{"id":325,"date":"2012-10-22T05:09:18","date_gmt":"2012-10-22T05:09:18","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=325"},"modified":"2012-10-22T19:09:43","modified_gmt":"2012-10-22T19:09:43","slug":"les-derniers-juifs-de-tunisie-par-filippo-petrucci","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-derniers-juifs-de-tunisie-par-filippo-petrucci\/","title":{"rendered":"Les derniers juifs de Tunisie par Filippo Petrucci"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLes derniers juifs de Tunisie<\/p>\n<div id=\"lead\">\n<div>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Pourquoi est-ce la fin? Parce que c&#39;est l&#39;histoire et que nous n&#39;y pouvons rien&quot;. Cette histoire, c&#39;est une histoire parmi tant d&#39;autres, celle du peuple h&eacute;bra&iuml;que avec ses demi-fr&egrave;res arabes, c&#39;est celle des juifs tunisiens. La voix qui essaie d&#39;expliquer la disparition d&#39;une pr&eacute;sence bimill&eacute;naire, c&#39;est celle de David Guetta, octog&eacute;naire Secr&eacute;taire du Grand Rabbin de Tunis. Le monde de la communaut&eacute; h&eacute;bra&iuml;que en Tunisie est mort et ce que les survivants peuvent encore dire n&#39;int&eacute;resse personne.<\/p>\n<p>\t\t\tC&#39;est une histoire que peu de gens connaissent et dont encore moins se rappellent, parce qu&#39;il est inutile de c&eacute;l&eacute;brer la mort d&#39;une culture quand en m&ecirc;me temps c&#39;est un monde entier qui meurt.<\/p>\n<p>\t\t\tEn 1946 l&#39;Europe prend conscience de la Shoah nazie, qui a priv&eacute; pour toujours l&#39;ancien continent d&#39;une partie importante de son histoire. Simultan&eacute;ment s&#39;accomplit un autre holocauste, celui-ci seulement culturel. &quot;Il faut bien utiliser les mots&quot;, continue Victor Guetta. &quot;Ce qui s&#39;est pass&eacute; en Europe est aberrant. Ce qui s&#39;est pass&eacute; ici, &agrave; partir de l&#39;apr&egrave;s-guerre et jusqu&#39;aux ann&eacute;es 50 est seulement triste: nous &eacute;tions plus de 80 000 en Tunisie avant le deuxi&egrave;me conflit, 2,5% de la population au moins; maintenant nous arrivons &agrave; peine &agrave; 2000 (soit 0,02%)&quot;.<\/p>\n<p>\t\t\tEn recherchant les juifs tunisiens il ne faut pas penser rencontrer des orthodoxes boucl&eacute;s, alourdis par des chapeaux noirs et de grands manteaux, ni entendre des dialogues en yiddish. Ces clich&eacute;s repr&eacute;sentent les juifs Ashk&eacute;nazes, du Nord et centre Europe. Ceux du Maghreb sont juifs n&eacute;s avec la &quot;reconquista&quot; de Isabella de Castiglia: ce sont les S&eacute;pharades, qui prennent leur nom exactement de l&#39;Espagne, Sefarad en h&eacute;breu. Ils sont semblables aux arabes et beaucoup d&#39;entre aux ne connaissent d&#39;ailleurs pas l&#39;h&eacute;breu, &agrave; l&#39;exception de ce qu&#39;ils ont appris pour prier &agrave; la synagogue. &quot;En v&eacute;rit&eacute; je n&#39;arrive m&ecirc;me pas &agrave; le lire&quot;, d&eacute;clare en souriant Mathilde Arbib, 81 ans, dans sa maison parisienne.<\/p>\n<p>\t\t\tA partir de 1948 plusieurs vagues de juifs ont laiss&eacute; l&rsquo;Afrique du Nord pour s&#39;installer en France, en Isra&euml;l ou dans d&#39;autres pays europ&eacute;ens. &quot;Tous mes enfants ont quitt&eacute; la Tunisie. Apr&egrave;s la guerre, les notables arabes firent une proposition &agrave; mon mari, qui &eacute;tait un commer&ccedil;ant formidable et tr&egrave;s aim&eacute; par tout le monde: convertis-toi &agrave; l&#39;Islam et tu seras le Pr&eacute;sident de la Chambre de Commerce de Sfax. Il refusa et r&eacute;pondit: comment pourriez-vous avoir confiance en un homme qui se convertit seulement par int&eacute;r&ecirc;t? Puis il est mort, mes fils sont partis et enfin, moi aussi j&#39;ai laiss&eacute; la Tunisie&quot;.<\/p>\n<p>\t\t\tLa carte des juifs tunisiens &eacute;tait riche de localit&eacute;s: des petites communaut&eacute;s qui &eacute;taient l&agrave; depuis des si&egrave;cles avant J&eacute;sus-Christ et des milliers d&#39;ann&eacute;es avant la pr&eacute;dication de Mohammed. Il y avait des villes et des villages peupl&eacute;s de juifs partout, sur la c&ocirc;te, dans le d&eacute;sert, jusqu&#39;aux fronti&egrave;res plus perdues avec l&#39;Alg&eacute;rie. Aujourd&#39;hui il reste quelques juifs &agrave; Sfax, d&#39;autres peut-&ecirc;tre &agrave; Soussa et encore dans deux p&ocirc;les: au Nord de Tunis et au Sud de Djerba. L&#39;&icirc;le de Djerba, tr&egrave;s connue pour ses plages bond&eacute;es de touristes occidentaux, est selon un adage local, &quot;l&#39;antichambre de J&eacute;rusalem&quot;. En effet, selon la tradition, la premi&egrave;re communaut&eacute; est arriv&eacute;e &agrave; Djerba en 586 avant JC, apr&egrave;s la destruction du premier temple par Nabucodonosor. Ces juifs, pour la plupart de la lign&eacute;e sacerdotale des Cohanim, amen&egrave;rent avec eux une pierre du temple d&eacute;truit de Salomon pour l&#39;utiliser comme pierre de la fondation de leur synagogue: la Ghriba, la &quot;merveilleuse&quot;. La Ghriba est la grande synagogue situ&eacute;e &agrave; Houmt-Souk, village principal &agrave; l&#39;ext&eacute;rieur de Djerba, et est encore aujourd&#39;hui le lieu d&#39;un important p&egrave;lerinage annuel. Son nom revient souvent dans les bouches des juifs locaux. &quot;C&#39;est l&agrave;-bas qu&#39;avec ma famille je me suis r&eacute;fugi&eacute;e pendant la guerre&quot;, explique Ren&eacute;e Didi, elle aussi pluri-octog&eacute;naire. &quot;Nous &eacute;tions l&agrave;-bas mais nous avions aussi peur car les allemands ont occup&eacute; la Tunisie de novembre 1942 &agrave; mai 1943. Quand ils pass&egrave;rent par Djerba ils &eacute;taient alors d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s. Ils ont pris tous les ex-voto en or qui &eacute;taient gard&eacute;s dans la Ghriba; ils ont aussi fait des choses pires.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tBeres Saban, chemisier &agrave; la retraite, et sa femme Messaouda peuvent le confirmer &quot;J&#39;avais sept ans et ma femme neuf. Les allemands sont arriv&eacute;s pendant le Shabbat (le samedi juif), notre communaut&eacute; &eacute;tant tr&egrave;s religieuse, tout le monde &eacute;tait chez soi. Ils prirent le rabbin Halfon et en le mena&ccedil;ant avec le fusil, ils le pouss&egrave;rent sur la jeep: ainsi ils ont fait le tour de la &#39;hara Kebira&#39; et de la &#39;hara Essghira&#39; (les deux quartier juifs). Ils demandaient 50 kilos d&#39;or sinon le rabbin &eacute;tait mort. Enfin nous avons r&eacute;ussi &agrave; trouver 40 kilos dont on a augment&eacute; le poids avec des morceaux de cuir. Je me rappelle que mon p&egrave;re, en voyant le rabbin ainsi humili&eacute; pendant le shabbat pleura et se griffa tout le visage de rage.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tMessaouda produit du vin avec ses fils (&agrave; la maison, avec les pieds) et commente &quot;Malheureusement, moi aussi je me rappelle bien. Ma soeur &eacute;tait mari&eacute;e depuis un an et elle &eacute;tait enceinte, elle mourait de peur. Et je me rappelle aussi que l&#39;on ne sait rien sur cet or; certains disent qu&#39;il est en Suisse, mais il semble qu&#39;en r&eacute;alit&eacute; il ne soit pas arriv&eacute; en Allemagne car des bandits arabes l&#39;auraient intercept&eacute; dans un village voisin d&#39;ici, &agrave; Mareth.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tA ce moment-l&agrave; il y avait presque 6000 juifs sur l&#39;&icirc;le, aujourd&#39;hui ils sont environ 900. Andr&eacute; Zaoui, en octobre 1950, &eacute;crivait pour la Revue de la Pens&eacute;e Juive: &quot;La communaut&eacute; juive de Djerba a le caract&egrave;re d&#39;une soci&eacute;t&eacute; ancienne et pauvre: la mis&egrave;re et l&#39;absence d&#39;hygi&egrave;ne sont des r&egrave;gles comme la l&eacute;gende et la superstition. Les v&ecirc;tements des juifs sont identiques &agrave; ceux des arabes, y compris le fez rouge. C&#39;est difficile de les distinguer, leurs femmes sont compl&egrave;tement couvertes comme les femmes arabes&quot;. C&#39;est une repr&eacute;sentation qui sous certains aspects est encore valable aujourd&#39;hui. Qui imagine un riche quartier juif, qui imagine Anvers et ses tailleurs de diamants, est tr&egrave;s loin de la v&eacute;rit&eacute;. Pas seulement parce que la &#39;hara Kebira&#39;, unique &quot;ghetto&quot; rest&eacute;, a des routes poussi&eacute;reuses et souvent pas goudronn&eacute;es, mais surtout parce que c&#39;est encore vrai qu&#39;il est impossible de distinguer entre les fils d&#39;Isma&euml;l et les fils d&#39;Isaac: les deux ont le teint fonc&eacute;, ils s&#39;habillent de la m&ecirc;me fa&ccedil;on et ils parlent depuis toujours la m&ecirc;me langue, l&#39;arabe. Cette communaut&eacute; est tr&egrave;s religieuse: chaque jour des groupes d&#39;au moins cinq personnes se rencontrent pour prier dans les dix-sept synagogues qui existent outre la Griba, et qui de cette mani&egrave;re restent ouvertes. Toutefois, l&#39;h&eacute;breu reste la langue pour la pri&egrave;re, l&#39;arabe la langue pour communiquer. D&eacute;sormais, il y a une &eacute;cole, financ&eacute;e par la communaut&eacute; m&ecirc;me, o&ugrave; les enfants peuvent aussi &eacute;tudier l&#39;h&eacute;breu moderne. Celle-ci aussi est pauvre, il y a de la poussi&egrave;re partout; les jeunes institutrices, filles de la communaut&eacute;, enseignent l&#39;h&eacute;breu, parlent arabe et s&#39;expriment avec un fran&ccedil;ais &eacute;l&eacute;mentaire.<\/p>\n<p>\t\t\tLa vie en commun arabo-juive ne semble pas probl&eacute;matique, mais il est facile parmi les jeunes arabes d&#39;entendre des commentaires contre le peuple de David. Ils sont faits &agrave; mi-voix, comme ceux de Sofien, 38 ans, un des milliers de chauffeurs de taxi de Houmt-Souk, qui &eacute;teint le taxim&egrave;tre pour parler avec nous. &quot;Ici sur l&#39;&icirc;le il y a 6000 juifs; le casino est g&eacute;r&eacute; par eux et c&#39;est pour &ccedil;a que nous, tunisiens, ne pouvons pas y rentrer.&quot; Inutile d&#39;objecter que les juifs sont 900 (environ), et que ce sont les lois du Pr&eacute;sident Ben Al&igrave; qui interdisent un tas de choses &agrave; son peuple.<\/p>\n<p>\t\t\tBessadak Kaies a 27 ans, c&#39;est un petit commer&ccedil;ant de Gab&egrave;s. Il a un grand sourire et parle tranquillement de tout, il a cette chose typique li&eacute;e &agrave; la relaxation des vacances. Si on le questionne sur les juifs et la Ghriba il hausse les &eacute;paules &quot;Oui, il y a eu un attentat en avril 2002, mais personne n&#39;est mort, seulement quelques bless&eacute;s. Au contraire, selon moi ce sont les m&ecirc;mes juifs qui ont mis la bombe, pour avoir plus de contr&ocirc;le sur la police.&quot; Le kamikaze qui s&#39;est fait explos&eacute; avec un camion, tr&egrave;s probablement un membre de Al-Qaeda, a tu&eacute; 21 personnes, presque tous des touristes allemands. Et d&eacute;j&agrave; en 1985 les murs de l&#39;actuelle Ghriba, reb&acirc;tie sur les anciennes fondations dans les ann&eacute;es 1930, ont &eacute;t&eacute; ensanglant&eacute;s: un soldat, Hatem Chehibi, qui &eacute;tait l&agrave; pour maintenir l&#39;ordre, s&#39;est mis &agrave; tirer des rafales avec sa mitrailleuse. Quatre morts, dont un b&eacute;b&eacute; d&#39;un an.<\/p>\n<p>\t\t\tIl n&#39;y a pas un anti-h&eacute;bra&iuml;sme d&eacute;clar&eacute;, c&#39;est plut&ocirc;t un sentiment de malaise r&eacute;pandu, aliment&eacute; aussi par le conflit isra&euml;lo-palestinien. Mais peut-&ecirc;tre pour certains, c&#39;est aussi un triste et long h&eacute;ritage de la guerre. &quot;Nous sommes bien ici, c&#39;est notre pays. Et je dois dire que pendant la guerre beaucoup d&#39;arabes nous ont aid&eacute; contre les allemands&quot; raconte Isaac Didi, ancien commer&ccedil;ant de 83 ans, dans son salon &agrave; Sfax. &quot;Oui, quelques uns &eacute;taient contents des nazis, mais en g&eacute;n&eacute;ral tout s&#39;est bien pass&eacute; avec les arabes.&quot; Son &eacute;pouse Daisy, une des plus belles femmes de Sfax dans les ann&eacute;es 60, n&#39;est pas d&rsquo;accord: &quot;La r&eacute;alit&eacute; c&#39;est que les arabes ont toujours collabor&eacute;s avec les nazis. Je me rappelle qu&#39;un jour, mon p&egrave;re n&#39;avait pas mis l&#39;&eacute;toile jaune sur nos v&ecirc;tements; et quand nous sommes sortis, les enfants &#8211; mais aussi les autres &#8211; nous ont montr&eacute;s du doigt en disant &quot;ils sont juifs, ils sont juifs.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tLe Pr&eacute;sident Ben Al&igrave;, qui dans tous les lieux publics b&eacute;nit son peuple, fait tout le possible pour maintenir de bons rapports avec la communaut&eacute; juive restante (comme avait fait son pr&eacute;d&eacute;cesseur Habib Burghiba). A Djerba le Gouvernement a rachet&eacute; une synagogue de 1838, la Bet El, qui, si elle avait finie entre les mains des arabes, devait devenir une partie du march&eacute;; maintenant elle est en restructuration, tous les travaux sont pay&eacute;s par la R&eacute;publique de Tunisie.<\/p>\n<p>\t\t\tBen Al&igrave; a aussi vers&eacute; environ 350.000 euros pour faire repeindre la grande synagogue de Tunis, b&acirc;tie par des ma&ccedil;ons italiens dans les ann&eacute;es 30 pour accueillir environ 35.000 juifs, et maintenant destin&eacute;e &agrave; en recevoir moins de mille. Devant la porte il y a plusieurs gardes arm&eacute;es et au moins quatre policiers en civil. A l&#39;ext&eacute;rieur, il est interdit de prendre des photos; &agrave; l&#39;entr&eacute;e un policier en civil montre son pistolet et son badge et demande de pr&eacute;senter un passeport ou une carte d&#39;identit&eacute; pour en faire des photocopies. Enfin, au moment de sortir a lieu un bref interrogatoire, questions, r&eacute;ponses etc. Toute ces mesures de s&ucirc;ret&eacute; peuvent s&#39;av&eacute;rer inutiles quand passe une carriole pleine de figues de Barbarie: une possible bombe est bloqu&eacute;e devant l&#39;entr&eacute;e alors que les policiers mangent tranquillement les fruits qui leurs sont offerts, le gar&ccedil;on de la carriole est r&eacute;sign&eacute;.<\/p>\n<p>\t\t\tDavid Guetta lui aussi est r&eacute;sign&eacute;: &quot;Quand la Tunisie &eacute;tait encore constitu&eacute;e de tribus, les juifs &eacute;taient d&eacute;j&agrave; l&agrave;, vivaient dans les montagnes avec les berb&egrave;res. Puis nous avons r&eacute;ussi &agrave; vivre avec les arabes; nous avons bien v&eacute;cu avec les tunisiens qui &agrave; mon avis sont des arabes plus doux. Nous avons aussi support&eacute; le talon nazi. Aujourd&#39;hui nous sommes toujours moins nombreux, les jeunes sont presque tous partis et les vieux meurent. C&#39;est dommage? C&#39;est l&#39;histoire, c&#39;est tout.&quot;<\/p>\n<p>\t\t\tFilippo Petrucci<\/p>\n<p>\n\t\t\tPour cet article, j&#39;ai men&eacute; des entretiens &agrave; Paris, Tunis, Sfax et Djerba. Pour la r&eacute;daction d&eacute;finitive j&#39;ai aussi utilis&eacute;:<\/p>\n<p>\t\t\tHistoire des Juifs en Afrique du Nord, Andr&eacute; Chouraqui, Hachette, Paris, 1972 (pour les statistiques sur la population tunisienne en g&eacute;n&eacute;ral et pour celles sur la population juive de 1909 &agrave; 1976)<\/p>\n<p>\t\t\tLes Juifs de Tunisie sous l&#39;occupation allemande p.225-240 dans &quot;CRIMES ENNEMIS EN FRANCE &#8211; La pers&eacute;cution raciale&quot;, Service d&#39;information des crimes de guerre &#8211; Document pour servir &agrave; l&#39;histoire de la guerre, Office fran&ccedil;ais d&#39;&eacute;dition, Paris, 1947 [Jaques Billiet, Directeur du Service d&#39;information des Crimes de Guerre] (aussi pour des statistiques et des donn&eacute;es sur la population juive pendant la seconde guerre mondiale)<\/p>\n<p>\t\t\tJuifs en Terre d&#39;Islam, les communaut&eacute;s de Djerba, Lucette Valensi et Abraham L. Udovitch, &eacute;ditions des archives contemporaines, 1991 (pour l&#39;histoire de l&#39;origine de la communaut&eacute; de Djerba)<\/p>\n<p>\t\t\tDjerba, ou l&#39;une des plus anciennes communaut&eacute;s juives de la Diaspora, Andr&eacute; Zaoui, dans Revue de la Pens&eacute;e Juive V, Octobre 1950, p.129-136 (passage cit&eacute; dans l&#39;article)<\/p>\n<p>\t\t\tLes Juifs de Djerba entre crainte et d&eacute;chirement, Emmanuel Haymann, dans Tribune Juive N&deg; 909, Paris, du 28 F&eacute;vrier au 6 Mars 1986 p.14-21 et 23 (pour les donn&eacute;es sur la fusillade dans la Griba)<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les derniers juifs de Tunisie &nbsp; &nbsp; &quot;Pourquoi est-ce la fin? Parce que c&#39;est l&#39;histoire et que nous n&#39;y pouvons rien&quot;. 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