{"id":34460,"date":"2026-10-01T05:41:47","date_gmt":"2026-10-01T05:41:47","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=34460"},"modified":"2026-10-01T05:41:47","modified_gmt":"2026-10-01T05:41:47","slug":"le-grand-chanteur-cheikh-el-afrit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-grand-chanteur-cheikh-el-afrit\/","title":{"rendered":"LE GRAND CHANTEUR CHEIKH EL AFRIT"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<\/div><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n<hr\/>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<p> <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/harissa.com\/harissatheque\/GRANDC1.jpg\"\/><\/p>\n<p>cheikh el afrit chante lalgilla sidi khouya<\/p>\n<p><b>N\u00e9 dans le quartier juif de Tunis, son p\u00e8re Sallem Rozio est d&rsquo;origine marocaine \u2014 il vient du village de Mghira pr\u00e8s d&rsquo;Agadir \u2014 et sa m\u00e8re Story Khalfon est d&rsquo;origine libyenne[1]. Lorsque son p\u00e8re regagne le Maroc, sa m\u00e8re reste \u00e0 Tunis avec la charge suppl\u00e9mentaire de deux gar\u00e7ons et une fille n\u00e9s de deux pr\u00e9c\u00e9dents mariages. De retour \u00e0 Tunis, son p\u00e8re veut ramener son fils au Maroc mais ce dernier, qui a alors cinq ans, pr\u00e9f\u00e8re rester avec sa m\u00e8re dans le besoin.<br \/> ne fr\u00e9quentant jamais l&rsquo;\u00e9cole, il vend les p\u00e2tisseries au miel pr\u00e9par\u00e9es par sa m\u00e8re[1] \u00e0 travers les ruelles du quartier juif pour aider \u00e0 nourrir sa famille m\u00eame si le maigre p\u00e9cule qu&rsquo;il ram\u00e8ne ne suffit gu\u00e8re. Aussi loue-t-il ses bras, comme d&rsquo;autres enfants, pour moudre du caf\u00e9 au pilon de bois dans une petite fabrique de torr\u00e9faction.<br \/> Gr\u00e2ce \u00e0 sa m\u00e8re, il apprend \u00e0 chanter puis participe aux chorales des synagogues[1]. D&rsquo;anciens artistes juifs lui font partager leur savoir, ce qui permet au jeune Issim de se produire dans les concerts et galas publics et priv\u00e9s o\u00f9 il conna\u00eet le succ\u00e8s, notamment gr\u00e2ce \u00e0 son interpr\u00e9tation de chansons tunisiennes aux paroles coquines[1]. Pour se donner du c\u0153ur \u00e0 l&rsquo;ouvrage sur son lieu de travail, il fredonne des m\u00e9lodies et sa voix force l&rsquo;admiration de ses compagnons[1] qui le surnomment affectueusement El Afrit (\u00ab Le D\u00e9mon \u00bb) non dans le sens mal\u00e9fique du terme mais dans celui de l&rsquo;excellence dans son domaine, autrement dit \u00ab Le G\u00e9nie \u00bb, mot qui vient de jinn qui est un synonyme de afrit.<\/p>\n<p> \u00c0 20 ans, il d\u00e9cide d&rsquo;entreprendre une carri\u00e8re artistique et re\u00e7oit le qualificatif de cheikh signifiant dans le jargon musical \u00ab celui qui est d\u00e9tenteur du savoir \u00bb et qui est d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 tout chanteur \u00e9m\u00e9rite. S&rsquo;il appr\u00e9cie le ton incantatoire et lancinant du malouf, il ne lui d\u00e9pla\u00eet pas de reprendre certaines chansons l\u00e9g\u00e8res \u00e0 la mode, faisant les d\u00e9lices de son public lors des nombreuses mariages et galas qu&rsquo;il anime. Il chante la vie et les passions contrari\u00e9es, forgeant des images \u00e9vocatrices et pleines de m\u00e9lancolie<br \/> Il meurt le 2 juillet 1939 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de l&rsquo;Ariana des suites d&rsquo;une bronchite. Enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re du Borgel \u00e0 Tunis, il laisse un r\u00e9pertoire \u00e9clectique de 480 chansons qui fait de lui l&rsquo;un des plus grands interpr\u00e8tes de la musique tunisienne <\/b><\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<hr\/>\n<blockquote>\n<blockquote><\/blockquote>\n<\/blockquote>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>cheikh el afrit chante lalgilla sidi khouya N\u00e9 dans le quartier juif de Tunis, son p\u00e8re Sallem Rozio est d&rsquo;origine marocaine \u2014 il vient du village de Mghira pr\u00e8s d&rsquo;Agadir \u2014 et sa m\u00e8re Story Khalfon est d&rsquo;origine libyenne[1]. 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