{"id":30531,"date":"2026-09-30T16:55:49","date_gmt":"2026-09-30T16:55:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=30531"},"modified":"2026-09-30T16:55:49","modified_gmt":"2026-09-30T16:55:49","slug":"de-la-bhira-a-bab-bhar-lavenue-de-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/de-la-bhira-a-bab-bhar-lavenue-de-france\/","title":{"rendered":"DE LA BHIRA A BAB BHAR : L&rsquo;AVENUE DE FRANCE"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<hr\/>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p> <b><\/p>\n<p> 2 &#8211; L&rsquo;AVENUE DE FRANCE <\/p>\n<p> Apr\u00e8s 1881, une ville nouvelle se d\u00e9veloppa entre la M\u00e9dina et le port. Cette zone basse, une fois remblay\u00e9e, a permis par sa topographie, le trac\u00e9 d&rsquo;un plan quadrill\u00e9 dont les deux axes sont, dans le sens est-ouest, l&rsquo;avenue de France et l&rsquo;avenue Jules-Ferry, et dans le sens nord-sud, l&rsquo;avenue de Paris et l&rsquo;avenue de Carthage. <br \/> Le centre directionnel, politique et \u00e9conomique se fixa dans cette zone autour de la r\u00e9sidence de France. C&rsquo;est en 1860 d\u00e9j\u00e0 que le Consul L\u00e9on Roches d\u00e9cida de construire cette r\u00e9sidence. Il demanda et obtint l&rsquo;autorisation du Bey, et ce fut l&rsquo;ing\u00e9nieur Colin qui fut charg\u00e9 de sa construction. <br \/> Elle deviendra d\u00e9sormais le si\u00e8ge de l&rsquo;ambassade de France. <br \/> * PLAQUE TOURNANTE <br \/> Arr\u00eatons-nous pour l&rsquo;heure \u00e0 l&rsquo;avenue de France. Des deux c\u00f4t\u00e9s de Bab-Bhar, en dedans et en dehors des remparts se trouvaient des places publiques o\u00f9 se tenait un march\u00e9 que Henry Dunant (1) nous d\u00e9crit ainsi : \u00abDans ce march\u00e9 se pressent et s&rsquo;entassent toutes les nationalit\u00e9s et tous les costumes, toutes les vari\u00e9t\u00e9s d&rsquo;animaux et toutes les marchandises du pays. Ce march\u00e9 a lieu chaque jour, de grand matin, et il dure souvent toute la journ\u00e9e; l&rsquo;animation y est telle qu&rsquo;il est quelquefois difficile d&rsquo;y fendre la foule de badauds qui se presse autour d&rsquo;exhibitions de singes savants, de jongleurs, de prestidigitateurs n\u00e8gres, de r\u00e9citeurs (fedaouis), de marchands ambulants et d&rsquo;industriels de toute sorte, dont ce lieu est le rendez-vous\u00bb. <br \/> Mais peu \u00e0 peu ces activit\u00e9s marchandes et folkloriques disparurent et l&rsquo;avenue de France devint le si\u00e8ge des principales activit\u00e9s \u00e9conomiques du protectorat : banques, chambres consulaires, agences de transport, bureaux, entreprises industrielles\u2026 <br \/> Le Magasin G\u00e9n\u00e9ral fut fond\u00e9 par les fr\u00e8res Bortoli, et une station juste en face fut r\u00e9serv\u00e9e pour les fiacres; de la Porte de France partent \u00e9galement les trams. L&rsquo;avenue de France devint en un mot la plaque tournante, la gare r\u00e9gulatrice de Tunis. <br \/> Chedly Ben Abdallah (2) les d\u00e9crit ainsi : \u00abFond\u00e9e en 1884, la Compagnie Fermi\u00e8re des Tramways de Tunis avait d&rsquo;abord mis en circulation des esp\u00e8ces de chars \u00e0 bancs, roulant sur rails et tra\u00een\u00e9s par des chevaux. Quelques ann\u00e9es plus tard, les lignes furent \u00e9lectrifi\u00e9es, et de lourds v\u00e9hicules, motrices munies de longues perches, remplac\u00e8rent ces chars\u00bb. Ce sont ces fameux tramways de Tunis avec leur double plate-forme ouverte aux passagers : il suffisait de courir un peu pour rattraper le convoi d\u00e9j\u00e0 en marche, et y prendre place. Ces tramways ne disparurent de Tunis qu&rsquo;en 1959. <br \/> * MELTING-POT <br \/> Pour ce qui est des carrosses, Chedly Ben Abdallah ajoute : \u00abParmi ces fiacres, il y en avait dont la carrosserie \u00e9tait tout en hauteur, ressemblant aux liti\u00e8res du temps de Louis XIV, on les appelait CARROUSSA; d&rsquo;autres \u00e9taient constitu\u00e9s par des voitures d\u00e9couvertes, et on les appelait MILORDA. Ils \u00e9taient tir\u00e9s chacun par un couple de chevaux. <br \/> En \u00e9t\u00e9, la VICTORIA \u00e9tait surmont\u00e9e d&rsquo;un parasol. En hiver, et d\u00e8s les premi\u00e8res gouttes de pluie, le cocher remontait la capote qui se trouvait repli\u00e9e en accord\u00e9on \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re du fiacre. <br \/> La \u201cCarroussa\u201d ferm\u00e9e \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;usage des femmes musulmanes qui vivaient en recluses dans leurs demeures aux portes closes\u00bb. <br \/> La plupart des cochers \u00e9taient maltais, et Tunis \u00e9tait un vrai melting-pot. Des individus de toute langue et de toute race se c\u00f4toyaient sur cette art\u00e8re : Fran\u00e7ais, Siciliens, Espagnols, Grecs, Anglais, Suisses, Maltais, Allemands, Portugais, Livournais\u2026 <br \/> En 1926, la ville comptait environ 190.000 habitants, population \u00e0 45% musulmane seulement, ce qui t\u00e9moignait de la concentration des Europ\u00e9ens dans la capitale. Cependant, au sein de la communaut\u00e9 europ\u00e9enne, la question des rapports des nombres apparut bient\u00f4t essentielle. L&rsquo;installation de la France en Tunisie supposait un renforcement de la pr\u00e9sence fran\u00e7aise sur cette terre. <br \/> Mais le probl\u00e8me c&rsquo;est que les Fran\u00e7ais \u00e9migrent peu, peut-\u00eatre par temp\u00e9rament, mais surtout parce que les causes premi\u00e8res de toute \u00e9migration sont la surpopulation et la pauvret\u00e9, ce qui n&rsquo;\u00e9tait pas le cas pour la m\u00e9tropole. <br \/> Pour l&rsquo;Italie par contre, l&rsquo;\u00e9migration, \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e9tait un ph\u00e9nom\u00e8ne rendu n\u00e9cessaire par sa surpopulation et par la faiblesse de son d\u00e9veloppement \u00e9conomique. Sur le plan du peuplement, le probl\u00e8me num\u00e9rique de la colonie fran\u00e7aise face aux Italiens restait loin d&rsquo;\u00eatre r\u00e9solu en 1914 : 44.000 Fran\u00e7ais pour 88.000 Italiens. <br \/> * DES ITALIENS QUI \u201cBR\u00dbLENT\u201d <br \/> Ironie du sort, les jeunes Tunisiens, qui \u00e9migrent clandestinement vers l&rsquo;Italie, ne savent peut-\u00eatre pas que les Italiens faisaient de m\u00eame en direction de leur pays au si\u00e8cle dernier. <br \/> Le consul d&rsquo;Italie, \u00e0 Tunis, a d\u00e9crit le probl\u00e8me en 1903 : \u00abIls descendent des barques avec leur petit paquet sous le bras et \u00e0 peine quelques sous en poche et se r\u00e9pandent dans les campagnes d\u00e9sertes de Tunisie. Pendant des mois, pendant des ann\u00e9es, on n&rsquo;entend plus parler d&rsquo;eux. <br \/> Eux, pendant ce temps, poursuivent silencieusement leur \u0153uvre. Et voil\u00e0 que se forme le hameau, le village, le centre agricole italien\u2026\u00bb. <br \/> Puisque trop peu de m\u00e9tropolitains venaient s&rsquo;installer, et que les Italiens \u00e9taient en surnombre, un d\u00e9cret sur la naturalisation fut promulgu\u00e9 qui accordait automatiquement la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise \u00e0 toute personne non tunisienne, n\u00e9e en Tunisie de parents qui y \u00e9taient eux-m\u00eames n\u00e9s. <br \/> Il eut pour r\u00e9sultat de faire entrer progressivement dans la colonie fran\u00e7aise les descendants des autres Europ\u00e9ens, en majorit\u00e9 des Maltais. D\u00e8s 1926, l&rsquo;importance des deux communaut\u00e9s commen\u00e7ait \u00e0 se rapprocher, 71.000 Fran\u00e7ais et 89.000 Italiens, puis l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment fran\u00e7ais devint majoritaire au fil des ans. <br \/> Pour en revenir \u00e0 l&rsquo;avenue de France, elle \u00e9tait devenue le lieu de rendez-vous de toute la colonie europ\u00e9enne. Tous les apr\u00e8s-midi, une foule \u00e9l\u00e9gante s&rsquo;y retrouvait. Des dandys, des jolies femmes, mais aussi des princes, des fellahs, des beys, des colons d\u00e9ambulaient entre Bab Bhar et le Consulat de France qui avan\u00e7ait ses deux ailes sur des avenues peupl\u00e9es de magasins modernes, de caf\u00e9s, de p\u00e2tisseries et, plus avant sur l&rsquo;avenue Jules-Ferry, de th\u00e9\u00e2tres et d&rsquo;h\u00f4tels, et ce, au milieu d&rsquo;une profusion de palmiers et d&rsquo;arbres toujours verts. <br \/> Cancans, papotages s&rsquo;entrecroisaient devant la \u201cP\u00e2tisserie Montelaci\u201d, le \u201cPetit caf\u00e9 de France\u201d, l&rsquo;immeuble de \u201cla Nationale\u201d, la \u201cP\u00e2tisserie Royale\u201d\u2026 et on poussait jusqu&rsquo;au consulat de Gr\u00e8ce, \u00e0 l&#8217;emplacement de l&rsquo;actuel Colis\u00e9e qui fut construit par l&rsquo;Italien Canino, expuls\u00e9 de Tunisie, d\u00e8s le d\u00e9clenchement de la guerre en raison de ses opinions ou activit\u00e9s fascistes. <br \/> * LES OISEAUX DE L&rsquo;AVENUE <br \/> Sur cet axe majeur de la ville nouvelle, la Cath\u00e9drale \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9rig\u00e9e en 1897, et l&rsquo;avenue est bord\u00e9e d&rsquo;immeubles aux fa\u00e7ades \u00e9clectiques ou arts d\u00e9co. L&rsquo;architecture n&rsquo;est ni pr\u00e9cieuse, ni p\u00e9dante. L&rsquo;avenue de France ressemble \u00e0 une avenue dans une bonne ville provinciale fran\u00e7aise, avec ses trams, ses caf\u00e9s cl\u00f4tur\u00e9s de fusains verts, et les statues des grands hommes fran\u00e7ais. <br \/> Les ficus qui rappellent aussi la France sont d\u00e9j\u00e0 plant\u00e9s. Ils ne sont pas encore tr\u00e8s grands, mais ils commencent \u00e0 servir d&rsquo;abri aux \u00e9tourneaux. Ces volatiles ont une histoire centenaire avec les avenues de France et Jules-Ferry, et font tellement partie du paysage qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire de s&rsquo;attarder un moment sur ces oiseaux tunisois. <br \/> Deux esp\u00e8ces diff\u00e9rentes cohabitent dans les ficus : le moineau appel\u00e9 vulgairement chez nous \u201cl&rsquo;oiseau des terrasses\u201d et l&rsquo;\u00e9tourneau baptis\u00e9 \u201cl&rsquo;oiseau des oliviers\u201d. <br \/> Contrairement au moineau qui est s\u00e9dentaire, l&rsquo;\u00e9tourneau est un migrateur, et c&rsquo;est au mois d&rsquo;octobre que ces oiseaux affluent d&rsquo;Europe par dizaines de millions. Ces volatiles sont tr\u00e8s n\u00e9fastes et causent des ravages consid\u00e9rables aux oliveraies. <br \/> Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre g\u00e2v\u00e9s d&rsquo;olives durant toute la saison, et avoir caus\u00e9 d&rsquo;\u00e9normes pertes aux agriculteurs, ils repartent en Europe au printemps pour la couv\u00e9e. <br \/> L\u00e0, ils sont paradoxalement bien accueillis et m\u00eame prot\u00e9g\u00e9s, et dans certains pays, les habitants leur pr\u00e9parent m\u00eame des nichoirs. C&rsquo;est que n&rsquo;ayant pas d&rsquo;olives \u00e0 manger, ils se nourrissent de larves et de parasites. Nuisibles chez nous, ils deviennent utiles en Europe. <br \/> Dans toute l&rsquo;Europe centrale, ils s&rsquo;isolent par couples et font leur nich\u00e9e. <br \/> Tout comme son cousin l&rsquo;\u00e9tourneau, le moineau est un oiseau extr\u00eamement prolifique poss\u00e9dant une extraordinaire capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation et causant d&rsquo;\u00e9normes d\u00e9g\u00e2ts aux c\u00e9r\u00e9ales, gramin\u00e9es et fruits. <br \/> * CAPTUR\u00c9S PAR MILLIONS <br \/> Le conseil sup\u00e9rieur de la chasse a catalogu\u00e9 ces deux esp\u00e8ces comme nuisibles et a permis leur destruction syst\u00e9matique en tous temps, tous lieux, et par n&rsquo;importe quel moyen. <br \/> Des permis sont accord\u00e9s annuellement \u00e0 des pi\u00e9geurs qui les capturent ou les abattent par millions. <br \/> En Tunisie, il y a plusieurs soci\u00e9t\u00e9s, la plupart \u00e9trang\u00e8res, qui sont sp\u00e9cialis\u00e9es dans le conditionnement et l&rsquo;exportation de ce petit gibier. Les oiseaux sont d\u00e9plum\u00e9s, emball\u00e9s et congel\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 leur exp\u00e9dition vers la France et l&rsquo;Italie o\u00f9 les fins gourmets en raffolent. <br \/> Quinze millions de ces volatiles sont export\u00e9s bon an mal an. Devant ces chiffres aussi exorbitants, on est en droit de s&rsquo;inqui\u00e9ter pour la survie de l&rsquo;esp\u00e8ce. <br \/> En fait, il n&rsquo;en est rien, car ces prodigieux oiseaux sont, comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, extraordinairement prolifiques, et par un curieux ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;\u00e9quilibre naturel, ils deviennent plus nombreux d&rsquo;une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autre, m\u00eame apr\u00e8s le plus destructif des massacres. <br \/> La chair des \u00e9tourneaux est d\u00e9licieuse et tr\u00e8s riche en prot\u00e9ines. Pourquoi ne pas commercialiser une partie de cette production (plus d&rsquo;une centaine de tonnes par an) sur le march\u00e9 local ? On pourrait m\u00eame ouvrir une usine de conserves et assaisonner ces oiseaux \u00e0 une quelconque sauce (Marquet Asfour) ou simplement \u00e0 l&rsquo;huile d&rsquo;olive comme le thon ? Ce faisant, m\u00eame si on continue \u00e0 exporter, on aura revaloris\u00e9 le produit et cr\u00e9\u00e9 des postes d&#8217;emploi. <br \/> \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 <br \/> Prochain article : L&rsquo;avenue Jules-Ferry <br \/> \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 <br \/> (1) Dunant Henry &#8211; La R\u00e9gence de Tunis. S.T.D. &#8211; 1975 &#8211; 239 p. <br \/> (2) Ben Abdallah Chedly &#8211; Tunis au pass\u00e9 simple. S.T.D &#8211; 1977 &#8211; 120 p. <\/p>\n<p> * CHRONIQUETTE <br \/> LES JUIFS DE TUNIS, VUS PAR GUY DE MAUPASSANT <br \/> \u00abEn v\u00e9rit\u00e9, Tunis n&rsquo;est ni une ville fran\u00e7aise, ni une ville arabe, c&rsquo;est une ville juive. C&rsquo;est un des rares points du monde o\u00f9 le juif semble chez lui comme dans une patrie, o\u00f9 il est le ma\u00eetre presque ostensiblement, o\u00f9 il montre une assurance tranquille\u2026 <br \/> D\u00e8s qu&rsquo;approche l&rsquo;\u00e2ge du mariage, l&rsquo;\u00e2ge o\u00f9 les hommes riches les recherchent, les fillettes r\u00eavent d&rsquo;engraisser; car plus une femme est lourde, plus elle fait honneur \u00e0 son mari et plus elle a de chance de le choisir \u00e0 son gr\u00e9. A quatorze ans, \u00e0 quinze ans, elles sont, ces gamines, sveltes et l\u00e9g\u00e8res, des merveilles de beaut\u00e9, de finesse et de gr\u00e2ce\u2026 <br \/> Puis elles songent \u00e0 l&rsquo;\u00e9poux. Alors commence l&rsquo;inconcevable gavage qui fera d&rsquo;elles des monstres. Immobiles maintenant, apr\u00e8s avoir pris chaque matin la boulette d&rsquo;herbes ap\u00e9ritives qui surexcitent l&rsquo;estomac, elles passent des journ\u00e9es enti\u00e8res \u00e0 manger des p\u00e2tes \u00e9paisses qui les enflent incroyablement. Les seins se gonflent, les ventres ballonnent, les croupes s&rsquo;arrondissent, les cuisses s&rsquo;\u00e9cartent, s\u00e9par\u00e9es par les bouffissures; les poignets et les chevilles disparaissent sous une lourde coul\u00e9e de chair. Et les amateurs accourent, les jugent, les comparent, les admirent comme dans un concours d&rsquo;animaux gras. Voil\u00e0 comme elles sont belles, d\u00e9sirables, charmantes, les \u00e9normes filles \u00e0 marier ! Etres inexprimablement surprenants, dont la figure demeure encore souvent jolie sur ces corps d&rsquo;hippopotames\u00bb. <br \/> * Guy de Maupassant &#8211; De Tunis \u00e0 Kairouan &#8211; Ed. Ibn Charaf. <\/p>\n<p> source: Tunis Hebdo<\/b> <\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2 &#8211; L&rsquo;AVENUE DE FRANCE Apr\u00e8s 1881, une ville nouvelle se d\u00e9veloppa entre la M\u00e9dina et le port. 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