{"id":2496,"date":"2011-08-26T17:14:27","date_gmt":"2011-08-26T17:14:27","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2496"},"modified":"2011-08-26T17:14:27","modified_gmt":"2011-08-26T17:14:27","slug":"choses-vues-dans-un-restaurant-de-tunis-a-lheure-de-la-rupture-du-jeune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/choses-vues-dans-un-restaurant-de-tunis-a-lheure-de-la-rupture-du-jeune\/","title":{"rendered":"Choses vues dans un restaurant de Tunis \u00e0 l\u2019heure de la rupture du je\u00fbne !"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h2 class=\"titre\">\n\tREPORTAGE &#8211; Tunisie: Choses vues dans un restaurant de Tunis &agrave; l&rsquo;heure de la rupture du je&ucirc;ne !<\/h2>\n<p>\n\tPar <a href=\"mailto:webmaster@webmanagercenter.com\">Mohamed Farouk<\/a><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tUne client&egrave;le h&eacute;t&eacute;roclite, venue d&rsquo;horizons diff&eacute;rents, rencontr&eacute;e dans un restaurant du centre-ville de Tunis. Le d&eacute;cor: quelque trente tables et quatre serveurs, pantalon et n&oelig;ud papillon noirs, qui veillent &agrave; ce que tout se passe bien. Reportage.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tLes absents ont toujours tort. Les retardataires aussi. Arriv&eacute; quinze minutes apr&egrave;s la <a href=\"http:\/\/www.webmanagercenter.com\/management\/article.php?id=34042\" target=\"_blank\">rupture du je&ucirc;ne<\/a>, Tawfik s&rsquo;est vu attribuer une petite place au coin d&rsquo;une table de ce restaurant du centre-ville de Tunis: le couple, qui l&rsquo;occupe, ayant bien voulu lui accorder l&rsquo;hospitalit&eacute;.<\/p>\n<p>\t&laquo;J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; retard&eacute; par un livreur qui a accus&eacute; trente minutes de retard&raquo;, se d&eacute;sole-t-il. &laquo;J&rsquo;ai d&ucirc;, ensuite, tout ranger afin que je ne perdre pas trop de temps apr&egrave;s la rupture du je&ucirc;ne. Car l&rsquo;ouverture du magasin, qui m&rsquo;emploie, se fait &agrave; 20 heures 30. Le temps que je mange et savoure, ensuite, un caf&eacute; et une cigarette sur une terrasse de l&rsquo;Avenue Bourguiba, c&rsquo;est tout juste&raquo;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>\tIls sont, comme lui, une dizaine &agrave; venir quasiment tous les jours dans ce restaurant pour rompre le je&ucirc;ne. &laquo;Je commence &agrave; travailler &agrave; 21 heures dans une boutique de chaussures de la rue Charles De gaulle. La rupture du je&ucirc;ne se fait &agrave; 19 heures 05. Le calcul est simple &agrave; faire: deux heures pour manger et me rendre de la Cit&eacute; Ezzouhour, dans la banlieue ouest de Tunis, &agrave; ma boutique, et avec les moyens de transport public que je prends! J&rsquo;ai d&ucirc; plus d&rsquo;une fois prendre un taxi. Je pr&eacute;f&egrave;re venir dans ce restaurant et repartir &agrave; mon travail sans stress&raquo;, affirme-t-il.<\/p>\n<p>\t<b>En avoir marre de &laquo;fr&eacute;quenter la routine&raquo;<\/b><\/p>\n<p>\tAutre cas, celui de la famille B.R. Mahmoud, le p&egrave;re, jean et barbe en broussaille, est venu sp&eacute;cialement pour rompre le je&ucirc;ne avec sa femme et ses deux enfants. Habitant La Goulette, dans la banlieue nord de Tunis, Mahmoud dit en avoir marre de &laquo;fr&eacute;quenter la routine&raquo;. Il est venu pour changer d&rsquo;air et &laquo;de cuisine&raquo;. Ce qui ne d&eacute;pla&icirc;t pas &agrave; son &eacute;pouse qui accepte, malgr&eacute; tout, &laquo;ces critiques&raquo;. &laquo;L&rsquo;essentiel est que je quitte mes fourneaux&raquo;, fait-elle remarquer.<\/p>\n<p>\tPropri&eacute;taire d&rsquo;une voiture de louage, qui dessert la ville d&rsquo;Annaba (B&ocirc;ne), Abdelaziz est venu dans ce restaurant parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas &laquo;d&rsquo;autre choix&raquo;. &laquo;Lorsque je ne suis pas chez moi ou sur la route, je viens ici pour rompre le je&ucirc;ne. Et ce en attendant que j&rsquo;&eacute;pouse une Tunisienne!&raquo;, affirme-t-il, avec un large sourire sur les l&egrave;vres.<\/p>\n<p>\tLibyen, habitant de Misrata, ville situ&eacute;e &agrave; 200 Km &agrave; l&rsquo;est de Tripoli, Abdelhamid est r&eacute;fugi&eacute; en Tunisie depuis trois semaines. Il vient dans ce restaurant pour la premi&egrave;re fois avec son &eacute;pouse et son b&eacute;b&eacute; de six mois. Demain, il ira dans un autre. Une mani&egrave;re de d&eacute;couvrir le pays qu&rsquo;il visite pour la premi&egrave;re fois de sa vie.<br \/>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans un autre coin du restaurant, Daniel, son &eacute;pouse et sa petite fille de 16 ans, sont venus prendre leur repas du soir. En attendant de prendre le dernier train du soir pour Sousse o&ugrave; il passe de pr&eacute;cieuses vacances. &laquo;Je ne viens pas, &eacute;videment, pour rompre le je&ucirc;ne. Mais, je suis loin de passer un mauvais moment avec des gens dont j&rsquo;admire le courage et la pi&eacute;t&eacute;&raquo;, lance-t-il, en croquant une pomme.<\/p>\n<p>\tAinsi va le monde dans ce restaurant du centre-ville de Tunis qui dresse, en ce ramadan 2011, quelque trente tables pour servir, &agrave; l&rsquo;heure de la rupture du je&ucirc;ne, une client&egrave;le des plus h&eacute;t&eacute;roclites venue d&rsquo;horizons diff&eacute;rents. Et quatre serveurs sont l&agrave; pour veiller, pantalon et n&oelig;ud papillon noirs, &agrave; ce que tout se passe bien.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; REPORTAGE &#8211; Tunisie: Choses vues dans un restaurant de Tunis &agrave; l&rsquo;heure de la rupture du je&ucirc;ne ! Par Mohamed Farouk &nbsp; &nbsp; &nbsp; Une client&egrave;le h&eacute;t&eacute;roclite, venue d&rsquo;horizons diff&eacute;rents, rencontr&eacute;e dans un restaurant du centre-ville de Tunis. 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