{"id":32662,"date":"2026-10-01T02:01:45","date_gmt":"2026-10-01T02:01:45","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=32662"},"modified":"2026-10-01T02:01:45","modified_gmt":"2026-10-01T02:01:45","slug":"un-livournais-a-la-recherche-de-son-passe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/un-livournais-a-la-recherche-de-son-passe\/","title":{"rendered":"Un Livournais a la recherche de son passe"},"content":{"rendered":"<h2><\/h2>\n<p>UN LIVOURNAIS SUR LES TRACES DE SON PASSE<\/p>\n<hr\/>\n<p> <b><i><u> <\/p>\n<hr\/>\n<p> <\/u> <\/p>\n<p>Mon grand-p\u00e8re paternel Gastone Soria \u00e9tait un excellent\u00a0photographe. Il a laiss\u00e9 \u00e0 ma famille beaucoup de photos,\u00a0particuli\u00e8rement du temps o\u00f9 mon p\u00e8re et mon oncle \u00e9taient enfants. Une collection\u00a0enti\u00e8re de ces images, et aussi d\u2019 images plus anciennes de notre famille, ont \u00e9t\u00e9 gard\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 nos jours ainsi que d&rsquo;autres documents (lettres, dessins, chansons, caricatures, cartes\u00a0postales).<\/p>\n<p>J&rsquo;ai toujours aim\u00e9 regarder ces mementos des nos ant\u00e9c\u00e9dents familiaux, et les arbres\u00a0g\u00e9n\u00e9alogiques ont eu une place importante dans toute la collection. Ceux-ci avaient \u00e9t\u00e9 elabor\u00e9s par mon grand-p\u00e8re Gastone, mais con\u00e7us par mon arri\u00e8re-grand-p\u00e8re paternel Carlo Soria. Carlo venait\u00a0d&rsquo;une famille riche de banquiers de Livourne, un port alors prosp\u00e8re sur la c\u00f4te de la\u00a0Toscane, o\u00f9 les juifs avaient v\u00e9\u00e7u au moins depuis le 16\u00e8me si\u00e8cle. Voil\u00e0 comment, dans son livre de 1848\u00a0\u00ab\u00a0L&rsquo;histoire des juifs d\u2019 Espagne et du Portugal \u00ab\u00a0, l\u2019historien E. H. Lindo donne une description synth\u00e9tique de\u00a0l&rsquo;histoire de la communaut\u00e9 juive de cette ville:<\/p>\n<p> <u> <\/u> <\/p>\n<p>\u00a0\u00bb Livourne avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par les Medici, et sa situation g\u00e9ographique promettait de le rendre un endroit commercial important. Un quartier avait \u00e9t\u00e9 assign\u00e9 aux\u00a0\u00e9migrants (juifs) espagnols et portugais; ils avaient \u00e9t\u00e9 re\u00e7us plus comme des colonisateurs, qu&rsquo;en tant qu&rsquo;\u00e9trangers\u00a0plus ou moins tol\u00e9r\u00e9s. C&rsquo;\u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 une colonie juive, qui a prosp\u00e9r\u00e9 et a dur\u00e9 plus longtemps que tout leurs autres \u00e9tablissements dans le sud de l&rsquo;Europe; car Livorno est encore dans le plus grand et solide des \u00e9panouissements\u00a0(note: c&rsquo;\u00e9tait en 1848!; helas de nos jours, la situation a beaucoup diminu\u00e9).<\/p>\n<p>Que leur malheurs\u00a0avaient rendu les exiles prudents, ou bien que ces colons, admis par le Medici, \u00e9taient naturellement amis de l\u2019ordre et de la justice; et d\u2019ailleurs, ayant les moyens de maintenir ce genre d\u2019\u00e9tablissement, et poursuivant la fondation de leur colonie avec grande sagesse, tout cela leur avait assur\u00e9 la faveur du\u00a0granduc. Ils avaient donc form\u00e9 une constitution o\u00f9 la theocratie ne reignait pas; c\u2019est la preuve que c&rsquo;\u00e9tait les\u00a0n\u00e9gociants, et pas les rabbins, qui avaient fond\u00e9 la communaut\u00e9 juive \u00e0 Livourne. Les exiles avaient model\u00e9 leur gouvernement sur les r\u00e9publiques italiennes; ils l&rsquo;avaient plac\u00e9 dans les mains d\u2019un corps\u00a0aristocratique, un s\u00e9nat de soixante personnes, qui avaient \u00e9lu parmi d&rsquo;elles-m\u00eames un comite de gestion de cinq\u00a0membres, dont une partie \u00e9taient choisis semestriellement; mais ils \u00e9taient \u00e9lus seulement apr\u00e9s l\u2019approvation du granduc, \u00e0 qui une liste de candidats \u00e9tait soumise. Ce s\u00e9nat jugeait les coutumes de la\u00a0communaut\u00e9, et pouvait m\u00eame infliger des punitions corporelles, et bannir les coupables hors de Livourne.<\/p>\n<p>La\u00a0langue espagnole est encore pr\u00e9serv\u00e9e dans des sujets de la congregation, et m\u00eame dans leurs\u00a0transactions quotidiennes; le culte mosa\u00efque est ex\u00e9cut\u00e9 avec grande splendeur. La communaut\u00e9\u00a0poss\u00e8de des revenus consid\u00e9rables, qui, ainsi que quelques tributs, servent \u00e0 supporter la grande synagogue, les\u00a0\u00e9coles, et l&rsquo;h\u00f4pital. La m\u00e9decine et la chirurgie y sont \u00e9tudi\u00e9es et pratiqu\u00e9es autant qu&rsquo;autrefois par beaucoup d&rsquo;Israelites, n\u00e9gociants et rabbins. Les n\u00e9gociants, par leurs sp\u00e9culations commerciales,\u00a0particuli\u00e8rement avec l\u2019Afrique, ont fait d&rsquo;immenses fortunes [&#8230;. ]. Ils sont de m\u00eame banquiers et courtiers. L&rsquo;invasion des Fran\u00e7ais pendant la periode r\u00e9volutionnaire les a plac\u00e9s sur une \u00e9galit\u00e9 avec les autres citoyens; a partir de cela, le s\u00e9nat n&rsquo;exerce plus le pouvoir juridique \u00e0 l\u2019exception des sujets religieux, et\u00a0 il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 quarante membres.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> <u> <\/u> <\/p>\n<p>En effet, apr\u00e8s Napoleon, les juifs avaient gagn\u00e9 une influence\u00a0progressivement plus grande sur la soci\u00e9t\u00e9 dans toute l\u2019 Italie, y compris l&rsquo;acc\u00e8s aux carri\u00e8res et aux\u00a0positions influentes. Cependant, dans Livourne m\u00eame dans l&rsquo;\u00e8re pre-Napoleonique ils avaient ve\u00e7u\u00a0bien mieux que leur corr\u00e9ligionaires dans d&rsquo;autres r\u00e9gions du monde. Les granducs de Toscane n&rsquo;avaient\u00a0jamais manqu\u00e9 d&rsquo;identifier les grands avantages \u00e9conomiques d\u00e9rivant, \u00e0 leur centre principal de port et de commerce, par la pr\u00e9sence de la Nation Juive comme elle s&rsquo;\u00a0appelait de ces jours. Ainsi, un ghetto proprement dit n&rsquo;avait jamais\u00a0exist\u00e9 dans Livourne: la nation juive avait co-exist\u00e9 paisiblement c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te avec les habitants locaux et avec d&rsquo;autres\u00a0nations \u00e9trang\u00e8res (Arm\u00e9niens, Grecs, N\u00e9erlandais, Anglais, etc&#8230;) qui toutes \u00e9taient engag\u00e9es dans des\u00a0activit\u00e9s commerciales avec la M\u00e9diterran\u00e9e, l&rsquo;Orient, l&rsquo;Europe du nord, ou des sites encore plus\u00a0\u00e9loign\u00e9s.<\/p>\n<p>Carlo Soria et son fr\u00e8re ain\u00e9 Dario avaient decide dans la tradition de\u00a0leur leur p\u00e8re, Raffaello Soria, et de leur grand-p\u00e8re Beniamino, de s\u2019occuper des affaires du bureau de change familial. Cependant, \u00e0 la fin du dix-neuvi\u00e8me\u00a0si\u00e8cle, Dario Soria avait fait faillite, et apr\u00e9s avoir pay\u00e9 toutes ses dettes, s&rsquo;etait suicide. La famille, comprenant aussi d&rsquo;autres fr\u00e8res occup\u00e9s dans les m\u00e9mes activit\u00e9es \u00e9conomiques, avait du se disperser dans\u00a0d&rsquo;autres villes comme Genes, Rome, et allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 Tunis. Carlo Soria s\u2019\u00e9tait rendu \u00e0 Naples: l\u00e0, il avait ouvert le\u00a0premier bureau public dans la ville pour machines \u00e0 \u00e9crire, qui s\u2019appelait \u00a0\u00bb The Empire \u00ab\u00a0. Avec son \u00e9pouse\u00a0Amelia Vitta, qui venait d&rsquo;une famille riche de Florence, ils avaient toujours gard\u00e9 des\u00a0liens tr\u00e9s \u00e9troits avec le reste de la famille et du clan juif, autant \u00e0 Livourne qu&rsquo;\u00e0 Florence. Amelia gardait chez elle un livret o\u00f9 elle\u00a0annotait les dates et les \u00e9v\u00e9nements plus importants de sa vie; \u00e0 la fin du livret, plusieurs arbres\u00a0g\u00e9n\u00e9alogiques d\u00e9peignaient les rapports parmi les familles et les individus, pas seulement dans\u00a0Livourne mais aussi avec le reste de l&rsquo;Italie. Ce livret \u00e0 heureusement surve\u00e7u de nos jours dans ma famille.<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re et ma grand-m\u00e8re paternelle \u00e9taient toujours pr\u00e9ts \u00e0 me raconter un bon nombre d&rsquo;histoires au\u00a0sujet des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux, des vicissitudes de la famille pendant la guerre, etc&#8230;\u00a0Ainsi, je pus sans risque d\u00e9clamer que l\u2019histoire familiale m\u2019a fascin\u00e9 et int\u00e9ress\u00e9 depuis que\u00a0j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e9s jeune. Il est tout r\u00e9cent, cependant, que cet int\u00e9r\u00eat a pris un \u00e9tat plus\u00a0organis\u00e9. L&rsquo;occasion pour un essai s\u00e9rieux de compilation de donn\u00e9es familiales\u00a0ant\u00e9c\u00e9dentes est venue \u00e0 la suite de la Bar Mitzva de mon plus jeune fils Daniel Soria en 1993. J&rsquo;avais photocopi\u00e9 une\u00a0collection de documents sur notre famille que j&rsquo;avais assembl\u00e9s et \u00e9dit\u00e9 sur mon unit\u00e9 de traitement de texte, y compris\u00a0des arbres g\u00e9nealogiques remontant \u00e0 beaucoup de g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes. Pendant la r\u00e9ception de famille, j&rsquo;avais distribu\u00e9 le livret\u00a0aux parents et aux amis: inutile de dire que cel\u00e0 avait suscit\u00e9 un tr\u00e9s grand int\u00e9r\u00eat, et la petite compilation \u00e9tait le point\u00a0culminant de la reception familiale. Depuis ce temps-l\u00e0, j&rsquo;ai ajout\u00e9 de plus en plus de documents historiques au livret initial:\u00a0 d\u2019autres publications, encore plus de souvenirs, quelques po\u00e9mes,des testaments, etc., de fa\u00e7on que ma petite r\u00e9colte s\u2019est\u00a0maintenant agrandie remarquablement.<\/p>\n<p>Retournant de nouveau \u00e0 la genealogie, tous les arbres pr\u00e9sent dans ma collection de famille commencent par mon aieul Livournais Beniamino Soria, qui avait eu deux fils, Roberto et Raffaello, et beaucoup de\u00a0filles. Les noms de tous les descendants des deux fils et de quelques filles, ainsi que leur relations, avaient \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s tout \u00e0 fait\u00a0exactement dans les arbres de la famille. Cependant aujourd&rsquo;hui, de cette famille toutefois tr\u00e8s nombreuse, seulement 3 gar\u00e7ons restent de tous ces descendants qui portent encore notre nom de famille Soria: il s\u2019agit de Max Soria, qui vit aux\u00a0\u00c9tats-Unis, qui est descendant de Roberto Soria; et de mes propres fils, Alex et Daniel, qui descendent du fr\u00e9re de Roberto, Raffaello Soria.<\/p>\n<p>Ce qui\u00a0\u00e9tait tr\u00e9s \u00e9trange pour moi d\u00e8s le d\u00e9but, c\u2019 \u00e9tait que tr\u00e8s peu avait \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 dans les documents de famille concernant Beniamino Soria, le\u00a0premier anc\u00eatre. Il \u00e9tait grand-p\u00e8re de mon arri\u00e8re-grand-p\u00e8re Carlo Soria, apr\u00e8s tout; cependant, aucune autre information n&rsquo;avait\u00a0\u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e dans les arbres g\u00e9n\u00e9alogiques \u00e9labor\u00e9s par son petit-fils Carlo, autre que son nom. Son petit-fils ne semblait m\u00e9me pas de se rappeler du pr\u00e9nom de sa grand-m\u00e8re, \u00e9galement ne le mentionnant m\u00e9me pas dans un\u00a0arbre g\u00e9n\u00e9alogique autrement tr\u00e9s \u00e9tendu.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es &rsquo;80 j&rsquo;ai eu de la chance dans ma recherche des traces plus eloignees de ma famille, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une rencontre \u00e0 Milan avec Mr Guido Lopez, \u00e9galement d&rsquo;origine Livournaise et\u00a0auteur bien connu d\u2019articles et de livres d&rsquo;histoire italienne (surtout Milanaise) et juive-italienne. Le p\u00e8re de Mr Lopez, Sabatino, \u00e9tait un \u00e9crivain et critique de th\u00e9\u00e2tre tr\u00e9s c\u00e9l\u00e8bre dans l\u2019Italie du debut de si\u00e8cle. Sa m\u00e8re, Sisa Tabet, venait aussi de Livourne avant d\u2019habiter Milan, et elle aussi avait \u00e9crit des\u00a0comptes d\u00e9taill\u00e9s de la vie quotidienne et des traditions des juifs Livournais. J\u2019\u00e9tais en train de visiter l\u2019\u00a0appartement de Mr Lopez, plein des livres et des documents de grand int\u00e9r\u00eat, quand mon attention a \u00e9t\u00e9\u00a0attir\u00e9e par un article dans une revue sp\u00e9cialis\u00e9e consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;histoire italienne dans la p\u00e9riode de Napol\u00e9on, la \u00a0\u00bb Rivista Italiana di Studi\u00a0Napoleonici \u00ab\u00a0. Dans un article, l\u2019historien J.P. Filippini avait d\u00e9crit les vicissitudes des juifs de Livourne sous la domination\u00a0de Napoleon. Dans l&rsquo;article il y avait une liste de chefs de famille juives, extraits du recensement de 1809.\u00a0 Alors je lis l\u2019article et&#8230; le voil\u00e0! Biniamin Soria&#8230;..de Aron! Pour la premi\u00e8re fois je pouvais aper\u00e7evoir quelques\u00a0ant\u00e9c\u00e9dants familiaux pr\u00e9c\u00e9dant les enregistrements \u00e9tendus de la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle, tels que je les connaissais, et remontant bien en arri\u00e8re\u00a0vers la moiti\u00e9 du 18\u00e8me si\u00e8cle. Cela parce que la date de naissance de mon anc\u00eatre Beniamino-Biniamin Soria pouvait \u00eatre d\u00e9duite de remonter \u00e0 1749,\u00a0puisqu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 comme ayant 60 ans dans le recensement de 1809. Il avait eu 6 filles et 2 fils, et\u00a0d\u00e9clarait d\u2019\u00eatre \u00a0\u00bb mezzano di cambio \u00ab\u00a0, ou courtier de change . Toute cette information confirmait bien ce que j&rsquo;avais\u00a0connu sur lui jusqu\u2019\u00e0 ce moment-l\u00e0.<\/p>\n<p>Le nom de Biniamin apparaissait encore dans un autre article dans le m\u00e9me num\u00e9ro de la Revue d\u2019\u00e9tudes napol\u00e9oniques par Mr Gabriele B\u00e9darida, dans lequel les\u00a0d\u00e9marches d&rsquo;une \u00a0\u00bb Nedab\u00e0 \u00a0\u00bb (r\u00e9colte d\u2019argent) pour les r\u00e9fugi\u00e9s du pogrom d\u2019 Alger avaient \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es \u00e9galement\u00a0en 1809. Beniamino-Biniamin Soria n&rsquo;avait pas donn\u00e9 beaucoup d\u2019argent pour la Nedab\u00e0, cela devait \u00eatre bien dur pour lui que de m\u00e9ner une vie d\u00e9cente avec toutes\u00a0ces filles \u00e0 marier&#8230; En plus, pendant ces ann\u00e9es, le bloc continental impos\u00e9 par les Anglais contre Napoleon avait eu\u00a0des effets d\u00e9vastateurs sur le commerce de Livourne, aussi que sur l&rsquo;industrie et sur les activit\u00e9s marchandes.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ma petite \u00a0\u00bb d\u00e9couverte \u00ab\u00a0, quelques ann\u00e9es ont pass\u00e9. Mais \u00e0 la fin de 1992, sur le bulletin\u00a0mensuel de la Communaut\u00e9 juive de Milan, j&rsquo;ai lu qu&rsquo;un livre venait de para\u00eetre sur l&rsquo;histoire des juifs\u00a0dans Livourne pendant le 17\u00e8me si\u00e8cle. Le livre, \u00e9crit en italien, a pour titre \u00a0\u00bb La nation Juive \u00e0 Livourne\u00a0et \u00e0 Pise 1591-1700 \u00ab\u00a0. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par Renzo Toaff, un m\u00e9decin Livournais qui avait \u00e9migr\u00e9 en Israel jeune m\u00e9decin pendant les pers\u00e9cutions fascistes dans l&rsquo;Italie de 1938. Apr\u00e8s une carri\u00e8re\u00a0m\u00e9dicale tr\u00e9s distingu\u00e9e, il s&rsquo;etait retir\u00e9 de la m\u00e9decine pour consacrer tout son temps \u00e0 sa passion\u00a0perp\u00e9tuelle: l&rsquo;histoire des Communaut\u00e9s juives en Toscane, particuli\u00e8rement Livourne et Pise. Il \u00e9tait le\u00a0fr\u00e8re du Grand Rabbin de Rome Elio Toaff, qui a eu le privil\u00e8ge historique d&rsquo;\u00eatre le premier \u00e0 accueillir le\u00a0pape Jean-Paul II dans la grande synagogue de Rome il y a quelques ann\u00e9es. Le p\u00e8re de Renzo et de Elio Toaff \u00e9tait lui aussi Grand Rabbin de Livourne, et\u00a0\u00e9galement un historien tr\u00e9s distingu\u00e9, pendant les ann\u00e9es bien difficiles entre les deux guerres mondiales.<\/p>\n<p>Laissez-moi vous dire que mes propres int\u00e9r\u00eats professionnels n&rsquo;avaient jamais \u00e9t\u00e9 dans le\u00a0domaine humaniste, puisque je travaille dans le domaine des sciences biom\u00e9dicales. Ainsi d&rsquo;abord j\u2019 ignorais totalement\u00a0que le livre par Mr Renzo Toaff avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par beaucoup d&rsquo;autres publications sur ce sujet, par lui et\u00a0par d&rsquo;autres auteurs tel que Messieurs Filippini et B\u00e9darida, qui documentaient avec d\u00e9tail l&rsquo;histoire des juifs en Toscane et \u00e0 Livourne en\u00a0particulier. Tout \u00e0 fait fascin\u00e9 et avec ma grande surprise, je pouvais lire dans le livre de Mr Toaff qu&rsquo;une famille enti\u00e8re\u00a0nomm\u00e9e De Soria avait \u00e9t\u00e9 parmi les n\u00e9gociants les plus riches d&rsquo;origine Sepharade dans la ville de Livourne au\u00a017\u00e8me si\u00e8cle. Un d&rsquo;entre eux, Mordohai De Soria, avait m\u00eame eu sa propre \u00a0\u00bb Yeshiv\u00e0 \u00a0\u00bb priv\u00e9e, dont un rabbin\u00a0c\u00e9l\u00e8bre avait \u00e9t\u00e9 le chef, le Grand Rabbin Jacob Sasportas. Soit Mordohai que son fr\u00e8re Jacob De Soria, et encore leur neveu Abram (fils d\u2019un autre fr\u00e8re, David), avaient\u00a0eu acc\u00e8s aux plus hauts bureaux de la Nation Juive de Livourne dans la seconde moiti\u00e9 de 1600. Ils avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9lus \u00e0 plusieurs occasions \u00a0\u00bb Massari \u00ab\u00a0, c.-\u00e0-d. Parnassim ou membres du s\u00e9nat, comme l\u2019historien E.H. Lindo les avait\u00a0appel\u00e9es dans son livre de 1848. Beaucoup de Hasqamot (actes) avait \u00e9t\u00e9 promulgu\u00e9s par Mordohai et par Jacob De Soria pendant leur p\u00e9riode comme Parnassim, et ces Hasqamot avaient \u00e9t\u00e9 toutes enregistr\u00e9s dans\u00a0 le livre de Mr Toaff. D&rsquo;autres membres de la famille Soria et De Soria \u00e9taient \u00e9galement mentionn\u00e9s dans ce livre:\u00a0\u00e9taient-ils tous mes anc\u00eatres? Comment pouvais-je le d\u00e9couvrir?<\/p>\n<p>Cel\u00e0 s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 \u00e9tonnamment facile. Beaucoup d&rsquo;archives des communaut\u00e9s juives en Italie ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits pendant la\u00a0guerre, et ceux de Livorno n&rsquo;ont malheureusement pas fait exception. Cependant, beaucoup de documents\u00a0pr\u00e9cieux de ces archives ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9s \u00e0 nos jours, et certains ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9s r\u00e9cemment.\u00a0Ainsi, quand j&rsquo;ai visit\u00e9 les bureaux de la communaut\u00e9 juive de Livourne et j\u2019ai demand\u00e9 au Secr\u00e9taire de la Communaut\u00e9,\u00a0le m\u00e8me Mr Gabriele B\u00e9darida d\u2019auparavant, de consulter les archives, ma demande a \u00e9t\u00e9 ais\u00e9ment accomplie. Mr B\u00e9darida m\u2019a permis de consulter les enregistrements des naissances (Registri delle Nascite) de la Nation Juive\u00a0de 1668 \u00e0 1740, et d&rsquo;autres enregistrements de noms et de dates de naissance jusqu&rsquo; \u00e0 1860, quand tous les enregistrements anagraphiques municipaux avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis dans chaque ville de l\u2019 Italie unifi\u00e9e. J&rsquo;ai donc transcrit meticuleusement\u00a0tous les noms et les dates de naissance de tous les Sorias et De Sorias que je rencontrais.\u00a0C&rsquo;\u00e9tait pour moi un jour m\u00e9morable, c\u2019\u00e9tait mon quarante-septi\u00e8me anniversaire et aucun cadeau d\u2019anniversaire n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 mieux apprecie que celui-ci. Les enregistrements sont \u00e9crits en portugais, la langue officielle\u00a0(avec l&rsquo;espagnol) des anciennes Nations Juives non seulement dans Livourne, mais \u00e9galement dans d\u2019autres villes telles qu\u2019\u00e0 Tunis, \u00e0 Amsterdam et \u00e0\u00a0Hambourg. Par exemple, un des enregistrements auquel j&rsquo;\u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 lisait: \u00a0\u00bb A Abram de Aron e Raquel de Soria llhe nasceu um filho que chamar\u00e3o Aron Haim \u00e0 di vernes 15 de mar\u00e7o 1726&Prime;.<\/p>\n<p>Rentr\u00e9 \u00e0 la maison, j&rsquo;ai essay\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir les relations entre les Parnassim du 17\u00e8me si\u00e8cle et mon\u00a0anc\u00eatre Beniamino-Biniamin de Aron Soria, fond\u00e9s sur les renseignements recueillis dans Livourne. Ceci s&rsquo;est aver\u00e9 excessivement difficile en raison de l&rsquo;existence de 4 diff\u00e9rents Aron (de)Soria dans Livourne pendant ces\u00a0ann\u00e9es! Cependant, avec plus de recherches sur d&rsquo;autres documents, il ne devrait pas \u00eatre\u00a0impossible d\u2019arriver \u00e0 des attributions correctes, et \u00e0 connecter ces anc\u00eatres aux autres membres de la famille. Par\u00a0exemple, beaucoup d&rsquo;enregistrements de Ketuboth sont maintenus dans diff\u00e9rents archives, avec les noms et les\u00a0dates du mariage \u00e0 partir du 17\u00e8me si\u00e8cle; il y a les archives des notaires, les archives d\u2019Etat, etc&#8230; Assez pour tenir quiconque occup\u00e9 pendant des ann\u00e9es! Quoi qu&rsquo;il en soit, pour l\u2019instant je pouvais\u00a0confirmer la date exacte de naissance de Beniamino-Biniamin, et les noms et les dates de naissance de tous\u00a0ses enfants, y compris Reuben\/Roberto Soria et son fr\u00e8re Raphael\/Raffaello qui \u00e9taient les banquiers du 19\u00e8me si\u00e8cle que je connaissais dej\u00e0.\u00a0<\/p>\n<p>Un aspect historique int\u00e9ressant de ma recherche g\u00e9n\u00e9alogique avait document\u00e9 la transition, \u00e0 la fin\u00a0du 18\u00e8me si\u00e8cle, \u00e0 partir des fortes traditions Sepharades de ma famille vers les coutumes et\u00a0les pr\u00e9noms tout \u00e0 fait italiens. Tous mes arbres g\u00e9n\u00e9alogiques gard\u00e9s \u00e0 la maison \u00e9taient en italien, et tous mes anc\u00eatres du 19\u00e8me\u00a0si\u00e8cle avaient eu des pr\u00e9noms italiens. Cependant, Beniamino Soria \u00e9tait n\u00e9 Biniamin Haim de\u00a0Aron, et ses nombreux enfants avaient \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s \u00e0 la fin du 18\u00e8me si\u00e8cle comme Aron, Moise,\u00a0Jacob Raphael, Joseph Haim, Ester, Rosa, Raquel, Reuben, Berah\u00e0, Mazaltob, Isaque Haim Samuel,\u00a0et Raffael. Mais ceux qui avaient surv\u00e9cu \u00e9taient devenus dans la vie quotidienne Esterina, Rosina,\u00a0Rachelina, Roberto (Reuben), Benedetta (Berah\u00e0), Fortunata (Mazaltob), et Raffaello: c&rsquo;est ainsi qu\u2019 ils avaient \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s dans les\u00a0arbres g\u00e9n\u00e9alogiques des mon arri\u00e8re-grand-p\u00e8re. Donc, apr\u00e9s l&rsquo;arriv\u00e9e de Napoleon et l&rsquo;\u00e9mancipation, le temps \u00e9tait venu pour que\u00a0mes anc\u00eatres deviennent int\u00e9gr\u00e9s dans la langue et la culture de la naissante identit\u00e9\u00a0nationaliste, en tant que Italiens de foi juive. Une autre transition, l\u2019abolition du \u00ab\u00a0De\u00a0\u00bb dans le nom\u00a0de famille (de) Soria avait eu lieu beaucoup plus t\u00f4t, peut-\u00eatre 100 ans \u00e0 l&rsquo;avance.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, mes visites\u00a0aux archives de Livourne ne s\u2019etaient pas termin\u00e9es l\u00e0. Pendant une visite de travail en Israel, je me suis rendu \u00e0\u00a0la biblioth\u00e8que du Centre et Mus\u00e9e \u00ab\u00a0Umberto Nahon\u00a0\u00bb des Communaut\u00e8s Juives Italiennes, situ\u00e9 dans le b\u00e2timent de la synagogue italienne \u00e0 Rehov\u00a0Hillel, J\u00e9rusalem. C\u2019est l\u00e0 que Mme Luisa Franchetti Naor, directrice du Centre pour l&rsquo;\u00e9tude du Judaisme Italien, m&rsquo;a\u00a0fourni un renseignement tr\u00e8s important pour ma recherche sur les documents historiques de ma famille:\u00a0l&#8217;emplacement des Archives Centrales pour l&rsquo;Histoire des Communaut\u00e9s Juives, situ\u00e9s dans le sous-sol du\u00a0b\u00e2timent Sprinzak au campus de Givat Ram de l&rsquo;Universit\u00e9 Juive \u00e0 J\u00e9rusalem. \u00a0Ainsi je me suis rendu l\u00e0-bas et j\u2019ai pu parler avec Mr Renato Spiegel, lui aussi d\u2019origine italienne, qui m&rsquo;a montr\u00e9 comment acc\u00e9der \u00e0 leur catalogue\u00a0des documents microfilm\u00e9s provenant des archives de la plupart des communaut\u00e9s juives du\u00a0monde entier. M\u00eame avec le temps tr\u00e8s limit\u00e9 \u00e0 ma disposition, je pouvais parcourir les\u00a0documents du 17\u00e8me si\u00e8cle microfilm\u00e9s \u00e0 partir de Livourne, et trouver un document fort important pour\u00a0mon projet de recherche: le testament de Jacob De Soria, un des deux fr\u00e8res de Parnassim de la Nation,\u00a0dat\u00e9 1689. Par cons\u00e9quent, je pouvais maintenant consulter l\u2019original dans les archives de Livourne!<\/p>\n<p>Je me suis donc rendu aux Archives du Centre Communautaire de Livourne\u00a0pendant les vacances de P\u00e2ques avec toute ma famille. J\u2019ai dict\u00e9 le testament dans mon magn\u00e9tophone \u00e0 la main, de fa\u00e7on \u00e0 pouvoir le copier plus tard en traitement de texte, pour pr\u00e9parer le livret d&rsquo;ant\u00e9c\u00e9dents\u00a0familiaux que je preparais pour le Bar Mitzva de Daniel, mon deuxi\u00e8me n\u00e9. Pendant que je dictais, un nom soudainement apparait dans le testament de Jacob De Soria: il avait laiss\u00e9 une somme d&rsquo;argent au fils d\u2019Abraham De Soria, un autre fr\u00e8re qui habitait en Turquie dans la ville de Smyrne. Ce neveu s\u2019appelait Daniel De Soria. Voil\u00e0 que trois si\u00e8cles plus tard, pour la\u00a0premi\u00e8re fois dans toute la genealogie de ma famille, un autre Daniel Soria se tenait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi pendant que je dictais: c\u2019\u00e9tait mon fils, et c\u2019\u00e9tait bien pour son Bar Mitzva que j\u2019\u00e9tais en train d\u2019\u00e9laborer ma recherche!. \u00c0 ma connaissance, ce\u00a0sont les seuls deux (De) Soria dans notre famille \u00e0 s\u2019appeler Daniel pendant 10 g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai illustr\u00e9 comment, par\u00a0la voie de J\u00e9rusalem, j\u2019ai pu trouver ces documents gard\u00e9s dans Livourne, afin de soumettre un point douloureux concernant l&rsquo;acc\u00e8s aux sources historiques pour les savants et pour les\u00a0dilettantes comme moi: dans les archives de Livourne je n&rsquo;aurais jamais pu trouver les derni\u00e8res volont\u00e9s de mon\u00a0anc\u00eatre Jacob De Soria, parce que les copies microfilm\u00e9es de tous les documents de cette ville ne sont\u00a0catalogu\u00e9es que \u00e0 J\u00e9rusalem. Il est tout \u00e0 fait regrettable que de tels enregistrements si valables de notre pass\u00e9 historique ne soient\u00a0pas gard\u00e9s dans des archives sp\u00e9cialis\u00e9s, tels qu\u2019une biblioth\u00e8que\u00a0nationale, pour l&rsquo;\u00e9tude par les savants et pour leur conservation optimale. Je crois que ce serait une grande Mitzva que de\u00a0recueullir des fonds pour appliquer les nouvelles technologies de l&rsquo;information \u00e0 de tels tr\u00e9sors, avec des modules\u00a0de balayage, des CD-ROM, la disponibilit\u00e9 d\u2019Internet, etc&#8230; Peut-\u00eatre tout ceux qui sont int\u00e9ress\u00e9s aux \u00e9tudes de\u00a0famille pourraient faire des campagnes avec des savants et des collecteurs de fonds professionels pour alimenter le soutien de\u00a0ces initiatives. Avec le monde ressemblant de plus en plus \u00e0 un shtetl global, il serait vraiment\u00a0fantastique si les gens vivant n&rsquo;importe o\u00f9 sur le globe pouvaient acc\u00e9der et rechercher leurs racines familiales \u00e0 partir de leur ordinateurs on-line.<\/p>\n<p> <\/i><\/p>\n<p>Marco R. Soria, MD, PhD<br \/> Head, Biotechnology Unit<br \/> Dibit-Department of Biological and Technological Research<br \/> San Raffaele Scientific Institute       phone +39.02.2643-4762<br \/> via Olgettina 58                          fax +39.02.2643-4861<br \/> 20132 MILANO, Italy                    E-mail:&lt;<a href=\"mailto:m.soria@hsr.it\">m.soria@hsr.it<\/a>&gt;\u00a0<br \/> WorldWideWeb URL: <a href=\"http:\/\/www.geocities.com\/CapeCanaveral\/8037\">http:\/\/www.geocities.com\/CapeCanaveral\/8037<\/a>\u00a0 <\/p>\n<p> <\/b> <\/p>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>UN LIVOURNAIS SUR LES TRACES DE SON PASSE Mon grand-p\u00e8re paternel Gastone Soria \u00e9tait un excellent\u00a0photographe. Il a laiss\u00e9 \u00e0 ma famille beaucoup de photos,\u00a0particuli\u00e8rement du temps o\u00f9 mon p\u00e8re et mon oncle \u00e9taient enfants. Une collection\u00a0enti\u00e8re de ces images, et aussi d\u2019 images plus anciennes de notre famille, ont \u00e9t\u00e9 gard\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 nos jours&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":32708,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[275],"tags":[],"class_list":["post-32662","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-genealogie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32662","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32662"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32662\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":32712,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32662\/revisions\/32712"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/32708"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32662"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32662"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32662"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}