{"id":2898,"date":"2013-12-10T00:20:46","date_gmt":"2013-12-10T00:20:46","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=2898"},"modified":"2013-12-10T02:01:59","modified_gmt":"2013-12-10T02:01:59","slug":"toutes-cocues-a-cause-de-la-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/toutes-cocues-a-cause-de-la-crise\/","title":{"rendered":"Toutes cocues \u00e0 cause de la crise"},"content":{"rendered":"<p>\n\tToutes cocues &agrave; cause de la crise<\/p>\n<div property=\"description\">\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tUne nouvelle &eacute;tude sugg&egrave;re que le marasme &eacute;conomique pousserait les hommes &agrave; l&#39;infid&eacute;lit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&quot;Pardon, ch&eacute;rie ! Pardon ! Je t&#39;ai tromp&eacute;e, c&#39;est vrai, mais ce n&#39;est pas de ma faute, c&#39;est &agrave; cause de la crise&#8230;&quot; Si, depuis Adam, les hommes ont invent&eacute; une kyrielle d&#39;excuses pour justifier leurs infid&eacute;lit&eacute;s, en voil&agrave; une qu&#39;on n&#39;avait pas encore entendue. Et pourtant elle est avanc&eacute;e, pour une fois, par des scientifiques. La crise &eacute;conomique pousserait les hommes &agrave; multiplier les conqu&ecirc;tes pour se donner plus de chances de se reproduire, d&#39;apr&egrave;s une &eacute;tude men&eacute;e par Omri Gillath, professeur en psychologie sociale &agrave; l&#39;universit&eacute; du Kansas et publi&eacute;e dans le Journal of Experimental Social Psychology.<\/p>\n<p>\n\t\tSelon la th&eacute;orie de l&#39;&eacute;volution, et son m&eacute;canisme de s&eacute;lection sexuelle, les hommes seraient davantage amen&eacute;s &agrave; se livrer &agrave; des strat&eacute;gies d&#39;accouplement &agrave; court terme pour faire face &agrave; un environnement mena&ccedil;ant. &quot;Nous sommes biologiquement programm&eacute;s pour nous reproduire, et l&#39;environnement nous dicte la meilleure strat&eacute;gie &agrave; adopter pour avoir la certitude de transmettre nos g&egrave;nes&quot;, explique Gillath. S&#39;il songe qu&#39;il va bient&ocirc;t mourir, il y a donc un gigantesque avantage pour un homme de d&eacute;cupler ses aventures, pour &ecirc;tre s&ucirc;r d&#39;avoir une ribambelle de descendants en esp&eacute;rant que certains d&#39;entre eux vont survivre. Ce que les femmes ne peuvent &eacute;videmment pas faire.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>L&#39;id&eacute;e de mort fait plus r&eacute;agir au sexe<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLe pire signe sugg&eacute;rant qu&#39;il reste peu de chances de survivre, c&#39;est la mort. Alors Gillath et son &eacute;quipe ont men&eacute; une petite exp&eacute;rience. Ils ont constitu&eacute; deux groupes d&#39;hommes. Aux uns, ils ont sugg&eacute;r&eacute; de penser intens&eacute;ment &agrave; leur propre mort pour mimer les conditions de faibles chances de survie, tandis qu&#39;aux autres ils ont sugg&eacute;r&eacute; d&#39;imaginer d&#39;intenses douleurs dentaires. Les chercheurs ont ensuite demand&eacute; aux deux groupes d&#39;hommes de regarder un &eacute;cran d&#39;ordinateur sur lequel d&eacute;filaient des images de deux types : certaines &agrave; caract&egrave;re sexuel et d&#39;autres non, pour voir si l&#39;id&eacute;e de la mort les fait plus r&eacute;agir au sexe.<\/p>\n<p>\n\t\tBingo ! Ceux qui pensaient &agrave; la mort avant le visionnage ont vu leur rythme cardiaque augmenter &agrave; toute allure &agrave; la vue de repr&eacute;sentations sexuelles, bien davantage que ceux qui pensaient &agrave; un mal de dents. En revanche, il n&#39;y a eu aucune diff&eacute;rence de r&eacute;ponse entre les deux groupes d&#39;hommes lorsqu&#39;il s&#39;agissait d&#39;images non sexuelles. &quot;Dans des conditions de faible possibilit&eacute; de survie, nous pensons que les hommes seraient plus &agrave; m&ecirc;me de se livrer au sexe en dehors de leur relation monogame, cherchant des moyens de propager leurs g&egrave;nes&quot;, en d&eacute;duit le chercheur.<\/p>\n<p>\n\t\tCette &eacute;tude men&eacute;e par l&#39;universit&eacute; du Kansas est l&#39;une des premi&egrave;res &agrave; montrer un lien de causalit&eacute; entre les signes d&#39;une faible possibilit&eacute; de survie et le comportement sexuel des hommes en utilisant &agrave; la fois des mesures comportementales et physiologiques. Les recherches pr&eacute;c&eacute;dentes pour &eacute;tudier cette th&eacute;orie se basaient plut&ocirc;t sur des donn&eacute;es d&eacute;mographiques en observant, par exemple, que les pays les plus riches enregistrent moins de naissances que les plus pauvres, ou encore que dans les milieux d&eacute;favoris&eacute;s le premier rapport sexuel a lieu bien plus jeune.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Survie de l&#39;esp&egrave;ce&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tGlobalement, quand l&#39;environnement est s&eacute;curisant, qu&#39;il y a assez &agrave; manger&#8230;, les gens sont plus &agrave; m&ecirc;me de s&#39;investir pour leurs enfants existants et de rester avec leur partenaire habituel ou, s&#39;ils sont c&eacute;libataires, pr&eacute;f&egrave;rent s&#39;engager dans des relations sexuelles &agrave; long terme. &quot;Mais si, tout &agrave; coup, l&#39;environnement devient dangereux et que les chances de survie s&#39;amenuisent &#8211; s&#39;il y a une famine ou des ennemis -, alors les gens adopteront plus facilement des strat&eacute;gies &agrave; court terme qui leur permettront de se reproduire davantage&quot;, continue le chercheur.<\/p>\n<p>\n\t\tGillath a mis en perspective ses travaux avec les craintes entourant l&#39;&eacute;conomie actuelle. Quelques analystes &eacute;conomiques pr&eacute;disent d&#39;ailleurs que le marasme pr&eacute;sent serait annonciateur d&#39;une &egrave;re durable de ch&ocirc;mage, de faibles revenus et d&#39;une baisse des niveaux de vie. Un tel contexte &eacute;conomique persistant pourrait-il pousser les hommes &agrave; fuir leurs couples p&eacute;rennes pour suivre un mode de vie aux moeurs l&eacute;g&egrave;res ?<\/p>\n<p>\n\t\tGillath pense que c&#39;est tout &agrave; fait possible, car &quot;l&#39;&eacute;conomie aujourd&#39;hui nous donne des signes de chance de survie plus faible&quot;, explique le chercheur. &quot;Il n&#39;y a pas assez d&#39;argent, nous ne sommes pas s&ucirc;rs de garder nos emplois, nous ne sommes pas s&ucirc;rs de pouvoir assumer l&#39;avenir de nos enfants&#8230; C&#39;est comme vivre dans la savane et d&eacute;couvrir qu&#39;il n&#39;y a plus assez de fruits et que les animaux se font rares. Les hommes seraient donc plus enclins &agrave; vouloir r&eacute;pandre leurs g&egrave;nes.&quot; Alors, Mesdames, si vos maris vous trompent, sachez que c&#39;est, bien &eacute;videmment, pour assurer la survie de l&#39;esp&egrave;ce&#8230;<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toutes cocues &agrave; cause de la crise &nbsp; Une nouvelle &eacute;tude sugg&egrave;re que le marasme &eacute;conomique pousserait les hommes &agrave; l&#39;infid&eacute;lit&eacute;. &quot;Pardon, ch&eacute;rie ! Pardon ! Je t&#39;ai tromp&eacute;e, c&#39;est vrai, mais ce n&#39;est pas de ma faute, c&#39;est &agrave; cause de la crise&#8230;&quot; Si, depuis Adam, les hommes ont invent&eacute; une kyrielle d&#39;excuses pour&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[10,1],"tags":[],"class_list":["post-2898","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-france","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2898","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2898"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2898\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2898"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2898"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2898"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}