{"id":2856,"date":"2016-10-23T00:35:08","date_gmt":"2016-10-23T00:35:08","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2856"},"modified":"2016-10-26T05:23:39","modified_gmt":"2016-10-26T05:23:39","slug":"shemini-atseret-et-simhat-torah","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/shemini-atseret-et-simhat-torah\/","title":{"rendered":"Shemini Atseret et Simhat Torah"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Shemini Atseret et Simhat Torah<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>La fete de la Torah<br \/>\n\tDate : 22 Tishri en Israel , 23 Tishri en diaspora<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes deux f&ecirc;tes ont lieu le m&ecirc;me jour en Isra&euml;l, mais en Diaspora elles sont l&rsquo;une apr&egrave;s l&rsquo;autre : Shemini Atseret, le &quot;8&egrave;me jour de Soukkot&quot; ; on encha&icirc;ne alors avec Simhat Torah (la joie de la Torah).<\/p>\n<p>\n\t<strong>Shemini &lsquo;Atseret<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Shemini Atseret et Simhat Torah<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>La fete de la Torah<br \/>\n\tDate : 22 Tishri en Israel , 23 Tishri en diaspora<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes deux f&ecirc;tes ont lieu le m&ecirc;me jour en Isra&euml;l, mais en Diaspora elles sont l&rsquo;une apr&egrave;s l&rsquo;autre : Shemini Atseret, le &quot;8&egrave;me jour de Soukkot&quot; ; on encha&icirc;ne alors avec Simhat Torah (la joie de la Torah).<\/p>\n<p>\n\t<strong>Shemini &lsquo;Atseret<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLe septi&egrave;me jour de Soukkot, c&rsquo;est Hosha&lsquo;na rabba. Le lendemain (22 Tishri), le peuple juif c&eacute;l&egrave;bre la f&ecirc;te de Shemini &lsquo;Atseret. En Isra&euml;l, elle co&iuml;ncide avec Simhat Torah, tandis qu&rsquo;en diaspora cette derni&egrave;re est repouss&eacute;e au 23 Tishri. A la fin du septi&egrave;me jour, Soukkot est finie, et il est conseill&eacute; de rentrer une derni&egrave;re fois dans la souka. On y dit la b&eacute;n&eacute;diction finale ainsi qu&rsquo;une courte pri&egrave;re demandant de m&eacute;riter l&rsquo;an prochain d&rsquo;habiter la souka des temps messianiques. Et l&rsquo;usage est de terminer par le chant la-shana ha-baa biroushala&iuml;m, &laquo; L&rsquo;an prochain &agrave; J&eacute;rusalem. &raquo;<\/p>\n<p>\n\t<strong>1. Noms de la f&ecirc;te<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLa Torah donne le commandement de cette f&ecirc;te, en m&ecirc;me temps que celui de la f&ecirc;te de Soukkot : Lv 23, 36 : &laquo; Pendant sept jours vous offrirez un mets consum&eacute; au Seigneur. Le huiti&egrave;me (shemini) jour il y aura pour vous une convocation sainte, vous offrirez un mets consum&eacute; au Seigneur. C&rsquo;est la cl&ocirc;ture (&lsquo;atseret) de la f&ecirc;te, vous ne ferez aucune &oelig;uvre servile &raquo; (cf. aussi Nb 29,35). Nous retrouvons dans ce verset l&rsquo;appellation typique des jours de f&ecirc;te qu&rsquo;est &laquo; convocation sainte &raquo; (miqra&rsquo; qodesh). Shemini &lsquo;Atseret (&laquo; la cl&ocirc;ture du huiti&egrave;me &raquo;) est une f&ecirc;te ch&ocirc;m&eacute;e.<br \/>\n\tOn trouve aussi dans la tradition juive deux autres d&eacute;nominations pour ce jour : Yom ha-shemini (&laquo; Huiti&egrave;me jour &raquo;) et Hag ha-&lsquo;atseret (&laquo; f&ecirc;te de cl&ocirc;ture &raquo;). L&rsquo;appellation actuelle est en fait une synth&egrave;se des deux pr&eacute;c&eacute;dentes.<br \/>\n\tNotons que le mot &laquo; cl&ocirc;ture &raquo; est utilis&eacute; pour d&rsquo;autres f&ecirc;tes : en Dt 16,8, le terme &lsquo;atseret est utilis&eacute; pour d&eacute;signer le dernier jour de Pessah, et surtout la litt&eacute;rature rabbinique pr&eacute;sente la f&ecirc;te de Shavouot comme l&rsquo;Atseret de Pessah.<\/p>\n<p>\n\t<strong>2. Ach&egrave;vement de Soukkot ou f&ecirc;te &agrave; part enti&egrave;re ?<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLe nom de cette f&ecirc;te semble en faire une conclusion de Soukkot. Et pourtant, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; le cas le jour de Hosha&lsquo;na rabba ! A Shemini &lsquo;Atseret, les commandements de Soukkot ne sont plus de rigueur, que ce soit la souka ou les arba&rsquo; minim. Par ailleurs, le premier soir de Shemini &lsquo;Atseret, la liturgie pr&eacute;voit l&rsquo;allumage des bougies, la r&eacute;citation d&rsquo;un qidush suivi de la b&eacute;n&eacute;diction She-heheyanou (&laquo; B&eacute;ni sois-tu Seigneur notre Dieu, roi de l&rsquo;univers, qui nous a maintenus en vie, nous a soutenu et nous a permis d&rsquo;atteindre ce jour. &raquo;) Or cette b&eacute;n&eacute;diction ne peut &ecirc;tre dite qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ouverture d&rsquo;un nouveau jour de f&ecirc;te. C&rsquo;est donc bien un jour de f&ecirc;te &agrave; part enti&egrave;re, et en m&ecirc;me temps, c&rsquo;est l&rsquo;ach&egrave;vement de Soukkot.<\/p>\n<p>\n\t<strong>3. Le particularisme de l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;Isra&euml;l<\/strong><\/p>\n<p>\n\tA l&rsquo;&eacute;poque du Temple, l&rsquo;offrande sacrificielle pour Shemini &lsquo;Atseret &eacute;tait tr&egrave;s modeste : seulement un taureau et un b&eacute;lier (plus sept brebis), alors que pour les sept jours de Soukkot &eacute;taient offerts 70 taureaux (plus 2 b&eacute;liers et 14 brebis) (cf. Nb 29, 35-36). Rabbi El&eacute;azar commente cette diff&eacute;rence :<br \/>\n\t&laquo; A quoi correspondent les soixante-dix taureaux ? Aux soixante-dix nations. A quoi correspond l&rsquo;unique taureau (du huiti&egrave;me jour) ? A la nation unique (Isra&euml;l). Ceci peut &ecirc;tre compar&eacute; &agrave; un roi de chair et de sang qui dit &agrave; ses serviteurs : Pr&eacute;parez-moi un grand banquet ; mais le dernier jour il dit &agrave; son ami bien-aim&eacute; : Pr&eacute;pare-moi un simple repas que je puisse me r&eacute;jouir de toi&#8230; &raquo; (Talmud Bavli, Sukah 55b).<br \/>\n\tLe Talmud met donc en &eacute;vidence l&rsquo;aspect universel de la f&ecirc;te de Soukkot, et par opposition l&rsquo;accent est mis sur le particularisme de l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;Isra&euml;l &agrave; Shemini &lsquo;Atseret. Un peu plus loin, le Talmud raconte un midrash : les sept premiers jours de Soukkot sont compar&eacute;s &agrave; un festin pour tout le peuple. Mais le dernier jour, un repas simple est partag&eacute; uniquement entre le roi et son ami. Ce qui importe alors n&rsquo;est pas l&rsquo;ampleur du festin mais l&rsquo;intimit&eacute; entre le roi et son ami, image de l&rsquo;intimit&eacute; entre Isra&euml;l et Dieu.<\/p>\n<p>\n\t<strong>4. Ajouts particuliers<\/strong><\/p>\n<p>\n\tUne pri&egrave;re pour la pluie est chant&eacute;e &agrave; l&rsquo;office de Moussaf. Elle est intercal&eacute;e dans la &lsquo;Amidah, ou plac&eacute;e avant selon les communaut&eacute;s. La pri&egrave;re pour la pluie aurait pu commencer le premier jour de Soukkot, mais en raison du commandement de la souka, il n&rsquo;&eacute;tait pas souhaitable que la pluie trouble la semaine de la f&ecirc;te des Tentes. Du fait que les pluies sont ambivalentes (elles peuvent f&eacute;conder la terre comme elles peuvent &ecirc;tre d&eacute;vastatrices), elles ne sont &agrave; demander &laquo; qu&rsquo;en leur temps &raquo; (cf. dans les 18 b&eacute;n&eacute;dictions).<br \/>\n\tDans les communaut&eacute;s ashk&eacute;nazes, un autre ajout important est une pri&egrave;re de comm&eacute;moration pour les morts (Yizkor), &agrave; la suite de la lecture de la Torah.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Simhat Torah<\/strong><\/p>\n<p>\n\t<strong>1. Origine<\/strong><\/p>\n<p>\n\tSimhat Torah n&rsquo;est ni d&rsquo;origine biblique ni d&rsquo;origine talmudique. Elle est li&eacute;e au cycle des lectures de la Torah, et serait donc apparue &agrave; l&rsquo;&eacute;poque des geonim, au IX&egrave;me si&egrave;cle. En effet ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; cette &eacute;poque que le cycle de lecture s&rsquo;organise sur une ann&eacute;e dans tout le juda&iuml;sme, alors qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tendait auparavant sur deux ou trois ans. Cette f&ecirc;te s&rsquo;est donc greff&eacute;e sur celle de Shemini &lsquo;Atseret et se c&eacute;l&egrave;bre le 22 Tishri en Isra&euml;l et le 23 Tishri en diaspora.<br \/>\n\tSimhat Torah signifie la &laquo; joie de la Torah. &raquo; Toute la c&eacute;l&eacute;bration s&rsquo;articule autour des manifestations de cette joie.<br \/>\n\tPourquoi le choix de ce jour pour c&eacute;l&eacute;brer la Torah ? Durant Soukkot, de nombreuses mitsvot sont accomplies, puis le jour de Shemini &lsquo;Atseret aucune mistva particuli&egrave;re n&rsquo;est demand&eacute;e. D&rsquo;une certaine mani&egrave;re, &laquo; il ne reste plus que la Torah. &raquo; Et la joie de la Torah est bien sup&eacute;rieure &agrave; toutes les autres joies.<\/p>\n<p>\n\t<strong>2. Les lectures de la Torah<\/strong><\/p>\n<p>\n\tChaque semaine, le jour du shabbat, une portion de la Torah au sens strict (c&rsquo;est-&agrave;-dire du Pentateuque) est lue. Les cinq livres bibliques sont d&eacute;coup&eacute;s en 52 sections appel&eacute;es parashyot (pluriel de parasha). Le jour de Simhat Torah, dans le cadre liturgique, se conclue la lecture du Pentateuque pour la recommencer aussit&ocirc;t avec les premiers versets de la Gen&egrave;se. On lira donc ce jour l&agrave; : Dt 33,1 &agrave; 34,12 ainsi que Gn 1,1 &agrave; 2,3. Comme haftarah, on lit le d&eacute;but du livre de Josu&eacute;, premier des proph&egrave;tes.<br \/>\n\tDans le cas o&ugrave; Shemini &lsquo;atseret et Simhat Torah co&iuml;ncident, il n&rsquo;y a que ces lectures. Mais en diaspora, comme il s&rsquo;agit de deux jours distincts, les lectures pour Shemini &lsquo;Atseret sont diff&eacute;rentes.<\/p>\n<p>\n\t<strong>3. Ajouts liturgiques<\/strong><\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s l&rsquo;office du soir (&lsquo;Arvit), tous les rouleaux sont sortis de l&rsquo;Arche Sainte, et tous les fid&egrave;les tournent sept fois autour de la bimah (estrade de lecture). Ces processions s&rsquo;appellent haqafot. Les enfants participent aussi en agitant des drapeaux ou en tenant des rouleaux de la Torah miniatures ou en peluche !<br \/>\n\tDans certaines communaut&eacute;s on lit la Torah le soir m&ecirc;me. Mais dans la majorit&eacute; des communaut&eacute;s, on fait la lecture le matin. Le fid&egrave;le qui a l&rsquo;honneur de lire la derni&egrave;re section du pentateuque est quelqu&rsquo;un que la communaut&eacute; veut honorer sp&eacute;cialement. On lui donne le nom de Hatan Torah (&laquo; fianc&eacute; de la Torah &raquo;). Puis une deuxi&egrave;me personne, que l&rsquo;on honore aussi, lit la premi&egrave;re section du rouleau de la Gen&egrave;se. On l&rsquo;appelle Hatan Bereshit (&laquo; fianc&eacute; de Bereshit &raquo;, Bereshit &eacute;tant le nom de la premi&egrave;re parasha).<br \/>\n\tDans de nombreuses communaut&eacute;s, des haqafot suppl&eacute;mentaires ont lieu &agrave; minha (apr&egrave;s-midi) et &agrave; &lsquo;Arvit (soir), ou encore hors de la synagogue. En Isra&euml;l la coutume est d&rsquo;organiser des &laquo; secondes haqafot &raquo; la nuit de Simhat Torah au cours desquelles les farandoles sont accompagn&eacute;es par des orchestres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp;Shemini Atseret et Simhat Torah &nbsp; &nbsp; La fete de la Torah Date : 22 Tishri en Israel , 23 Tishri en diaspora &nbsp; Les deux f&ecirc;tes ont lieu le m&ecirc;me jour en Isra&euml;l, mais en Diaspora elles sont l&rsquo;une apr&egrave;s l&rsquo;autre : Shemini Atseret, le &quot;8&egrave;me jour de Soukkot&quot; ; on encha&icirc;ne alors&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16304,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[277,15,1],"tags":[],"class_list":["post-2856","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nb","category-religion","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2856","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2856"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2856\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16304"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2856"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2856"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2856"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}