{"id":3718,"date":"2016-11-03T03:42:39","date_gmt":"2016-11-03T03:42:39","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3718"},"modified":"2016-11-03T03:25:24","modified_gmt":"2016-11-03T03:25:24","slug":"ma-journee-dans-les-bus-de-jerusalem","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/ma-journee-dans-les-bus-de-jerusalem\/","title":{"rendered":"Ma journ\u00e9e dans les bus de J\u00e9rusalem"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"description\">\n<p>\n\t\t<strong>Ma journ&eacute;e dans les bus de J&eacute;rusalem <\/strong>(info # 01180) [Exclusivit&eacute;]<\/p>\n<p>\n\t\tPar Sandra Ores<strong>&copy;<\/strong><strong>Me<\/strong><strong>tula <\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews <\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"description\">\n<p>\n\t\t<strong>Ma journ&eacute;e dans les bus de J&eacute;rusalem <\/strong>(info # 01180) [Exclusivit&eacute;]<\/p>\n<p>\n\t\tPar Sandra Ores<strong>&copy;<\/strong><strong>Me<\/strong><strong>tula <\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews <\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tAujourd&rsquo;hui, en Isra&euml;l, dans une d&eacute;mocratie moderne, certaines femmes subissent quotidiennement des atteintes &agrave; leur dignit&eacute;, du fait de leur statut de femme. C&rsquo;est le cas dans certains bus publics, reliant des quartiers juifs ultra-orthodoxes. Ne sont concern&eacute;es qu&rsquo;une dizaine de lignes &agrave; travers le pays (parmi une centaine dans la seule capitale) ; il convient donc de ne pas exag&eacute;rer la gravit&eacute; du ph&eacute;nom&egrave;ne, ni de tirer des conclusions globales sur la d&eacute;mocratie en Isra&euml;l, qui n&rsquo;ont strictement aucune relation causale avec la probl&eacute;matique envisag&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tIl ne faut pas non plus tomber dans l&rsquo;extr&ecirc;me oppos&eacute;, qui consisterait &agrave; la passer sous silence, ou &agrave; la naniser, au risque de la voir prendre de l&rsquo;ampleur et contaminer d&rsquo;autres espaces pr&eacute;serv&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tDans les bus concern&eacute;s, les hommes et les femmes voyagent s&eacute;par&eacute;ment, les hommes &ndash; chose surprenante ? &ndash; se r&eacute;servant les meilleures places, les plus espac&eacute;es et confortables, &agrave; l&rsquo;avant, confinant la gent f&eacute;minine, telle dans un poulailler, parqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re des v&eacute;hicules.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tCes pratiques de s&eacute;paration des genres reposent &agrave; l&rsquo;origine sur une d&eacute;viance extr&eacute;miste dans l&rsquo;interpr&eacute;tation d&rsquo;une loi de la Torah, stipulant qu&rsquo;un homme ne doit pas toucher une femme, &agrave; moins qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse de la sienne. La r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;observance de ce pr&eacute;cepte, pouss&eacute;e &agrave; l&rsquo;exc&egrave;s, conduit &agrave; perp&eacute;trer une absurdit&eacute;, faisant place &agrave; l&rsquo;obnubilation, dans l&rsquo;oubli du sens commun.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tCette semaine, pour en avoir le c&oelig;ur net &ndash; vous commencez &agrave; me conna&icirc;tre, je pr&eacute;f&egrave;re me rendre l&agrave; o&ugrave; les &eacute;v&eacute;nements se produisent &ndash; j&rsquo;ai pass&eacute; toute une journ&eacute;e &agrave; voyager dans J&eacute;rusalem, &agrave; bord de ces bus o&ugrave; les hommes chapeaut&eacute;s, v&ecirc;tus de noir, si&egrave;gent &agrave; l&rsquo;avant, et les femmes &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tIl s&rsquo;agit de v&eacute;hicules publics, g&eacute;r&eacute;s par la plus grande compagnie isra&eacute;lienne d&rsquo;autobus, <em>Egged<\/em>. Sillonnant ces quartiers d&rsquo;un bus &agrave; un autre, je brave les coutumes de ces gens, et prends syst&eacute;matiquement place &agrave; l&rsquo;avant du bus ; le plus fr&eacute;quemment assise &agrave; l&rsquo;une des quatre places se faisant face, en carr&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tPendant la totalit&eacute; de mon incursion, j&rsquo;ai joui de beaucoup d&rsquo;espace, personne ne venant prendre place &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLorsque je saisis une place &laquo; trop proche &raquo; de l&rsquo;un de ces messieurs, j&rsquo;occasionne un lourd silence g&ecirc;n&eacute;, me fustigeant alentour ; apr&egrave;s quelques secondes d&rsquo;h&eacute;sitation, pendant lesquelles le cerveau du m&acirc;le d&rsquo;en face cherche &agrave; prendre une d&eacute;cision rapide, genre : &laquo; que dois-je faire ? &raquo;, l&rsquo;homme se l&egrave;ve invariablement, s&rsquo;&eacute;loignant le plus possible de ma personne.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tCelui-l&agrave;, un rang derri&egrave;re, se cache derri&egrave;re le feuillet qu&rsquo;il gardait dans sa main, cet autre, ne tenant plus, se retourne vers le dossier de son si&egrave;ge, se levant sur ses deux jambes, et me pr&eacute;sente son dos pendant les vingt minutes de trajet commun ; son voisin a pivot&eacute; de 90&deg; afin de lib&eacute;rer son regard de mon apparence sacril&egrave;ge.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tCertains choisissent de rester debout, en d&eacute;pit des si&egrave;ges libres, et d&rsquo;accuser les &agrave;-coups de la conduite, plut&ocirc;t que de poser leur s&eacute;ant sur le si&egrave;ge dans ma proximit&eacute;. M&ecirc;me les si&egrave;ges d&rsquo;en face demeurent d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment vides, par la seule raison de ma pr&eacute;sence.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tPour eux, je ne suis pas &agrave; ma place, et ce, sans le moindre doute. Si quelques hommes oseront me regarder de travers &ndash; que fais-je donc parmi les hommes ? &ndash; d&rsquo;autres m&rsquo;&eacute;vinceront de leur champ de vision, comme si je n&rsquo;existais pas.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLeur comportement &agrave; mon endroit s&rsquo;av&egrave;re unanime &ndash; sans la moindre exception, une journ&eacute;e durant, ils m&rsquo;&eacute;viteront. Je d&eacute;range. Je me sens, pour la premi&egrave;re fois, r&eacute;duite &agrave; mon seul genre. Etranget&eacute; ! Plus rien d&rsquo;autre ne me d&eacute;finit : je suis un corps femelle.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tPlus un &ecirc;tre humain me d&eacute;pla&ccedil;ant dans une ville, d&rsquo;un point A &agrave; un point B, mais une cr&eacute;ature susceptible de provoquer des d&eacute;sirs charnels interdits, s&rsquo;introduisant dans l&rsquo;esprit de mes compagnons de route. Vous parlez d&rsquo;un sentiment.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tJe suis habill&eacute;e de la t&ecirc;te aux pieds, &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;une religieuse. Leur attitude suscite en moi un bref instant de culpabilit&eacute;. Serais-je provocatrice ? Aurais-je brav&eacute; un interdit sacr&eacute; ? Je balaye cependant rapidement ce doute de la manche de mon manteau, me rappelant que je me trouve dans un autobus, et non dans une synagogue, en d&eacute;pit des apparences trompeuses.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tS&rsquo;agit-il de la volont&eacute; de respecter la loi juive de la mani&egrave;re la plus stricte et assidue possible ? Chacun, certes, reste libre de ses croyances. Sauf lorsque cet exercice se pratique aux d&eacute;pens d&rsquo;autrui, &agrave; mes d&eacute;pens et &agrave; celui de toutes mes s&oelig;urs du sexe faible.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tCar je n&rsquo;ai jamais rien connu de moins commode et de plus humiliant que d&rsquo;avoir &agrave; monter exclusivement par l&rsquo;arri&egrave;re de l&rsquo;engin, pour aller s&rsquo;affranchir du paiement du ticket, en traversant &ndash; comment faire autrement ? &ndash; les rangs des m&acirc;les dominants, puis de devoir, &agrave; nouveau mais en sens inverse, traverser le v&eacute;hicule en mouvement.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLe premier bus dans lequel fut instaur&eacute;e la s&eacute;paration des genres en Isra&euml;l fut mis en service il y a quatorze ans, &agrave; J&eacute;rusalem. C&rsquo;&eacute;taient alors des lignes priv&eacute;es, g&eacute;r&eacute;es par des communaut&eacute;s <em>har&eacute;di<\/em> (ultraorthodoxes) ; elles se d&eacute;velopp&egrave;rent &agrave; travers le pays.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLes compagnies au d&eacute;ploiement national, <em>Egged<\/em> et <em>Dan<\/em>, institu&egrave;rent elles aussi des lignes &laquo; <em>mehadrin<\/em> &raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire des lignes o&ugrave; l&rsquo;on pr&eacute;conisait la s&eacute;paration entre les genres, reliant diff&eacute;rentes communaut&eacute;s <em>har&eacute;di<\/em>.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tEntre 1997 et 2007, ces lignes ont prolif&eacute;r&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; ce que des cas de violences verbales et physiques, inflig&eacute;es &agrave; celles qui refusaient de se plier &agrave; ces r&egrave;gles s&eacute;gr&eacute;gationnistes, ne se multiplient et ne soient r&eacute;v&eacute;l&eacute;s au grand jour.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tAu cours de ma journ&eacute;e dans les autobus &#8211; je n&rsquo;ai aucune intention de mentir -, personne ne m&rsquo;a insult&eacute;e ni ne m&rsquo;a couverte de crachats. Une &laquo; chance &raquo;, que n&rsquo;ont pas toutes les femmes refusant de s&rsquo;asseoir dans la section qui leur est<em>r&eacute;serv&eacute;e<\/em>.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLes t&eacute;moignages de femmes humili&eacute;es sont nombreux, &agrave; l&rsquo;instar de celui de l&rsquo;&eacute;crivaine orthodoxe Naomi Ragen, somm&eacute;e sans &eacute;gard de rejoindre le fond du bus. Elle soumit alors une p&eacute;tition &agrave; la Cour Supr&ecirc;me de Justice isra&eacute;lienne, avec quatre autres femmes, par le biais de l&rsquo;association IRAC, Israel Religious Action Center (le Centre Religieux Isra&eacute;lien d&rsquo;Action), contre <em>Egged<\/em> et contre le minist&egrave;re des Transports.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tA la suite d&rsquo;une longue bataille judiciaire, la Cour Supr&ecirc;me de Justice, en janvier 2011, d&eacute;clara ill&eacute;gale la s&eacute;gr&eacute;gation par le genre impos&eacute;e sur des lignes publiques.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tJ&rsquo;ai observ&eacute; que certaines femmes cherchaient &agrave; monter directement par la porte arri&egrave;re du bus ; d&rsquo;autres me regarderont d&rsquo;un air dubitatif, relativement &agrave; la place que j&rsquo;occupe, sous leur foulard ou leur b&eacute;ret en crochet, quand je n&rsquo;&eacute;coperai pas d&rsquo;un regard carr&eacute;ment malveillant.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLa jeune &eacute;tudiante Moriah, une activiste de l&rsquo;IRAC, se sent parfois seule dans son combat. Elle qui emprunte r&eacute;guli&egrave;rement ces lignes, en prenant soin de s&rsquo;asseoir toujours &agrave; l&rsquo;avant du bus, afin d&rsquo;encourager les autres femmes &agrave; rejeter ces principes sexistes, moyen&acirc;geux, et issus d&rsquo;une d&eacute;viance obsessionnelle du juda&iuml;sme. Elle a parfois l&rsquo;impression de se battre pour changer une situation que ses cong&eacute;n&egrave;res elles-m&ecirc;mes ne souhaitent pas voir &eacute;voluer.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tElle rapporte toutefois que son organisation, ou encore l&rsquo;association &laquo; Take a seat &raquo; (Prends un si&egrave;ge), cr&eacute;&eacute;e par une &eacute;tudiante j&eacute;rusal&eacute;mite apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; verbalement agress&eacute;e dans un bus, re&ccedil;oivent de nombreux appels de soutien, de la part de femmes des milieux religieux.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLe 6 janvier dernier, dans la ville de Beit Shemesh &ndash; une ville accueillant une forte population <em>har&eacute;di<\/em>, situ&eacute;e &agrave; vingtaine de kilom&egrave;tres de J&eacute;rusalem &ndash;, un groupe de 250 femmes, de tous &acirc;ges et de tous degr&eacute;s de religiosit&eacute;, s&rsquo;est rassembl&eacute; sur la place centrale de la conurbation. Elles se sont livr&eacute;es &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation d&rsquo;une<a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=pZd0kLWP01c\"><em>flash mob<\/em><\/a>&ndash; rassemblement d&rsquo;un groupe de personnes dans un lieu public afin d&rsquo;y effectuer des actions convenues d&rsquo;avance, avant de se disperser rapidement &#8211; effectuant une chor&eacute;graphie sur la musique de Queen &laquo; <em>Don&rsquo;t Stop Me Now<\/em> &raquo; (Ne m&rsquo;arr&ecirc;te pas maintenant). Cette manifestation publique avait pour but de protester contre les discriminations subies par les femmes sous des pr&eacute;textes religieux.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tElle faisait suite au rassemblement de milliers de personnes, dans la m&ecirc;me ville, qui d&eacute;siraient se porter en faux contre l&rsquo;exclusion des femmes de la place publique. A Beit Shemesh, un panneau avait &eacute;t&eacute; install&eacute; dans un quartier religieux, stipulant l&rsquo;affectation des trottoirs par genre : un trottoir pour les hommes, l&rsquo;autre qu&rsquo;ils nous attribuaient.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tDes incidents se poursuivant parall&egrave;lement du fait de la m&ecirc;me communaut&eacute; orthodoxe, comme l&rsquo;agression d&rsquo;une petite fille de huit ans, victime de crachats sur le chemin de l&rsquo;&eacute;cole, car, selon ses agresseurs, elle n&rsquo;&eacute;tait pas v&ecirc;tue assez modestement.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;empi&egrave;tement de la religion sur le domaine public, s&rsquo;illustrant par une s&eacute;v&egrave;re s&eacute;gr&eacute;gation des femmes, participe malheureusement d&rsquo;une tendance s&rsquo;&eacute;tant r&eacute;cemment amplifi&eacute;e en Isra&euml;l. Des soldats religieux quittent des c&eacute;r&eacute;monies de l&rsquo;arm&eacute;e impliquant des femmes qui chantent &ndash; avec la b&eacute;n&eacute;diction de rabbins, dont un a d&rsquo;ailleurs d&eacute;clar&eacute;, la semaine derni&egrave;re, qu&rsquo;il &eacute;tait pr&eacute;f&eacute;rable que ces jeunes hommes choisissent la mort, plut&ocirc;t que d&rsquo;assister &agrave; une telle repr&eacute;sentation.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tUn autre rabbin, proche de la petite minorit&eacute; des &eacute;coles talmudiques (Yeshivah) dont les &eacute;l&egrave;ves acceptent de ne pas se soustraire au service militaire obligatoire, a affirm&eacute;, ce mercredi, &quot;que si on interdisait (ce qui est le cas) aux soldats pratiquants de quitter les c&eacute;r&eacute;monies durant lesquelles des femmes chantent, il valait mieux que tous les religieux ne fassent pas l&rsquo;arm&eacute;e&quot;.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tDes cas sont par ailleurs signal&eacute;s, de soldats refusant de se soumettre &agrave; des ordres qui leur sont intim&eacute;s par des officiers femmes.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tAucun doute sens&eacute; ne peut exister quant &agrave; l&rsquo;impossibilit&eacute; de g&eacute;rer une arm&eacute;e <em>&agrave; la carte<\/em>, dans laquelle il faudrait s&rsquo;occuper des desiderata de chaque cat&eacute;gorie d&rsquo;appel&eacute;s, plut&ocirc;t que de guerroyer contre nos nombreux ennemis. A mon sens, il faut aller dans le sens de ce rabbin, et refuser d&rsquo;enr&ocirc;ler les religieux (pas tous) ne reconnaissant pas &agrave; l&rsquo;autre sexe l&rsquo;&eacute;galit&eacute; absolue et indiscutable des droits.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tMais il faudrait aussi, par souci d&rsquo;&eacute;quit&eacute;, priver tous ceux qui refusent de servir dans Tsahal, telle que l&rsquo;Arm&eacute;e isra&eacute;lienne se pr&eacute;sente depuis sa cr&eacute;ation &ndash; autrement que pour des raisons d&rsquo;aptitude ou parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; appel&eacute;s &agrave; servir &ndash; de tout subside gouvernemental quel qu&rsquo;il soit.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tDes ph&eacute;nom&egrave;nes de s&eacute;paration forc&eacute;e des sexes se d&eacute;roulent &eacute;galement dans des dispensaires, parmi lesquels des salles d&rsquo;attente attribu&eacute;es &agrave; chaque genre sont instaur&eacute;es. Les images de femmes dans les publicit&eacute;s disparaissent par ailleurs graduellement des murs de J&eacute;rusalem.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tCes pratiques sexistes ne rassemblent toutefois pas l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des populations religieuses isra&eacute;liennes. Les manifestations r&eacute;centes &agrave; Beit Shemesh l&rsquo;ont clairement d&eacute;montr&eacute;, tandis que des rabbins responsables condamnent sans appel les pratiques s&eacute;gr&eacute;gationnistes.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tSi votre voisin de palier est incapable de dominer ses pulsions lorsqu&rsquo;il vous croise dans l&rsquo;escalier, il sera plac&eacute; dans un h&ocirc;pital psychiatrique ou en prison. Ce que d&eacute;sire une frange non n&eacute;gligeable de la communaut&eacute; orthodoxe &ndash; je vous rappelle qu&rsquo;aucun homme n&rsquo;a accept&eacute; de s&rsquo;asseoir &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s durant toute la journ&eacute;e que j&rsquo;ai pass&eacute;e dans les bus &ndash; consiste &agrave; vous emp&ecirc;cher de sortir de chez vous, et de partager avec elle l&rsquo;espace vital. Le pav&eacute; aux obs&eacute;d&eacute;s !<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tJusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, et depuis l&rsquo;&eacute;poque de David Ben Gourion, les relations entre la&iuml;cs et orthodoxes, en Isra&euml;l, &eacute;taient bas&eacute;es sur un statuquo, respect&eacute; par les deux communaut&eacute;s. Ce que l&rsquo;on note derni&egrave;rement, est qu&rsquo;une partie du monde religieux ne se contente plus de ce statuquo et tente d&rsquo;imposer sa vision du monde &agrave; la rue. Une autre portion de la sph&egrave;re orthodoxe est tent&eacute;e par la m&ecirc;me d&eacute;marche, alors qu&rsquo;une troisi&egrave;me la rejette totalement et affirme vouloir perp&eacute;tuer le statuquo.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tDans ces conditions, il appartient &agrave; l&rsquo;Etat d&rsquo;imposer &eacute;galement la loi &agrave; toutes les composantes de la soci&eacute;t&eacute;. Reste que dans la conjoncture politique interne dans laquelle se d&eacute;bat l&rsquo;Etat h&eacute;breu, tous les &eacute;quilibres sont instables, et la gouvernance est difficile. Reste aussi qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas d&rsquo;alternative &agrave; une d&eacute;mocratie forte sachant faire respecter ses r&egrave;gles. Car une soci&eacute;t&eacute; dans laquelle l&rsquo;application de la loi serait laiss&eacute;e aux administr&eacute;s irait vers son d&eacute;membrement.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tMalheureusement, une portion des Juifs orthodoxes, y compris leurs guides spirituels, d&eacute;montre, jour apr&egrave;s jour, qu&rsquo;elle n&rsquo;a rien &agrave; faire de ces consid&eacute;rations.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Ma journ&eacute;e dans les bus de J&eacute;rusalem (info # 01180) [Exclusivit&eacute;] Par Sandra Ores&copy;Metula News Agency &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16680,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[12,129,1],"tags":[],"class_list":["post-3718","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-israel","category-sandra-ores","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3718","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3718"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3718\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16680"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3718"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3718"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3718"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}