e9mot 19- 6), et aussi: \u00ab\u00a0Vous serez K\u00e9dochim car Je suis Kadoch\u00a0\u00bb (Vayikra 11- 45). La notion de Kadoch est expliqu\u00e9e par Rachi qui nous enseigne que sanctification veut dire s\u00e9paration. Le but du Juif est d&rsquo;\u00eatre saint, mais pour le devenir il doit de s\u00e9parer du reste des nations et de leurs coutumes. Nous avons chacun une proportion d&rsquo;id\u00e9es et de comportements sous influence non-juive, si ce n&rsquo;est pas visible dans l&rsquo;habit, cette assimilation est au moins pr\u00e9sente dans les mentalit\u00e9s, on la retrouve dans tous nos mauvais traits de caract\u00e8res. Se s\u00e9parer de cette influence correspond \u00e0 sortir d&rsquo;Egypte et \u00e0 devenir saint dans les pens\u00e9es, paroles et actions. N\u00e9anmoins, cet objectif \u00e9tant d\u00e9fini, nous avons besoin de conseils pour l&rsquo;atteindre. Comment faire? Nous allons le savoir grace \u00e0 la suite du S\u00e9der.<\/strong><\/p>\n<p><strong>2- OUR&rsquo;HATS<\/strong><\/p>\n<p><strong>Apr\u00e9s avoir r\u00e9cit\u00e9 le Kidouch sur une coupe de vin, on se lave les mains sans b\u00e9n\u00e9diction.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Maintenant que nous avons d\u00e9termin\u00e9 qu&rsquo;il fallait rechercher la saintet\u00e9, on fait un premier pas en direction de celle-ci. Il faut commencer \u00e0 se nettoyer, pr\u00e9cis\u00e9ment les mains. Car nous ne pouvons pas en rester qu&rsquo;aux bonnes intentions, il faut agir. Celui qui d\u00e9sire la v\u00e9rit\u00e9 doit pratiquer les commandements en fonction de ses possibilit\u00e9s du moment, m\u00eame si elles sont limit\u00e9es. Il doit faire ce qu&rsquo;il peut car l&rsquo;action am\u00e8ne \u00e0 la compr\u00e9hension. C&rsquo;est la raison pour laquelle la premi\u00e8re chose que le peuple juif a proclam\u00e9 apr\u00e8s avoir re\u00e7u la Torah est: \u00ab\u00a0Nous ferons et nous comprendrons!\u00a0\u00bb. Dans les civilisations occidentales, faire sans comprendre est appel\u00e9 primitivisme mais chez nous c&rsquo;est la clef de la connaissance. La r\u00e9ponse \u00e0 nos questions, nous l&rsquo;obtenons sans poser de question, grace \u00e0 notre Emouna (Foi, confiance en D-ieu). Car la Emouna est l&rsquo;arme qui nous permet de traverser les si\u00eacles et leur lot d&rsquo;oppressions. Toutes les civilisations qui nous ont opprim\u00e9s ont disparu malgr\u00e9 leur h\u00e9g\u00e9monie mondiale. Mais nous, petit peuple d&rsquo;Isra\u00ebl, nous sommes toujours l\u00e0 grace au don de soi de nos anc\u00eatres qui ont pr\u00e9cieusement conserv\u00e9 la pratique des Mitsvot. Car la pratique (les mains) sanctifie le Juif et attire sur lui une perception de la connaissance de D-ieu, le Daat, symbolis\u00e9 par l&rsquo;eau avec lequel on se lave les mains. N\u00e9anmoins, ce lavage des mains (Our&rsquo;hats) se fait sans b\u00e9n\u00e9diction, car nous ne faisons que commencer \u00e0 nous purifier.<\/strong><\/p>\n<p><strong>3-KARPAS<\/strong><\/p>\n<p><strong>On trempe un petit morceau de c\u00e9leri (Karpas) dans de l&rsquo;eau sal\u00e9e et on le mange.<\/strong><\/p>\n<p><strong>G\u00e9n\u00e9ralement, celui qui commence \u00e0 se purifier, \u00e0 faire T\u00e9chouvah, d\u00e9sire atteindre les plus hauts sommets rapidement. Cet \u00e9tat d&rsquo;esprit provient directement de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation occidentale qui repose sur les valeurs du \u00ab\u00a0Tout, tout de suite\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Les premiers sont les meilleurs\u00a0\u00bb. C&rsquo;est pourquoi il faut manger un petit morceau de c\u00e9leri qui n&rsquo;est qu&rsquo;un simple l\u00e9gume, afin de comprendre qu&rsquo;il faut savoir se satisfaire du peu que nous sommes capables de faire et m\u00eame de nous en r\u00e9jouir. Car chez D-ieu, on ne consid\u00e8re pas quelqu&rsquo;un selon sa place, on le consid\u00e8re selon ses possibilit\u00e9s. Et Rabbi Na&rsquo;hman d\u00e9voile encore plus que cela, il nous enseigne que le plus grand Cavod (honneur) d&rsquo;Ha-chem r\u00e9side dans le fait que des gens \u00e9loign\u00e9s fassent un petit effort pour se rapprocher de Lui. H\u00e9las, beaucoup de nos fr\u00e8res qui ont commenc\u00e9 \u00e0 faire T\u00e9chouvah se sont arr\u00eat\u00e9s parce qu&rsquo;ils ne voyaient pas de \u00ab\u00a0r\u00e9ussite\u00a0\u00bb dans leur d\u00e9votion, soit ils se sont r\u00e9sign\u00e9s \u00e0 stagner, soit ils ont abandonn\u00e9s compl\u00e8tement. Cela provient du fait qu&rsquo;ils ne savent pas que D-ieu les appr\u00e9cie avec leur petit niveau et que s&rsquo;ils continuent avec patience \u00e0 se satisfaire de petites choses, les portes leurs seront ouvertes plus rapidement qu&rsquo;ils ne le croient. Ils raisonnent avec des crit\u00e8res non-juifs de \u00ab\u00a0Success-story\u00a0\u00bb. C&rsquo;est pour \u00e9chapper \u00e0 ce mensonge que nous trempons un simple morceau de c\u00e9leri dans de l&rsquo;eau sal\u00e9e, c&rsquo;est le pr\u00e9ambule du bon repas qui nous attend, un peu plus tard&#8230;<\/strong><\/p>\n<p><strong>4 &#8211; YA&rsquo;HATS<\/strong><\/p>\n<p><strong>On brise la Matsah du milieu en deux et on cache le plus gros morceau en guise d&rsquo;Afikom\u00e8ne.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Nous avons compris qu&rsquo;il faut savoir \u00eatre patient et se satisfaire de peu, nous pouvons alors commencer \u00e0 vraiment servir D-ieu. Mais il nous faut connaitre la prochaine \u00e9tape: la brisure (Chvira). Nous connaissons tous des brisures, des situations que nous aurions pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e9viter mais que faire, la vie est ainsi faite. Il en va de m\u00eame dans le progr\u00e8s spirituel, c&rsquo;est pourquoi nous brisons la Matsah en deux. Quelle est la volont\u00e9 divine qui se cache derri\u00e8re une telle situation? Ne valait-il pas mieux que la Matsah reste enti\u00e8re? Non! Une graine de bl\u00e9, avant d&rsquo;\u00eatre plant\u00e9e, est on ne peut plus enti\u00e8re, compl\u00eate. Pourtant une fois sous terre, elle commence \u00e0 se d\u00e9composer totalement, elle se brise. A ce moment elle ne sert apparemment pas \u00e0 grand chose mais la suite va prouver le contraire: un \u00e9pi entier a pouss\u00e9. Et cette \u00e9pi va lui aussi \u00eatre bris\u00e9, d\u00e9racin\u00e9 puis broy\u00e9 en farine et ainsi de suite jusqu&rsquo;en arriver au pain qui lui aussi va connaitre un destin difficile, il va disparaitre dans le syst\u00e8me digestif d&rsquo;un \u00eatre humain. Mais ce faisant, il a jou\u00e9 un r\u00f4le exceptionnel, il a permis \u00e0 un juif d&rsquo;avoir des forces pour servir D-ieu. Il a vraiment servi son Cr\u00e9ateur, beaucoup plus que s&rsquo;il \u00e9tait rest\u00e9 entier sous forme de graine. Et ainsi en est-il pour chacun de nous, chaque brisure nous aide et nous comprenons r\u00e9troactivement que sans l&rsquo;avoir v\u00e9cue, nous n&rsquo;aurions pas pu grandir et \u00eatre ce que nous sommes aujourd&rsquo;hui. Par cons\u00e9quent, gardons notre sang-froid en p\u00e9riode de chute spirituelle. Il faut savoir que les choses ne vont pas toujours comme on le d\u00e9sire, ce processus fait partie du chemin vers la sanctification. En outre, le plus gros morceau (Afikom\u00e8ne) est cach\u00e9 pour la fin, c&rsquo;est la r\u00e9compense qui nous attend. <\/strong><\/p>\n<p><strong>5- MAGUID<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lecture de la Hagaddah.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La lecture de la Haggadah est un commandement positif de la Torah: raconter la sortie d&rsquo;Egypte. Dans cette Mitsvah, il nous est donn\u00e9 de r\u00e9aliser le moyen essentiel dont nous disposons, en tant que Juif, afin d&rsquo;aller vers la saintet\u00e9: la parole. Le saint Ari Zal a d\u00e9compos\u00e9 le mot Pessa&rsquo;h en deux: \u00ab\u00a0P\u00e9\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Sa&rsquo;h\u00a0\u00bb qui veut dire la bouche (p\u00e9) qui parle (sa&rsquo;h). car l&rsquo;essentiel de notre force r\u00e9side dans la bouche. Parole de pri\u00e8re, louanges et remerciements envers le Cr\u00e9ateur, demande de nos besoins. Paroles de Torah au sujet desquels nos Sages ont enseign\u00e9 que l&rsquo;\u00e9tude devait se faire avec la bouche, pas dans le silence. Ha-chem n&rsquo;a-t-il pas cr\u00e9\u00e9 le monde par la parole? Et Yaakov, le p\u00e8re des douze tribus d&rsquo;Isra\u00ebl est repr\u00e9sent\u00e9 dans la Torah par sa voix, ainsi qu&rsquo;il est \u00e9crit: \u00ab\u00a0La voix est la voix de Yaakov!\u00a0\u00bb (B\u00e9r\u00e9chit 27- 22). C&rsquo;est ainsi que nous construisons et s&rsquo;il faut passer par l&rsquo;action des mains comme nous l&rsquo;avons vu auparavant, il ne faut n\u00e9anmoins pas croire que c&rsquo;est leur force qui nous a fait r\u00e9ussir car sans l&rsquo;aide de D-ieu que faire? Maintenant que nous possedons notre arme principale, il est possible de nous sanctifier encore plus.<\/strong><\/p>\n<p><strong>6- RO&rsquo;HTSA<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lavage des mains avec b\u00e9n\u00e9diction<\/strong><\/p>\n<p><strong>Nous avons progress\u00e9 n&rsquo;est-ce-pas! Nous faisons maintenant une b\u00e9n\u00e9diction car nous avons compris l&rsquo;importance de la parole. N\u00e9anmoins, pourquoi se relaver les mains puisque nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 fait une fois? A ce sujet, on r\u00e9pondra grace \u00e0 l&rsquo;enseignement du Likoutey Moharane (Torah 6) o\u00f9 Rabbi Na&rsquo;hman enseigne que faire T\u00e9chouvah est bien mais pas suffisant, il faut faire T\u00e9chouvah sur notre propre T\u00e9chouvah. En effet, la stagnation spirituelle est une sorte de mort, D-ieu en pr\u00e9serve. On doit toujours se remettre en question par rapport \u00e0 notre attachement \u00e0 D-ieu, sinon il devient vide de sens. Quand on s&rsquo;arr\u00eate, notre vieil ennemi, le Yetser Ara, revient sournoisement s&rsquo;installer en nous afin de diriger lui-m\u00eame la barque de notre d\u00e9votion. Et pour cela, il est pr\u00eat \u00e0 se d\u00e9guiser en Torah et Mitsvot ainsi que nous l&rsquo;apprend Rabbenou (Likoutey Moharane 1, T\u00f4me I). Mais quand un juif est constamment en recherche et en remise en question, le Yetser Ara n&rsquo;arrive pas \u00e0 l&rsquo;attraper car il ne reste jamais \u00e0 la m\u00eame place. Le deuxi\u00e8me lavage des mains symbolise cette seconde T\u00e9chouvah qui fera elle m\u00eame l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle T\u00e9chouvah car la perception de D-ieu est sans fin, on peut toujours l&rsquo;am\u00e9liorer. C&rsquo;est un merveilleux conseil qui nous est livr\u00e9 ici.<\/strong><\/p>\n<p><strong>7- MOTSI MATSAH<\/strong><\/p>\n<p><strong>On fait la b\u00e9n\u00e9diction sur la Matsah et on la mange.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Nous avons appris dans le feuillet pr\u00e9c\u00e9dent que la difference entre le pain (&lsquo;Hamets) et la Matsah r\u00e9side dans l&rsquo;air qui est absent de la Matsah parce qu&rsquo;on a pas laiss\u00e9 le temps \u00e0 la p\u00e2te de gonfler. L&rsquo;air symbolise l&rsquo;orgueil de l&rsquo;homme qui essaye d&rsquo;\u00eatre plus important qu&rsquo;il ne l&rsquo;est r\u00e9ellement, il se gonfle d&rsquo;orgueil et joue un personnage qui n&rsquo;est pas lui-m\u00eame. La soci\u00e9t\u00e9 occidentale a tellement int\u00e9rioris\u00e9 en nous ce jeu de r\u00f4le bas\u00e9 sur le mensonge que nous ne nous apercevons plus que nous ne sommes pas nous-m\u00eames, juste un personnage \u00e9conomico-social dans une situation sociologique donn\u00e9e, les r\u00f4les changeant en fonction des situations (sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique ou inf\u00e9rieur). La Matsah est sans air, elle repr\u00e9sente notre int\u00e9riorit\u00e9 authentique, celui ou celle que nous sommes r\u00e9ellement. Apr\u00e9s tous les stades pr\u00e9c\u00e9dents de sanctification, il nous est possible maintenant de manger la Matsah, c&rsquo;est \u00e0 dire de commencer \u00e0 sortir (Motsi signifie sortir) du plus profond de soi la saintet\u00e9 merveilleuse qui est en nous (Matsah), c&rsquo;est notre partie pure et sainte qui brille.<\/strong><\/p>\n<p><strong>8- MAROR<\/strong><\/p>\n<p><strong>On consomme l&rsquo;herbe am\u00e8re.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Nous avons d\u00e9j\u00e0 go\u00fbt\u00e9 l&rsquo;amertume de la brisure mais il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une autre amertume, celle de la r\u00e9paration. Rabbi Na&rsquo;hman enseigne que la quantit\u00e9 de plaisir ressentie lors des p\u00e9ch\u00e9s doit \u00eatre pay\u00e9e par une quantit\u00e9 \u00e9quivalente d&rsquo;amertume et de d\u00e9plaisir, cela constitue un rachat pour notre bien. Mais il nous faut savoir que D-ieu, dans Sa grande bont\u00e9, ne nous fait pas payer en une fois notre dette car nous ne pourrions pas le supporter. Alors Il envoie r\u00e9guli\u00e8rement des situations cr\u00e9atrices d&rsquo;amertume en fonction de notre capacit\u00e9 du moment \u00e0 les supporter Les Sages nous ont recommand\u00e9 de prendre de pr\u00e9f\u00e9rence de la laitue en qualit\u00e9 d&rsquo;herbes am\u00e8res et c&rsquo;est tr\u00e9s \u00e9tonnant car la laitue a plut\u00f4t un bon go\u00fbt. On explique alors que les racines de la laitue sont am\u00e8res, c&rsquo;est pourquoi les feuilles sont appel\u00e9es Maror. Malgr\u00e9 tout, comment comprendre cela? Rabbi Na&rsquo;hman nous apprend qu&rsquo;il faut transformer l&rsquo;angoisse et l&rsquo;amertume en joie. Arriver \u00e0 se r\u00e9jouir dans les moments difficiles consiste \u00e0 changer la racine am\u00e8re en feuille agr\u00e9able au go\u00fbt et cela nous est possible si nous avons suivi comme il convient toutes les \u00e9tapes du processus de sanctification. Car \u00e0 ce stade, ne devient-il pas de plus en plus \u00e9vident que tout ce que fait D-ieu est pour le bien! Celui qui a foi en cela peut payer sa dette d&rsquo;amertume avec de la joie. Ceci constitue la plus haute forme de T\u00e9chouvah, la T\u00e9chouvah par l&rsquo;amour au sujet duquel il est dit que nos p\u00e9ch\u00e9s se transforment en m\u00e9rites. N\u00e9anmoins, celui qui n&rsquo;a pas encore ce niveau ne doit pas se d\u00e9courager car le bon repas approche.<\/strong><\/p>\n<p><strong>9- COREKH<\/strong><\/p>\n<p><strong>On mange ensemble de la Matsah et du Maror.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Nous ne sommes pas encore arriv\u00e9s au bout du processus de sanctification, le bien (Matsah) et le mal (Maror) sont encore m\u00e9lang\u00e9s en nous. Nous n&rsquo;avons pas encore atteint la perfection et il faut constamment s&rsquo;en rappeler si l&rsquo;on veut ne pas tomber dans l&rsquo;orgueil. Quand on commence \u00e0 voir les fruits de notre d\u00e9votion apparaitre, on est en danger. Tout \u00e0 coup, on arrive \u00e0 bien \u00e9tudier et m\u00eame \u00e0 enseigner aux autres. Nos connaissances sont de plus en plus nombreuses et une petite r\u00e9putation commence \u00e0 poindre, on prend des positions et on arrive m\u00eame \u00e0 emettre des avis. C&rsquo;est \u00e0 ce moment que le Yetser Ara se d\u00e9guise en Mitsvot pour nous tromper, il veut nous faire croire que nous sommes arriv\u00e9s et que nous d\u00e9tenons la v\u00e9rit\u00e9. C&rsquo;est pourquoi on mange la Matsah avec le Maror, afin de nous rappeler que m\u00eame si nous avons le droit d&rsquo;avoir des engagements et des opinions, nous devons avoir l&rsquo;humilit\u00e9 de savoir que peut-\u00eatre nous nous trompons et qu&rsquo;il faut savoir rester discret et respecter toutes les tendances religieuses qui sont attach\u00e9es \u00e0 la Torah de Moch\u00e9 Rabbenou (\u00e9crite et orale) et \u00e0 la pratique des commandements. G\u00e9n\u00e9ralement, le penchant du mal se r\u00e9gale quand un individu est arriv\u00e9 \u00e0 un petit niveau, il lui donne la \u00ab\u00a0grandeur\u00a0\u00bb de s&rsquo;opposer \u00e0 ceux qui se \u00ab\u00a0trompent\u00a0\u00bb et \u00e0 raconter sur eux tout le mal qu&rsquo;il leur impute, il grandit le foss\u00e9 qui s\u00e9pare les enfants d&rsquo;Isra\u00ebl. En outre, m\u00eame si une personne se trompe, nous avons un commandement de l&rsquo;aimer comme nous-m\u00eames. Nous acceptons nos propres erreurs avec indulgence, alors faisons-le aussi pour les autres. Si nous comprenons cela, nous sommes pr\u00eats pour l&rsquo;\u00e9tape suivante.<\/strong><\/p>\n<p><strong>10- CHOUL&rsquo;HAN OREKH<\/strong><\/p>\n<p><strong>On prend un repas de f\u00eate.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Enfin, il est temps de jouir du fruit de nos efforts. La vie est parsem\u00e9e de ces moments ou tout devient clair et pendant lesquels la pr\u00e9sence divine est \u00e0 port\u00e9e de nous. Un rayon de soleil qui vient nous dire de ne pas nous inquieter car D-ieu est avec nous. Notre chemin vers la sanctification est d\u00e9broussaill\u00e9e et tout commence \u00e0 se mettre en place, telle une table dr\u00e9ss\u00e9e (Choul&rsquo;han Orekh), grace aux conseils que nous avons re\u00e7u lors des pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e9tapes du S\u00e9der. On r\u00e9alise alors que la vie juive est la plus belle qui soit et que les restrictions apparentes de la loi (Choul&rsquo;han Aroukh) sont en v\u00e9rit\u00e9 de pr\u00e9cieuses aides vers la libert\u00e9 et le bonheur. N\u00e9anmoins, le repas ne s&rsquo;arrete pas l\u00e0. Nos Sages nous demandent de garder assez d&rsquo;appetit pour consommer l&rsquo;afikom\u00e8ne.<\/strong><\/p>\n<p><strong>11- TSAFOUN<\/strong><\/p>\n<p><strong>On mange l&rsquo;Afikom\u00e8ne.<\/strong><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;afikom\u00e8ne est la plus grande partie de la Matsah que nous avions bris\u00e9e lors de \u00ab\u00a0Ya&rsquo;hats\u00a0\u00bb. Il est cach\u00e9 (Tsafoun) car il fait allusion \u00e0 la partie cach\u00e9e de notre \u00e2me vers laquelle nous avons dirig\u00e9 nos recherches, notre moi authentique, celui du Juif saint qui est en nous. Nous avons l&rsquo;habitude de laisser les enfants cacher cette partie de la Matsah, c&rsquo;est pour nous expliquer que notre v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait cach\u00e9e \u00e0 cause du manque de maturit\u00e9. On dit d&rsquo;Eliahou le proph\u00e8te qu&rsquo;il viendra rapprocher les enfants de leurs parents. Eliahou repr\u00e9sente l&rsquo;ensemble des Tsadikim authentiques qui sont les seules personnes \u00e0 pouvoir nous aider dans notre qu\u00e8te de la v\u00e9rit\u00e9 et de la sanctification. Car sans les enseignements du Tsadik, nous sommes comme des enfants immatures, sans direction pr\u00e9cise. N\u00e9anmoins l&rsquo;aspect \u00ab\u00a0enfant\u00a0\u00bb qui est en nous est un point positif, car il comprend la capacit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre intellectuellement disponible et de n&rsquo;avoir aucun \u00e0 priori, l&rsquo;enthousiasme et la fraicheur. Et maintenant que nous reste-t-il \u00e0 faire si ce n&rsquo;est louanger Ha-chem pour cette merveilleuse soir\u00e9e pleine de conseils.<\/strong><\/p>\n<p><strong>12- BAREKH, HALLEL<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9citation des actions de graces apr\u00e8s le repas et du Hallel Hagadol.<\/strong><\/p>\n<p><strong>D-ieu dirige le monde de deux fa\u00e7ons. La premi\u00e8re, avec les lois de la nature. La seconde, au-dessus des lois de la nature, miraculeusement. Le Birkat Hamazone est un remerciement pour la mani\u00e8re dont D-ieu a dirig\u00e9 le monde \u00ab\u00a0logiquement\u00a0\u00bb afin que nous puissions manger. C&rsquo;est \u00e0 dire qu&rsquo;il nous a octroy\u00e9 une source de revenus grace \u00e0 laquelle on a pu se procurer tous les besoins de la f\u00eate. Le Hallel Hagadol est une succession de louanges pour tous les miracles incroyables que D-ieu nous a prodigu\u00e9s tout au long de l&rsquo;histoire. La juxtaposition de ces deux pri\u00e8res veut nous faire comprendre qu&rsquo;en v\u00e9rit\u00e9, dans la nature ou au dessus de la nature, la providence divine est omnipr\u00e9sente. Et un jour, nous nous apercevrons que tout n&rsquo;\u00e9tait que miracle.<\/strong><\/p>\n<p><strong>13- NIRTSAH<\/strong><\/p>\n<p><strong>Nos pri\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 agr\u00e9es par Ha-chem.<\/strong><\/p>\n<p><strong>A la fin de cette soir\u00e9e, il ne nous reste plus qu&rsquo;\u00e0 nous souhaiter de vivre encore de nombreuses ann\u00e9es, douces et bonnes car nous connaissons les moyens d&rsquo;arriver au bonheur, grace aux panneaux indicateurs du S\u00e9der. Le bonheur de notre d\u00e9livrance individuelle, nous le partagerons bient\u00f4t tous ensemble, l&rsquo;ann\u00e9e prochaine \u00e0 Y\u00e9roushala\u00efm avec Machia&rsquo;h Tsidk\u00e9nou, AMEN!<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Le feuillet de la semaine est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Saadia Elhadad et \u00e0 toute sa famille. Qu&rsquo;Ha-chem leur octroie toutes les b\u00e9n\u00e9dictions spirituelles et mat\u00e8rielles ainsi qu&rsquo;un parfait r\u00e9tablissement \u00e0 M\u00e9\u00efr Ben Fr\u00e9&rsquo;ha, AMEN.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>Vous pouvez offrir le feuillet de la semaine en t\u00e9l\u00e9phonant \u00e0 J\u00e9rusalem au CENTRE BERECHIT au O53- 921 954<\/strong><\/em><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MEKOR &lsquo;HOKHMA bsd Bas\u00e9 sur les enseignements de Rabbi Na&rsquo;hman de Breslev SPECIAL PESSA&rsquo;H N\u00b020 Pendant la nuit du S\u00e9der, nous racontons la sortie d&rsquo;Egypte (Mitsra\u00efm), nous nous souvenons qu&rsquo;Ha-chem nous a sorti de la servitude et de l&rsquo;esclavage. 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