{"id":2758,"date":"2011-10-02T17:40:28","date_gmt":"2011-10-02T17:40:28","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2758"},"modified":"2011-10-02T17:40:28","modified_gmt":"2011-10-02T17:40:28","slug":"le-conflit-palestino-israelien-quelques-reperes-historiques-pour-mieux-comprendre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-conflit-palestino-israelien-quelques-reperes-historiques-pour-mieux-comprendre\/","title":{"rendered":"Le conflit palestino-isra\u00e9lien : Quelques rep\u00e8res historiques pour mieux comprendre"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div align=\"left\">\n\tLe conflit palestino-isra&eacute;lien : Quelques rep&egrave;res historiques pour mieux comprendre<\/p>\n<p>\tLa pr&eacute;sence du peuple d&rsquo;Isra&euml;l en Palestine, Terre de Canaan, remonte pour le moins &agrave; 1200 av. J-C et sa souverainet&eacute; sur cette Terre date de l&rsquo;&eacute;tablissement du Royaume d&rsquo;Isra&euml;l en 1005 environ av. J-C.<br \/>\n\tPour ceux que le r&eacute;cit biblique laisse sceptiques, on rappellera que ce sont l&agrave; des faits attest&eacute;s par des vestiges arch&eacute;ologiques, tels, entre autres, que la st&egrave;le du Pharaon M&eacute;neptah dat&eacute;e de 1210 av. J-C., ou celle de Mesha, roi de Moab, dat&eacute;e de 830 av .J-C ,ou encore celle de Tell Dan dat&eacute;e du 9eme si&egrave;cle av. J-C.<br \/>\n\tDans tous ces t&eacute;moignages arch&eacute;ologiques &eacute;crits, et dans bien d&rsquo;autres autour des vestiges du Second Temple &agrave; J&eacute;rusalem, il est fait mention, comme dans la Bible, d&rsquo;Isra&euml;l parmi les Etats de cette r&eacute;gion, avec ses rois et ses combats, pratiquant la m&ecirc;me religion et parlant la m&ecirc;me langue qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>\tLa destruction du Premier Temple par les Babyloniens en 586 av. J-C. et celle du Second Temple par les Romains en l&#39;an 70 de notre &egrave;re, ne mirent pas fin &agrave; la pr&eacute;sence juive en Terre d&#39;Isra&euml;l.<br \/>\n\tDepuis, la reconqu&ecirc;te du pays devint l&#39;aspiration supr&ecirc;me du peuple juif dispers&eacute;. Le &quot;retour &agrave; Sion&rdquo; est rest&eacute; le fervent souhait exprim&eacute; dans les pri&egrave;res quotidiennes et &agrave; l&rsquo;occasion de toute c&eacute;l&eacute;bration nationale ou m&ecirc;me familiale (la formule de condol&eacute;ances: &ldquo;Puisse la reconstruction de J&eacute;rusalem t&rsquo;apporter r&eacute;confort &ldquo; &eacute;tant caract&eacute;ristique de cet &eacute;tat d&rsquo;esprit ).<\/p>\n<p>\tApr&egrave;s l&#39;invasion arabe, en 636, les juifs devinrent certes, pour la premi&egrave;re fois, minorit&eacute; dans leur propre pays. Mais au XVIIe si&egrave;cle d&eacute;j&agrave;, la population juive se renfor&ccedil;a &agrave; la suite de l&#39;immigration provoqu&eacute;e par le faux messie Shabbtai Zvi, de sorte que d&egrave;s 1868 les juifs constituaient la majorit&eacute; de la population de J&eacute;rusalem.<\/p>\n<p>\tAvec l&#39;affaiblissement, puis l&#39;effondrement de l&#39;Empire ottoman, les perspectives de &ldquo;reconqu&ecirc;te&rdquo; de la Terre d&#39;Isra&euml;l devinrent concr&egrave;tes. Les espoirs frustr&eacute;s de la p&eacute;riode des Lumi&egrave;res et l&rsquo;aggravation de manifestations d&#39;antis&eacute;mitisme en Europe (l&rsquo;affaire Dreyfus &eacute;tant parmi la plus connue), convainquirent de nombreux juifs et notamment Herzl, de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;&oelig;uvrer activement pour le retour &agrave; Sion.<\/p>\n<p>\tL&#39;immigration juive en Terre d&#39;Isra&euml;l, qui s&#39;intensifia d&egrave;s 1881, contribua &agrave; un essor &eacute;conomique sans pr&eacute;c&eacute;dent. Cet essor attira une immigration arabe massive en provenance des autres provinces de l&#39;Empire ottoman.<br \/>\n\tAvant ces grands mouvements migratoires de la fin du XIXe si&egrave;cle, la Terre d&#39;Isra&euml;l, rebaptis&eacute;e &quot;Palestina&rdquo; par l&#39;Empereur romain Adrien apr&egrave;s la r&eacute;volte de Bar-Kochba (afin d&rsquo;effacer toute trace du royaume de Jud&eacute;e prenant r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la pr&eacute;sence des Philistins dans la r&eacute;gion c&ocirc;ti&egrave;re des si&egrave;cles auparavant),&eacute;tait quasiment d&eacute;peupl&eacute;e.&rdquo;Un d&eacute;sert parsem&eacute; de quelques bourgades&rdquo;, c&rsquo;est l&agrave; le t&eacute;moignage de tous les arch&eacute;ologues, historiens et &eacute;crivains qui la visit&egrave;rent &agrave; l&#39;&eacute;poque.<\/p>\n<p>\tApr&egrave;s la premi&egrave;re guerre mondiale, le Proche Orient qui &eacute;tait jusqu&rsquo;alors sous l&rsquo;emprise de l&rsquo;Empire ottoman fut d&eacute;coup&eacute; pour cr&eacute;er les pays que nous connaissons aujourd&rsquo;hui (la Syrie ,le Liban ,l&rsquo;Irak ) .Pour ce qui &eacute;tait de la Palestine, sur ses deux rives du Jourdain, la Soci&eacute;t&eacute; des Nations (source de la l&eacute;gitimit&eacute; internationale avant la cr&eacute;ation de l&rsquo;ONU ), d&eacute;cida en avril 1920,de la destiner &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un Foyer<br \/>\n\tNational Juif &ldquo;compte tenu des liens historiques du peuple juif avec la Palestine &ldquo;. Elle fut donc, &agrave; cette fin, confi&eacute;e en Mandat &agrave; la Grande Bretagne qui devait mener &agrave; bien la mise en application de cette d&eacute;cision.<\/p>\n<p>\tC&rsquo;est alors que commenc&egrave;rent les pressions du monde arabe pour torpiller ce projet : il &eacute;tait impensable pour ce monde arabo-musulman que &ldquo;les Juifs puissent &ecirc;tre souverains en Terre d&rsquo;Islam&rdquo; , et qui plus est, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave;&rdquo; leurs liens historiques &agrave; la Palestine &ldquo;, liens que ce monde d&eacute;nie purement et simplement<br \/>\n\t.Le Temple juif par exemple n&rsquo;est qu&rsquo;un &ldquo;mythe&rdquo; pour les Arabes. Le Coran en effet ne parle pas du Temple juif, il l&rsquo;assimile &agrave; la &ldquo;Mosqu&eacute;e tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;e&rdquo; ( al-Aqsa ). La Mosqu&eacute;e du m&ecirc;me nom, construite quelques si&egrave;cles apr&egrave;s la destruction du Temple, en tient donc lieu et place puisque la seule nomm&eacute;e. Cette torsion, ce retournement du temps des &eacute;v&eacute;nements bibliques sont d&rsquo;ailleurs fascinants pour tout lecteur non musulman du Coran.<\/p>\n<p>\tEn 1922, &agrave; la suite de ces pressions politiques, les Arabes palestiniens se virent octroyer un Etat sur 80 % du territoire de la Palestine mandataire, toute la partie &agrave; l&rsquo;Est du Jourdain qui pris le nom de Jordanie. Le feu roi Hussein lui-m&ecirc;me le r&eacute;p&eacute;tait en toute occasion : &quot;La Jordanie est la Palestine&rdquo;.<br \/>\n\tIl ne restait donc pour l&rsquo;&eacute;tablissement du Foyer National Juif que la partie Ouest de la Palestine, entre le Jourdain et la mer.<br \/>\n\tMais les pressions politiques arabes ne cess&egrave;rent pas pour autant. Elles devaient s&rsquo;accompagner d&eacute;sormais d&rsquo;actes de violences sanglants contre la population juive, le cas le plus tragique &eacute;tant le pogrom de 1929 contre la population juive de H&eacute;bron.<\/p>\n<p>\tD&eacute;cim&eacute;s par la Shoah, les Juifs durent se r&eacute;signer &agrave; une deuxi&egrave;me amputation de leur pays en 1947 : bien que le plan de partage de l&#39;ONU ne leur attribu&acirc;t que 10 % de la Palestine mandataire, ils accept&egrave;rent le compromis onusien. Mais constants dans leur refus de toute possibilit&eacute; d&rsquo;une souverainet&eacute; juive, les Arabes le rejet&egrave;rent et lanc&egrave;rent une attaque concert&eacute;e pour d&eacute;truire, le minuscule Etat juif qui venait de na&icirc;tre.<\/p>\n<p>\tS&ucirc;res de leur victoire, les arm&eacute;es arabes somm&egrave;rent leurs fr&egrave;res palestiniens de quitter leurs maisons en attendant leur imminent et victorieux retour. Ceux qui suivirent ce conseil et ceux qui fuirent les combats men&eacute;s par Isra&euml;l pour sa survie, se group&egrave;rent dans des camps de r&eacute;fugi&eacute;s dans les pays arabes voisins. Conscient de l&rsquo;arme politique que constitue la souffrance et la mis&egrave;re de ces r&eacute;fugi&eacute;s, le monde arabe s&rsquo;est refus&eacute; &agrave; faire quoique ce soit pour am&eacute;liorer leur sort. Isra&euml;l pour sa part a donn&eacute; asile &agrave; des centaines de milliers de r&eacute;fugi&eacute;s juifs provenant de pays arabes.<\/p>\n<p>\tA l&rsquo;issue de cette guerre furent fix&eacute;es les lignes de cesser le feu pour l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l, l&#39;Egypte s&#39;emparant de la bande de Gaza et la Jordanie de la Jud&eacute;e et de la Samarie rebaptis&eacute;es Cisjordanie .Cette situation durera de 1948 &agrave; 1967 mais aucun pays arabe n&rsquo;accepta pour autant de faire la paix avec Isra&euml;l. C&#39;est d&rsquo;ailleurs en 1964, trois ans avant la guerre des six jours, que le Pr&eacute;sident &eacute;gyptien, Nasser, cr&eacute;a l&#39;OLP (Organisation de lib&eacute;ration de la Palestine) non pas pour lib&eacute;rer la &ldquo;Cisjordanie&rdquo; et la bande de Gaza (alors, comme pr&eacute;cis&eacute; plus haut, sous occupation jordanienne et Egyptienne), mais pour raser l&#39;Etat juif et le remplacer par une Palestine arabe sous &eacute;gide &eacute;gyptienne.<br \/>\n\tEn 1967 l&rsquo;Egypte pris l&rsquo;initiative d&rsquo;une attaque arm&eacute;e contre Isra&euml;l avec le concours de la Syrie et de la Jordanie dans le but d&eacute;clar&eacute; de le d&eacute;truire. Isra&euml;l r&eacute;ussit &agrave; contenir cette offensive concert&eacute;e, repoussant ses attaquants au-del&agrave; du Jourdain et des hauteurs du Golan ainsi que de la p&eacute;ninsule du Sina&iuml;.<\/p>\n<p>\tC&rsquo;est alors qu&rsquo;on commen&ccedil;a &agrave; parler d&#39;un &quot;Peuple palestinien&quot; comme &quot;fer de lance&quot; de la lutte du monde arabe contre Isra&euml;l.<br \/>\n\tVoici d&#39;ailleurs ce que dit &agrave; ce propos Zouheir Mohsen, leader de la Sa&iuml;ka, composante pro syrienne de l&rsquo;OLP, dans une d&eacute;claration au journal n&eacute;erlandais Trouw en mars 1977 : &quot; Le peuple palestinien n&rsquo;existe pas. La cr&eacute;ation d&rsquo;un &eacute;tat palestinien n&rsquo;est qu&rsquo;un moyen de poursuivre notre lutte contre l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;Isra&euml;l pour notre unit&eacute; arabe. En r&eacute;alit&eacute;, aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y a pas de diff&eacute;rence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. C&rsquo;est uniquement pour des raisons tactiques et politiciennes que nous parlons d&rsquo;un peuple palestinien, puisque les int&eacute;r&ecirc;ts nationaux arabes sont mieux servis par l&rsquo;existence d&rsquo;un peuple palestinien distinct opposable au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un &eacute;tat souverain avec des fronti&egrave;res d&eacute;limit&eacute;es, ne peut pas avoir des pr&eacute;tentions sur Ha&iuml;fa et Jaffa, Beersheva, ou J&eacute;rusalem alors qu&rsquo;en tant qu&rsquo;arabe palestinien, j&rsquo;ai indubitablement le droit de l&#39;affirmer. Mais au moment m&ecirc;me o&ugrave; nous recouvrerons nos droits sur l&rsquo;ensemble de la Palestine, nous n&rsquo;attendrons pas une minute pour r&eacute;unir la Palestine &agrave; la Jordanie &quot;.<\/p>\n<p>\tEn r&eacute;action l&rsquo;opinion publique occidentale adopta, dans son ensemble, une attitude critique vis-&agrave;-vis d&rsquo;Isra&euml;l, substituant &agrave; l&rsquo;analyse des racines v&eacute;ritables du conflit, une structure de pens&eacute;e pertinente aux universaux occidentaux en vogue, &agrave; savoir: colonialisme, invasion, occupation, violation des droits de l&rsquo;homme etc.<br \/>\n\tUn doigt accusateur &eacute;tait point&eacute; sur Isra&euml;l (qui n&rsquo;avait fait que se d&eacute;fendre contre une attaque qui visait &agrave; le d&eacute;truire), passant sous silence le refus permanent des Arabes de n&eacute;gocier un quelconque accord de paix avec l&rsquo;Etat juif. Et pourtant, s&rsquo;il en fallait confirmation, en septembre 1967, le Sommet arabe r&eacute;uni &agrave; Khartoum d&eacute;cidait, officiellement et ouvertement, des fameux trois &quot;NON&quot;: non &agrave; la n&eacute;gociation, non &agrave; la r&eacute;conciliation et non &agrave; la reconnaissance d&#39;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\tEn 1974, l&#39;OLP approuva le &quot;plan par &eacute;tapes&quot;, autrement dit, accepter dans un premier temps l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un Etat palestinien en en &ldquo;Cisjordanie&rdquo; et &agrave; Gaza pour faciliter la destruction d&#39;Isra&euml;l.<br \/>\n\tEn 1993, le chef de l&rsquo;OLP, Arafat signa les accords d&#39;Oslo puis expliqua peu apr&egrave;s, dans une mosqu&eacute;e de Johannesburg, que pour lui, Oslo n&#39;&eacute;tait que la r&eacute;p&eacute;tition du pacte sign&eacute; entre le proph&egrave;te Mohammed et la tribu qurayshite en 629 : une tr&ecirc;ve (houdna ) sign&eacute;e en position de faiblesse pour mieux vaincre l&#39;ennemi, le temps venu. Rien d&rsquo;&eacute;tonnant donc que m&ecirc;me le feu Fay&ccedil;al Husseini, dirigeant palestinien, c&eacute;l&eacute;br&eacute; par les m&eacute;dias pour sa &ldquo;mod&eacute;ration&rdquo;, ait pu d&eacute;clarer au journal &eacute;gyptien,&rdquo;Al Arabi&rdquo; du 2 juillet 2001 que les Accords d&#39;Oslo &eacute;taient &ldquo;un cheval de Troie&rdquo;, destin&eacute; &agrave; pourvoir les Palestiniens d&#39;une base territoriale pour conduire une gu&eacute;rilla permanente qui devrait aboutir &agrave; la cr&eacute;ation d&#39;un Etat palestinien sur les ruines d&#39;Isra&euml;l ?<\/p>\n<p>\tEn effet l&#39;Autorit&eacute; palestinienne qui, en 1995, devint souveraine sur la totalit&eacute; de la population arabe de Jud&eacute;e-Samarie et de la bande de Gaza, confirma tr&egrave;s vite ses v&eacute;ritables intentions : constitution d&#39;une force arm&eacute;e, incitation &agrave; la haine anti-juive et d&eacute;l&eacute;gitimation de l&rsquo;existence m&ecirc;me d&rsquo;Isra&euml;l dans les m&eacute;dias et dans les &eacute;coles<\/p>\n<p>\tLa propagande arabe n&rsquo;a pas eu grand mal &agrave; convaincre l&rsquo;opinion publique occidentale que les implantations juives &eacute;taient la cause principale du conflit.<br \/>\n\tMais voil&agrave;, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment apr&egrave;s qu&#39;Ehoud Barak alors premier Ministre se soit engag&eacute; en Juillet 2000 &agrave; les d&eacute;manteler, acceptant l&#39;&eacute;tablissement d&#39;un Etat palestinien sur 97 % de la Jud&eacute;e-Samarie et 100 % de la bande de Gaza que les Palestiniens d&eacute;clench&egrave;rent &ldquo;l&rsquo;Intifada al-Aqsa&rdquo;, une guerre utilisant des bombes humaines explosant dans les concentrations de population civile en Isra&euml;l&hellip;.Les Palestiniens ne pouvaient accepter la seule condition pos&eacute;e en contre-partie par Barak : &rdquo;La fin du conflit&rdquo;.<\/p>\n<p>\tRappelons qu&rsquo;en 2008 Ehud Olmert &agrave; son tour proposa de nouveau &agrave; Abbas ce m&ecirc;me plan de paix qui fut &eacute;galement rejet&eacute;e par l&rsquo;OLP, Mahmoud Abas dans une interview publi&eacute;e dans le Washington Post du mois de mai 2009 ayant d&eacute;clar&eacute; que &laquo; les &eacute;carts &eacute;taient encore importants &raquo;.<\/p>\n<p>\tIl est donc clair que c&#39;est ce refus de l&#39;existence m&ecirc;me d&#39;Isra&euml;l qui est la v&eacute;ritable racine du conflit palestino-Isra&eacute;lien. Eric Marty, dans son livre &ldquo;Bref s&eacute;jour &agrave; J&eacute;rusalem&rdquo;, d&eacute;finit ce refus en ces termes : &quot;L&#39;un des sc&eacute;narios &#8211; et pas le moindre -de la guerre que livrent les Palestiniens aux Isra&eacute;liens a pour noyau m&eacute;taphysique l&#39;effacement absolu de l&#39;&ecirc;tre juif en tant qu&#39;insupportable rival parce que d&eacute;positaire de l&#39;origine.&quot;<\/p>\n<p>\tC&rsquo;est dire combien ardu semble &ecirc;tre le chemin vers une solution pacifique avec les Palestiniens. Il n&rsquo;est cependant pas d&eacute;muni, r&eacute;alisme aidant, de toute ouverture d&rsquo;espoir. Les accords de paix avec l&rsquo;Egypte et la Jordanie sont l&agrave; pour en t&eacute;moigner.<\/p>\n<p>\tMais pour cela il faudrait que dans l&rsquo;opinion publique occidentale, ceux qui s&rsquo;acharnent &agrave; consid&eacute;rer ce conflit comme &ldquo;une lutte anticolonialiste du Peuple palestinien contre l&rsquo;occupation et l&rsquo;oppression&rdquo;, prennent enfin conscience de la v&eacute;ritable raison du conflit, &agrave; savoir le refus de l&rsquo;existence m&ecirc;me d&rsquo;Isra&euml;l et la faisaient valoir en toute occasion, clairement et sans ambages en mettant tout en &oelig;uvre pour la neutraliser.<br \/>\n\tN&rsquo;est-il pas prouv&eacute; que poser clairement les donn&eacute;es d&rsquo;un probl&egrave;me est la condition premi&egrave;re de s&rsquo;acheminer correctement vers sa solution ?<\/p>\n<p>\n\tDr Zvi Tenney<\/div>\n<div align=\"left\">\n\t<br \/>\n\tAmbassadeur d&rsquo;Isra&euml;l (retrait&eacute;)<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Le conflit palestino-isra&eacute;lien : Quelques rep&egrave;res historiques pour mieux comprendre La pr&eacute;sence du peuple d&rsquo;Isra&euml;l en Palestine, Terre de Canaan, remonte pour le moins &agrave; 1200 av. 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