{"id":29510,"date":"2026-09-30T15:47:44","date_gmt":"2026-09-30T15:47:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=29510"},"modified":"2026-09-30T15:47:44","modified_gmt":"2026-09-30T15:47:44","slug":"cinema-decembre-2003-par-roger-chemouni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/cinema-decembre-2003-par-roger-chemouni\/","title":{"rendered":"Cinema Decembre 2003, par Roger Chemouni"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p> <b> LE CINEMA DECEMBRE 2003<\/b> <\/p>\n<hr\/><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<p> <b>  ROUTE\u00a0 181 FRAGMENTS D\u2019UN VOYAGE EN PALESTINE \u2013ISRAEL<\/b><\/p>\n<\/div>\n<p><b> Documentaire de Michel Khleifi (1) &amp; Eyal Sivan (2)<\/b><\/p>\n<p><b> Arte Lundi 21 novembre 2003 \u00e0\u00a0 21h 55 dur\u00e9e 4H 30<\/b><\/p>\n<p><b> Les deux cin\u00e9astes de ce long documentaire attrayant ont tent\u00e9 de parcourir \u00e0 l\u2019improviste ces deux \u00e9tats pour mieux comprendre le d\u00e9sir des palestiniens et des isra\u00e9liens, de leur donner la parole et de rappeler le d\u00e9sir de vivre et construire ensemble. Le film est d\u00e9coup\u00e9 en trois parties \u2013  VERS LE SUD\u00a0: de Ashod \u00e0 Gaza<\/b><\/p>\n<p> <b>&#8211;<\/b> <b>LE CENTRE\u00a0: de Lod vers et autour de J\u00e9rusalem<\/b><\/p>\n<p> <b>&#8211;<\/b> <b>VERS LE NORD\u00a0: De Rosh\u2019Ayin \u00e0 la fronti\u00e8re du Liban<\/b><\/p>\n<p><b> L\u2019id\u00e9e de d\u00e9part est le parcours de la route 181\u00a0; fronti\u00e8re th\u00e9orique choisie en 1947 par l\u2019ONU qui pr\u00e9voyait la partition de la Palestine en deux \u00e9tats.(3). Chacun des r\u00e9alisateurs suit une partie de cette route, au hasard des rencontres, sans organiser de rendez vous avec des personnalit\u00e9s ou des repr\u00e9sentants officiels (4) La premi\u00e8re partie VERS LE SUD\u00a0 nous montre un chantier o\u00f9 travaillent ensemble juifs, arabes et chinois, une vieille femme arabe maugr\u00e9er contre son expulsion\u00a0 pour \u00e9largissement d\u2019une autoroute , un commer\u00e7ant juif irakien \u00e9voquant avec nostalgie le pass\u00e9 et l\u2019entente avec son voisin arabe, un\u00a0 vieux pionnier moins condescendant raconter l\u2019expulsion des habitants palestiniens vers la Bande de Gaza, des civils installer un fil de fer barbel\u00e9 assez effrayant par son efficacit\u00e9 , un directeur du Mus\u00e9e de l\u2019eau et de la S\u00e9curit\u00e9 regretter l\u2019absence de d\u00e9veloppement touristique .Ce premier opus parle d\u2019int\u00e9gration, de coexistence pacifique, du refus de l\u2019autre parfois , de s\u00e9gr\u00e9gation et de reconnaissance et se termine par la c\u00e9l\u00e9bration d\u2019un grand mariage. Le deuxi\u00e8me mouvement LE CENTRE\u00a0 qui se termine par un autre mariage , palestinien cette fois ci , \u00e9voque les probl\u00e8mes d\u2019int\u00e9gration avec l\u2019arriv\u00e9e de nouveaux immigrants d\u2019Ethiopie, de tol\u00e9rance lors d\u2019une r\u00e9union du conseil municipal r\u00e9uni suite \u00e0 un mouvement manifestant pour d\u00e9lib\u00e9rer sur\u00a0 la d\u00e9molition de maisons, de racisme et de violence lors de l\u2019\u00e9vocation d\u2019une ancienne prisonni\u00e8re politique arabe de son arrestation, de paix et de solidarit\u00e9 concr\u00e9tis\u00e9s\u00a0 par ces juifs am\u00e9ricains\u00a0 venus Kansas, planter des oliviers, d\u2019injustice et de traumatisme v\u00e9cus dans un tribunal militaire o\u00f9 une avocate isra\u00e9lienne d\u00e9fend des jeunes kamikazes palestiniens , puis de r\u00e9pression et d\u2019expropriation de familles de kamikazes dont les maisons ont \u00e9t\u00e9 dynamit\u00e9es par l\u2019arm\u00e9e isra\u00e9lienne. VERS LE NORD\u00a0 nous pr\u00e9sente une vision g\u00e9ographique et les r\u00e9alit\u00e9s quotidiennes, nous parle de la communion des \u00eatres comme ce mouvement Taayoush (vivre ensemble) compos\u00e9 de juifs et arabes luttant pour la paix, de rupture, de religion, et d\u2019expulsion . Le troisi\u00e8me opus se termine par l\u2019interview d\u2019un couple un juif marocain et sa femme tunisienne \u00e9voquant avec nostalgie leurs pays d\u2019origine et qui pensent qu\u2019ils peuvent vivre dans l\u2019entente totale avec leurs voisins arabes comme dans le pass\u00e9. La femme prononce l\u2019ultime dialogue de cette \u0153uvre g\u00e9ante qui pourrait \u00eatre la parole de beaucoup des intervenants\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Personne ne me ram\u00e8nera nulle part<\/i>\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<p><b> Nous sortons abasourdis de ce road movie qui nous offre un kal\u00e9idoscope pertinent en approchant l\u2019homme de la rue , les premiers t\u00e9moins et les gens les plus concern\u00e9s par ce monde en fusion et interpelle par tous les th\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9s sur la n\u00e9cessit\u00e9 de s\u2019entendre de se parler pour ces deux peuple meurtris. <\/b><\/p>\n<p> <b>(1)<\/b> <b>Michel Kleifi r\u00e9alisateur palestinien , est n\u00e9 \u00e0 Nazareth , il est l\u2019auteur de \u00ab\u00a0<i>La m\u00e9moire fertile<\/i>\u00a0\u00bb en 1980, de \u00ab\u00a0<i>Noces en Galil\u00e9e<\/i>\u00a0\u00bb en 1986 et du \u00ab\u00a0<i>Conte des 3 diamants<\/i>\u00a0\u00bb en 1994<\/b><\/p>\n<p> <b>(2)<\/b> <b>Eyal Sivan r\u00e9alisateur isra\u00e9lien n\u00e9 \u00e0 Ha\u00effa , est connu pour ses documentaires comme \u00ab\u00a0Izkor , les esclaves de la m\u00e9moire\u00a0\u00bb en 1991, \u00ab\u00a0J\u00e9rusalem, le syndrome Borderline\u00a0\u00bb en 1994 et surtout \u00ab\u00a0Un sp\u00e9cialiste\u00a0\u00bb en 1999<\/b><\/p>\n<p> <b>(3)<\/b> <b>Fronti\u00e8re qui pr\u00e9voyait 56% du territoire attribu\u00e9 \u00e0 la minorit\u00e9 juive et 43 % \u00e0 la minorit\u00e9 arabe. Cette r\u00e9solution devait entra\u00eener la premi\u00e8re guerre isra\u00e9lo \u2013 arabe<\/b><\/p>\n<p><b>Munis d\u2019autorisation ils furent au bout de mois en possession de cent heures de rushes<\/b><\/p>\n<p><b> LE\u00a0 CARREFOUR  <\/b> Documentaire de ILAN ZIV (France Isra\u00ebl USA 2003 ) <\/p>\n<p> Arte Novembre 2003 <\/p>\n<p><b> Le carrefour de Netzarim qui fait l\u2019objet du film se situe dans la bande de Gaza\u00a0, sous contr\u00f4le palestinien depuis les accords d\u2019Oslo. Il r\u00e9unit\u00a0 d\u2019un c\u00f4t\u00e9 une colonie isra\u00e9lienne et de l\u2019autre un camp de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens. En septembre 2002 lors de la seconde Intifada\u00a0 le lieu devient un champ de bataille. Les deux auteurs du film (Le r\u00e9alisateur et l\u2019\u00e9crivain Libanais Elias Khoury ) tentent de saisir les\u00a0 douleurs, les craintes et les col\u00e8res des deux camps en s\u2019attardant sur deux combattants de 19 ans\u00a0: David Biri le premier soldat isra\u00e9lien tu\u00e9 lors de ces affrontements et Fahmi\u00a0 le palestinien. Ils interrogent les parents, la famille , les amis qui leur font part de leur douleur, de leur rage envers leurs repr\u00e9sentants\u00a0: \u00ab\u00a0<i>des deux c\u00f4t\u00e9s , nous avons des dirigeants irresponsables qui nous laissent nous saigner, qui n\u2019ont pas le courage de faire la paix<\/i>\u00a0\u00bb souligne le p\u00e8re d\u2019un ami de David Biri\u00a0; ami qui s\u2019est suicid\u00e9 apr\u00e8s la mort de ce dernier. Puis nos sc\u00e9naristes\u00a0 tentent de comprendre avec intelligence, sans bellig\u00e9rance les comportements de ces deux peuples protagonistes, le d\u00e9sespoir de Fahmi fils d\u2019une famille expuls\u00e9e et David pacifiste contraint d\u2019escorter les habitants d\u2019une colonie\u00a0;deux adolescents instruits dans la guerre. Le p\u00e8re de David avait promis \u00e0 son fils qu\u2019il n\u2019y aurait plus de guerre , ni d\u2019arm\u00e9e quand il serait grand , la m\u00e8re de Fahmi aurait retenu son fils si elle savait o\u00f9 il allait\u00a0; deux interventions hypoth\u00e9tiques\u00a0 pour deux enfants entra\u00een\u00e9s dans un conflit absurde, impuissants \u00e0 choisir.<\/b><\/p>\n<p><b>  LA PETITE\u00a0 PRAIRIE\u00a0 AUX\u00a0 BOULEAUX de Marcelline Loridan \u2013Ivens  <\/b> <\/p>\n<p><b> France 2003 sortie le 12 novembre \u00e0 l\u2019Elys\u00e9es Lincoln 75008<\/b><\/p>\n<p><b> De\u00a0 retour \u00e0 Paris apr\u00e8s 50 ans d\u2019absence, Myriam (Anouk Aim\u00e9e) vient pour comm\u00e9morer la et sa lib\u00e9ration des camps d\u2019extermination nazis. Elle retrouve\u00a0 quelques unes de ses compagnes de captivit\u00e9, survivantes de Birkeneau. Ce retour est surtout pour elle un retour sur elle, sur son pass\u00e9 , sur sa qu\u00eate de sa propre identit\u00e9. Myriam rencontre dans ce camp un jeune allemand Oskar venu photographier , t\u00e9moigner par l\u2019image de l\u2019horreur , de l\u2019indicible . Oskar lui avoue que son grand-p\u00e8re \u00e9tait un colonel SS charg\u00e9 de l\u2019administration de camps de la mort en Pologne. Myriam scandalis\u00e9e, r\u00e9volt\u00e9e dans un premier temps va l\u2019aider \u00e0 compl\u00e9ter son travail lui apprenant , lui d\u00e9crivant l\u2019enfer concentrationnaire. Ce sera pour ces deux t\u00e9moins un travail sur soi ,\u00a0 bravant blessures et douleurs. <\/b><\/p>\n<p><b>  Cette histoire romanc\u00e9e est celle de sa r\u00e9alisatrice , fid\u00e8le assistante du documentariste Joris Ivens , qui fut arr\u00eat\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 15 ans\u00a0 et a connu Birkeneau, Bergen Belsen et Theresienstad . Elle tente d\u2019exorciser un pass\u00e9 cruel, revenant comme son h\u00e9ro\u00efne dans \u00ab\u00a0La prairie aux bouleaux\u00a0\u00bb , traduction litt\u00e9rale de Birkeneau. Mais peut \u2013on se lib\u00e9rer de ce lieu, du v\u00e9cu dramatique et de l\u2019insoutenable\u00a0?. Mais la r\u00e9alisatrice fait un pied de nez au pass\u00e9, criant au monde, aux tortionnaires via ses interpr\u00e8tes sa pr\u00e9sence encore vivace \u00e0 75ans et sa force de vivre<\/b><\/p>\n<h1><b>M .IBRAHIM ET\u00a0 LES FLEURS\u00a0 DU CORAN de Fran\u00e7ois Dupeyron sortie le 17 septembre<\/b><\/h1>\n<p> <b>F<\/b> <b> Momo est un enfant juif de 13 ans vivant dans le Paris des ann\u00e9es 60 avec un p\u00e8re absent d\u00e9missionnaire et fantasque. Momo fait la connaissance dans son quartier d\u2019un \u00e9picier\u00a0 musulman, relation qui va changer sa vie et sa philosophie. En effet le commer\u00e7ant M.Ibrahim va prendre en charge l\u2019adolescent d\u00e9laiss\u00e9 , l\u2019aimer et l\u2019adopter. Ce qui \u00e9tait un\u00a0 roman attachant empreint de tol\u00e9rance et d\u2019amour va devenir au cin\u00e9ma une \u0153uvre pesante , \u00e9loign\u00e9e du mod\u00e8le bien qu\u2019adapt\u00e9e par l\u2019auteur lui m\u00eame (Eric Emmanuel Schmitt)\u00a0 malgr\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019Omar Sharif. Eric Emmanuel Schmitt avait cr\u00e9\u00e9 un climat , une versification dans son court roman formant une trilogie sur la religion et bien que tr\u00e8s inspir\u00e9 de Emile Ajar alias Romain Gary dans sa composition , il\u00a0 avait install\u00e9 un ton, une atmosph\u00e8re que le cin\u00e9ma en l\u2019occurrence Fran\u00e7ois Dupeyron qui a su nous \u00e9merveiller avec\u00a0\u00bbLa chambre des officiers n\u2019a su rendre faute de reconstruire une \u0153uvre tendre et attachante, deux \u00e9l\u00e9ments qui manquent dans cette adaptation fade<\/b><\/p>\n<h1><b>  ALILA de Amos Gitai Isra\u00ebl 2002 sortie le 1 er octobre<\/b><\/h1>\n<p> <b>F<\/b> <b>ALILA\u00a0 de Amos Gitai est une \u0153uvre plus ambitieuse et plus r\u00e9ussie dans son traitement bien qu\u2019adapt\u00e9e elle aussi d\u2019un roman (\u00ab\u00a0Returninf lost loves\u00a0\u00bb de Yeshoshura Kenaz\u00a0\u00bb) . Le film raconte la vie de locataires vivant aux alentours du\u00a0 Tel Aviv d\u2019aujourd\u2019hui. il y a le vieux Schwartz qui vit avec une jeune philippine son aide m\u00e9nag\u00e8re, Aviram\u00a0 qui ne sort jamais sans son chien , Gabi qui attend son amant pour des \u00e9bats bruyants qui indisposent l\u2019entourage, Erza divorc\u00e9 de Mali amie de Gabi dont elle ne partage pas sa vision de l\u2019amour et qui a refait sa vie. Il y a aussi cette voisine qui crie son d\u00e9sespoir et qui est plus \u00e9cout\u00e9e dans ses fonctions de policier que comme voisine exub\u00e9rante. Tout se monde se c\u00f4toie sans se parler , sauf pour s\u2019engueuler .Amos Gitai parle \u00e0 nouveau d\u2019incommunicabilit\u00e9 , d\u2019int\u00e9gration , de partage de territoire et de la reconnaissance de l\u2019autre dans cette chronique de la vie ordinaire.<\/b><\/p>\n<p><b> MAX de\u00a0 Menno\u00a0 Meyjes  USA 2002  sortie\u00a0 le\u00a0 17\u00a0 septembre <\/b><\/p>\n<p> <b>F<\/b> <b>Max est le pr\u00e9nom d\u2019un juif allemand Rothman (John Cusak ) peintre de m\u00e9tier qui revient de la premi\u00e8re guerre mondiale amput\u00e9 d\u2019un bras. Max se recycle comme d\u00e9couvreur de talents et marchand d\u2019art. Raffin\u00e9, actif, mari aimant et n\u00e9anmoins coureur de jupons, va approcheret tenter de prendre en charge\u00a0 un confr\u00e8re avide de reconnaissance pr\u00e9nomm\u00e9e Adolf Hitler. Ce dernier fut aux dires de biographes un peintre amateur, refoul\u00e9 aux Beaux Arts de Vienne qui continuait \u00e0 peindre avant de faire de la politique et de devenir ce que l\u2019on sait.. L\u2019auteur au travers\u00a0 ce sc\u00e9nario grin\u00e7ant ne voulait pas se montrer irrespectueux mais rappeler un pan de l\u2019Histoire en soulignant l\u2019aspect humain de ce monstre qu\u2019\u00e9tait Hitler dont Albert Speer disait \u00ab\u00a0pour comprendre Hitler , vous devez r\u00e9aliser qu\u2019il fut d\u2019abord un artiste\u00a0\u00bb., ce qui n\u2019exclut point le fait de confirmer la frustration, la non reconnaissance , le manque d\u2019assurance entra\u00eene la haine et l\u2019intol\u00e9rance. Il met en exergue certaines questions\u00a0: l\u2019artiste tout comme l\u2019intellectuel n\u2019a t-il pas privil\u00e9gi\u00e9 l\u2019Art au profit de la politique (certains mouvements de peinture comme le futurisme \u00e9taient ambigus), d\u2019ailleurs Max Rothman n\u2019est pas sans rappeler l\u2019attitude de certains intellectuels face au nazisme, le peuple juif ne fut-il pas aveugle devant la mont\u00e9e des p\u00e9rils.. L\u2019\u0153uvre est audacieuse pertinente , appelle la r\u00e9flexion et \u00e0 ce titre est un produit b\u00e9n\u00e9fique et confirme que l\u2019Art peut r\u00e9fl\u00e9chir aussi. <\/b><\/p>\n<p><b> ANYTHING ELSE (LA VIE\u00a0 ET\u00a0 TOUT\u00a0 LE\u00a0 RESTE ) USA 2003 de Woody Allen\u00a0 &#8211; le\u00a0 29 octobre <\/b> <\/p>\n<p> <b>F<\/b> <b>La vie de Jerry , \u00e9crivain comique n\u2019est pas de tout repos. Son histoire d\u2019amour avec Amanda femme n\u00e9vros\u00e9e , hyst\u00e9rique (superbe Christina Ricci) et instable bat de l\u2019aile, sa belle m\u00e8re , \u00eatre saugrenue s\u2019installe chez\u00a0 lui et sa s\u00e9paration avec son agent dont il est le seul client est laborieuse. IL y a bien Dobel (Woody Allen) un confr\u00e8re qui a r\u00e9ponse et avis sur tout et influence\u00a0 sa vie.\u00a0 Jerry tente de se sortir de cette vie chaotique. Bon an mal an , le prolifique Woody Allen nous offre son film et qu\u2019importe l\u2019histoire, seule importe l\u2019atmosph\u00e8re et les bons mots et nous sommes biens servis certes mais cette derni\u00e8re \u0153uvre ne remporte pas l\u2019adh\u00e9sion compl\u00e8te m\u00eame si l\u2019auteur reste d\u2019une grande vigilance et sait bien choisir ses interpr\u00e8tes.<\/b><\/p>\n<p> <b>AVI MOGRABI\u00a0 UN  CINEASTE  ISRAELIEN  MARGINAL<\/b><\/p>\n<p><b>  Trois films de ce cin\u00e9aste incongru\u00a0 nous font d\u00e9couvrir un regard isra\u00e9lien insolent, comique caract\u00e9riel et critique\u00a0:Nous avions pr\u00e9sent\u00e9\u00a0 d\u00e9j\u00e0 \u00ab\u00a0<i>Ao\u00fbt avant l\u2019explosion\u00a0\u00bb <\/i>(1)Toujours aussi rebelle et provocateur , Mograbi propose en 1997\u00a0 \u00ab\u00a0<i>Comment j\u2019ai appris \u00e0 surmonter ma peur et \u00e0 aimer Ariel Sharon<\/i>\u00a0\u00bb qui m\u00eale avec une constante dr\u00f4lerie vie priv\u00e9e et vie professionnelle, d\u00e9jouant l\u2019attention du spectateur peu habitu\u00e9e \u00e0 ce style de narration . \u00e0 la grande d\u00e9solation de son \u00e9pouse ,Avi Mograbi (2) nous\u00a0 dessine le portrait d\u2019un homme politique aux antipode de son image m\u00e9diatique, l\u2019homme est simple\u00a0 passionn\u00e9 plus\u00a0 de culture et d\u2019\u00e9levage que de politique. Ce court m\u00e9trage d\u00e9routant n\u2019est point un film de propagande mais plut\u00f4t un regard serein sur un homme politique\u00a0 influent roublard\u00a0 et grand manipulateur d\u2019images. La troisi\u00e8me \u0153uvre \u00ab\u00a0Happy birthday Mr Mograbi\u00a0\u00bb traite des festivit\u00e9s lors du cinquanti\u00e8me anniversaire de l\u2019\u00e9tat d\u2019Isra\u00ebl\u00a0\u00bb qui co\u00efncide avec l\u2019anniversaire du cin\u00e9aste. Comment montrer ses festivit\u00e9s quand des d\u00e9munis souffrent encore d\u2019indiff\u00e9rence, quand le ch\u00f4mage frappe et quand l\u2019injustice social gagne du terrain .D\u2019ailleurs ce mot fait bondir l\u2019auteur, n\u2019a-t-il pas achet\u00e9 de bonne foi \u2013 sa surface contenait plus de M\u00b2 que sur l\u2019\u00e9crit- le sien moins cher que sa valeur laissant son\u00a0 voisin arabe dans l\u2019impossibilit\u00e9 de construire Tous ces faits viennent annihiler les moments de r\u00e9jouissance et remettre en question l\u2019approche du documentariste isra\u00e9lien.<\/b><\/p>\n<p><b> Avi Mograbi cin\u00e9aste singulier et d\u00e9rangeant choisit l\u2019humour comme pouvoir de critique,\u00a0 il y ajoute de la d\u00e9mesure pour mieux marquer les probl\u00e8mes , de l\u2019absurde pour souligner les grandes contradictions des hommes, d\u2019un \u00e9tat d\u00e9mocratique .Il tourne avec pertinence de mani\u00e8re permanente et d\u00e9rangeante, il chamboule son entourage et surtout ceux qu\u2019ils filment leur laissant rarement le choix de ne pas r\u00e9pondre \u00e0 ses invectives. Pamphl\u00e9taire, sociologue, documentariste, t\u00e9moin surtout d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 en plein mouvement\u00a0 Avi Mograbi est un cin\u00e9aste\u00a0 ind\u00e9pendant , critique et observateur \u00e0 ranger plut\u00f4t vers le cin\u00e9ma d\u2019Amos Kollek\u00a0 (3) ou Amos Gita\u00ef<\/b><\/p>\n<p><b>elle interpelle le spectateur n\u00e9ophyte ou non, son envie de tout montrer un d\u00e9fi, et ses positions une philosophie\u00a0; en somme l\u2019humour juif au service du pamphlet. Avi Mograbi acteur et <\/b><\/p>\n<p> <b>(1)<\/b> <b><i>(T\u00e9noua N \u00b0108)<\/i><\/b><\/p>\n<p> <b>(2)<\/b> <b>Avi Mograbi est n\u00e9 en Isra\u00ebl en 1956\u00a0, a \u00e9tudi\u00e9 la philosophie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Tel-Aviv en 1979-1982 et a r\u00e9alis\u00e9 son premier documentaire en 1989 \u00ab\u00a0D\u00e9portation\u00a0\u00bb , il est l\u2019auteur de 9 films\u00a0 de 12\u2019 \u00e0 77\u2019<\/b><\/p>\n<p> <b>(3)<\/b> <b>Dont Arte sort un coffret pour les f\u00eates<\/b><\/p>\n<p><b>LA  DELATION  SOUS L\u2019OCCUPATION\u00a0 de Andr\u00e9 Halimi France 2003 <\/b><\/p>\n<p><b> D\u00e9lation , ce mot fait fr\u00e9mir . il est responsable du destin de beaucoup de d\u00e9portations entre autres. Ces lettres pas toujours anonymes\u00a0 concern\u00e8rent les communaut\u00e9s \u00e9trang\u00e8res, les homosexuels, les juifs les tsiganes et les francs ma\u00e7ons. L\u2019auteur d\u00e9j\u00e0 responsable d\u2019un regard terrible sur le comportement de certains fran\u00e7ais sous l\u2019occupation, se demande si la d\u00e9lation spontan\u00e9e, naturelle voire \u00ab\u00a0patriotique\u00a0\u00bb est elle le simple r\u00e9sultat d\u2019une p\u00e9riode , d\u2019une propagande, d\u2019un pays ou d\u2019une simple frustration d\u2019une jalousie non avou\u00e9e ou d\u2019un racisme chez des gens qui se trompent de col\u00e8re\u00a0? L\u2019Occupation fut en France l\u2019\u00e2ge d\u2019or si l\u2019on peut dire de ce type de d\u00e9viance. Un r\u00e9gime est \u2013il responsable d\u2019institutionnaliser cet \u00e9tat esprit\u00a0? Des historiens , des psychanalystes, des notables, des r\u00e9sistants et des survivants des camps de la mort tente de r\u00e9pondre \u00e0 ces questions. Cette pratique qui met en valeur et r\u00e9compensent\u00a0 ceux qui la pratiquent\u00a0 reste un acte affreux qui favorise l\u2019exclusion et cautionne la r\u00e9pression contre les personnes innocentes . Un documentaire passionnant et utile pour mieux comprendre les tensions qui agitent les \u00e9poques<\/b><\/p>\n<h3><b>  DVD <\/b><\/h3>\n<p><b> UN MONDE PRESQUE PAISIBLE de Michel Deville France 2002 sortie le 18 d\u00e9cembre (1)<\/b><\/p>\n<p><b> Ao\u00fbt 1946 \u00e0 Paris dans un atelier de confection pour dames dans le quartier juif\u00a0 tenu par M.Albert (Simon Abkarian) se retrouvent un groupe d\u2019ouvriers et ouvri\u00e8res qui conversent pour agr\u00e9menter leurs journ\u00e9es. Il y a L\u00e9a (Zabou Breitman) la femme du patron qui r\u00eave d&rsquo;un autre amour, L\u00e9on( Vincent Elbaz) passionn\u00e9 de th\u00e9\u00e2tre et Jacqueline\u00a0 son \u00e9pouse (Lubna Azabal) qui attend son deuxi\u00e8me enfant, deux nouveaux\u00a0 arrivant Joseph (Malik Zidi) qui veut \u00e9crire sur le sort de ses parents arr\u00eat\u00e9s par la police fran\u00e7aise et Maurice (Stanilas Mehar) qui veut oublier son pass\u00e9 dramatique et s\u2019acoquine avec une prostitu\u00e9e (Clotilde Courau) Joseph (Denys Podalyd\u00e8s) qui attend patiemment le retour des camps de sa femme et de son enfant, et Mme Andr\u00e9 la seule non juive qui cherche un compagnon.. Et ce monde s\u2019agite, se meut difficilement parfois et tente de vivre du moins de tenter de revivre<\/b><\/p>\n<p><b> Michel Deville en adaptant le livre de Robert Bober (2) \u00ab\u00a0Quoi de neuf sur la guerre\u00a0\u00bb publi\u00e9 en 1993 signe une \u0153uvre plein de charme, de nostalgique, grave et l\u00e9g\u00e8re \u00e0 la fois comme ses \u0153uvres pr\u00e9c\u00e9dentes (3) avec des personnages attachants \u00e0 la recherche d\u2019une paix int\u00e9rieure , qui luttent contre l\u2019amn\u00e9sie , la solitude , l\u2019attente, contre le temps qui passe et qui n\u2019am\u00e8ne rien de beau dans ses lendemains de guerre.<\/b><\/p>\n<p><b>Deville s\u2019efface devant son sujet, filme avec discr\u00e9tion et \u00e9motion ,y ins\u00e8re des photos pour mieux souligner\u00a0 l\u2019arr\u00eat du temps , nous fait vivre les frustrations de ces \u00eatres d\u00e9chir\u00e9s qui tentent de raccommoder leurs existences meurtries par l\u2019Histoire en apprenant \u00e0 vivre<\/b><\/p>\n<p><b>filme la communion chaleureuse de ces \u00eatres fantaisistes qui prend son essor lors d\u2019une f\u00eate champ\u00eatre. C\u2019est sur un espoir d\u2019une vie nouvelle que se solde cette peinture.<\/b><\/p>\n<p> <b>(1)<\/b> <b>DVD comprenant un interview du r\u00e9alisateur et d\u2019aitres bonus<\/b><\/p>\n<p> <b>(2)<\/b> <b>\u00e9crivain , cin\u00e9aste qui a sign\u00e9 un documentaire avec Georges P\u00e9rec sur l\u2019immigration am\u00e9ricaine\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0R\u00e9cits d\u2019Ellis Island\u00a0\u00bb et a publi\u00e9 en 200 \u00ab\u00a0Berg et Beck\u00a0\u00bb chez P.O.L<\/b><\/p>\n<div>\n<p> <b>(3)<\/b> <b>l\u2019ours et la poup\u00e9e , Eaux profondes, la Maladie de Sachs<\/b><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p> <b>\u00a0 LE\u00a0 GARCON  AUX\u00a0 CHEVEUX VERTS<\/b><b> de Joseph Losey\u00a0 Ed Montparnasse<\/b><\/p>\n<p><b> Peter Frye un enfant de 13 ans s\u00e9par\u00e9 par la guerre de ses parents\u00a0 est recueilli par un ancien acteur irlandais . En apprenant accidentellement qu\u2019il est orphelin de guerre , il voit ses cheveux devenir subitement verts. Les habitants de la petite ville des Etats Unis o\u00f9 il demeure\u00a0 le mettent en quarantaine vu sa particularit\u00e9. Il devient la b\u00eate noire de son entourage .Sa particularit\u00e9 capillaire va devient son handicap .Peter fuit ce monde hostile et peu bienveillant<\/b><\/p>\n<p> Joseph Losey ce cin\u00e9aste apatride qui tourna de par le monde signe l\u00e0 avec Ben Barzman , un autre cin\u00e9aste poursuivi par le Maccarthysme une ode \u00e0 l\u2019arr\u00eat des guerres et des haines, un plaidoyer pour le droit \u00e0 la diff\u00e9rence , \u00e0 la reconnaissance des \u00eatres marginalis\u00e9s . Th\u00e8me similaire qu\u2019il reprendra trente ans dans le superbe \u00ab\u00a0Monsieur Klein\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2>SOBIBOR \u00a014 \u00a0OCTOBRE \u00a01943, \u00a016 HEURES Claude Lanzmann<\/h2>\n<p><b> UN\u00a0 VIVANT\u00a0 QUI\u00a0 PASSE <\/b> de Claude Lanzmann<\/p>\n<p><b> Editions Cahiers du cin\u00e9ma <\/b><\/p>\n<p><b> En 1979 Claude Lanzmann durant le tournage de SHOAH\u00a0 rencontre Yehuda Lerner \u00e0 J\u00e9rusalem. Cet homme \u00e0 l\u2019\u00e9tonnant courage fut un des protagonistes de l\u2019unique r\u00e9volte d\u2019un camp de concentration qui ait r\u00e9ussit. L\u2019homme devenu figure embl\u00e9matique\u00a0 a connu le ghetto de Varsovie et a vu m\u00e8re, fr\u00e8re et s\u0153ur d\u00e9port\u00e9s \u00e0 Tr\u00e9blinka. Champion de l\u2019\u00e9vasion , il arrive \u00e0 Sobibor apr\u00e8s huit fuites des camps de Russie en 6 mois, avec Alexander Petchersky , officier juif sovi\u00e9tique, soldat de m\u00e9tier et organisateur de cette fameuse insurrection Y\u00e9huda va en 1 heure de temps dans un moment pr\u00e9cis\u00a0:le 14 octobre , dans des conditions terribles et avec peu de moyens. Apr\u00e8s leur \u00e9vasion, les allemands\u00a0 d\u00e9truisirent le camp pour cacher leurs m\u00e9faits monstrueux\u00a0 Ce long interview d\u2019un homme \u00e9tonnant qui ne voulait plus vivre comme une b\u00eate\u00a0 demeure un t\u00e9moignage extraordinaire du monde concentrationnaire juif ( les allemands qui s\u2019amusaient \u00e0 tirer sur les juifs , les m\u00eames qui excitaient\u00a0 des oies pour couvrir les cris des gaz\u00e9s) et de la volont\u00e9 d\u2019un groupe qui\u00a0 refusait ce destin. De surcro\u00eet ce documentaire par un ma\u00eetre en\u00a0 la mati\u00e8re\u00a0 casse l\u2019image d\u2019un peuple soumis alors que d\u2019autres exemples de r\u00e9volte ont exist\u00e9. L\u2019\u0153uvre reste aussi un tableau d\u2019un homme avide de libert\u00e9, luttant\u00a0 pour retrouver dignit\u00e9 et libert\u00e9. Cet homme qui auparavant n\u2019avait jamais fait couler de sang\u00a0 dit <i> \u00ab\u00a0La satisfaction d\u2019avoir r\u00e9ussi \u00e0 venger ceux qui sont morts et le sentiment d\u2019avoir fait ce qu\u2019il fallait\u00a0\u00bb.<\/i><\/b><\/p>\n<p><b>\u00ab\u00a0<i>Un vivant qui passe<\/i>\u00a0\u00bbest l\u2019entretien qu\u2019\u00e0 eu Claude Lanzmann lors de la pr\u00e9paration de \u00ab\u00a0Shoah\u00a0\u00bbavec Maurice Rossel, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du CICR (Comit\u00e9 International de la Croix Rouge)envoy\u00e9 dans le camp de Th\u00e9resiendat , ville situ\u00e9e \u00e0 80 km de Prague  pour t\u00e9moigner de la bonne tenue de ce \u00ab\u00a0ghetto mod\u00e8le\u00a0\u00bb. L\u2019Histoire nous apprit que les nazis avaient mis en sc\u00e8ne un ghetto sans reproche o\u00f9 les juifs vivaient en toute qui\u00e9tude. Cette mise en sc\u00e8ne dont quelques images nous restent (1) \u00e9chappa au repr\u00e9sentant\u00a0 de cette organisation internationale \u00e0 vocation humanitaire. Claude Lanzmann commence son interview en mettant \u00e0 l\u2019aise son interlocuteur qui raconte la courte visite (2) dans ce camp de la mort o\u00f9 dit-il aucun \u00e9l\u00e9ment\u00a0 infl\u00e9chir son point de vue . D\u00e8s lors la prise de position de Maurice Rossel devient g\u00eanant , scandaleux et r\u00e9voltante. L\u2019homme qui auparavant s\u2019arr\u00eatant au camp d\u2019Auschwitz n\u2019avait rien remarquer d\u2019anormal r\u00e9it\u00e8re ses propos en affirmant qu\u2018\u00e0 Th\u00e9resiendat aucune chose sembla contredire ce spectacle malheureusement bien mis en sc\u00e8ne. Ce fonctionnaire z\u00e9l\u00e9 s\u2019\u00e9tonne m\u00eame des ann\u00e9es plus tard qu\u2019aucune r\u00e9clamation ou qu\u2019aucun mot discr\u00e8tement gliss\u00e9 lui soit parvenu. Personnage singulier, amoral que ce vivant qui passe et qui ne s\u2019aper\u00e7oit point des morts qui y restaient. Il est \u00ab\u00a0des hommes qui nous pas vu ce qu\u2019ils\u00a0 ont vu\u00a0\u00bbdisait un \u00e9crivain.<\/b><\/p>\n<p> <b>(1)<\/b> <b>\u00ab\u00a0Le f\u00fcrher donne une ville aux juifs\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<p> <b>(2)<\/b> <b>de 2 ou 3 heures en Juin 44<\/b><\/p>\n<p><b> COFFRET AMOS GITAI<\/b><\/p>\n<p>Cette r\u00e9union de longs m\u00e9trages pr\u00e9sente la trilogie urbaine de cet auteur (1) qui jette son regard non concordant sur trois villes isra\u00e9liennes , d\u00e9f\u00e9rant les mentalit\u00e9s\u00a0 de la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne.\u00a0\u00ab\u00a0<i>Devarim<\/i>\u00a0\u00bb situ\u00e9 \u00e0 Tel Aviv raconte les p\u00e9r\u00e9grinations de 2 hommes d\u00e9sirant se rendre aux fun\u00e9railles du p\u00e8re de leur ami commun .arriveront-ils \u00e0 \u00eatre t\u00e9moins de sa fin de vie , eux qui n\u2019ont jamais trouv\u00e9 un sens \u00e0\u00a0 leur.\u00a0\u00ab\u00a0Yom Yom\u00a0\u00bb qui se passe \u00e0 Ha\u00effa , affiche de mani\u00e8re comique et\u00a0 tragique les d\u00e9sarrois d\u2019une famille jud\u00e9o arabe\u00a0 noy\u00e9e dans des pr\u00e9occupations existentielles.\u00a0\u00ab<i>\u00a0Kadosh\u00a0<\/i>\u00bb qui se d\u00e9roule dans un quartier juif orthodoxe de J\u00e9rusalem d\u00e9nonce le terrorisme religieux.<\/p>\n<p> Amos Gita\u00ef enfin reconnu (2) sait admirablement parler du malaise dans le quotidien, celui issu de l\u2019identit\u00e9 contrari\u00e9e, de la libert\u00e9 bafou\u00e9e et du mal \u00eatre qui secoue les \u00e2mes. Au travers cet hommage France T\u00e9l\u00e9vision pr\u00e9sente dans ses bonus \u2013 et non des moindres- une interview du cin\u00e9aste par Serge Toubiana qui signa une \u00e9tude sur ce cin\u00e9aste,\u00a0; 6 courts m\u00e9trages exp\u00e9rimentaux et 3 moyens m\u00e9trages qui attestent d\u00e9j\u00e0 de l\u2019originalit\u00e9 et de la pertinence de cet auteur pas toujours reconnu dans son propre pays. Cette premi\u00e8re approche et premi\u00e8re reconnaissance d\u2019un cin\u00e9aste isra\u00e9lien vaut largement le d\u00e9tour.<\/p>\n<p> <b>(1)<\/b> <b>d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 dans T\u00e9noua N\u00b0 92-95-108<\/b><\/p>\n<p> <b>(2)<\/b> un livre, une r\u00e9trospective \u00e0 Beaubourg, deux coffrets dont l\u2019un est la somme de ses documentaires<\/p>\n<p><b> LES INTROUVABLES<\/b><\/p>\n<p><b> Trois films montre le travail de r\u00e9alisateurs juifs am\u00e9ricains.\u00a0\u00ab\u00a0<i>The big combo<\/i>\u00a0\u00bb est un film de gangsters sign\u00e9 de Joseph Lewis , empreint de touches psychanalytiques o\u00f9 la fronti\u00e8re entre l\u2019ombre et la lumi\u00e8re est aussi tenue que celle entre le bien et le mal chez des personnages d\u00e9pourvus de morale. Sous son aspect anodin une des grandes \u0153uvres polici\u00e8res des ann\u00e9es 50\u00a0 et un film phare qui inspirera des r\u00e9alisateurs comme Scorsese, Coppola et Tarentino.. \u00ab\u00a0<i>Body and soul<\/i>\u00a0\u00bb de la m\u00eame p\u00e9riode sign\u00e9 Robert Rossen raconte la vie d\u2019un boxeur juif interpr\u00e9t\u00e9 par John Garfield (1) embrigad\u00e9 dans des matchs douteux avec la Maffia.. <i>\u00ab\u00a0Lettre d\u2019une inconnue\u00a0<\/i>\u00bb tir\u00e9e d\u2019un livre de l\u2019\u00e9crivain juif autrichien St\u00e9fan Zweig est l\u2019histoire malheureuse d\u2019un pianiste insouciant et \u00e9go\u00efste qui ne reconna\u00eet l\u2019amour que lui porte une jeune femme avec laquelle il aura une courte liaison et un enfant,l\u2019\u0153uvre am\u00e9ricaine la plus \u00e9pur\u00e9e de Max Oph\u00fcls.<\/b><\/p>\n<p><b> DECRYPTAGES de\u00a0 Jacques Tarn\u00e9ro et Philippe Bensoussan <\/b><\/p>\n<p><b> Sortie DVD et CHS Novembre 2003 (Wild side vid\u00e9o)<\/b><\/p>\n<p> Ce documentaire pol\u00e9mique \u2013d\u2019ailleurs le prologue souligne la prise de position des auteurs-\u00a0 tente d\u2019explorer\u00a0 le regard du communs des morts sur Isra\u00ebl et sur le peuple juif\u00a0; regard d\u00e9natur\u00e9 par l\u2019image principalement et par les mots. Pour exemple deux ou trois faits sont rappel\u00e9s au spectateur\u00a0: Le d\u00e9placement de Sharon sur l\u2019Esplanade des Mosqu\u00e9es et la mort d\u2019un p\u00e8re palestinien et de son enfant pris sous le feu des balles palestiniennes et isra\u00e9liennes. Pour le premier exemple , le film d\u00e9montre\u00a0 que cette visite pr\u00e9sent\u00e9e comme d\u00e9plac\u00e9e \u00e9tait programm\u00e9e et sut par Arafat. Pour le second fortement m\u00e9diatis\u00e9 et largement r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u2013il fut mis en parall\u00e8le avec la photo connue de cet enfant bras lev\u00e9s dans le ghetto de Varsovie -, le film souligne que l\u2019agresseur de ces deux innocents n\u2019\u00e9tait pas celui qu\u2019in pense. Les r\u00e9alisateurs soulignent que tout film , tout t\u00e9moignage visuel peut \u00eatre entach\u00e9 d\u2019impartialit\u00e9. La guerre des images devient d\u00e8s lors un enjeu politique, passionnel et moral et souvent par son d\u00e9tournement un pr\u00e9texte \u00e0 l\u2019agression gratuite\u00a0, \u00e0 la violence institutionnalis\u00e9e. Cette offensive permet d\u2019agresser verbalement et physiquement la population juive, des enfants et des rabbins. Le summum fut cette conf\u00e9rence en septembre 2001 de Duban\u00a0; \u00ab\u00a0<i>capitale de l\u2019esp\u00e9rance devenue capitale de la honte<\/i>\u00a0\u00bb qui au lieu de d\u00e9noncer les formes de racisme, fut un d\u00e9potoir de paroles antis\u00e9mites, haineuses et violentes. Les d\u00e9rapages pr\u00e9c\u00e8dent et en appellent d\u2019autres\u00a0en octobre 2001 par exemple o\u00f9 fut entendus dans une manifestation de soutien au peuple palestiniens des slogans comme \u00ab\u00a0Mort aux juifs\u00a0\u00bb ou celui de Jos\u00e9 Bov\u00e9 mondialiste local qui dessina \u00e0 sa mani\u00e8re\u00a0 l\u2019Histoire par des propos aberrants <\/p>\n<p> Qui stipulait que les attentats contre Isra\u00ebl \u00e9taient le fruit d\u2019agissements juifs. Ce long documentaire passionnant (1) illustre le pouvoir des images et des mots qui ne sont pas sans rappeler le cin\u00e9ma nazi qui par sa production d\u2019\u0153uvres tentait de l\u00e9gitimer la haine du juif.<\/p>\n<p><b>(1) qui contient des s\u00e9quences coup\u00e9es et un entretien avec les deux r\u00e9alisateurs<\/b><\/p>\n<p><b>Roger Chemouni<\/b><\/p>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE CINEMA DECEMBRE 2003 ROUTE\u00a0 181 FRAGMENTS D\u2019UN VOYAGE EN PALESTINE \u2013ISRAEL Documentaire de Michel Khleifi (1) &amp; Eyal Sivan (2) Arte Lundi 21 novembre 2003 \u00e0\u00a0 21h 55 dur\u00e9e 4H 30 Les deux cin\u00e9astes de ce long documentaire attrayant ont tent\u00e9 de parcourir \u00e0 l\u2019improviste ces deux \u00e9tats pour mieux comprendre le d\u00e9sir des&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":29453,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[493],"tags":[],"class_list":["post-29510","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29510","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29510"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29510\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":30330,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29510\/revisions\/30330"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/29453"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29510"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29510"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29510"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}