{"id":3100,"date":"2011-11-13T18:13:31","date_gmt":"2011-11-13T18:13:31","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3100"},"modified":"2011-11-13T18:13:31","modified_gmt":"2011-11-13T18:13:31","slug":"le-tresor-enfoui-du-ghetto-de-varsovie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-tresor-enfoui-du-ghetto-de-varsovie\/","title":{"rendered":"Le tr\u00e9sor enfoui du ghetto de Varsovie"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe tr&eacute;sor enfoui du ghetto de Varsovie<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe tr&eacute;sor enfoui du ghetto de Varsovie<\/p>\n<div id=\"outils-article\">\n<div id=\"outil-delicio\" title=\"partager avec Delicious\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div title=\"partager avec Delicious\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div id=\"outil-scoopeo\" title=\"partager avec Scoopeo\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"pubDetailArt\" id=\"pubDetailArt\" style=\"display: none;\">\n<script><\/script>\t<a href=\"http:\/\/memorix.sdv.fr\/5c\/www.ouest-france.fr\/infos\/divers_articles\/668782347\/Position1\/SDV_OFM\/default\/empty.gif\/5446376f466b695a466b4141422b6955\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" border=\"0\" height=\"1\" src=\"http:\/\/memorix.sdv.fr\/5\/www.ouest-france.fr\/infos\/divers_articles\/668782347\/Position1\/SDV_OFM\/default\/empty.gif\/5446376f466b695a466b4141422b6955?w=1440&amp;h=900&amp;dpt=0\" width=\"1\" \/><\/a><\/div>\n<p><script><\/script><\/p>\n<p>\n\tLe livre de Kassow est &eacute;tonnant : l&#39;extermination des juifs racont&eacute;e de l&#39;int&eacute;rieur par une soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te. Digne d&#39;un roman mais authentique. Entretien avec<strong> Pierre-Emmanuel Dauzat<\/strong> est le traducteur du livre de Samuel D. Kassow <em>Qui &eacute;crira notre histoire<\/em> <em>?<\/em><\/p>\n<div class=\"artexte\">\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>On croyait tout conna&icirc;tre du ghetto de Varsovie et de la Shoah&#8230;<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\t&Agrave; tort. Avec ce livre sur les archives secr&egrave;tes du ghetto de Varsovie, Samuel Kassow renouvelle notre regard sur l&#39;extermination des juifs de Pologne. Et redonne la parole aux victimes. En dehors de quelques historiens, personne ne connaissait l&#39;existence de ces textes.<\/p>\n<p>\n\t\tComment malgr&eacute; les rafles, la peur et la faim, des juifs ont-ils r&eacute;ussi &agrave; tenir leur journal de bord ?<\/p>\n<p>\n\t\tCette histoire, c&#39;est d&#39;abord celle d&#39;Emmanuel Ringelblum. Cet historien hors du commun a tr&egrave;s vite eu le pressentiment que la communaut&eacute; juive ne survivrait pas &agrave; la guerre. Il a rassembl&eacute; une &eacute;quipe d&#39;une soixantaine de personnes : historiens, romanciers, po&egrave;tes, statisticiens, rabbins pour d&eacute;crire chaque aspect de la vie quotidienne du ghetto de Varsovie et des juifs de Pologne. Ils voulait que les juifs puissent plus tard demander des comptes aux nazis. Il ne voulait surtout pas laisser &agrave; ses bourreaux le soin d&#39;&eacute;crire leur histoire.<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>Une m&eacute;moire pr&eacute;serv&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; la cr&eacute;ation d&#39;une soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tC&#39;est l&#39;un des aspects les plus &eacute;tonnants de ce livre. Pour que l&#39;histoire conserve la m&eacute;moire de ces hommes et de ces femmes, Emmanuel Ringelblum a cr&eacute;&eacute; une soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te savante : Oyneg shabes (la joie du sabbat en yiddish). Pendant des mois, plusieurs dizaines d&#39;hommes et de femmes ont fait un travail de collecte. Une sorte d&#39;histoire totale. Des chansons de rues en yiddish, aux tickets de spectacles ou de tramway en passant par les objets les plus insignifiants : tout avait de l&#39;importance &agrave; ses yeux. Rien que pour &ccedil;a, les historiens contemporains devraient s&#39;int&eacute;resser &agrave; son travail. Il a sollicit&eacute; des romanciers et des po&egrave;tes, des rabbins&#8230; Crois&eacute; les regards pour essayer d&#39;approcher la r&eacute;alit&eacute; au plus pr&egrave;s.<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>Emmanuel Ringelblum a-t-il essay&eacute; d&#39;alerter les Alli&eacute;s ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tOui, c&#39;&eacute;tait aussi l&#39;un des objectifs des hommes et des femmes de cette soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te. Sans leur travail, Jan Karski, le messager de la r&eacute;sistance polonaise, n&#39;aurait jamais pu apporter son t&eacute;moignage au monde occidental. Les informations sont pass&eacute;es. Mais elles n&#39;ont pas &eacute;t&eacute; prises en compte. Ben Hecht, un sc&eacute;nariste d&#39;Hollywood a pris des pages de publicit&eacute; dans la presse am&eacute;ricaine pour sensibiliser les Am&eacute;ricains &agrave; la cause des juifs. Sans succ&egrave;s. De d&eacute;sespoir, Zygelblum, un &eacute;crivain juif s&#39;est suicid&eacute; devant la Chambre des communes &agrave; Londres.<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>Ces textes ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;serv&eacute;s comme on le fait d&#39;un tr&eacute;sor ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tIls ont &eacute;t&eacute; enterr&eacute;s dans des bo&icirc;tes. Et d&eacute;terr&eacute;s avec l&#39;aide d&#39;arch&eacute;ologues dans les d&eacute;combres du ghetto &agrave; la fin de la guerre.<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>Tout a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tMalheureusement non. Certains pourraient se trouver sous l&#39;ambassade chinoise &agrave; Varsovie. Des fouilles ont &eacute;t&eacute; entreprises en 2003. Mais sans succ&egrave;s.<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>De cette soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te, combien ont surv&eacute;cu &agrave; la guerre ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tTrois seulement. Emmanuel Ringelblum n&#39;a pas surv&eacute;cu &agrave; la guerre. Arr&ecirc;t&eacute; une premi&egrave;re fois et d&eacute;port&eacute;, il s&#39;est &eacute;vad&eacute; pour retourner dans le ghetto. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; cach&eacute; avec son fils par des amis polonais, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute;. Dans sa prison, des r&eacute;sistants lui avaient propos&eacute; d&#39;&ecirc;tre affect&eacute; &agrave; un travail pour &eacute;chapper &agrave; la mort. Mais c&#39;&eacute;tait abandonner son fils. Il a refus&eacute;. Cet homme dont la vie &eacute;tait un roman a r&eacute;ussi &agrave; marier courage intellectuel et courage physique. Sa mort fait penser &agrave; celle de l&#39;historien Marc Bloch tenant la main d&#39;un enfant devant le peloton d&#39;ex&eacute;cution.<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>De cette histoire, un &eacute;crivain anglais a fait un roman ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tOui. C&#39;&eacute;tait dans les ann&eacute;es 1950. John Hearsey avait eu connaissance de ces archives et en avait fait, avec <em>La muraille, <\/em>un r&eacute;cit pr&eacute;sent&eacute; comme une fiction. Ce livre a &eacute;t&eacute; traduit en fran&ccedil;ais et pr&eacute;fac&eacute; par Joseph Kessel. On a cru &agrave; une fiction, on sait aujourd&#39;hui que c&#39;est vrai.<\/p>\n<p>\n\t\t<span style=\"color: rgb(255, 102, 0);\"><strong>Vous n&#39;&ecirc;tes pas tendre avec les fictions &agrave; la mode sur les bourreaux ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\n\t\tEn donnant la parole m&ecirc;me sous la forme d&#39;une fiction au bourreau, on prive de leur dignit&eacute; les cinq millions de juifs d&#39;Europe de l&#39;Est qui sont morts dans les camps d&#39;extermination. Le seul droit du bourreau, c&#39;est celui de demander pardon.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"auteur\">\n\tRecueilli par Patrice Moyon. &nbsp; &nbsp;<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Le tr&eacute;sor enfoui du ghetto de Varsovie<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16412,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[18,100,1,162],"tags":[],"class_list":["post-3100","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire","category-pologne","category-uncategorized","category-varsovie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3100","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3100"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3100\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16412"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}