{"id":3534,"date":"2012-01-03T17:15:21","date_gmt":"2012-01-03T17:15:21","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3534"},"modified":"2012-01-03T17:15:21","modified_gmt":"2012-01-03T17:15:21","slug":"israel-la-revolte-contre-les-hommes-en-noir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/israel-la-revolte-contre-les-hommes-en-noir\/","title":{"rendered":"Isra\u00ebl La r\u00e9volte contre les hommes en noir"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"object-header\">\n<p>\n\t\tIsra&euml;l La r&eacute;volte contre les hommes en noir<\/p>\n<p>\n\t\tFace aux pressions croissantes exerc&eacute;es par les juifs ultraorthodoxes sur les femmes dans l&rsquo;espace public, la soci&eacute;t&eacute; civile se mobilise.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"object-content text text-item\">\n<p>\n\t\tCertains l&rsquo;appellent d&eacute;j&agrave; la &laquo;Rosa Parks&raquo; isra&eacute;lienne, du nom de cette femme noire qui avait lanc&eacute; le mouvement des droits civiques dans le Sud raciste des Etats-Unis. En 1955, elle s&rsquo;&eacute;tait assise dignement au premier rang d&rsquo;un bus, alors que les Noirs n&rsquo;avaient droit qu&rsquo;aux si&egrave;ges du fond.<\/p>\n<p>\n\t\tDans son petit appartement sans chauffage d&rsquo;un immeuble triste de la banlieue de J&eacute;rusalem, Yocheved Horowitz, une ultraorthodoxe de 51 ans,re&ccedil;oit en gardant son anorak. Tr&egrave;s religieuse, fille et petite-fille de rabbins (dont les portraits ornent le mur), les cheveux cach&eacute;s sous une perruque, elle n&rsquo;a que des livres d&rsquo;&eacute;tudes juives sur les &eacute;tag&egrave;res d&rsquo;une pi&egrave;ce vide. Ni journal ni t&eacute;l&eacute;. Dans son milieu, cette m&egrave;re de six enfants &agrave; l&rsquo;allure paisible est une vraie r&eacute;volutionnaire. <strong>Il y a quelques semaines,<\/strong> elle a os&eacute; prendre place &agrave; l&rsquo;avant du bus municipal o&ugrave; les Haredim <em>(&laquo;Ceux qui craignent Dieu&raquo;, <\/em>ultraorthodoxes) ont impos&eacute; une s&eacute;gr&eacute;gation sexuelle sur certaines lignes qui traversent leurs quartiers : les hommes &agrave; l&rsquo;avant, les femmes &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re. Une s&eacute;gr&eacute;gation jug&eacute;e ill&eacute;gale par la Cour supr&ecirc;me, laquelle est toutefois rest&eacute;e ambigu&euml; sur le sujet : la s&eacute;paration reste tol&eacute;r&eacute;e si tout le monde est d&rsquo;accord&hellip;<\/p>\n<p class=\"inter\">\n\t\t<strong>Insultes et crachats<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tYocheved Horowitz, mari&eacute;e par ses parents &agrave; 17 ans, s&eacute;par&eacute;e d&rsquo;un premier mari violent &#8211; &laquo;<em>c&rsquo;&eacute;tait tr&egrave;s difficile de divorcer, je faisais honte &agrave; ma famille&raquo;<\/em>, dit-elle &#8211; puis remari&eacute;e &agrave; un homme &eacute;galement tr&egrave;s orthodoxe, d&eacute;fend le juda&iuml;sme : <em>&laquo;La place de la femme dans la religion est magnifique, <\/em>dit-elle. <em>Mais ces groupes hassidiques, ces sectes, interpr&egrave;tent des commentaires du Talmud pour utiliser de fa&ccedil;on manipulatrice ce qu&rsquo;ont dit la Torah et les Sages. Ces gens expliquent que le sexe f&eacute;minin n&rsquo;a pas de valeur, qu&rsquo;il doit &ecirc;tre mis &agrave; l&rsquo;&eacute;cart, que la femme bonne, celle qui craint Dieu, fait tout ce que veut le mari. Il a tout le pouvoir. Et les femmes religieuses, qui ne sont pas &eacute;duqu&eacute;es, le croient et l&rsquo;acceptent.&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tYocheved Horowitz raconte sa premi&egrave;re exp&eacute;rience &agrave; bord du bus num&eacute;ro 3 : <em>&laquo;Je suis mont&eacute;e, je ne savais pas que c&rsquo;&eacute;tait un bus &quot;casher&quot;. J&rsquo;aime les si&egrave;ges isol&eacute;s. Je me suis assise derri&egrave;re le conducteur. Deux hommes ont commenc&eacute; &agrave; m&rsquo;insulter, des femmes sont venues me dire de me mettre &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re. Je n&rsquo;ai pas boug&eacute;, mais je tremblais. C&rsquo;est normal, pour nous, que les hommes et les femmes ne soient pas assis &agrave; c&ocirc;t&eacute;. Mais pourquoi les hommes ont-ils d&eacute;cid&eacute; que l&rsquo;avant leur &eacute;tait r&eacute;serv&eacute; et que les femmes devaient &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re?&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tElle cite les textes du Talmud et de la Torah pour rappeler que la loi juive, la <em>Halakha<\/em>, interdit d&rsquo;humilier les femmes. Depuis lors, elle continue son combat contre la s&eacute;gr&eacute;gation. <em>&laquo;J&rsquo;ai re&ccedil;u de nombreux messages encourageants d&rsquo;orthodoxes de ma communaut&eacute;, et mon mari me soutient, gr&acirc;ce &agrave; Dieu !<\/em><em>Nous ne pouvons pas utiliser la violence, c&rsquo;est p&eacute;ch&eacute;.&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tLes menaces des &laquo;hommes en noir&raquo; &#8211; le surnom des ultraorthodoxes toujours habill&eacute;s de redingotes et chapeaux sombres -, qui veulent exclure les femmes de l&rsquo;espace public, sont devenues en une semaine un sujet d&rsquo;inqui&eacute;tude nationale en Isra&euml;l. D&rsquo;autant qu&rsquo;il y a aussi le cas de Tanya Rosenblit, une &eacute;tudiante moderne et non religieuse qui, par hasard, est mont&eacute;e dans un bus rempli d&rsquo;ultraorthodoxes entre Ashdod et J&eacute;rusalem. Quand ils lui ont demand&eacute; d&rsquo;aller s&rsquo;asseoir avec les femmes &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re, elle a refus&eacute;, et s&rsquo;est fait alors traiter de &laquo;<em>pute non juive&raquo;<\/em>. Le chauffeur a d&ucirc; s&rsquo;arr&ecirc;ter et appeler la police. Enfin, les larmes, le 23 d&eacute;cembre &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, de la petite Na&rsquo;ama Margolese, une blondinette fr&ecirc;le de 8 ans, ont secou&eacute; le pays. Na&rsquo;ama, sur le chemin de son &eacute;cole religieuse de Beit Shemesh, s&rsquo;est fait cracher dessus par des extr&eacute;mistes pour cause de <em>&laquo;tenue immodeste&raquo;<\/em> : sa jupe ne serait pas assez longue, ses manches trop courtes&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\tLes malheurs de cette fille d&rsquo;Am&eacute;ricains install&eacute;s en Isra&euml;l par conviction religieuse dans une ville de 80 000 habitants pr&egrave;s de J&eacute;rusalem, o&ugrave; vivent de nombreux Haredim, ont &eacute;t&eacute; la goutte d&rsquo;eau en trop. Cette fois, la classe politique tout enti&egrave;re s&rsquo;est dite choqu&eacute;e, et le Premier ministre, &laquo;Bibi&raquo; N&eacute;tanyahou, lui-m&ecirc;me est mont&eacute; au cr&eacute;neau contre les <em>&laquo;groupes extr&eacute;mistes&raquo;<\/em>.<\/p>\n<p class=\"inter\">\n\t\t<strong>&laquo;Isra&euml;l ne sera pas l&rsquo;Iran !&raquo;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tComme lors du printemps arabe ou du mouvement des indign&eacute;s isra&eacute;liens, l&rsquo;&eacute;t&eacute; dernier, Facebook mobilise les consciences. L&rsquo;acteur Tsviki Levin a ouvert la page &laquo;1000 Isra&eacute;liens pour aller prot&eacute;ger la petite Na&rsquo;ama &agrave; Beit Shemesh&raquo; parce que, dit-il, <em>&laquo;elle est le symbole d&rsquo;un danger qui menace toute la soci&eacute;t&eacute;&raquo;<\/em>. Son appel a &eacute;t&eacute; entendu au-del&agrave; de ses esp&eacute;rances. Le 27 d&eacute;cembre, ils n&rsquo;&eacute;taient pas 1 000 mais 10 000 dans les rues de Beit Shemesh. Tzipi Livni, leader de l&rsquo;opposition, et Limor Livnat, ministre de la Culture du gouvernement N&eacute;tanyahou, &eacute;taient pr&eacute;sentes, ensemble, pour d&eacute;noncer l&rsquo;exclusion. Avec un mot d&rsquo;ordre dans la foule : <em>&laquo;Isra&euml;l ne sera pas l&rsquo;Iran !&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tLa semaine derni&egrave;re, le gouvernement a ordonn&eacute; au maire de Beit Shemesh d&rsquo;enlever une pancarte qui signale le trottoir o&ugrave; doivent marcher les femmes et qui leur interdit de passer devant la synagogue. Quand les policiers l&rsquo;ont d&eacute;croch&eacute;e, les hommes en noir les ont attaqu&eacute;s en les traitant de <em>&laquo;nazis &raquo;, b<\/em>lessant au passage un cameraman de t&eacute;l&eacute;vision.<\/p>\n<p>\n\t\tQuel est le probl&egrave;me ? Cachez ces femmes, disent en substance ces extr&eacute;mistes au nom de leur interpr&eacute;tation sexiste des textes de la religion juive &#8211; et de leur peur de la tentation sexuelle&hellip; Retirez les femmes des affiches dans la rue (ce qui a &eacute;t&eacute; fait &agrave; J&eacute;rusalem). Interdisez-leur de passer devant les synagogues (c&rsquo;est le cas de Beit Shemesh). Faites-les asseoir au fond des bus. <strong>Interdisez<\/strong>-leur d&rsquo;assister aux fun&eacute;railles en pr&eacute;sence d&rsquo;hommes : une plainte a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e par une femme refoul&eacute;e loin du cercueil. Proposez-leur des trottoirs et des files s&eacute;par&eacute;es aux caisses des supermarch&eacute;s. Sans parler de piscines ou de plages r&eacute;serv&eacute;es selon les jours et selon les sexes.<\/p>\n<p>\n\t\tUn autre scandale a r&eacute;cemment &eacute;clat&eacute; quand des soldats ont refus&eacute; d&rsquo;assister &agrave; un r&eacute;cital de femmes et ont demand&eacute; qu&rsquo;on interdise dor&eacute;navant &agrave; leurs camarades de sexe f&eacute;minin de chanter en public&hellip; M&ecirc;me des responsables religieux ont tiqu&eacute;. Tel le rabbin David Bigman, qui a pris sa plume dans la revue des f&eacute;ministes religieuses, <em>Kolech<\/em>, expliquant, &agrave; partir des textes talmudiques et rabbiniques, qu&rsquo;<em>&laquo;il n&rsquo;y a aucune raison d&rsquo;interdire aux hommes d&rsquo;assister &agrave; un concert d&rsquo;une cantatrice lorsqu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une situation de nature &eacute;rotique et s&eacute;ductrice&raquo;.<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tSi les extr&eacute;mistes sont une minorit&eacute; au sein du monde religieux, celle-ci est bruyante et agressive. &laquo;<em>Cela existe depuis longtemps,<\/em> assure Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques &agrave; l&rsquo;universit&eacute; (autrefois religieuse) de Bar-Ilan, pr&egrave;s de Tel-Aviv, et auteur d&rsquo;un livre sur le sujet, <em>Isra&euml;l : Les hommes en noir<\/em> (Presses de Sciences-Po). <em>Mais ce qu&rsquo;on d&eacute;couvre aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que ce monde haredi est de plus en plus revendicatif. Les ultraorthodoxes gagnent du terrain.&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tLeur croissance d&eacute;mographique commence &agrave; faire peur &agrave; la majorit&eacute; la&iuml;que. Avec sept enfants, en moyenne, par famille, ils sont en expansion. En Isra&euml;l, un enfant sur cinq va dans une &eacute;cole primaire religieuse. <em>&laquo;Tous les religieux ne sont pas extr&eacute;mistes, mais on voit une mont&eacute;e de l&rsquo;intol&eacute;rance<\/em>, constate Tamar Rotem, journaliste au quotidien <em>Haaretz<\/em>, qui vient elle-m&ecirc;me d&rsquo;une famille orthodoxe. <em>La panique actuelle na&icirc;t d&rsquo;une prise de conscience de l&rsquo;opinion: la s&eacute;gr&eacute;gation des femmes n&rsquo;est plus une affaire interne haredi, elle concerne maintenant la population en g&eacute;n&eacute;ral.&raquo;<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tUne offensive de l&rsquo;archa&iuml;sme est en cours au c&oelig;ur d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; fond&eacute;e sur une id&eacute;e sioniste la&iuml;que en rupture avec les juifs traditionnels des ghettos. Une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; les femmes effectuent leur service militaire et o&ugrave; &#8211; premi&egrave;re historique &#8211; l&rsquo;ancien Pr&eacute;sident, Moshe Katsav, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; sept ans de prison pour avoir harcel&eacute; et viol&eacute; des collaboratrices. Il a &eacute;t&eacute; incarc&eacute;r&eacute; tout r&eacute;cemment. Les Isra&eacute;liens se r&eacute;veillent avec des fanatiques qui crachent sur les femmes et les petites filles. Pourtant, l&rsquo;extr&eacute;misme religieux s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; manifest&eacute; avec l&rsquo;assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, et la violence des colons juifs dans les territoires palestiniens. Jusque-l&agrave;, le gouvernement N&eacute;tanyahou, qui tient gr&acirc;ce &agrave; une coalition de partis religieux (Shas et Union de la Torah), s&rsquo;&eacute;tait content&eacute; de molles d&eacute;nonciations. <em>&laquo;C&rsquo;est toute l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; d&rsquo;Isra&euml;l, <\/em>explique Marius Schattner, qui a retrac&eacute; cette bataille politique dans <em>l&rsquo;Autre conflit : la&iuml;cs contre religieux<\/em> (Andr&eacute; Versaille &eacute;diteur). <em>L&rsquo;Etat veut renforcer le caract&egrave;re juif du pays, mais la majorit&eacute; la&iuml;que rejette ce monde ultraorthodoxe.&raquo;<\/em><\/p>\n<p class=\"inter\">\n\t\t<strong>R&eacute;veil gouvernemental<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLes derni&egrave;res provocations ont semble-t-il lev&eacute; cette <em>&laquo;ambigu&iuml;t&eacute;&raquo;<\/em>. La&iuml;cs et religieux sortent de leur silence et manifestent contre la violence. Un conseil interminist&eacute;riel sur la question des femmes a &eacute;t&eacute; mis en place sous la direction de Limor Livnat. Le gouvernement r&eacute;affirme que leur exclusion est inacceptable, le pr&eacute;sident Shimon P&eacute;r&egrave;s envoie un message solennel : <em>&laquo;Aucun homme n&rsquo;a le droit de forcer une femme &agrave; s&rsquo;asseoir o&ugrave; il veut. En tant que juif et en tant que pr&eacute;sident de l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l, je ne peux accepter un tel ph&eacute;nom&egrave;ne.&raquo;<\/em> Les religieux, eux aussi, prennent position contre cet apartheid antifemmes. Adina Bar Shalom, fille du c&eacute;l&egrave;bre rabbin Ovadia Yosef, le chef spirituel du Shas, d&eacute;clare que <em>&laquo;la Torah &eacute;l&egrave;ve les femmes et ne dit pas par quelle porte de bus on doit entrer&raquo;.<\/em><\/p>\n<p>\n\t\tA Beit Shemesh, Myriam Shafer, une jeune m&egrave;re de famille ultraorthodoxe de six enfants, confie qu&rsquo;elle se sent mieux assise avec les femmes, tout en demandant qu&rsquo;on arr&ecirc;te les groupes extr&eacute;mistes : <em>&laquo;Il faut mettre fin &agrave; la violence.&raquo;<\/em> Les ministres des partis religieux vont consoler la famille de Na&rsquo;ama. Un grand mouvement d&eacute;mocratique contre la violence et l&rsquo;extr&eacute;misme &eacute;merge. Qui peut avoir des &eacute;chos impr&eacute;visibles : ainsi, Benyamin N&eacute;tanyahou d&eacute;clare d&eacute;sormais qu&rsquo;<em>&laquo;il n&rsquo;y a pas de place pour l&rsquo;exclusion d&rsquo;aucune personne dans l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra&euml;l, et en particulier de la moiti&eacute; de la population&raquo;. Une d&eacute;claration certes apaisante, mais pour le politologue Ilan Greilsammer, &laquo;quand tout le monde se pr&eacute;occupe de savoir o&ugrave; les femmes s&rsquo;assoient dans les bus, cela &eacute;vite de parler des n&eacute;gociations de paix qui sont au point mort&raquo;.&nbsp;<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Isra&euml;l La r&eacute;volte contre les hommes en noir Face aux pressions croissantes exerc&eacute;es par les juifs ultraorthodoxes sur les femmes dans l&rsquo;espace public, la soci&eacute;t&eacute; civile se mobilise. 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