{"id":2770,"date":"2011-10-04T16:43:37","date_gmt":"2011-10-04T16:43:37","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2770"},"modified":"2011-10-04T16:43:37","modified_gmt":"2011-10-04T16:43:37","slug":"des-hackers-sous-la-banniere-des-revolutions-arabes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/des-hackers-sous-la-banniere-des-revolutions-arabes\/","title":{"rendered":"Des hackers sous la banni\u00e8re des r\u00e9volutions arabes"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"header\">\n<p>\n\t\tDes hackers sous la banni&egrave;re des r&eacute;volutions arabes<\/p>\n<p class=\"subtitle\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"article_content\">\n<p class=\"chapo\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tEurop&eacute;ens, Am&eacute;ricains \u2028et Maghr&eacute;bins, les hackers du groupe Telecomix \u2028luttent contre la censure \u2028du Net et les technologies de surveillance. Ils ont mis leurs connaissances \u2028au service des internautes tunisiens, &eacute;gyptiens \u2028et syriens dans leurs luttes pour plus de d&eacute;mocratie. R&eacute;cit de leurs actions en Tunisie, en &Eacute;gypte et surtout en Syrie, o&ugrave; ils ont r&eacute;alis&eacute; un coup d&rsquo;&eacute;clat en piratant les installations de Syriatel, le principal fournisseur d&rsquo;acc&egrave;s, pour permettre aux Syriens d&rsquo;avoir acc&egrave;s &agrave; des connexions libres et s&eacute;curis&eacute;es.<\/p>\n<p>\n\t\tLe 5\u202fseptembre, &agrave; 1&thinsp;h&thinsp;53 GMT, la majeure partie du Web syrien se bloque. Les internautes ont beau cliquer, ils ne peuvent acc&eacute;der qu&rsquo;&agrave; une seule page&thinsp;: un kit de survie &agrave; l&rsquo;usage des opposants &agrave; Bachar Al Assad. <em>&laquo;\u202fVos activit&eacute;s sur Internet sont surveill&eacute;es. Voici les outils pour &eacute;chapper &agrave; cette surveillance\u202f&raquo;<\/em>, explique en substance cette page, en anglais et en arabe.<\/p>\n<p>\n\t\tLe groupe Telecomix vient de lancer la seconde phase de l&rsquo;OpSyria&thinsp;: le piratage simultan&eacute; de tous les routeurs de la marque TPLink. Ces bo&icirc;tiers, qui servent &agrave; connecter les ordinateurs au r&eacute;seau, sont utilis&eacute;s par Syriatel, le fournisseur d&rsquo;acc&egrave;s Internet qui domine le march&eacute; syrien. Ils ont &eacute;t&eacute; reprogramm&eacute;s de l&rsquo;int&eacute;rieur, leurs codes d&rsquo;acc&egrave;s chang&eacute;s. Les pirates, ou hackers, qui ont r&eacute;alis&eacute; ce tour de force sont allemands, su&eacute;dois, am&eacute;ricains, tunisiens, &eacute;gyptiens, fran&ccedil;ais. Leurs surnoms &ndash; KheOps, Kitetoa, Okhin ou Bluetouff &ndash; sont parfois d&eacute;lirants, mais leur engagement aupr&egrave;s des r&eacute;volutions arabes est tr&egrave;s s&eacute;rieux.<\/p>\n<p>\n\t\tLes pirates fran&ccedil;ais, rencontr&eacute;s dans un squat de hackers parisiens, ont entre vingt et quarante ans. KheOps, casquette et ceinture clout&eacute;e, est un jeune chercheur universitaire. Bluetouff, costard et lunette noire, dirige une soci&eacute;t&eacute; de s&eacute;curit&eacute; informatique. Kitetoa, ancien journaliste ind&eacute;pendant, participait &agrave; l&rsquo;op&eacute;ration tout en s&rsquo;occupant de ses enfants. Des profils diff&eacute;rents, avec un point commun&thinsp;: des yeux cern&eacute;s. Car un hacker, c&rsquo;est souvent un type qui ne dort pas assez. <em>&laquo;\u202fQuelques-unes d&rsquo;entre-nous ont fait des burn-out apr&egrave;s les op&eacute;rations, confie Okhin, grand jeune homme &agrave; rouflaquettes. On bosse comme des malades, on est en contact avec des mecs qui risquent leur vie et qui d&rsquo;un coup ne donnent plus de nouvelles. C&rsquo;est &eacute;motionnellement ext&eacute;nuant.\u202f&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tTelecomix, qui compte entre dix et vingt membres, est tout &agrave; la fois groupe de travail informel et un noyau militant mouvant. Il n&rsquo;y a pas de leader, pas de porte-parole, pas d&rsquo;agenda politique. Ses membres se r&eacute;unissent autour de projets pr&eacute;cis, pour un temps donn&eacute;. Ses <em>&laquo;\u202fagents\u202f&raquo;<\/em> se disent <em>&laquo;\u202fvisc&eacute;ralement anti-censure\u202f&raquo;,<\/em> pour la <em>&laquo;\u202flibert&eacute; du Net\u202f&raquo;<\/em>. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; Sarkozy parlait du Web comme d&rsquo;un <em>&laquo;\u202fFar West &agrave; civiliser\u202f&raquo; <\/em>qu&rsquo;ils sont mont&eacute;s au cr&eacute;neau. <em>&laquo;\u202fNous avons cr&eacute;&eacute; le groupe en 2008, en r&eacute;ponse au paquet t&eacute;l&eacute;com, l&rsquo;ensemble de lois europ&eacute;ennes qui pr&eacute;parait le terrain &agrave; Hadopi\u202f&raquo;<\/em>, raconte Bluetouff.<\/p>\n<p>\n\t\tEn janvier\u202f2011, Telecomix suit avec attention la r&eacute;volution tunisienne. Sur les murs de l&rsquo;avenue Bourguiba, &agrave; Tunis, s&rsquo;&eacute;talent des tags &laquo;\u202fThanks you, Facebook&thinsp;!\u202f&raquo; Bient&ocirc;t, le blogueur Slim Amamou, membre du Parti pirate tunisien, est nomm&eacute; au gouvernement. <em>&laquo;\u202fInternet servait d&rsquo;outil d&rsquo;organisation pour les militants, remarque Kitetoa. Mais, &agrave; l&rsquo;inverse, le Web &eacute;tait aussi utilis&eacute; pour traquer les opposants. Il y avait des choses &agrave; faire.\u202f&raquo;<\/em> &Agrave; cette &eacute;poque, les agents de Telecomix offrent un soutien technique, font profiter les Tunisiens de leurs comp&eacute;tences. <em>&laquo;\u202fNous avons commenc&eacute; petit, explique Okhin. Nous avons aid&eacute; des blogueurs &agrave; &ldquo;encapsuler&rdquo; leurs donn&eacute;es, un proc&eacute;d&eacute; qui permet de faire croire qu&rsquo;ils se connectent d&rsquo;un autre endroit. Nous avons &eacute;galement r&eacute;alis&eacute; des copies de sauvegarde de leurs sites, au cas o&ugrave; ils seraient ferm&eacute;s par le pouvoir.\u202f&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tSuivant la flamb&eacute;e r&eacute;volutionnaire, Telecomix se tourne vers l&rsquo;&Eacute;gypte. L&agrave;-bas, Moubarak ne fait pas dans la finesse, pour r&eacute;primer les cyber-dissidents. Le 28 janvier, il fait fermer les principaux fournisseurs d&rsquo;acc&egrave;s, causant une chute de plus de 90\u202f% du trafic Internet. Du jamais-vu. Face &agrave; ce black-out, les agents de Telecomix se retroussent les manches et font avec les moyens du bord. En effet, trop souvent hacker rime avec casseur ou voleur, mais le terme signifie en r&eacute;alit&eacute; bidouilleur. <em>&laquo;\u202fRapidement, on s&rsquo;est dit que les connexions t&eacute;l&eacute;phoniques par fil &eacute;taient toujours actives et que nos contacts en &Eacute;gypte pouvaient passer par l&agrave; &raquo;<\/em>, explique Okhin.<\/p>\n<p>\n\t\tLes hackers commencent donc &agrave; mettre en place un mini-r&eacute;seau parall&egrave;le entre l&rsquo;&Eacute;gypte et l&rsquo;Europe. De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la M&eacute;diterran&eacute;e, les opposants se munissent de vieux modems et les connectent &agrave; des prises t&eacute;l&eacute;phoniques. En Europe, les hackers font de m&ecirc;me. <em>&laquo;\u202fNous leur avons ensuite fourni des identifiants et des mots de passe, pour pouvoir relier nos modems et les leurs\u202f&raquo;<\/em>, poursuit Okhin. Ainsi, par le biais de lignes t&eacute;l&eacute;phoniques, les militants &eacute;gyptiens pouvaient se connecter au Web europ&eacute;en. <em>&laquo;\u202fLa connection &eacute;tait m&eacute;diocre, bien s&ucirc;r, pr&eacute;cise Okhin. Mais largement suffisante pour leur permettre de poster des textes et de communiquer avec l&rsquo;ext&eacute;rieur. C&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;essentiel.\u202f&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tLa Tunisie et l&rsquo;&Eacute;gypte, c&rsquo;&eacute;tait facile. La Syrie, par contre, c&rsquo;est terra incognita.<em>&laquo;\u202fOn ne connaissait personne l&agrave;-bas et, surtout, on ne connaissait pas les moyens de censure &raquo;<\/em>, souligne KheOps. Ils rongent leur frein, <em>&laquo;\u202ffrustr&eacute;s\u202f&raquo;<\/em>. Avant de se remettre au travail. Car ils ont un atout dans leur manche&thinsp;: <em>&laquo;\u202fLes Syriens sont vraiments nuls en informatique\u202f&raquo;<\/em>, sourit Bluetouff.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;OpSyria, d&eacute;coup&eacute;e en plusieurs phases, appel&eacute;es<em> &laquo;\u202fsaisons\u202f&raquo;<\/em>, est lanc&eacute;e. La premi&egrave;re saison est un passage au crible de l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; du Web syrien. Les hackers ont d&rsquo;abord &eacute;tabli une liste de tous les ordinateurs syriens, gr&acirc;ce au site robtex.com qui recense, par pays, toutes les adresses IP du monde. Bonne nouvelle&thinsp;: il n&rsquo;y a qu&rsquo;entre 100 000 et 150 000 machines en Syrie. Ils lancent ensuite un <em>&laquo;\u202fscanner\u202f&raquo;<\/em> sur tout les ordinateurs syriens. <em>&laquo; Un scanner, c&rsquo;est un petit programme qui va dire bonjour &agrave; la machine, regarde ce qu&rsquo;il y a dedans et revient\u202f&raquo;,<\/em> explique Bluetouff. Un programme si petit qu&rsquo;on peut le faire tourner sur un t&eacute;l&eacute;phone portable.<\/p>\n<p style=\"text-align: center; color: rgb(153, 0, 51);\">\n\t\t<strong><em>&quot;On est en contact avec des mecs qui risquent leur vie et qui d&#39;un coup ne donnent plus de nouvelles. C&#39;est &eacute;motionnellement ext&eacute;nuant&quot;<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tEn quelques jours, les hackers de Telecomix &eacute;laborent ainsi une carte de la censure syrienne. <em>&laquo;\u202fC&rsquo;est comme &ccedil;a qu&rsquo;on a mis la main sur une trentaine de machines de Bluecoat, une entreprise am&eacute;ricaine, raconte Bluetouff. Elles servent &agrave; filtrer les donn&eacute;es des internautes et permettent notamment au gouvernement de r&eacute;cup&eacute;rer les mots de passe des comptes Facebook.\u202f&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tCes syst&egrave;mes de surveillance, ou deep packet inspection sont la b&ecirc;te noire de Telecomix. <em>&laquo;\u202fOn milite pour qu&rsquo;ils soient reconnus comme des armes, car des gens se font attraper et ex&eacute;cuter &agrave; cause de ces engins, lance Bluetouff. D&rsquo;autant que ces syst&egrave;mes sont vendus par les &Eacute;tats-Unis et surtout la France &agrave; des dictatures.\u202f&raquo;<\/em> Et le pirate de citer l&rsquo;exemple d&rsquo;Amesys, entreprise hexagonale qui a vendu des technologies de surveillance &agrave; la Libye du colonel Kadhafi en 2007.<\/p>\n<p>\n\t\tFin ao&ucirc;t, les hackers trouvent enfin ce qu&rsquo;ils cherchaient&thinsp;: <em>&laquo;\u202fUn trou de s&eacute;curit&eacute; juste &eacute;norme dans les routeurs, utilis&eacute; par le fournisseur d&rsquo;acc&egrave;s Syriatel. Le bonheur&thinsp;!\u202f&raquo;<\/em> sourit Bluetouff.<em> &laquo;\u202fOn n&rsquo;avait ensuite plus qu&rsquo;&agrave; programmer un script qui changeait les param&egrave;tres des routeurs, pour les rediriger vers notre page\u202f&raquo;,<\/em> poursuit le hacker. Au passage, ils changent le code d&rsquo;acc&egrave;s des routeurs, de sorte que Syriatel soit oblig&eacute; d&rsquo;envoyer un r&eacute;parateur chez chaque usager pirat&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tTelecomix pr&eacute;pare leur page d&rsquo;accueil, qui aiguillera les internautes vers des logiciels d&rsquo;apprentissage pour crypter leurs communications et un canal IRC priv&eacute;. Le 5 ao&ucirc;t, tout est pr&ecirc;t. &Agrave; 1&thinsp;h&thinsp;53 GMT, KheOps <em>&laquo;\u202fappuie sur le bouton\u202f&raquo; <\/em>et lance la saison 2 de l&rsquo;OpSyria. <em>&laquo;\u202fEnsuite, on a attendu, derri&egrave;re notre &eacute;cran, raconte le jeune homme. En moins d&rsquo;une heure, on a vu des dizaines de Syriens arriver sur IRC, en nous demandant &ldquo;vous &ecirc;tes du gouvernement&thinsp;? vous &ecirc;tes isra&eacute;liens&thinsp;?&rdquo;.\u202f&raquo; <\/em>C&rsquo;est l&agrave; que commence la vraie gal&egrave;re. <em>&laquo;\u202fPersonne ne parle syrien, chez nous. Je me suis retrouv&eacute; avec un ordinateur ouvert sur IRC d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; et un ordinateur avec le programme de traduction Google Translate de l&rsquo;autre\u202f&raquo;<\/em>, raconte KheOps. Sauf que Google Translate non plus ne comprend pas bien le syrien. <em>&laquo;\u202fOn se retrouvait avec du charabia. On n&rsquo;avait pas anticip&eacute;, mais c&rsquo;&eacute;tait &ccedil;a, la partie la plus ardue de l&rsquo;OpSyria\u202f&raquo;<\/em>, juge KheOps.<\/p>\n<p>\n\t\tMais, bient&ocirc;t, ils rep&egrave;rent des Syriens anglophones. <em>&laquo;\u202fDeux jeunes gars. Tr&egrave;s jeunes et tr&egrave;s enthousiastes, pr&eacute;cise KheOps. Il a fallu les calmer, leur dire que s&rsquo;ils faisaient des erreurs, ils risquaient de mourir. Ensuite, on les a form&eacute;s. Maintenant, ceux sont eux qui forment les autres Syriens sur IRC.\u202f&raquo;<\/em> Car des Syriens continuent de contacter, jour apr&egrave;s jour, les agents de Telecomix.<\/p>\n<p>\n\t\tInterrog&eacute;s sur l&rsquo;ampleur de leur fait d&rsquo;armes, les hackers de Telecomix font profil bas. <em>&laquo;\u202fAu final, on a pas tap&eacute; beaucoup de codes\u202f&raquo;<\/em>, dit KheOps.<em> &laquo;\u202fOn a juste montr&eacute; qu&rsquo;on pouvait faire des choses avec un peu de r&eacute;seaux et beaucoup de nuits blanches\u202f&raquo;<\/em>, poursuit Kitetoa. Bluetouff relativise m&ecirc;me&thinsp;: <em>&laquo;\u202fLe piratage, c&rsquo;est comme les frites McCain, c&rsquo;est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. Nous, on communique mais il y a des hackers invisibles qui font des trucs encore plus dingues.\u202f&raquo; <\/em>Modestes et fatigu&eacute;s, les pirates de Telecomix continuent de bosser. La saison 3 de l&rsquo;OpSyria est en pr&eacute;paration&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"background-color: rgb(201, 207, 204);\">\n\t\t<em><strong style=\"color: rgb(153, 0, 51);\">Les hackers, une source de cr&eacute;ation<\/strong><\/em><br \/>\n\t\tLes hackers ne font pas que du piratage. Depuis les d&eacute;buts du Web, ils sont la constituante de la marge cr&eacute;ative sur Internet. Des programmes tr&egrave;s r&eacute;pandus, comme VLC, le lecteur de DivX ou le navigateur Internet Mozilla Firefox, qui gagne du terrain face &agrave; Internet Explorer de Microsoft, ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s par des hackers. Dans le monde professionnel, la majeure partie des sites Internet tournent sur des logiciels libres, par souci d&rsquo;&eacute;conomies. En mettant &agrave; disposition leurs ressources, les hackers continuent en partie de faire vivre le Web des origines, celui o&ugrave; pr&eacute;valaient la science et la contre-culture, entre\u202f1985 et\u202f1995. Face aux pirates, les acteurs &eacute;conomiques du monde physique tentent d&rsquo;imposer leurs mod&egrave;les et leurs privil&egrave;ges sur le Web depuis la fin des ann&eacute;es 1990.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Des hackers sous la banni&egrave;re des r&eacute;volutions arabes &nbsp; &nbsp; Europ&eacute;ens, Am&eacute;ricains \u2028et Maghr&eacute;bins, les hackers du groupe Telecomix \u2028luttent contre la censure \u2028du Net et les technologies de surveillance. Ils ont mis leurs connaissances \u2028au service des internautes tunisiens, &eacute;gyptiens \u2028et syriens dans leurs luttes pour plus de d&eacute;mocratie. R&eacute;cit de leurs actions&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16268,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[300,48,11,26,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-2770","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bachar-al-assad","category-facebook","category-moyen-orient","category-syrie","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2770","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2770"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2770\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16268"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2770"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2770"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2770"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}