{"id":2562,"date":"2011-09-04T19:53:37","date_gmt":"2011-09-04T19:53:37","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2562"},"modified":"2011-09-04T19:55:23","modified_gmt":"2011-09-04T19:55:23","slug":"le-hijeb-creve-lecran-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-hijeb-creve-lecran-en-tunisie\/","title":{"rendered":"Le hijeb cr\u00e8ve l\u2019\u00e9cran en Tunisie"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"contentheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\tLe hijeb cr&egrave;ve l&rsquo;&eacute;cran en Tunisie<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"createdate\" valign=\"top\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tApr&egrave;s des d&eacute;cennies d&rsquo;interdiction et de r&eacute;pression, voici que le hijeb fait une entr&eacute;e spectaculaire dans les m&eacute;dias tunisiens en g&eacute;n&eacute;ral, et sur le petit &eacute;cran en particulier. Consid&eacute;r&eacute; comme &laquo;habit sectaire&raquo; (libess taiyfi) sous le dictateur Ben Ali, le hijeb (voile islamique) a &eacute;t&eacute; interdit dans les administrations, les &eacute;coles, les universit&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLes femmes qui portaient le voile &eacute;taient souvent harcel&eacute;es par la police, lors de campagnes sporadiques mais de plus en plus espac&eacute;es quand le r&egrave;gne de Ben Ali tirait vers sa fin. Et voici que ce &laquo;fichu foulard&raquo;, selon l&rsquo;expression du d&eacute;funt roi du Maroc, Hassen II a fini par s&rsquo;imposer dans l&rsquo;espace public et dans les m&eacute;dias de masse en Tunisie.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLa veille de l&rsquo;A&iuml;d, la chanteuse Imen Ch&eacute;rif a ainsi fait son num&eacute;ro sur la t&eacute;l&eacute; nationale, dans une robe vert pistache et en hijeb, dans une &eacute;mission consacr&eacute;e &agrave; la f&ecirc;te de la fin de Ramadan. Cas isol&eacute; ? Dans une &eacute;mission enfantine diffus&eacute;e le 2eme jour de l&rsquo;Aid, &agrave; savoir le 31 ao&ucirc;t 2011, et toujours sur el Watanya, c&rsquo;est cette fois-ci l&rsquo;animatrice elle-m&ecirc;me qui porte fi&egrave;rement le hijeb. S&rsquo;agit-il-il d&rsquo;apporter des gages de bonne foi &agrave; une proportion grandissante de t&eacute;l&eacute;spectateurs sensibles aux signes de religiosit&eacute; ou une simple question de repr&eacute;sentativit&eacute; pour notre t&eacute;l&eacute;? Quoi qu&rsquo;il en soit, les Tunisiens assistent en direct &agrave; un sacr&eacute; retournement de situation. D&rsquo;autant plus que cette m&ecirc;me cha&icirc;ne participait &agrave; des campagnes de d&eacute;nigrement virulentes contre des journalistes comme Khedija Ben Guenna, d&rsquo;Al Jazeera, consid&eacute;r&eacute;e comme un &eacute;tendard vivant des femmes voil&eacute;es.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tPour rappel, quelques semaines &agrave; peine apr&egrave;s la fuite de Ben Ali, les autorit&eacute;s transitoires ont permis aux femmes voil&eacute;es de garder leur hijeb pour leur photo de leur carte d&rsquo;identit&eacute; nationale. On rappellera &eacute;galement que les services de police interdisaient aux hommes de porter la barbe, fusse-t-elle une simple barbichette, plus l&eacute;niniste qu&rsquo;islamiste. C&rsquo;est dire que les flics de Ben Ali ne faisaient pas vraiment une diff&eacute;rence entre les sexes quand il s&rsquo;agissait de r&eacute;pression. Puisque m&ecirc;me les hommes &eacute;taient vis&eacute;s par des mesures clairement attentatoires aux libert&eacute;s individuelles. Et les services de s&eacute;curit&eacute; du dictateur ratissaient large pour raser les attributs pileux masculins du paysage.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tReste &agrave; savoir si les la&iuml;cs radicaux qui ne perdaient aucune occasion de s&rsquo;&eacute;riger contre ce qu&rsquo;ils consid&eacute;raient comme &laquo;un signe obscurantiste ostentatoire import&eacute; et contraire &agrave; nos traditions&raquo; vont r&eacute;agir aussi vivement dans la Tunisie d&rsquo;apr&egrave;s le 14 janvier. Mais quand en France, les &laquo;minorit&eacute;s ethniques&raquo; se battent pour avoir plus de visibilit&eacute; &agrave; la t&eacute;l&eacute;, peut-on d&eacute;cemment exclure d&rsquo;un m&eacute;dia public une proportion grandissante de la population tunisienne ? Et apr&egrave;s tout, El Wataniya, comme son nom l&rsquo;indique, n&rsquo;appartient-elle pas &agrave; tous les Tunisiens ? Ou doit-on consid&eacute;rer le hijeb comme un signe d&rsquo;appartenance politique et qui s&rsquo;inscrit, &agrave; cet &eacute;gard, dans le cadre d&rsquo;une campagne &eacute;lectorale qui ne dit pas son nom ?<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<strong>Walid Ben Sahbi<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<a class=\"contentpagetitle\" href=\"http:\/\/mag14.com\/culture-a-medias\/53-medias\/69-le-hijeb-creve-lecran-en-tunisie.html\">Le hijeb cr&egrave;ve l&rsquo;&eacute;cran en Tunisie<\/a><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Le hijeb cr&egrave;ve l&rsquo;&eacute;cran en Tunisie &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Apr&egrave;s des d&eacute;cennies d&rsquo;interdiction et de r&eacute;pression, voici que le hijeb fait une entr&eacute;e spectaculaire dans les m&eacute;dias tunisiens en g&eacute;n&eacute;ral, et sur le petit &eacute;cran en particulier. 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