{"id":3542,"date":"2012-01-03T18:20:23","date_gmt":"2012-01-03T18:20:23","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3542"},"modified":"2012-01-04T06:52:09","modified_gmt":"2012-01-04T06:52:09","slug":"tunisie-une-bataille-decisive-face-aux-salafistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisie-une-bataille-decisive-face-aux-salafistes\/","title":{"rendered":"Tunisie. Une bataille d\u00e9cisive face aux salafistes"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"contentheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\tTunisie. Une bataille d&eacute;cisive face aux salafistes<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<td align=\"right\" class=\"buttonheading\" width=\"100%\">\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"contentpaneopen\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\">\n<div class=\"jwDisqusArticleCounter\">\n<div class=\"clr\">\n\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t\t\t\tLa Facult&eacute; des lettres de Manouba est actuellement occup&eacute;e par des salafistes qui veulent imposer le port du niqab dans les cours et ont agress&eacute; le doyen, l&rsquo;historien Habib Kazdaghli&hellip; Les autorit&eacute;s tardent &agrave; intervenir.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tPar <strong>Monia Halioui<\/strong>*<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<hr width=\"160\" \/>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tRappel des faits&hellip; C&rsquo;est &agrave; la fin octobre que la question du niqab fait son apparition &agrave; la Facult&eacute; des lettres, des arts et des humanit&eacute;s de Manouba (environs de Tunis), autour du refus d&rsquo;une jeune &eacute;tudiante de d&eacute;voiler son visage en cours.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe 2 novembre, le doyen r&eacute;unit les membres &eacute;lus du conseil scientifique, repr&eacute;sentants aussi bien les &eacute;tudiants que les professeurs. Le r&egrave;glement int&eacute;rieur qui est alors adopt&eacute; interdit le niqab dans les salles de cours et lors des examens, mais permet ainsi de le porter dans tous les autres espaces de la facult&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tL&rsquo;universit&eacute; propose par ailleurs de mettre &agrave; disposition des &eacute;tudiants, &agrave; une tr&egrave;s courte distance de la facult&eacute;, un espace de pri&egrave;re d&eacute;cent, commun &agrave; tous les &eacute;tablissements universitaires de Manouba.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<strong>Bousculades et menaces verbales et physiques <\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tRien n&rsquo;y fait, les &eacute;v&egrave;nements s&rsquo;encha&icirc;nent et la situation se d&eacute;grade&#8230;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe 28 novembre, un groupe d&rsquo;une centaine de personnes &ndash; pour la plupart non inscrites &agrave; la facult&eacute; &ndash; interrompt bruyamment les cours et emp&ecirc;che la tenue des examens.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe 29 novembre, les personnes &eacute;trang&egrave;res &agrave; la facult&eacute; &agrave; qui l&rsquo;on tente d&rsquo;interdire l&rsquo;entr&eacute;e forcent le passage et bousculent le doyen. Les enseignants d&eacute;cident, alors, de protester contre la violence des attaques par une gr&egrave;ve.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe 6 d&eacute;cembre, les &laquo;sit-inneurs&raquo;, d&eacute;j&agrave; bien install&eacute;s dans les bureaux de l&rsquo;administration, d&eacute;cident cette fois-ci d&rsquo;interdire au doyen l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; son bureau. Une fois de plus c&rsquo;est l&rsquo;option de la violence qui est choisie : bousculade, menace verbale et physique&hellip; Un enseignant sera m&ecirc;me transport&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tPersonnel administratif et enseignants constatent la confiscation de leurs locaux et l&rsquo;impossibilit&eacute; pour eux de poursuivre leur mission quotidienne au service des &eacute;tudiants.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe conseil scientifique &eacute;largi d&eacute;cide de fermer la facult&eacute; et de demander, alors qu&rsquo;il s&rsquo;y &eacute;tait toujours refus&eacute; jusque l&agrave;, l&rsquo;intervention des forces de s&eacute;curit&eacute; publique afin d&rsquo;&eacute;vacuer les intrus.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe gouvernement sortant est rest&eacute; sourd et indiff&eacute;rent &agrave; cet appel. Depuis le 6 d&eacute;cembre, les cours sont interrompus et les locaux administratifs occup&eacute;s. Le doyen, le personnel administratif, les enseignants et les 8.000 &eacute;tudiants attendent en vain.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<strong>Les salafistes saturent l&rsquo;espace universitaire<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tQue l&rsquo;on ne s&rsquo;y trompe pas. Ce qui se joue ici n&rsquo;est pas d&rsquo;ordre religieux mais d&rsquo;ordre politique.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLes salafistes qui occupent la facult&eacute; ont install&eacute; micros et enceintes pour ass&eacute;ner leurs v&eacute;rit&eacute;s premi&egrave;res et leurs certitudes &agrave; grand renfort de d&eacute;cibels. Il n&rsquo;y a de place ni pour le questionnement, ni pour le doute, encore moins pour l&rsquo;humilit&eacute;. Il n&rsquo;y a pas m&ecirc;me de place pour le silence, il faut saturer l&rsquo;espace.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLes salafistes ne veulent pas savoir que les membres du conseil scientifique sont &eacute;lus et que leurs d&eacute;cisions sont l&eacute;gitimes. Ils ne veulent pas entendre parler des probl&egrave;mes de p&eacute;dagogie, d&rsquo;&eacute;thique, de s&eacute;curit&eacute; ou tout simplement de pratique que pose le port du niqab en cours.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLes salafistes n&rsquo;ont que faire des discours sur le contrat social qui lie une soci&eacute;t&eacute; &agrave; son enseignement ou sur le contrat moral qui fonde le rapport de respect et de confiance entre un enseignant et un &eacute;tudiant. Ils vous r&eacute;pondront que les &eacute;tudiantes sont &laquo;souill&eacute;es&raquo; par le regard des professeurs.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tNon, vraiment, ils ne connaissent pas le doute. Ils imposent leur loi par la force, sans &eacute;tat d&rsquo;&acirc;me. Ils ont, il est vrai, un objectif &agrave; atteindre et un agenda &agrave; tenir.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tCar l&rsquo;enjeu est majeur et la bataille d&eacute;cisive. Ce qui est vis&eacute; ici, c&rsquo;est un changement pur et simple de l&rsquo;enseignement et plus globalement un changement radical des rapports sociaux. Dor&eacute;navant il n&rsquo;y aurait plus de professeur et d&rsquo;&eacute;l&egrave;ve, plus de m&eacute;decin et de patient, plus de camarades, plus de coll&egrave;gues, plus de voisins&hellip; Il n&rsquo;y aurait que des &laquo;m&acirc;les&raquo; et des &laquo;femelles&raquo; tr&egrave;s t&ocirc;t diff&eacute;renci&eacute;s et s&eacute;par&eacute;s. Les hommes seraient d&rsquo;&eacute;ternels loups en rut et les femmes de perp&eacute;tuelles mineures app&eacute;tissantes. Toute la soci&eacute;t&eacute; devrait &ecirc;tre r&eacute;organis&eacute;e &agrave; travers ce prisme !<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tL&rsquo;enseignement au sens large est l&rsquo;institution la plus investie en Tunisie. Sur le plan symbolique comme sur le plan mat&eacute;riel. A la fois par l&rsquo;Etat et par la soci&eacute;t&eacute; civile. A bien des &eacute;gards, c&rsquo;est notre plus grande richesse nationale. Les familles de tous horizons sont pr&ecirc;tes &agrave; sacrifier beaucoup pour l&rsquo;&eacute;ducation de leurs enfants, filles ou gar&ccedil;ons.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tIl s&rsquo;agit donc de d&eacute;fendre cette institution et de pr&eacute;server ce tr&eacute;sor. De rappeler que nos universit&eacute;s sont des sanctuaires du savoir auxquels l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; des Tunisiens tient passionn&eacute;ment. Il suffit pour s&rsquo;en convaincre de se souvenir de la mobilisation des m&egrave;res de famille en juin dernier, fermement d&eacute;cid&eacute;es &agrave; faire r&eacute;ussir la session du baccalaur&eacute;at en pleine tourmente r&eacute;volutionnaire.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe savoir se nourrit de questions, pas de dogmes. Le savoir se nourrit d&rsquo;&eacute;changes, pas de s&eacute;gr&eacute;gations. Si l&rsquo;on touche aux fondamentaux de notre institution &eacute;ducative que sont la mixit&eacute;, la neutralit&eacute;, l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; et le respect c&rsquo;est le socle de la soci&eacute;t&eacute; tunisienne qui se fissure. Aujourd&rsquo;hui la facult&eacute; de Manouba, demain, &agrave; qui le tour ?<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<strong>Le silence assourdissant des autorit&eacute;s <\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tTr&egrave;s t&ocirc;t, de nombreux partis politiques ainsi que l&rsquo;Union g&eacute;n&eacute;rale des travailleurs tunisiens (Ugtt, centrale syndicale la plus importante du pays) manifestent leur inqui&eacute;tude et leur solidarit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tMoncef Marzouki, militant des droits de l&rsquo;homme et pr&eacute;sident du Congr&egrave;s pour la R&eacute;publique (Cpr), lors d&rsquo;une communication t&eacute;l&eacute;phonique avec le doyen Habib Kazdaghli, le 30 novembre dernier, avait tenu &agrave; &laquo;(apporter son) total soutien au doyen et aux enseignants de la facult&eacute; de Manouba&raquo;, avant d&rsquo;ajouter : &laquo;les hordes sauvages qui occupent ill&eacute;galement la facult&eacute; doivent savoir que la Tunisie est un pays de droit et qu&rsquo;aucune personne ou groupe ne peuvent surseoir &agrave; ses r&egrave;gles ou &agrave; l&rsquo;autonomie de l&rsquo;universit&eacute;&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tC&rsquo;&eacute;tait, il est vrai, avant son accession &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. A peine un mois plus tard les choses ont l&eacute;g&egrave;rement chang&eacute;. Le d&eacute;sormais pr&eacute;sident Moncef Marzouki, d&eacute;j&agrave; en campagne et sans doute soucieux de ne pas froisser les amis de ses amis, fait une premi&egrave;re &oelig;illade aux int&eacute;ress&eacute;s en assurant les femmes en niqab de sa bienveillante protection avant de d&eacute;clarer au &lsquo;&lsquo;Journal du Dimanche&rsquo;&rsquo;, le 18 d&eacute;cembre 2011 : &laquo;Cette histoire de niqab rel&egrave;ve de la libert&eacute; individuelle de chacune. Qu&rsquo;on en finisse et qu&rsquo;on parle de sujets importants. Celui-ci est tout &agrave; fait marginal&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tCette d&eacute;claration signe-t-elle le d&eacute;saveu du conseil scientifique pourtant compos&eacute; de membres &eacute;lus ? Signifie-t-elle que l&rsquo;universit&eacute; n&rsquo;est d&eacute;sormais plus libre de choisir son r&egrave;glement int&eacute;rieur ? Donne-t-elle une prime aux rapports de force et &agrave; l&rsquo;intimidation ?<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tIl est permis de se poser ces questions au vu des atermoiements du nouvel ex&eacute;cutif tunisien.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<strong>Le ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur fait la sourde oreille<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe 26 d&eacute;cembre, Ali La&acirc;rayedh, tout nouveau ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur, semble donner le ton dans une d&eacute;claration salu&eacute;e. Il promet une tol&eacute;rance z&eacute;ro pour les personnes qui &laquo;menacent la s&eacute;curit&eacute; des citoyens&raquo; ou qui &laquo;bloquent les administrations&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLe lendemain, le doyen Habib Kazdaghli lui adresse un courrier dans lequel il appelle &agrave; faire &eacute;vacuer les intrus (sur la trentaine d&rsquo;occupants, 5 au plus sont inscrits &agrave; la facult&eacute;) afin de s&eacute;curiser les locaux, reprendre sereinement les cours et r&eacute;organiser les sessions d&rsquo;examens. Il n&rsquo;a toujours pas obtenu de r&eacute;ponse.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tLes enseignants sont d&eacute;termin&eacute;s &agrave; sauver l&rsquo;ann&eacute;e universitaire et &agrave; pr&eacute;server l&rsquo;universit&eacute; des querelles partisanes, mais ne peuvent envisager une r&eacute;ouverture de la facult&eacute; dans le climat d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; qui y r&egrave;gne. Les autorit&eacute;s quant &agrave; elles, ne semblent toujours pas press&eacute;es d&rsquo;intervenir pour d&eacute;fendre l&rsquo;universit&eacute; tunisienne, ni tr&egrave;s soucieuses du sort des 8.000 &eacute;tudiants de Manouba pris en otage par une infime minorit&eacute;, d&eacute;cidement tr&egrave;s m&eacute;nag&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<em>* Ancienne enseignante &agrave; Ihec, pharmacienne.&nbsp;<\/em><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Tunisie. Une bataille d&eacute;cisive face aux salafistes &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; La Facult&eacute; des lettres de Manouba est actuellement occup&eacute;e par des salafistes qui veulent imposer le port du niqab dans les cours et ont agress&eacute; le doyen, l&rsquo;historien Habib Kazdaghli&hellip; Les autorit&eacute;s tardent &agrave; intervenir. Par Monia Halioui* &nbsp; &nbsp; Rappel des faits&hellip;&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16602,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[232,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-3542","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-habib-kazdaghli","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3542","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3542"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3542\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16602"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3542"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3542"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3542"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}