{"id":2730,"date":"2011-09-27T23:50:41","date_gmt":"2011-09-27T23:50:41","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2730"},"modified":"2011-09-27T23:50:41","modified_gmt":"2011-09-27T23:50:41","slug":"quand-la-mosquee-de-paris-sauvait-des-juifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/quand-la-mosquee-de-paris-sauvait-des-juifs\/","title":{"rendered":"Quand la Mosqu\u00e9e de Paris sauvait des juifs"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tQuand la Mosqu&eacute;e de Paris sauvait des juifs<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tComment le recteur de la Mosqu&eacute;e de Paris a-t-il fourni de faux papiers aux juifs pendant l&#39;Occupation? C&#39;est le sujet d&#39;un film, &laquo;Les Hommes libres&raquo;, r&eacute;alis&eacute; par Isma&euml;l Ferroukhi. Entretien avec son conseiller historique, Benjamin Stora.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Ainsi, pendant l&#39;Occupation, il s&#39;est trouv&eacute; des Arabes pour sauver des juifs?<\/strong> La Grande Mosqu&eacute;e de Paris a servi de point de ralliement, voire de porte de sortie pour &eacute;chapper aux nazis? Cette histoire-l&agrave;, incroyable, bouleversante, est rest&eacute;e inconnue pendant plus d&#39;un demi-si&egrave;cle.<\/p>\n<p>\n\t\tAvec <strong>&laquo;les Hommes libres&raquo;<\/strong> d&#39;<strong>Isma&euml;l Ferroukhi<\/strong>, c&#39;est tout un pan de notre m&eacute;moire qui ressuscite. Et le choc est immense: cette fraternit&eacute; des armes, cette main tendue par-del&agrave; les divisions communautaires, elle a donc bien exist&eacute;. Le recteur <strong>Si Kaddour Ben Ghabrit<\/strong> (jou&eacute; par <strong>Michael Lonsdale<\/strong>) a favoris&eacute; des fili&egrave;res, fourni des faux papiers, cach&eacute; d&#39;autres fils du Livre, tout en restant conciliant avec les autorit&eacute;s allemandes. Honneur, donc, &agrave; ces musulmans qui, aux heures sombres, ont su r&eacute;sister.<\/p>\n<p>\n\t\tLe film commence en 1942. Alors que Youn&egrave;s, un jeune Alg&eacute;rien, pratique le syst&egrave;me D, il est recrut&eacute; par la police fran&ccedil;aise, puis envoy&eacute; pour espionner la Mosqu&eacute;e. L&agrave;, il rencontre Salim, un chanteur nord-africain, et apprend que celui-ci, en r&eacute;alit&eacute;, est juif. Youn&egrave;s se confie alors au recteur Si Kaddour Ben Ghabrit, et se retourne: il bascule dans la R&eacute;sistance et d&eacute;couvre les chemins du combat contre les nazis. Libert&eacute;, libert&eacute; ch&eacute;rie&#8230; Refus&eacute;e par les Fran&ccedil;ais, an&eacute;antie par les Allemands, quelle sera-t-elle, cette libert&eacute;, apr&egrave;s la guerre?<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>S&#39;inspirant d&#39;un article du &laquo;Nouvel Observateur&raquo;, Isma&euml;l Ferroukhi<\/strong> a mis au jour, avec l&#39;aide de l&#39;historien <strong>Benjamin Stora<\/strong>, cette histoire gomm&eacute;e. C&#39;est toute l&#39;originalit&eacute; de ce film sensible et courageux: s&#39;inspirant d&#39;&eacute;v&eacute;nements authentiques, <strong>&laquo;les Hommes libres&raquo;<\/strong> retrace l&#39;itin&eacute;raire de gens consid&eacute;r&eacute;s comme des sous-humains. Ces travailleurs immigr&eacute;s, souvent illettr&eacute;s, toujours maltrait&eacute;s, constamment humili&eacute;s, ont eu une dignit&eacute; que beaucoup de &laquo;bons Fran&ccedil;ais&raquo; ont pi&eacute;tin&eacute;e. Ils sont rest&eacute;s des hommes, simplement des hommes, mais hautement des hommes.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Le Nouvel Observateur &#8211; C&#39;est une histoire totalement m&eacute;connue. Pourquoi?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Benjamin Stora<\/strong> &#8211; L&#39;histoire des Alg&eacute;riens en France reste un point aveugle de notre histoire. Ce sont des hommes invisibles. En 1939, pourtant, ils &eacute;taient pr&egrave;s de 100.000. La premi&egrave;re vague, compos&eacute;e surtout de Kabyles, est venue apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre mondiale.<\/p>\n<p>\n\t\tOn avait du mal &agrave; les r&eacute;pertorier puisque les Alg&eacute;riens n&#39;&eacute;taient ni des &eacute;trangers, ni des sujets (comme les Marocains ou les Indochinois), ni des Fran&ccedil;ais, puisqu&#39;ils n&#39;avaient pas la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise. Sur le plan statistique, ils n&#39;existaient pas. Les seules traces comptables se trouvent dans les registres portuaires, qui donnent une indication sur les flux migratoires.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Quel &eacute;tait leur statut?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tPas de statut juridique pr&eacute;cis. Main-d&#39;oeuvre non qualifi&eacute;e, &eacute;cras&eacute;e socialement, au bas de l&#39;&eacute;chelle, c&#39;&eacute;taient tous des paysans jet&eacute;s dans l&#39;univers industriel sans rien conna&icirc;tre des codes urbains. Ils habitaient, dans des conditions tr&egrave;s mis&eacute;rables, des &laquo;garnis&raquo; qui tenaient du caf&eacute;, du bureau de placement, du lieu d&#39;&eacute;change, de la place du village. Les hommes venaient en France sans famille, puis en repartaient un jour, ce qui les rendait encore plus invisibles. Aucun droit social, syndical ou politique. C&#39;&eacute;tait une infra-humanit&eacute;. On les nommait les &laquo;norafs&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Quel &eacute;tait donc leur moyen d&#39;exister, comme hommes?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLa lutte politique et syndicale. D&#39;o&ugrave; l&#39;importance d&#39;une organisation cr&eacute;&eacute;e en 1926, l&#39;Etoile nord-africaine, sous la direction de Messali Hadj, qui militait pour l&#39;ind&eacute;pendance. C&#39;&eacute;tait la principale fa&ccedil;on de s&#39;affirmer &agrave; l&#39;&eacute;poque. Ce mouvement politique a particip&eacute; aux gr&egrave;ves du Front populaire.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Ces hommes ainsi ni&eacute;s par l&#39;Etat fran&ccedil;ais, pourquoi s&#39;engagent-ils contre les Allemands ? Par patriotisme?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tAttention ! Ils s&#39;engagent dans la R&eacute;sistance, pour une partie d&#39;entre eux. Leurs motifs ne sont pas patriotiques ! Ils se situent dans une matrice culturelle et politique qui est celle du syndicalisme et du socialisme. Ils suivent une tradition ouvri&egrave;re. Le Parti communiste, qui a au d&eacute;but particip&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation de l&#39;Etoile nord-africaine, les regarde ensuite avec beaucoup de m&eacute;fiance, voire d&#39;hostilit&eacute;. Parce que ces hommes veulent leur ind&eacute;pendance, refusent la tutelle du PCF. Ils sont donc des nationalistes, pas des internationalistes. Ils sont soup&ccedil;onn&eacute;s par le PC de faire le jeu des &laquo;puissances de l&#39;Axe&raquo;. Ce qui est faux, &eacute;videmment.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Il y avait quand m&ecirc;me l&#39;exemple du mufti de J&eacute;rusalem, qui a constitu&eacute; une division de Waffen SS et fr&eacute;quentait Hitler.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tC&#39;est tr&egrave;s diff&eacute;rent. La plupart des dirigeants politiques nord-africains en France sont en contact avec les socialistes. Leur anticommunisme ne les pousse pas vers Jacques Doriot, mais vers Marceau Pivert. La majorit&eacute; des immigr&eacute;s de cette p&eacute;riode, Polonais, Italiens, Espagnols, rejoignent le PC, via la MOI, l&#39;Affiche rouge&#8230; Pas les Alg&eacute;riens. Du coup, les historiens fran&ccedil;ais ont fait l&#39;impasse sur ce mouvement.<\/p>\n<p>\n\t\tLe PC, en 1939, avait pourchass&eacute; les militants alg&eacute;riens immigr&eacute;s, un peu comme les trotskistes. De plus, Messali Hadj, le principal leader ind&eacute;pendantiste de l&#39;&eacute;poque, &eacute;tait proche du Poum espagnol <em>[Parti ouvrier d&#39;Unification marxiste]<\/em>, donc, aux yeux des communistes, quasiment un ennemi. Il y a bien eu des nationalistes alg&eacute;riens qui sont pass&eacute;s du c&ocirc;t&eacute; de l&#39;Axe, avec la formule &laquo;Les ennemis de nos ennemis sont nos amis&raquo;. Il y a eu aussi une brigade nord-africaine &agrave; Paris, rue Lauriston, qui s&#39;est distingu&eacute;e par sa cruaut&eacute;. Messali Hadj, lui, &eacute;tait contre Vichy. Il a d&#39;ailleurs &eacute;cop&eacute; en 1941 de seize ans de travaux forc&eacute;s. Il est rest&eacute; trois ans dans un bagne pour avoir refus&eacute; la collaboration.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>L&#39;un des aspects les plus &eacute;tonnants du film, c&#39;est la bienveillance dont fait preuve le recteur de la Mosqu&eacute;e de Paris, Si Kaddour Ben Ghabrit, envers les juifs.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tEn effet. La Mosqu&eacute;e de Paris, c&#39;est une histoire int&eacute;ressante. Elle est fond&eacute;e en 1926, en hommage aux soldats musulmans tomb&eacute;s pour la France. Si Kaddour est proche du sultan du Maroc, dans l&#39;appareil diplomatique duquel il a travaill&eacute;. La Mosqu&eacute;e est donc un lieu institutionnel dont les immigr&eacute;s se m&eacute;fient dans les ann&eacute;es 1930. Ils y vont peu. Mais elle va devenir un point de ralliement d&egrave;s le d&eacute;but de la guerre, car on peut y trouver &agrave; manger, &agrave; se v&ecirc;tir. D&egrave;s 1939, les hommes rest&eacute;s en m&eacute;tropole commencent &agrave; s&#39;y rendre. Le recteur, lui, est nomm&eacute; par la France. Il s&#39;adapte. Il est tr&egrave;s politique.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Dans le film, il dialogue avec les nazis et sauve des enfants juifs, en m&ecirc;me temps.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tQu&#39;est-ce qui s&#39;est pass&eacute; pour les juifs s&eacute;farades &agrave; Paris en 1940-1941? La plupart parlaient arabe. Ils &eacute;taient circoncis. Il &eacute;tait tentant, vis-&agrave;-vis des autorit&eacute;s d&#39;occupation, de se faire passer pour des &laquo;mahom&eacute;tans&raquo; pour &eacute;chapper aux rafes et aux arrestations. Direction la mosqu&eacute;e, donc, lieu de calme. Les juifs &laquo;mahom&eacute;tans&raquo; y &eacute;coutaient de la musique orientale et pouvaient y manger, certains qu&#39;il n&#39;y aurait pas de porc. Pour le recteur, ouvrir la mosqu&eacute;e aux juifs n&#39;&eacute;tait pas une ligne politique. Ca s&#39;est fait au hasard de rencontres et de n&eacute;cessit&eacute;s. C&#39;&eacute;tait une tol&eacute;rance.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Inimaginable aujourd&#39;hui.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tOui. Mais, &agrave; l&#39;&eacute;poque, les juifs s&eacute;farades et les Arabes &eacute;voluaient dans le m&ecirc;me univers culturel. Il y avait un vieux fond d&#39;hostilit&eacute; ancestrale, certes, mais ils cohabitaient. Plus aujourd&#39;hui. Il y avait aussi eu le pogrom &agrave; Constantine en 1934, avec beaucoup de morts, mais, malgr&eacute; ces affrontements, juifs et Arabes partageaient dans l&#39;espace public le m&ecirc;me univers, les m&ecirc;mes valeurs, les m&ecirc;mes racines. Evidemment, pour le juif qui venait d&#39;Odessa ou de Minsk, c&#39;&eacute;tait diff&eacute;rent&#8230;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>De l&agrave; &agrave; procurer des faux papiers &agrave; des juifs, &agrave; leur fournir des fili&egrave;res d&#39;&eacute;vasion, il y a un grand pas&#8230;<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tDans le film, on voit le recteur &eacute;couter la radio et, en novembre 1942, il prend connaissance du d&eacute;barquement en Afrique du Nord. L&agrave;, pour lui, tout change. Les Am&eacute;ricains sont au Maroc. La collaboration, c&#39;est fini. Une autre histoire commence. Donc, chez Si Kaddour, il y a une part de calcul politique, et, en plus, il n&#39;est pas antis&eacute;mite, pas du tout. Il est dans la tradition makhz&eacute;nienne, celle de la protection donn&eacute;e par le sultan. On prot&egrave;ge les gens du Livre.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Il n&#39;y a donc pas de planification, dans ce sens, &agrave; la Mosqu&eacute;e? <\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tNon. Ca s&#39;est fait au gr&eacute; des circonstances. Bien s&ucirc;r, il y a des musulmans qui ont critiqu&eacute; cette attitude. Et les Allemands ont jou&eacute; sur ces dissensions. Mais &ccedil;a n&#39;a pas march&eacute;. Ainsi, malgr&eacute; la propagande allemande, en Alg&eacute;rie, les gens ne se sont pas appropri&eacute; les biens des juifs ! Mes grands-parents ont &eacute;t&eacute; expropri&eacute;s par le r&eacute;gime de Vichy dans les Aur&egrave;s, et ont pu r&eacute;cup&eacute;rer leurs biens apr&egrave;s la guerre.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Le recteur a-t-il &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute; par les Allemands?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tOui, en 1940, et en 1943 &#8211; une ann&eacute;e difficile. En 1944, termin&eacute;. C&#39;est vite pass&eacute;. Apr&egrave;s, en 1947, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cor&eacute; pour son attitude pendant la guerre. Il est mort en 1954. Il a &eacute;t&eacute; l&#39;homme de la bienveillance.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Cette bienveillance a-t-elle disparu aujourd&#39;hui?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tNon. Dans la soci&eacute;t&eacute; profonde d&#39;Alg&eacute;rie, du Maroc, de Tunisie &#8211; je ne parle pas du discours &eacute;tatique -, il y a toujours une forme de nostalgie de la pr&eacute;sence juive. Les juifs &eacute;taient l&#39;indice de la pluralit&eacute;, cette pluralit&eacute; qui s&#39;est progressivement effac&eacute;e dans le monde arabe.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>Apr&egrave;s la guerre, les Alg&eacute;riens r&eacute;sistants n&#39;ont pas eu droit &agrave; la reconnaissance de la France?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tNon. Parce que, dans leur grande majorit&eacute;, les immigr&eacute;s alg&eacute;riens &eacute;taient des ind&eacute;pendantistes. Et, apr&egrave;s le massacre de S&eacute;tif, en mai 1945, une histoire conflictuelle commence entre Fran&ccedil;ais et Alg&eacute;riens.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong><em>&laquo; Les Hommes libres &raquo; est donc une r&eacute;habilitation tardive, mais n&eacute;cessaire.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tJe parle de ces &eacute;v&eacute;nements dans mes ouvrages depuis trente ans. Pour moi, le film d&#39;Isma&euml;l Ferroukhi est surtout une reconnaissance de toute cette histoire.<\/p>\n<p>\n\t\t<em>Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Forestier<\/em><\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Les hommes libres<\/strong>, d&#39;<strong>Isma&euml;l Ferroukhi<\/strong>,<br \/>\n\t\ten salles le 28 septembre.<br \/>\n\t\t<em>Source: &quot;le Nouvel Observateur&quot; du 22 septembre 2011.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Quand la Mosqu&eacute;e de Paris sauvait des juifs &nbsp; Comment le recteur de la Mosqu&eacute;e de Paris a-t-il fourni de faux papiers aux juifs pendant l&#39;Occupation? C&#39;est le sujet d&#39;un film, &laquo;Les Hommes libres&raquo;, r&eacute;alis&eacute; par Isma&euml;l Ferroukhi. Entretien avec son conseiller historique, Benjamin Stora. &nbsp; Ainsi, pendant l&#39;Occupation, il s&#39;est trouv&eacute; des Arabes&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16249,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[283,33,10,28,14,1,87],"tags":[],"class_list":["post-2730","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-benjamin-stora","category-cinema","category-france","category-maroc","category-paris","category-uncategorized","category-vichy"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2730","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2730"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2730\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16249"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2730"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2730"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2730"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}