{"id":3304,"date":"2014-05-07T23:50:42","date_gmt":"2014-05-07T23:50:42","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3304"},"modified":"2014-05-08T04:15:14","modified_gmt":"2014-05-08T04:15:14","slug":"valery-zeitoun-portrait-dun-enfant-terrible-de-lindustrie-du-disque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/valery-zeitoun-portrait-dun-enfant-terrible-de-lindustrie-du-disque\/","title":{"rendered":"Val\u00e9ry Zeitoun: portrait d&rsquo;un enfant terrible de l&rsquo;industrie du disque"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"header\">\n<h1>\n\t\tVal&eacute;ry Zeitoun: portrait d&#39;un enfant terrible de l&#39;industrie du disque<\/h1>\n<div class=\"date\">\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"metas_img\">\n<div class=\"more\">\n<p>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"description\">\n<p>\n\t\t\tF&ecirc;tard magnifique et grande gueule notoire, le producteur Val&eacute;ry Zeitoun a &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute; d&rsquo;Universal le mois dernier. Etait-il devenu trop flamboyant pour un milieu de plus en plus aseptis&eacute; ou avait-il simplement perdu la main ?<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"details\">\n<div>\n\t\t&nbsp;<\/div>\n<div class=\"content\">\n<p>\n\t\t\t<em>&quot;Vous m&#39;appelez pour quoi ? Pour la n&eacute;crologie, c&#39;est &ccedil;a ? Les gars, vous savez, je suis pas encore mort !&quot;<\/em> Un communiqu&eacute; vient tout juste d&#39;annoncer son licenciement d&#39;AZ, la filiale d&#39;Universal qu&#39;il dirigeait depuis 2002, mais Val&eacute;ry Zeitoun se marre, chambre, comme si de rien n&#39;&eacute;tait. Il a toujours fonctionn&eacute; ainsi. Il a toujours parl&eacute; fort, vite, haut, s&eacute;duisant beaucoup de ses interlocuteurs, en repoussant aussi de tr&egrave;s nombreux. Apr&egrave;s plus de vingt ans dans l&#39;industrie, Val&eacute;ry Zeitoun y a certainement autant d&#39;amis que d&#39;ennemis, mais tous s&#39;accordent au moins sur un point : sa sortie d&#39;Universal lui ressemble car elle ne fut pas discr&egrave;te.<\/p>\n<p>\n\t\t\tSur le papier, l&#39;affaire &#8211; la petite affaire &#8211; s&#39;est jou&eacute;e le 20 octobre dans un club hupp&eacute; de Saint-Germain-des-Pr&eacute;s. Ce soir-l&agrave;, Val&eacute;ry Zeitoun est au Montana avec son pote Fr&eacute;d&eacute;ric Beigbeder, un tr&egrave;s proche, parrain du dernier de ses quatre enfants. Des connaissances vont et viennent. Izia, la star montante d&#39;AZ, s&#39;arr&ecirc;te et prend un verre. Quelques minutes plus tard, Bono d&eacute;barque. De passage &agrave; Paris, le chanteur de U2, repr&eacute;sent&eacute; en France par AZ, veut voir son copain Val&eacute;ry, il commande une Budweiser. Zeitoun est chez lui, dans son QG, dans son &eacute;l&eacute;ment. La soir&eacute;e est belle.<\/p>\n<p>\n\t\t\tA une table voisine, s&#39;installe une &eacute;quipe de Mercury, un autre label d&#39;Universal, concurrent direct d&#39;AZ. Les clans se toisent. En raccompagnant Bono vers sa voiture, Zeitoun tombe sur un membre de la partie adverse. Un brin fanfaron, il lui pr&eacute;sente le chanteur irlandais. Bono parti, il y revient, taquine encore. Le ton monte et Olivier Nusse, patron de Mercury, vient s&#39;en m&ecirc;ler. Discret, bosseur, il n&#39;a jamais pu encadrer la star d&#39;AZ, qui le lui rend bien. D&#39;une violente ruade, Nusse, ancien rugbyman, passablement &eacute;m&eacute;ch&eacute;, finit par envoyer valdinguer Zeitoun. Le boss d&#39;AZ est &agrave; terre, les quatre fers en l&#39;air. Une semaine plus tard, Universal annonce son d&eacute;part du groupe par communiqu&eacute;. Le lien entre les deux &eacute;v&eacute;nements ? T&eacute;nu.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\t<em>&quot;Ce truc-l&agrave; c&#39;est un d&eacute;tail,<\/em> dit Zeitoun. <em>Nusse n&#39;a aucun r&ocirc;le dans mon histoire. Je n&eacute;gociais mon d&eacute;part depuis un moment.&quot;<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t\tAu vrai, la s&eacute;paration avait &eacute;t&eacute; act&eacute;e trois semaines plus t&ocirc;t lors d&#39;un d&icirc;ner chez Pascal N&egrave;gre, le patron d&#39;Universal. Ce soir-l&agrave;, en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te, N&egrave;gre, le pote de vingt ans, le t&eacute;moin de mariage, a annonc&eacute; &agrave; Zeitoun qu&#39;il lui enlevait la direction d&#39;AZ et que l&#39;attendait un poste de directeur de l&#39;image chez Universal. Un placard, &eacute;videmment, Zeitoun l&#39;a bien compris. Entre eux, l&#39;histoire &#8211; la grande histoire &#8211; &eacute;tait termin&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\t\tElle avait commenc&eacute; &agrave; Cannes en 1989. Lors d&#39;un repas organis&eacute; pendant le Midem, Val&eacute;ry Zeitoun, 23 ans, remarque Pascal N&egrave;gre install&eacute; &agrave; une table voisine. N&egrave;gre porte une veste &agrave; carreaux, des santiags, il a de la verve, de l&#39;&eacute;nergie. A 28 ans, il est d&eacute;j&agrave; le patron de la promo du label CBS. De retour &agrave; Paris, Zeitoun lui &eacute;crit une lettre et d&eacute;croche un rendez-vous. Dans le bureau de N&egrave;gre, autour d&#39;une bouteille de Chivas, il se raconte : m&egrave;re goy, p&egrave;re juif tunisien, vendeur de cuisines puis importateur d&#39;&eacute;lectrom&eacute;nager. Zeitoun a rat&eacute; son bac deux fois mais il a anim&eacute; des &eacute;missions sur Skyrock, a &eacute;t&eacute; coursier &agrave; La D&eacute;fense, vendeur d&#39;espaces publicitaires pour les Pages jaunes, puis s&#39;est retrouv&eacute;, au culot et compl&egrave;tement par hasard, attach&eacute; de presse de Cerrone. A d&eacute;faut d&#39;&ecirc;tre bluff&eacute;, N&egrave;gre est amus&eacute;. Il lui trouve un poste de grouillot chez CBS.<\/p>\n<p>\n\t\t\tZeitoun est charg&eacute; d&#39;apporter les caf&eacute;s et d&#39;enregistrer les passages t&eacute;l&eacute; des artistes maison. Il travaille dixhuit heures par jour, monte en grade, devient bient&ocirc;t attach&eacute; de presse. Quand N&egrave;gre part chez Barclay, en 1991, il le suit.<\/p>\n<p>\n\t\t\tChez Barclay, Zeitoun r&eacute;ussit ses premiers coups. Il danse sur le bureau du programmateur musical de M6 et d&eacute;croche une place en rotation pour un clip d&#39;Harry Connick Jr. En pleine mont&eacute;e du FN, il parvient &agrave; faire jouer Khaled deux dimanches de suite chez Jacques Martin. Zeitoun est tr&egrave;s bon parce qu&#39;il n&#39;a peur de rien. Un jour, il tient t&ecirc;te &agrave; Bernard Lavilliers qui le teste, l&#39;appelle <em>&quot;mon jouet&quot;.<\/em> Une autre fois, il va rencontrer Lara Fabian aux Etats-Unis. Elle lui montre la pochette de son prochain album, qu&#39;elle trouve magnifique. Il lui dit que c&#39;est <em>&quot;pourri&quot;.<\/em> S&eacute;duite par sa franchise, Fabian demande &agrave; ce qu&#39;il soit d&eacute;sormais son seul interlocuteur. Pagny fera plus tard la m&ecirc;me chose.<\/p>\n<p>\n\t\t\tPour moins que &ccedil;a, d&#39;autres se braquent. Zeitoun se trouve ses premiers ennemis. Dechavanne veut l&#39;attraper parce qu&#39;il a <em>&quot;mal parl&eacute; &agrave; son assistante&quot;.<\/em> Nagui aussi le cherche, parce qu&#39;il n&#39;a pas eu de place en business lors d&#39;un voyage de presse. C&#39;est toujours comme &ccedil;a avec Zeitoun. Il fascine ou rebute.<\/p>\n<p>\n\t\t\tChez AZ, bien plus tard, il aura ses fid&egrave;les, amus&eacute;s par toutes ses extravagances. Quand il glisse un billet de 20 euros dans le soutien-gorge d&#39;une collaboratrice pour qu&#39;elle se paie une baby-sitter et vienne boire un coup avec la bande, ils rigolent. Quand il prend par le col et menace d&#39;empl&acirc;trer le manager de Scissor Sisters pour une sombre histoire de logistique, ils roulent des yeux. Ceux qui n&#39;appartiennent pas &agrave; la bande regardent leurs pompes, afflig&eacute;s, parfois au bord de la crise de nerfs.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\t<em>&quot;Pour moi, Val&eacute;ry est la d&eacute;finition parfaite du mot beauf&quot;,<\/em> dit une ancienne salari&eacute;e du label.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t\t<em>&quot;Pas si simple,<\/em> r&eacute;pond Nicolas Bedos, un copain. <em>Derri&egrave;re la premi&egrave;re, la deuxi&egrave;me et la troisi&egrave;me couche de bling-bling, il y a un type sensible. Je me souviens qu&#39;il avait &eacute;t&eacute; tr&egrave;s &eacute;mu par un compliment que je lui avais fait sur l&#39;un de ses enfants. Je me souviens aussi de la fois o&ugrave; il nous avait enferm&eacute;s dans sa voiture, sur un parking, en Normandie, pour nous faire &eacute;couter un morceau de Christophe. Une fois. Deux fois. On &eacute;tait fatigu&eacute;s, on voulait sortir. Mais il refusait. Il &eacute;tait tr&egrave;s &eacute;mu par le morceau.&quot;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\t\tApr&egrave;s deux ans de succ&egrave;s chez Barclay, Zeitoun s&#39;en va chez Mercury puis passe bient&ocirc;t chez Polydor. Dans le sillage de N&egrave;gre, lanc&eacute; vers le sommet d&#39;Universal, l&#39;attach&eacute; de presse prend de l&#39;ampleur tout au long des ann&eacute;es 90, se rapprochant progressivement de l&#39;artistique. Un personnage se construit. Zeitoun a toujours &eacute;t&eacute; un f&ecirc;tard. Au lyc&eacute;e, d&eacute;j&agrave;, dans l&#39;appart qu&#39;il occupait seul &agrave; Montparnasse, il y avait toujours du monde, de la musique. Mais l&agrave;, le rythme est particuli&egrave;rement intense.<\/p>\n<p>\n\t\t\tZeitoun sort tous les jours, pour le plaisir ou les affaires. Il &eacute;tend son r&eacute;seau, devient pote avec Marc Lavoine, Michel Denisot ou R&eacute;gine. Il m&eacute;lange les genres, les gens. Ce sera toujours l&#39;une de ses forces. Aujourd&#39;hui, il est aussi proche de Bruce Toussaint que de Jean-Roch ou de Jean-Pierre Bern&egrave;s, l&#39;agent num&eacute;ro un du football fran&ccedil;ais. Il sait y faire, il est charmeur, sinc&egrave;re et jamais avare d&#39;un SMS gentil.<\/p>\n<p>\n\t\t\tA l&#39;&eacute;poque, son QG se trouve aux Bains Douches. Un soir, devant la porte, coinc&eacute;e dans la foule, une nana l&#39;interpelle : <em>&quot;Val&eacute;ry, tu te souviens de moi ? Tu sais, quand tu &eacute;tais coursier, on bossait ensemble.&quot;<\/em> Valery resitue tr&egrave;s bien la fille. A l&#39;&eacute;poque, elle avait grossi&egrave;rement repouss&eacute; ses avances, pr&eacute;f&eacute;rant celles d&#39;un tocard en Mercedes. Elle minaude, demande un coup de main pour rentrer. Sap&eacute; comme un milord, Zeitoun savoure l&#39;instant. <em>&quot;D&eacute;sol&eacute;, je ne peux rien pour toi.&quot;<\/em> De toute fa&ccedil;on, &agrave; l&#39;int&eacute;rieur, au niveau restaurant, il y a Sandra, la chef de rang. Elle l&#39;a aid&eacute; &agrave; se remettre de sa s&eacute;paration d&#39;avec sa premi&egrave;re femme, Muriel Cousin. Il est de nouveau amoureux. Tout lui sourit et ce n&#39;est pas fini. A l&#39;&eacute;t&eacute; 2001, Pascal N&egrave;gre appelle son pote en vacances aux Etats-Unis et lui fait la proposition du si&egrave;cle. S&#39;il accepte d&#39;&ecirc;tre jury dans l&#39;&eacute;mission <em>Popstars,<\/em> que lance M6, il aura son label. Son label &agrave; lui.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\t<em>&quot;A cette &eacute;poque,<\/em> se souvient un cadre du groupe, <em>N&egrave;gre &eacute;tait obs&eacute;d&eacute; par l&#39;id&eacute;e qu&#39;Universal soit visible dans les m&eacute;dias. Comme il n&#39;avait ni la vocation ni le temps pour le faire, il a cherch&eacute; quelqu&#39;un de dou&eacute; pour la t&eacute;l&eacute;. Il a mis&eacute; sur Val&eacute;ry. Tout le monde n&#39;&eacute;tait pas convaincu mais lui y croyait vraiment.&quot;<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t\tDans <em>Popstars,<\/em> Zeitoun lui donne raison, avec panache. H&acirc;bleur, s&eacute;ducteur, il &eacute;crase l&#39;&eacute;mission et l&#39;une de ses saillies, <em>&quot;Me raconte pas ta life, man !&quot;,<\/em> s&#39;impose dans le phras&eacute; ordinaire jusqu&#39;&agrave; devenir le th&egrave;me de sonneries t&eacute;l&eacute;phoniques. Zeitoun fait mieux encore. Dans la m&eacute;diocrit&eacute; ambiante, il rep&egrave;re Chim&egrave;ne Badi, sa toute premi&egrave;re signature pour AZ. L&#39;un de ses plus gros coups avec Grand Corps Malade, rep&eacute;r&eacute; en 2006.<\/p>\n<p>\n\t\t\tA la t&ecirc;te d&#39;AZ, Zeitoun refuse qu&#39;on dise qu&#39;il est <em>&quot;un patron de label&quot;.<\/em> Il se veut <em>&quot;producteur &agrave; l&#39;ancienne&quot;<\/em> et accepte volontiers les comparaisons avec Eddie Barclay. Lui aussi a ses f&ecirc;tes, les f&ecirc;tes AZ, <em>&quot;les f&ecirc;tes &agrave; Val&eacute;ry&quot;,<\/em> dit-on. Elles co&ucirc;tent cher, pr&egrave;s de 50 000 euros, mais, une fois par an, elles lui permettent, &agrave; lui et au label, de briller. Celle du 28 juin 2007 &agrave; Bobino est la plus belle de toutes. Ce soir-l&agrave;, Amy Winehouse, magnifique, offre l&#39;un des plus beaux concerts de sa carri&egrave;re. Entour&eacute; de ses amis du show-biz, abreuv&eacute; de champagne, Val&eacute;ry jubile. A la fin du set, il emm&egrave;ne Pascal N&egrave;gre voir sa prot&eacute;g&eacute;e backstage. Le patron d&#39;Universal se pr&eacute;sente, n&#39;en finit plus d&#39;&eacute;num&eacute;rer ses titres de gloire.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\tAmy le coupe : <em>&quot;Hey, mec, tu pourrais pas juste me trouver de la drogue ?&quot;<\/em> Zeitoun se marre. <em>&quot;C&#39;est pour &ccedil;a que je l&#39;aimais,<\/em> dit-il. <em>Elle &eacute;tait naturelle, authentique.&quot;<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t\tLe patron d&#39;AZ oublie juste un d&eacute;tail, qui a son importance. A l&#39;origine, il ne voulait pas d&#39;Amy Winehouse. Quand ses employ&eacute;s en charge de l&#39;international, enthousiastes, sont venus lui faire &eacute;couter l&#39;album <em>Back to Black,<\/em> il les a envoy&eacute;s balader. <em>&quot;Elle va nous planter la promo, ce n&#39;est pas la peine&quot;,<\/em> a-t-il lanc&eacute;. Ils ont insist&eacute;, plusieurs fois. Il s&#39;est &eacute;nerv&eacute;, n&#39;a rien voulu entendre pendant des semaines. C&#39;est finalement l&#39;intervention express de Pascal N&egrave;gre qui permettra au disque de sortir en France.<\/p>\n<p>\n\t\t\tPour N&egrave;gre, Zeitoun avait perdu la main depuis plus d&#39;un an. Il le lui avait d&eacute;j&agrave; dit, &agrave; plusieurs reprises. Il lui reprochait de trop sortir, d&#39;arriver trop tard et trop fatigu&eacute;. Il lui reprochait aussi de ne pas traiter ses artistes les plus vendeurs avec assez d&#39;&eacute;gards, raison pour laquelle G&eacute;rald de Palmas et Michel Sardou avaient quitt&eacute; le label. <em>&quot;J&#39;ai l&#39;impression que c&#39;est lui la star, pas moi&quot;,<\/em> avait l&acirc;ch&eacute; le chanteur de droite en claquant la porte. Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, outre <em>Popstars,<\/em> Zeitoun a eu sa propre &eacute;mission de poker sur Canal Jimmy. Il a aussi tourn&eacute; dans quatre films et a m&ecirc;me racont&eacute; sa <em>life<\/em> sur un blog.<\/p>\n<p>\n\t\t\tPour N&egrave;gre, une telle exposition &eacute;tait envisageable tant que les succ&egrave;s s&#39;encha&icirc;naient. Mais ce n&#39;&eacute;tait plus le cas. L&#39;album de Christophe, qui avait co&ucirc;t&eacute; pr&egrave;s de 500 000 euros, s&#39;&eacute;tait mal vendu. L&#39;op&eacute;ration de casting &quot;Je veux signer chez AZ&quot; n&#39;avait pas eu le r&eacute;sultat escompt&eacute;. Pendant que Mercury allait de carton en carton gr&acirc;ce &agrave; Ben l&#39;Oncle Soul, Nolwenn Leroy ou Thomas Dutronc, AZ ne faisait plus rentrer d&#39;argent. Val&eacute;ry le savait et en souffrait. A un ami proche, il a confi&eacute; avoir l&#39;impression de ne plus savoir <em>&quot;la mettre au fond&quot;. <\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p>\n\t\t\t\t<em>&quot;Oui, les deux derni&egrave;res ann&eacute;es ont &eacute;t&eacute; difficiles,<\/em> conc&egrave;de-t-il, <em>mais combien y a-t-il eu de bonnes ann&eacute;es avant ? Dix-huit. Dix-huit bonnes ann&eacute;es contre deux mauvaises. Et on me vire&#8230;&quot;<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\t\t\tA une autre &eacute;poque, Zeitoun aurait sans doute dispos&eacute; de plus de temps pour se refaire. Dans le contexte actuel, alors qu&#39;Universal &eacute;tait en train de racheter EMI, le couperet est tomb&eacute;. <em>&quot;Depuis qu&#39;il est au board d&#39;Universal, N&egrave;gre a besoin de montrer qu&#39;il tient les r&ecirc;nes,<\/em> dit un salari&eacute; d&#39;AZ. <em>&Ccedil;a ne valait pas le coup de s&#39;emmerder avec Val&eacute;ry, un petit Fran&ccedil;ais, &agrave; la t&ecirc;te d&#39;un label que les Am&eacute;ricains ont toujours eu du mal &agrave; comprendre car il n&#39;existe pas chez eux.&quot; &quot;Parce que les disques se vendent moins, on aseptise le show business, on remplace les personnalit&eacute;s par des types ternes, lisses&quot;,<\/em> s&#39;attriste Fr&eacute;d&eacute;ric Beigbeder.<\/p>\n<p>\n\t\t\tMais Val Pacino, comme le surnomme l&#39;&eacute;crivain, a promis de revenir. Il a d&eacute;j&agrave; re&ccedil;u une demi-douzaine de propositions de jobs et travaille activement &agrave; l&#39;&eacute;criture d&#39;un sc&eacute;nario de film sur la nuit. <em>&quot;Je ne suis pas encore mort&quot;,<\/em> nous avait-il dit avant toute chose au t&eacute;l&eacute;phone.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\thttp:\/\/www.lesinrocks.com\/actualite\/actu-article\/t\/73586\/date\/2011-12-04\/article\/valery-zeitoun-portrait-dun-enfant-terrible-de-lindustrie-du-disque\/<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Val&eacute;ry Zeitoun: portrait d&#39;un enfant terrible de l&#39;industrie du disque &nbsp; &nbsp; F&ecirc;tard magnifique et grande gueule notoire, le producteur Val&eacute;ry Zeitoun a &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute; d&rsquo;Universal le mois dernier. Etait-il devenu trop flamboyant pour un milieu de plus en plus aseptis&eacute; ou avait-il simplement perdu la main ? &nbsp; &quot;Vous m&#39;appelez pour quoi ?&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16493,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[139,21,10,22,14,1],"tags":[],"class_list":["post-3304","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cannes","category-etats-unis","category-france","category-musique","category-paris","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3304","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3304"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3304\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3304"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3304"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3304"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}