{"id":2772,"date":"2011-10-04T17:07:21","date_gmt":"2011-10-04T17:07:21","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2772"},"modified":"2011-10-04T17:07:21","modified_gmt":"2011-10-04T17:07:21","slug":"les-artistes-arabes-sous-le-feu-des-projecteurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-artistes-arabes-sous-le-feu-des-projecteurs\/","title":{"rendered":"Les artistes arabes sous le feu des projecteurs"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tLes artistes arabes sous le feu des projecteurs<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;La visibilit&eacute; des artistes du monde arabe &raquo; compte parmi les conf&eacute;rences phares organis&eacute;es dans le cadre de Marrakech Art Fair. Commissaires, galeristes, artistes et sp&eacute;cialistes de l&#39;art se sont r&eacute;unis samedi dernier pour prolonger la r&eacute;flexion autour de l&#39;&eacute;mergence d&#39;une cr&eacute;ation esth&eacute;tique r&eacute;gionale et de la politique artistique adopt&eacute;e pour sa diffusion.<\/p>\n<p>\n\t\tDu Maroc &agrave; la Tunisie en passant par l&#39;Irak, la Syrie et le Liban, la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de plasticiens acc&egrave;de d&eacute;sormais &agrave; une renomm&eacute;e internationale, contrairement &agrave; ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs. Mais pour Brahim Alaoui, curateur et commissaire de l&#39;exposition &laquo; Images affranchies &raquo;, on ne saurait parler d&#39;artistes du monde arabe sans &eacute;voquer les sp&eacute;cificit&eacute;s locales et le contexte socio-culturel dans lesquels affleure une &oelig;uvre. Les sc&egrave;nes arabes sont contrast&eacute;es et il faut prendre la mesure de toute cette diversit&eacute;. &laquo; C&#39;est &agrave; partir de la Biennale du Caire dans les ann&eacute;es 80 que les sc&egrave;nes artistiques locales et r&eacute;gionales ont commenc&eacute; &agrave; se faire jour et que les talents ont converg&eacute;&raquo;, a-t-il expliqu&eacute; en avant-propos. L&#39;art contemporain arabe n&#39;est pas n&eacute; ex-nihilo. On ne peut le comprendre qu&#39;&agrave; la faveur de courants artistiques tels que l&#39;Ecole de Casablanca, l&#39;Ecole du Cygne au Liban ou encore le courant surr&eacute;aliste &eacute;gyptien. Toutefois, jusqu&#39;en 1990, le march&eacute; international restait sourd &agrave; cette mouvance artistique la jugeant peu digne d&#39;int&eacute;r&ecirc;t et empreinte de mim&eacute;tisme de courants europ&eacute;ens. Or, insiste Brahim Alaoui, &laquo; ces artistes ont fond&eacute; une pens&eacute;e esth&eacute;tique qui a donn&eacute; lieu aux pratiques artistiques des g&eacute;n&eacute;rations actuelles &raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\tAuparavant, quelques expositions internationales comme celles de l&#39;Institut du Monde arabe en 87 ou plus tard, en 2001, leur ont &eacute;t&eacute; consacr&eacute;es contribuant &agrave; donner un v&eacute;ritable coup de projecteur &agrave; ces artistes confin&eacute;s pendant longtemps au plan r&eacute;gional. Plus r&eacute;cemment, le galeriste Hamza Serafi, galerie Athr, &agrave; Jeddah, a lui-m&ecirc;me lanc&eacute; une exposition concomitante &agrave; la Biennale de Venise afin de faire conna&icirc;tre les artistes de cette nouvelle sc&egrave;ne plastique contemporaine moyen-orientale. Catherine Grenier, directrice adjointe du Centre Georges Pompidou &agrave; Paris, s&#39;est employ&eacute;e &agrave; expliquer &laquo; la mise en place depuis 2 ans de la politique d&#39;acquisition des &oelig;uvres d&#39;artistes arabes, pour r&eacute;&eacute;valuer cette sc&egrave;ne plastique injustement ignor&eacute;e et enrichir ainsi la collection internationale. &laquo;Les artistes arabes ne correspondaient pas aux standards de modernit&eacute; tels que con&ccedil;us dans les institutions artistiques fran&ccedil;aises, a-t-elle argu&eacute;. Aujourd&#39;hui, il en va tout autrement dans la mesure o&ugrave; l&#39;art arabe s&#39;est enrichi de formes plurielles et hybrides &raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\tAussi gr&acirc;ce &agrave; un programme de recherche plus &eacute;largi, en partenariat avec Art Holding Morocco, tout ce vaste chantier artistique est en cours de &laquo;relecture&raquo; et de &laquo;reconsid&eacute;ration&raquo;. L&#39;entr&eacute;e de Mohammed Melehi, tout r&eacute;cemment, au Centre Georges Pompidou est une illustration de cette politique d&#39;ouverture culturelle et artistique. &laquo; C&#39;est cette ouverture qui contribuera &agrave; donner une visibilit&eacute; internationale &agrave; la culture de ces artistes, &agrave; leurs racines, au monde dans lequel ils s&#39;expriment, en raison du manque d&#39;infrastructures mus&eacute;ales dans les pays d&#39;origine de ces m&ecirc;mes artistes &raquo;, commente Lilias Bensalah, galeriste &agrave; Tunis.<\/p>\n<p>\n\t\tIl faut n&eacute;anmoins reconna&icirc;tre, pr&eacute;cise Hamza Serafi, que les sc&egrave;nes artistiques se d&eacute;placent et que le march&eacute; de l&#39;art conna&icirc;t une vivacit&eacute; plus accrue dans les pays du Golfe et dans la r&eacute;gion. Des espaces mus&eacute;aux ainsi que des r&eacute;sidences d&#39;artistes &agrave; Doha et &agrave; Abou Dhabi sont en passe de voir le jour. Ceci afin de r&eacute;pondre &agrave; une production artistique foisonnante et contribuer &agrave; diffuser, le plus largement, les cr&eacute;ations existantes ou &agrave; venir, tout en reconstituant le travail d&#39;archives et de m&eacute;moire autour des &oelig;uvres du d&eacute;but du 20e si&egrave;cle.<\/p>\n<p>\n\t\tLa fondation Fourtou<br \/>\n\t\tLa Fondation Fourtou soutient les artistes contemporains soucieux de mettre leur art au service du dialogue culturel franco-marocain comme en faveur d&#39;actions humanitaires. Fond&eacute;e en 2002 sous l&#39;&eacute;gide de l&#39;Institut de France, la Fondation Janelly et Jean Ren&eacute; Fourtou intervient au Maroc en milieu rural et urbain, notamment dans la r&eacute;gion de Marrakech-Tensift-El Haouz. Elle soutient essentiellement des projets humanitaires et artistiques au Maroc, favorisant depuis 2007 les projets utilisant l&#39;art comme outil p&eacute;dagogique et de d&eacute;veloppement personnel pour les enfants et les jeunes en situation pr&eacute;caire.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les artistes arabes sous le feu des projecteurs &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &laquo;La visibilit&eacute; des artistes du monde arabe &raquo; compte parmi les conf&eacute;rences phares organis&eacute;es dans le cadre de Marrakech Art Fair. 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