{"id":3216,"date":"2014-05-05T04:22:44","date_gmt":"2014-05-05T04:22:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3216"},"modified":"2014-05-05T00:26:54","modified_gmt":"2014-05-05T00:26:54","slug":"les-mille-et-une-vies-de-tarak-ben-ammar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-mille-et-une-vies-de-tarak-ben-ammar\/","title":{"rendered":"Les mille et une vies de Tarak Ben Ammar"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes mille et une vies de Tarak Ben Ammar<\/p>\n<p>\n\tAvec &quot;Or noir&quot; Tarak Ben Ammar vient d&#39;exaucer son r&ecirc;ve de producteur : adapt&eacute; d&#39;un roman et r&eacute;alis&eacute; par Jean-Jacques Annaud, le film interroge les ambitions du monde arabe.<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tPar Samuel Blumenfeld\/Photo Gueorgui Pinkhassov<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<strong><em>L<\/em><em>A SOIF NOIRE<\/em>,<\/strong> le roman de Hans Ruesch, aventurier, journaliste et ancien pilote de course, restait bien &agrave; l&#39;abri dans sa sacoche. Ce n&#39;&eacute;tait plus seulement un livre, mais un ouvrage rare, &agrave; conserver avec tout le soin que m&eacute;rite un titre paru en 1961, &eacute;puis&eacute; en France depuis. Au point que l&#39;observateur ne savait plus ce qui importait aux yeux de Tarak Ben Ammar, 62 ans, en le voyant arpenter, le 13 janvier, ses studios d&#39;Hammamet, en Tunisie. L&#39;exemplaire ab&icirc;m&eacute; &agrave; force d&#39;avoir &eacute;t&eacute; annot&eacute;, jauni, rafistol&eacute; ? Ou le bon d&eacute;roulement du tournage d&#39;<em>Or noir<\/em>, adaptation par Jean-Jacques Annaud du roman. Un r&eacute;cit d&#39;aventure et une parabole philosophique, situ&eacute; dans un pays du golfe Persique en 1930, lors de la d&eacute;couverte des premiers puits de p&eacute;trole ?<\/p>\n<p>\n\tLa veille, plusieurs quartiers d&#39;Hammamet venaient, malgr&eacute; le couvre-feu de rigueur, d&#39;&ecirc;tre mis &agrave; sac par un peuple tunisien exc&eacute;d&eacute; par des ann&eacute;es de dictature. Le pr&eacute;sident Zine El Abidine Ben Ali s&#39;appr&ecirc;tait &agrave; prononcer un discours important &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, pour tenter de mettre fin &agrave; ce que l&#39;on croyait &ecirc;tre de graves manifestations, pas encore la &quot;r&eacute;volution du jasmin&quot;. Mais ses mots n&#39;ont pas suffi. Le 14 janvier, le pr&eacute;sident tunisien quitta le pays pour l&#39;Arabie saoudite. Le &quot;printemps arabe&quot; &eacute;tait en marche. Il apparaissait alors &agrave; Tarak Ben Ammar qu&#39;il ne pouvait y avoir de meilleur moment pour produire son film. <em>&quot;La question pos&eacute;e dans<\/em> Or noir <em>de l&#39;utilisation du p&eacute;trole reste plus que jamais ouverte. Qu&#39;a fait le monde arabe de cette manne ? Il s&#39;est certes enrichi, mais a-t-il investi cet argent dans la culture, la recherche, le savoir ? Bref, dans son avenir ? Du coup, <\/em>continue de s&#39;interroger M. Ben Ammar<em>, le p&eacute;trole a-t-il constitu&eacute; une chance ou un handicap pour des populations devenues subitement riches, mais confites dans le luxe, n&#39;envisageant leur avenir que comme un moyen de d&eacute;penser leur capital ?&quot; <\/em>Dans le cas d&#39;une Tunisie qui s&#39;appr&ecirc;tait &agrave; changer d&#39;&eacute;poque, le producteur dressait alors le constat suivant : <em>&quot;Il serait temps que la corruption disparaisse du monde arabe. La Tunisie est une R&eacute;publique, nous ne pouvons plus nous conduire comme des roitelets. Si la Tunisie bascule dans la d&eacute;mocratie, cela pourrait produire un effet domino.&quot;<\/em><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>TARAK BEN AMMAR RETRACE SA TRAJECTOIRE PROFESSIONNELLE <\/strong>comme si elle relevait d&#39;un sc&eacute;nario hollywoodien. C&#39;est que l&#39;homme qui c&ocirc;toie &quot;Silvio&quot; (Berlusconi), &quot;Rupert&quot; (Murdoch), le prince saoudien Al-Walid, &quot;Mel&quot; (Gibson), dont il a distribu&eacute;, en France, <em>La Passion du Christ <\/em>et <em>Apocalypto<\/em>, &agrave; la fois producteur de cin&eacute;ma, banquier d&#39;affaires, patron &#8211; avec les fr&egrave;res Nabil et Ghazi Karoui et le groupe italien Mediaset &#8211; de Nessma (&quot;la brise&quot;, en arabe), la premi&egrave;re cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision priv&eacute;e et libre du Maghreb, aime donner corps &agrave; ses r&eacute;cits. <em>Or noir<\/em>, par exemple, incarnerait la concr&eacute;tisation d&#39;une id&eacute;e fixe. Son r&ecirc;ve de producteur. Port&eacute; &agrave; bout de bras des d&eacute;cennies durant, mont&eacute; gr&acirc;ce &agrave; son obstination et, finalement, distribu&eacute; dans le monde par deux majors hollywoodiennes, Warner et Universal. Le producteur a renouvel&eacute; son option sur le roman tous les cinq ans, toujours anxieux de voir lui &eacute;chapper les droits, certain aussi que le coeur du roman &#8211; un jeune prince promis &agrave; une vie d&#39;&eacute;tudes se retrouvant au centre d&#39;un conflit li&eacute; &agrave; la d&eacute;couverte du p&eacute;trole &#8211; serait toujours d&#39;actualit&eacute;. <em>&quot;Je me suis toujours dit, apr&egrave;s avoir vu<\/em> Lawrence d&#39;Arabie, <em>qu&#39;il serait bien de faire, un jour, un film dont le personnage principal ne serait pas le colonel anglais incarn&eacute; par Peter O&#39;Toole, mais le prince arabe interpr&eacute;t&eacute; par Omar Sharif. Je suis all&eacute; dans le monde entier pour trouver de l&#39;argent, notamment aupr&egrave;s de financiers arabes. Mais &ccedil;a ne les int&eacute;ressait pas. C&#39;&eacute;tait l&#39;&eacute;poque du boom &eacute;conomique des ann&eacute;es 1970, li&eacute; au p&eacute;trole. Tout ce qui les int&eacute;ressait &eacute;tait de financer des routes, des logements, d&#39;acheter des armes, et surtout pas de faire des films ou d&#39;investir dans la culture.&quot;<\/em><\/p>\n<p>\n\t<strong>TARAK BEN AMMAR EST LE NEVEU DE HABIB BOURGUIBA<\/strong>, premier pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de Tunisie, fils du premier ambassadeur de Tunisie &agrave; Rome et en Allemagne, petit-fils du premier b&acirc;tonnier de Tunisie. <em>&quot;Quand je suis n&eacute;, en 1949, la Tunisie n&#39;&eacute;tait pas encore ind&eacute;pendante. Pierre Mend&egrave;s France nous a donn&eacute; l&#39;ind&eacute;pendance. Je me souviens que Bourguiba,<\/em> raconte-t-il<em>, n&#39;avait pas accroch&eacute; de photos de ses enfants dans son bureau, mais une photo de Mend&egrave;s.&quot;<\/em> Quand Tarak Ben Ammar est envoy&eacute; &agrave; la fin des ann&eacute;es 1960 &agrave; l&#39;universit&eacute; de Georgetown, &agrave; Washington, l&#39;usine des futurs dirigeants politiques, aux Etats-Unis et ailleurs, c&#39;est pour marcher dans les pas de son p&egrave;re, et devenir l&#39;un des futurs cadres du pouvoir tunisien. Mais il &eacute;chappera au destin que sa famille lui assigne en choisissant la voie des saltimbanques, le monde du spectacle, le cin&eacute;ma. L&agrave; o&ugrave; personne ne l&#39;attend, o&ugrave; personne ne veut qu&#39;il aille, surtout quand on est issu d&#39;un pays sans r&eacute;elle tradition cin&eacute;matographique.<\/p>\n<p>\n\tDans les ann&eacute;es 1970, il persuade George Lucas de venir tourner plusieurs sc&egrave;nes de <em>La Guerre des &eacute;toiles <\/em>en Tunisie, puis Steven Spielberg pour <em>Les Aventuriers de l&#39;arche perdue<\/em>. Le r&eacute;alisateur des <em>Dents de la mer<\/em> se montre d&#39;abord r&eacute;ticent &agrave; la perspective de planter sa tente dans le Sud tunisien et, plus largement, dans un pays arabe. Qu&#39;&agrave; cela ne tienne ! Tarak Ben Ammar prend l&#39;avion et r&eacute;ussit &agrave; convaincre le cin&eacute;aste.<\/p>\n<p>\n\tTarak Ben Ammar se pla&icirc;t &agrave; d&eacute;couper son itin&eacute;raire en chapitres qui, assembl&eacute;s, racontent, selon lui, une histoire coh&eacute;rente : celle d&#39;un homme parti de son pays pour s&#39;&eacute;tablir en France et qui, fort d&#39;une comp&eacute;tence acquise &agrave; l&#39;&eacute;tranger, revient se d&eacute;ployer en Tunisie, et, au-del&agrave;, dans tout le monde arabe. Il apprend son m&eacute;tier dans les ann&eacute;es 1970. Dans les ann&eacute;es 1980, il produit <em>La Traviata<\/em> de Franco Zeffirelli et <em>Pirates<\/em> de Roman Polanski. Ce dernier sera un &eacute;chec commercial cuisant, amplifi&eacute; par le refus d&#39;Universal de distribuer le film aux Etats-Unis, apr&egrave;s s&#39;y &ecirc;tre engag&eacute;. Ce qui ouvrira la voie &agrave; un proc&egrave;s que Tarak Ben Ammar gagnera. Dans les ann&eacute;es 1990, il fait de la t&eacute;l&eacute;vision, en partenariat avec deux mastodontes de la t&eacute;l&eacute;vision payante en Italie et en Allemagne &#8211; Silvio Berlusconi et Leo Kirch -, investit en France dans les industries techniques dans les ann&eacute;es 2000.<\/p>\n<p>\n\t<strong>LA D&Eacute;CENNIE 2010 SERA CELLE DE SON EXPANSION<\/strong> dans le monde arabe. Le g&eacute;n&eacute;rique d&#39;<em>Or noir <\/em>se r&eacute;v&egrave;le, de ce point de vue, aussi riche d&#39;enseignements que le film lui-m&ecirc;me. Le panneau Doha Film Institute, l&#39;institut du film de Doha, signale la part qatari de cette coproduction qui ne va pas de soi, pour un film o&ugrave; les impasses de l&#39;islam int&eacute;griste sont explicitement montr&eacute;es du doigt. <em>&quot; Le film a r&eacute;ussi son test lorsqu&#39;il a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;, en octobre, au Festival du film de Doha-Tribeca, dans le Qatar wahhabite,<\/em> se r&eacute;jouit le producteur. <em>Je craignais qu&#39;il soit siffl&eacute; : il a &eacute;t&eacute; applaudi. Je voudrais inciter les pays arabes &agrave; investir dans la culture. La sortie d&#39;<\/em>Or noir<em> en Tunisie, le 23 novembre, o&ugrave; un parti islamiste vient de remporter les &eacute;lections, sera un autre test. &quot;<\/em>Le r&ocirc;le de Tarak Ben Ammar dans la Tunisie de Ben Ali, lors du tournant qu&#39;a constitu&eacute; la &quot; r&eacute;volution du jasmin &quot;, a fait d&eacute;bat. Une information publi&eacute;e dans <em>L&#39;Express<\/em> faisait &eacute;tat d&#39;un engagement du producteur, avec une soixantaine d&#39;autres personnalit&eacute;s, en faveur d&#39;un nouveau mandat de Ben Ali. Une nouvelle qui donnera lieu &agrave; un vigoureux d&eacute;menti. Nessma avait &eacute;t&eacute;, le 30 d&eacute;cembre 2010, le premier m&eacute;dia tunisien &agrave; critiquer le r&eacute;gime. Le producteur avait re&ccedil;u, dans la foul&eacute;e, une mise en demeure du pr&eacute;sident tunisien qu&#39;il a, depuis, encadr&eacute;e. <em>&quot;Nessma est la t&eacute;l&eacute;vision du Grand Maghreb, la plupart de nos t&eacute;l&eacute;spectateurs sont alg&eacute;riens, viennent ensuite les Tunisiens, puis trois millions de Libyens. Nous avons l&#39;intention, <\/em>pr&eacute;vient-il<em>, comme toutes les cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision en Occident, de refl&eacute;ter les diff&eacute;rentes opinions de notre vie d&eacute;mocratique.&quot;<\/em><\/p>\n<p>\n\tNessma s&#39;est retrouv&eacute;e, une nouvelle fois, mise &agrave; l&#39;&eacute;preuve quand, en pleine p&eacute;riode &eacute;lectorale en Tunisie, les salafistes ont manifest&eacute; contre la cha&icirc;ne. Voitures de ses dirigeants et maison de son directeur g&eacute;n&eacute;ral ont &eacute;t&eacute; incendi&eacute;es, en r&eacute;action &agrave; la diffusion de <em>Pers&eacute;polis<\/em>, le film d&#39;animation de la r&eacute;alisatrice fran&ccedil;aise d&#39;origine iranienne, Marjane Satrapi. Une des s&eacute;quences du film montre Dieu sous les traits d&#39;un vieillard barbu. Ce qu&#39;interdit l&#39;islam. Le film avait beau avoir &eacute;t&eacute; montr&eacute; dans plusieurs festivals arabes, sa diffusion, en dialecte tunisien, accessible au plus grand nombre donc, lui offrait une tout autre exposition. Qui plus est dans un contexte explosif, o&ugrave; le parti islamiste mod&eacute;r&eacute; Ennahda s&#39;appr&ecirc;tait &agrave; prendre le pouvoir. <em>&quot;La d&eacute;mocratie consiste &agrave; respecter la volont&eacute; populaire, et je n&#39;ai pas de raison, <\/em>dit-il<em>, de remettre en question ce qu&#39;Ennahda a d&eacute;clar&eacute; pendant la campagne, o&ugrave; il a d&eacute;nonc&eacute; cette violence. Ennahda s&#39;est prononc&eacute; pour la d&eacute;mocratie et la libert&eacute; d&#39;expression et les acquis des Tunisiens. Nessma fera en sorte de rappeler aux gouvernants leurs promesses &eacute;lectorales. Personne ne nous emp&ecirc;chera d&#39;exporter le succ&egrave;s de la soci&eacute;t&eacute; civile tunisienne, avec sa tol&eacute;rance pour toutes les minorit&eacute;s, juive et chr&eacute;tienne, et de montrer au monde, et au monde arabe en particulier, qu&#39;on peut &ecirc;tre musulman, moderne et d&eacute;mocrate, comme on peut &ecirc;tre juif ou chr&eacute;tien et d&eacute;mocrate.&quot;<\/em> Tarak Ben Ammar s&#39;appr&ecirc;te &agrave; produire, en janvier 2012, en langue arabe, &agrave; Sidi Bouzid, un film consacr&eacute; &agrave; Mohamed Bouazizi, l&#39;homme qui s&#39;est immol&eacute; par le feu le 17 d&eacute;cembre 2010, marquant le d&eacute;but de la r&eacute;volution tunisienne et, au-del&agrave;, du &quot;printemps arabe&quot;. Le producteur a pour objectif d&#39;organiser la premi&egrave;re du film en Tunisie, lorsque le pays aura un gouvernement &eacute;lu avec un Parlement, signe alors que son pays sera entr&eacute; de plain-pied dans la d&eacute;mocratie. A supposer qu&#39;il y entre enfin pour de bon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les mille et une vies de Tarak Ben Ammar Avec &quot;Or noir&quot; Tarak Ben Ammar vient d&#39;exaucer son r&ecirc;ve de producteur : adapt&eacute; d&#39;un roman et r&eacute;alis&eacute; par Jean-Jacques Annaud, le film interroge les ambitions du monde arabe. Par Samuel Blumenfeld\/Photo Gueorgui Pinkhassov &nbsp; &nbsp; LA SOIF NOIRE, le roman de Hans Ruesch, aventurier,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16456,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[90,105,59,33,10,9,1],"tags":[],"class_list":["post-3216","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-abidine-ben-ali","category-alberta","category-arabie-saoudite","category-cinema","category-france","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3216","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3216"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3216\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16456"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3216"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3216"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3216"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}