{"id":3470,"date":"2011-12-22T15:41:41","date_gmt":"2011-12-22T15:41:41","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3470"},"modified":"2011-12-22T15:41:41","modified_gmt":"2011-12-22T15:41:41","slug":"les-femmes-esperent-avoir-leur-part-du-printemps-arabe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-femmes-esperent-avoir-leur-part-du-printemps-arabe\/","title":{"rendered":"Les femmes esp\u00e8rent avoir leur part du printemps arabe"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes femmes esp&egrave;rent avoir leur part du printemps arabe<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"texte\" style=\"line-height: 20px; margin-top: 5px; margin-right: 0px; margin-bottom: 5px; margin-left: 0px; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, Verdana, sans-serif; text-align: left; background-color: rgb(255, 255, 255); \">\n<p style=\"line-height: 1.5em; margin-bottom: 0px; \">\n\t\tUn tambour r&eacute;sonne lors d&#39;une f&ecirc;te de pr&eacute;paratifs nuptiaux dans le centre de Tripoli. Des femmes chantent et s&#39;appr&ecirc;tent &agrave; peindre au henn&eacute; les pieds et les mains de la future &eacute;pouse.<br \/>\n\t\tFrappant dans ses mains en attendant que la mari&eacute;e apparaisse, Sarah Burruin, 23 ans, n&#39;a qu&#39;un souhait pour les femmes de la Libye de l&#39;apr&egrave;s-Kadhafi.<br \/>\n\t\t&quot;Je veux l&#39;&eacute;galit&eacute; pour les femmes. Tout ce que font les hommes, je veux que les femmes aient aussi le droit de le faire. Notre heure est venue&quot;, souhaite l&#39;&eacute;tudiante en ing&eacute;nierie.<br \/>\n\t\tEn Libye comme en Egypte et en Tunisie, les femmes se demandent quelles seront pour elles les cons&eacute;quences du printemps arabe.<br \/>\n\t\tDepuis que les anciens dirigeants ont &eacute;t&eacute; chass&eacute;s, nombreux sont ceux -particuli&egrave;rement en Occident- qui redoutent que ce vide de pouvoir ne favorise l&#39;arriv&eacute;e de groupes islamistes dont les objectifs seraient contraires aux droits des femmes.<br \/>\n\t\tEn Tunisie, o&ugrave; le printemps arabe est n&eacute; dans le mouvement ayant abouti &agrave; la chute du pr&eacute;sident Zine Ben Ali, les femmes la&iuml;ques se sont mobilis&eacute;es pour d&eacute;fendre leur mode de vie &agrave; l&#39;occidentale apr&egrave;s la victoire des islamistes d&#39;Ennahda aux l&eacute;gislatives.<br \/>\n\t\tElles demandent notamment aux formations politiques de garantir la loi de 1956 garantissant l&#39;&eacute;galit&eacute; hommes-femmes.<br \/>\n\t\t&quot;Jamais je n&#39;ai &eacute;t&eacute; aussi inqui&egrave;te qu&#39;aujourd&#39;hui pour la libert&eacute; des femmes&quot;, reconna&icirc;t Sa&iuml;da Garrache, avocate et militante de l&#39;Association tunisienne des femmes d&eacute;mocrates.<br \/>\n\t\t&quot;La menace est partout. Sur ce que portent les femmes, sur ce qu&#39;elles pensent. Si vous n&#39;&ecirc;tes pas avec eux (les islamistes), ils vous insultent, vous harc&egrave;lent. Je me suis d&eacute;j&agrave; fait injurier dans la rue &agrave; cause de choses que j&#39;ai dites &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision.&quot;<br \/>\n\t\tEnnahda a promis de ne pas imposer de r&egrave;gles islamiques strictes et de respecter les droits des femmes, mais de nombreuses femmes la&iuml;ques n&#39;y croient pas.<br \/>\n\t\t&quot;Pour l&#39;instant, Ennahda ne peut pas faire de menaces parce que tout le monde se retournerait contre eux. Mais ils pourraient faire quelque chose plus tard. Notre mode de vie pourrait bien &ecirc;tre menac&eacute;&quot;, estime Houda Ben Zid, qui travaille dans l&#39;assurance et porte le hidjab.<br \/>\n\t\t&quot;&Eacute;NORME D&Eacute;FI&quot;<br \/>\n\t\tEn Egypte o&ugrave; se d&eacute;roulent des &eacute;lections l&eacute;gislatives, les Fr&egrave;res musulmans et les ultras-conservateurs salafistes du parti Al Nour revendiquent la majorit&eacute; des si&egrave;ges apr&egrave;s les deux premi&egrave;du scrutin.<br \/>\n\t\tLes deux partis r&eacute;clament une soci&eacute;t&eacute; plus islamique et une vie publique moralis&eacute;e mais assurent qu&#39;ils ne comptent pas imposer de r&egrave;gles strictes ni forcer les femmes &agrave; porter le voile.<br \/>\n\t\tMais de l&#39;avis des activistes, les femmes &eacute;gyptiennes subissent d&eacute;j&agrave; l&#39;un des sorts les moins enviables au monde, tant sont r&eacute;pandues les violences conjugales, le harc&egrave;lement et la discrimination au travail comme vis-&agrave;-vis de la loi.<br \/>\n\t\tHors des grandes villes, les mariages forc&eacute;s de jeunes filles restent fr&eacute;quents.<br \/>\n\t\tS&#39;il ne fait gu&egrave;re de doute que les islamistes joueront un r&ocirc;le de premier plan dans les trois Etats d&#39;Afrique du Nord agit&eacute;s par le printemps arabe, les situations sont toutefois &agrave; nuancer au cas par cas.<br \/>\n\t\tLes observateurs soulignent ainsi que la soci&eacute;t&eacute; libyenne est plus conservatrice que celles d&#39;Egypte et de Tunisie.<br \/>\n\t\t&quot;Les femmes &eacute;gyptiennes sont fortes. Ici, ce n&#39;est pas la Libye. Si les islamistes demandent des lois plus strictes pour les femmes, la soci&eacute;t&eacute; &eacute;gyptienne ne l&#39;acceptera pas&quot;, estime Samah Ahmed, employ&eacute; des postes &eacute;gyptiennes.<br \/>\n\t\t&quot;Nous n&#39;accepterons rien de tel, et nous irions dans la rue pour le faire savoir&quot;, pr&eacute;vient-il.<br \/>\n\t\t&quot;EVEILLER LES CONSCIENCES&quot;<br \/>\n\t\tEn Libye, alors que le pays entame une longue reconstruction apr&egrave;s huit mois de guerre, les femmes &eacute;difient leur projet de soci&eacute;t&eacute;.<br \/>\n\t\tDe nombreuses organisations f&eacute;minines sont apparues depuis la chute de Mouammar Kadhafi, avec des salles de r&eacute;union, des conf&eacute;rences de sensibilisation et des ateliers sur les questions sociales, politiques et &eacute;conomiques.<br \/>\n\t\t&quot;Pour le moment, nous demandons seulement que les femmes soit suffisamment repr&eacute;sent&eacute;es aux &eacute;lections. C&#39;est d&eacute;j&agrave; un &eacute;norme d&eacute;fi&quot;, souligne Amira Alchokri, confondatrice de l&#39;ONG Phoenix, bas&eacute;e &agrave; Tripoli.<br \/>\n\t\tL&#39;association, dit-elle, a r&eacute;cemment envoy&eacute; des milliers d&#39;invitations &agrave; une conf&eacute;rence gratuite sur le th&egrave;me &quot;Connaissez vos droits&quot;, mais seule une cinquantaine de femmes se sont pr&eacute;sent&eacute;es.<br \/>\n\t\t&quot;En cette p&eacute;riode d&eacute;licate, on pourrait penser que ce sujet aurait pouss&eacute; les femmes &agrave; venir. Les femmes sont devenues trop paresseuses pour agir, parce qu&#39;elles pensent que leurs voix ne seront pas entendues, ne feront aucune diff&eacute;rence. Eveiller les consciences, c&#39;est &agrave; cela que nous travaillons en ce moment.&quot;<br \/>\n\t\tDe l&#39;avis d&#39;In&egrave;s Miloud, &eacute;tudiante de 21 ans, le changement a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute;. Dans la petite ville d&#39;Yfrane o&ugrave; elle habite, dans les montagnes de l&#39;Ouest libyen, les femmes sortent davantage qu&#39;avant la r&eacute;volution, lorsqu&#39;elles restaient confin&eacute;es aux t&acirc;ches domestiques &agrave; la maison.<br \/>\n\t\t&quot;Avant, je me levais, j&#39;allais &agrave; l&#39;universit&eacute; et je rentrais &agrave; la maison. Aujourd&#39;hui, je suis dehors toute la journ&eacute;e. Ma m&egrave;re me dit que je suis comme un gar&ccedil;on.&quot;<br \/>\n\t\tLa jeune femme a fond&eacute; une association de promotion des droits des femmes dans sa r&eacute;gion.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les femmes esp&egrave;rent avoir leur part du printemps arabe &nbsp; Un tambour r&eacute;sonne lors d&#39;une f&ecirc;te de pr&eacute;paratifs nuptiaux dans le centre de Tripoli. Des femmes chantent et s&#39;appr&ecirc;tent &agrave; peindre au henn&eacute; les pieds et les mains de la future &eacute;pouse. 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