{"id":2548,"date":"2011-09-02T17:17:49","date_gmt":"2011-09-02T17:17:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2548"},"modified":"2011-09-02T17:17:49","modified_gmt":"2011-09-02T17:17:49","slug":"comment-la-tunisie-peut-elle-se-premunir-contre-un-desastre-annonce","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/comment-la-tunisie-peut-elle-se-premunir-contre-un-desastre-annonce\/","title":{"rendered":"Comment la Tunisie peut-elle se pr\u00e9munir contre un d\u00e9sastre annonc\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"contentheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\tComment la Tunisie peut-elle se pr&eacute;munir contre un d&eacute;sastre annonc&eacute; ?<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"createdate\" valign=\"top\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\t<span style=\"font-family: trebuchet ms,geneva;\">Le gouvernement doit agir plus vite et mieux. Chaque citoyen se doit de contribuer. Quelques propositions &agrave; l&rsquo;attention de qui veut entendre. <\/span>Par <strong>Ferid Belhaj<\/strong>*<\/p>\n<hr style=\"width: 160px;\" width=\"160\" \/>\n<p>\n\t\t\t\t\tJe me permets ces propositions, n&rsquo;&eacute;tant pas engag&eacute; dans la vie politique de mon pays mais ayant bien &agrave; l&rsquo;esprit ces mots de R. L. Stevenson: &laquo;La politique est peut-&ecirc;tre la seule profession pour laquelle nulle pr&eacute;paration n&rsquo;est jug&eacute;e n&eacute;cessaire.&raquo;<br \/>\n\t\t\t\t\tComme Santiago Nasar, le personnage de Gabriel Garcia Marquez dans sa &lsquo;&lsquo;Chronique d&rsquo;une mort annonc&eacute;e&rsquo;&rsquo;, la Tunisie avance guillerette vers une catastrophe annonc&eacute;e. Tout le monde le sait. Chacun promets de &laquo;faire quelque chose&raquo;. Personne ne bouge, et ceux qui pensent agir finissent par se perdre en gesticulations.<br \/>\n\t\t\t\t\tL&rsquo;&eacute;conomie tangue, prend l&rsquo;eau et commence &agrave; chavirer. La soci&eacute;t&eacute; risque de se casser en extr&ecirc;mes, entre tenants d&rsquo;un traditionalisme surann&eacute; et inacceptable pour la majorit&eacute;, et ceux qui d&eacute;fendent un &laquo;modernisme&raquo; (entendez une la&iuml;cit&eacute;) qui ne correspond pas &agrave; la r&eacute;alit&eacute; du pays aujourd&rsquo;hui.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tLa classe politique, puisque c&rsquo;est comme &ccedil;a qu&rsquo;il faut l&rsquo;appeler, grosse de fanfarons dont l&rsquo;inflation de l&rsquo;&eacute;go ne le dispute qu&rsquo;a celle qui va bient&ocirc;t frapper notre &eacute;conomie, d&eacute;montre au jour le jour son incapacit&eacute; &agrave; &ecirc;tre adulte et responsable.<br \/>\n\t\t\t\t\tLe gouvernement pilote &agrave; vue, ne communique pas, laisse les zones d&rsquo;ombre entamer le peu de lumi&egrave;re qu&rsquo;il peut apporter &agrave; des citoyens inquiets. Ces derniers que tout le monde appelle &agrave; aller voter, on ne sait pour qui ni, surtout, pour quoi, paraissent d&eacute;sempar&eacute;s. Votez, votez, il en restera s&ucirc;rement quelque chose&hellip;!<br \/>\n\t\t\t\t\tLe pays qui compte, celui qui a fait ce que l&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui la r&eacute;volution, les Tunisiens qui vivotent en marge des d&eacute;bats politiques creux, attendent que les promesses faites soient tenues et que leur vie quotidienne se trouve am&eacute;lior&eacute;e. Ils n&rsquo;attendront pas longtemps encore avant de se lever, une fois encore. Ce gouvernement doit agir plus vite et mieux. Dans les moments difficiles, chaque citoyen se doit de contribuer, et je mets ces quelques propositions &agrave; la disposition de qui veut entendre.<br \/>\n\t\t\t\t\t<strong>1- Au plan &eacute;conomique<\/strong>, et parce que le temps presse et que les caisses sont vides, nous dit-on:<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Etablir un syst&egrave;me de ciblage pour aider les familles n&eacute;cessiteuses<\/strong><\/em>. Arr&ecirc;ter la compensation aveugle et g&eacute;n&eacute;rale des produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; et des services publics qui co&ucirc;te si cher &agrave; l&rsquo;Etat et qui profite aux m&eacute;nages qui n&rsquo;en ont pas besoin.<br \/>\n\t\t\t\t\tLa Tunisie est le pays de la classe moyenne triomphante? Eh bien la classe moyenne n&rsquo;a pas besoin de subventions lourdes de l&rsquo;Etat pour acheter son pain, son huile et son sucre. Pour caricaturer, rendons-nous compte que la caisse tunisienne de compensation qui ob&egrave;re si lourdement le budget de l&rsquo;Etat paye pour le pain des classes ais&eacute;es, des diplomates en poste a Tunis, des fonctionnaires internationaux et des salaries des multinationales install&eacute;es dans le pays. Des gens qui n&rsquo;ont pas besoin de cette manne, et qui, pour la plupart, n&rsquo;en veulent d&rsquo;ailleurs pas. Il faut par contre identifier ceux qui r&eacute;ellement souffrent de la pauvret&eacute; et leur transf&eacute;rer &agrave; travers un syst&egrave;me simple et d&eacute;j&agrave; teste ailleurs, du cash pour leur permettre de profiter de la solidarit&eacute; nationale.<br \/>\n\t\t\t\t\tCette &laquo;recette&raquo; donc, utilis&eacute;e dans de nombreux pays permet aux m&eacute;nages les plus pauvres de se &laquo;payer&raquo; leurs produits de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; et dans le m&ecirc;me temps all&egrave;ge le fardeau de l&rsquo;Etat, en lui permettant de diriger son budget vers d&rsquo;autres priorit&eacute;s. C&rsquo;est une mani&egrave;re de g&eacute;rer mieux les finances publiques et de mieux cibler ceux qui ont besoin de la solidarit&eacute; sociale.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Mettre en place un syst&egrave;me de &laquo;travail pour du cash&raquo;<\/strong><\/em>. Les jeunes ch&ocirc;meurs peuvent &ecirc;tre mis &agrave; contribution, moyennant un paiement direct par l&rsquo;Etat, pour travailler dans les municipalit&eacute;s, les zones rurales, les quartiers d&eacute;favoris&eacute;s, apprendre un m&eacute;tier et ainsi sortir de leur routine n&eacute;gative et gagner un meilleur sens de dignit&eacute; par le travail. Ce syst&egrave;me sera financ&eacute; &agrave; travers les &eacute;conomies, &eacute;normes, qui seraient faites sur la suppression graduelle des sch&eacute;mas de compensation g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Mettre en place un syst&egrave;me de transfert conditionnel de subsides<\/strong><\/em>, afin d&rsquo;inciter le citoyen &agrave; envoyer ses enfants &agrave; l&rsquo;&eacute;cole ou bien &agrave; assurer la sant&eacute; &agrave; son &eacute;pouse. Du cash serait transf&eacute;r&eacute; aux m&eacute;nages qui auront donne la preuve que leurs enfants sont effectivement inscrits &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, que leurs &eacute;tudes se d&eacute;roulent dans de bonnes conditions. Le m&ecirc;me sch&eacute;ma est valable pour la sant&eacute; de la femme, avec la certification de visites m&eacute;dicales r&eacute;guli&egrave;res comme condition du transfert de cash. N&eacute;s &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990 en Asie et en Am&eacute;rique Latine (Bangladesh, Br&eacute;sil et Mexique), ces syst&egrave;mes de transferts mon&eacute;taires conditionnels se sont diffus&eacute;s dans le monde entier. Ils sont d&eacute;sormais exp&eacute;riment&eacute;s dans d&rsquo;autres contextes (les Etats-Unis notamment).<br \/>\n\t\t\t\t\tExistant aujourd&rsquo;hui sur tous les continents, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, ils vont de l&rsquo;initiative Oportunidades au Mexique &agrave; l&rsquo;Opportunity NYC &agrave; New York. Ces programmes se sont largement d&eacute;ploy&eacute;s au sein des pays o&ugrave; ils sont implant&eacute;s. Le programme mexicain Progresa, mis en place en 1997, s&rsquo;adressait au d&eacute;part &agrave; 300.000 foyers. Son successeur Oportunidades en touche maintenant plus de 5 millions &ndash; une progression encourag&eacute;e par les r&eacute;sultats positifs auxquels ont donn&eacute; lieu les &eacute;valuations.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Abandonner les id&eacute;es co&ucirc;teuses et de longue haleine<\/strong><\/em>. La cr&eacute;ation de nouvelles institutions financi&egrave;res comme cette Caisse des D&eacute;p&ocirc;ts et des Consignations n&rsquo;est franchement pas une priorit&eacute; &agrave; ce stade et il n&rsquo;en r&eacute;sultera pas la cr&eacute;ation de nouvelles sources de financement. C&rsquo;est du repackaging. Qui plus est, on risquerait de se retrouver &agrave; g&eacute;rer un mammouth de plus au moment o&ugrave; nous avons d&rsquo;autres chats &agrave; fouetter.<br \/>\n\t\t\t\t\tLe syst&egrave;me bancaire actuel suffit pour financer les efforts d&rsquo;infrastructures n&eacute;cessaires au pays. Et puis arr&ecirc;tons cette manie de singer tout ce qui se fait en France. La Cdc est une institution du XIXe si&egrave;cle. Nous sommes au XXIe, faut-il le rappeler. Et les exemples de la Cdc marocaine ou de la Cdc s&eacute;n&eacute;galaise ne sont s&ucirc;rement pas transposables en Tunisie. Cette id&eacute;e m&eacute;rite d&eacute;bats et analyses, et ne doit pas &ecirc;tre concr&eacute;tis&eacute;e &agrave; la va vite sous couvert d&rsquo;action gouvernementale.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Promouvoir le microcr&eacute;dit et la microfinance<\/strong><\/em>. Mettre en place un cadre juridique ad&eacute;quat pour la micro-finance qui permette le d&eacute;veloppement de ce moyen de cr&eacute;er des emplois et des moyens de production. Ne pas s&rsquo;encombrer de soi-disant pr&eacute;ceptes religieux qui pr&ecirc;chent la limitation de la micro-finance sous pr&eacute;texte d&rsquo;interdits de prise d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts usuraires. La seule mani&egrave;re pour le microcr&eacute;dit de se d&eacute;velopper et de devenir p&eacute;renne est justement son mouvement vers des sch&eacute;mas de microfinance.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Lancer des projets d&rsquo;infrastructure simples et rapidement ex&eacute;cutables<\/strong><\/em> comme les routes rurales, les projets d&rsquo;approvisionnement en eau et en assainissement, pour d&eacute;senclaver les zones les plus recul&eacute;es et donner du travail aux gens.<br \/>\n\t\t\t\t\tA ceux qui diraient que ces propositions ne sont bonnes que pour les pays &agrave; fort taux de pauvret&eacute;, rappelons deux choses: (i) Nos statistiques officielles montraient avant le 14 janvier qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pratiquement pas de pauvret&eacute; dans le pays. Et que le r&eacute;veil fut dur depuis! (ii) Des pays comme les Etats Unis (la ville de New York par exemple) utilisent avec succ&egrave;s certains de ces m&eacute;canismes. <strong> <\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<strong>2 &#8211; Au plan politique et institutionnel:<\/strong><br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Une clarification des r&egrave;gles du jeu apr&egrave;s le 23 octobre<\/strong><\/em>: Le gouvernement doit avoir le courage du &laquo;leader&raquo;. Le Premier ministre ne peut se contenter de suivre la volont&eacute; ind&eacute;cise et fractionn&eacute;e de partis politiques qui aujourd&rsquo;hui n&rsquo;ont de l&eacute;gitimit&eacute; que celle qu&rsquo;ils se sont g&eacute;n&eacute;reusement octroy&eacute;e. M. Ca&iuml;d Essebsi doit venir devant le peuple et dire clairement qu&rsquo;il faut, aujourd&rsquo;hui, maintenant, mettre en place les r&egrave;gles du jeu politique de l&rsquo;apr&egrave;s-23 octobre. Pour ce faire, il faudra imp&eacute;rativement &eacute;viter la pire des situations, celle qui verra une &laquo;constituante&raquo; se muer en d&eacute;cideur politique et en faiseur de gouvernement. Ce serait la gabegie, aid&eacute;e en cela par un mode de scrutin qui donnera selon toute probabilit&eacute; une repr&eacute;sentation atomis&eacute;e de la soci&eacute;t&eacute; tunisienne. A en juger par la qualit&eacute; des d&eacute;bats au sein de la Haute instance, etc., la Tunisie serait partie pour une p&eacute;riode de troubles et de dangers. Le r&eacute;gime d&rsquo;assembl&eacute;e, &agrave; travers l&rsquo;histoire, on souvent engendre dictature et terreur.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Un mandat pour le gouvernement. Un mandat pour la constituante<\/strong><\/em>: Il faudra que le 23 octobre, le citoyen tunisien soit appel&eacute; &agrave; la fois &agrave; &eacute;lire son repr&eacute;sentant &agrave; la constituante et &agrave; donner un mandat au gouvernement de transition pour que la transition, justement, se fasse avec un minimum de tumulte. La constituante doit avoir pour mandat strictement circonscrit la pr&eacute;paration du texte fondamental de la r&eacute;publique. Aucune autre comp&eacute;tence ne doit lui &ecirc;tre attribu&eacute;e, et surtout pas celle du pouvoir ex&eacute;cutif. La confusion des pouvoirs est un danger pour le pays. Le gouvernement, pour sa part, doit avoir pour mandat de g&eacute;rer les affaires de l&rsquo;Etat, assurer la s&eacute;curit&eacute;, maintenir l&rsquo;&eacute;conomie et organiser les &eacute;lections &agrave; venir, celle qui se feront sur la base de la nouvelle constitution.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Une politique &eacute;conomique homog&egrave;ne et coh&eacute;rente<\/strong><\/em>: Le Premier ministre, celui-ci ou un autre, devra remanier son gouvernement pour le rendre plus homog&egrave;ne, avec pour priorit&eacute; une gestion de l&rsquo;&eacute;conomie qui soit coh&eacute;rente et rationnelle. Un minist&egrave;re de l&rsquo;Economie, des Finances et de la Coop&eacute;ration doit &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;, qui aurait aussi un r&ocirc;le de coordonateur de l&rsquo;action &eacute;conomique du gouvernement.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Une justice plus rapide<\/strong><\/em>: Au niveau de la justice, et pour d&eacute;passer les atermoiements de ces derniers mois et instiller plus de transparence, il faudra que le gouvernement mette en place, par voie ex&eacute;cutive, un tribunal ind&eacute;pendant qui aura pour t&acirc;che de traiter des affaires de corruption. L&agrave; encore, les exemples abondent &agrave; travers le monde de ce type d&rsquo;institutions qui ont &eacute;t&eacute; l&rsquo;une des cl&eacute;s du succ&egrave;s des transitions politiques.<br \/>\n\t\t\t\t\t&#8211; <em><strong>Combattre la corruption<\/strong><\/em>: Pour l&rsquo;avenir, le gouvernement devrait entamer la cr&eacute;ation d&rsquo;une commission ind&eacute;pendante de lutte contre la corruption, qui aurait un mandat large et des comp&eacute;tences juridictionnelles. L&agrave; encore, les exemples sont nombreux et la Tunisie, qui n&rsquo;a pas besoin de r&eacute;inventer la roue, pourrait s&rsquo;en inspirer. La Commission Amor ne suffit pas.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<em>* Directeur du D&eacute;partement du Pacifique &agrave; la Banque Mondiale. <\/em><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<em>NB : Les opinions exprim&eacute;es dans cet article ne refl&egrave;tent pas la position officielle de la Banque Mondiale.&nbsp;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"contentheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<a class=\"contentpagetitle\" href=\"http:\/\/www.kapitalis.com\/fokus\/62-national\/5664-comment-la-tunisie-peut-elle-se-premunir-contre-un-desastre-annonce.html\" style=\"color: rgb(102, 102, 102); text-decoration: underline; outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; \">Comment la Tunisie peut-elle se pr&eacute;munir contre un d&eacute;sastre annonc&eacute; ?<\/a><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Comment la Tunisie peut-elle se pr&eacute;munir contre un d&eacute;sastre annonc&eacute; ? &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le gouvernement doit agir plus vite et mieux. 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