{"id":3722,"date":"2012-01-24T04:46:03","date_gmt":"2012-01-24T04:46:03","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3722"},"modified":"2012-01-24T04:46:56","modified_gmt":"2012-01-24T04:46:56","slug":"les-filles-du-calvaire-de-pierre-combescot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-filles-du-calvaire-de-pierre-combescot\/","title":{"rendered":"Les filles du Calvaire de Pierre Combescot"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<table border=\"0\" cellpadding=\"10\" cellspacing=\"1\" class=\"texte\" id=\"myfirsttable\" width=\"95%\">\n<tbody>\n<tr valign=\"top\">\n<td bgcolor=\"#ffffff\" class=\"aleft\">\n\t\t\t\t<span class=\"titre\">Les filles du Calvaire<\/span> de <span class=\"texteLien\">Pierre Combescot<\/span><!-- EOF SUMMARY DIV with highlights of the livre --><!-- EOF crit principale exits --><br \/>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\">\n<p class=\"critprinc\">\n\t\t\t\t\t<b>Madame Maud<\/b><\/p>\n<p>\t\t\t\t\tIl y a des livres qui une fois referm&eacute;s vous laissent un souvenir imp&eacute;rissable, un sentiment de manque, ils vous laissent cette sensation d&rsquo;avoir v&eacute;cu &agrave; travers ces pages quelque chose d&rsquo;ind&eacute;finissable, ce sentiment d&rsquo;avoir v&eacute;cu une exp&eacute;rience que l&rsquo;on aurait aim&eacute; ne jamais voir s&rsquo;achever. &laquo; Les filles du Calvaire &raquo; est de ceux-l&agrave;, un roman tout simplement &agrave; part.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tIl est impossible de r&eacute;sumer les 507 pages denses de ce livre.<br \/>\n\t\t\t\t\tDisons que l&rsquo;intrigue est rassembl&eacute;e autour du personnage de Madame Maud, propri&eacute;taire du bistrot des Trap&eacute;zistes dans le quartier des Filles-du-Calvaire, juive tunisienne dont la grand-m&egrave;re, Emma Boccara, alimenta jadis la chronique de La Goulette. Autour d&#39;elle, un petit monde interlope et color&eacute; o&ugrave; se c&ocirc;toient artistes du cirque d&rsquo;Hiver tout proche, souteneurs, prostitu&eacute;s des deux sexes, rabbins, danseuses, flics et commer&ccedil;ants. Mille et une destin&eacute;es qui emplissent ce livre baroque, dans le Paris de la premi&egrave;re moiti&eacute; du si&egrave;cle. Les bas-fonds parisiens, truanderie et prostitution, y sont d&eacute;peints sous une forme po&eacute;tique et unique.<br \/>\n\t\t\t\t\tCe roman est frappant par la grande richesse de ses personnages. Pierre Combescot semble en effet avoir pris un r&eacute;el plaisir &agrave; enrichir leur histoire, l&rsquo;auteur faisant preuve d&rsquo;une grande g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; &agrave; leur &eacute;gard. On navigue &agrave; travers le temps et l&rsquo;espace, Tunis fin XIXe, Naples sous Mussolini, Nice, Paris pendant la &laquo; joyeuse collaboration &raquo;, un r&eacute;gal.<br \/>\n\t\t\t\t\tLa construction du livre elle aussi est appr&eacute;ciable, tant tout ce petit monde se retrouve &laquo; tiss&eacute; &raquo; les uns aux autres, sans r&eacute;ellement le savoir. Plus la lecture avance, plus l&rsquo;addiction devient forte, je n&rsquo;avais plus ressenti cela depuis la fabuleux Middlesex de Jeffrey Eugenides, on a du mal &agrave; rel&acirc;cher ces &laquo; filles du Calvaire &raquo;.<br \/>\n\t\t\t\t\tQuant aux personnages, il y en a tellement, avec leurs histoires, leurs caract&egrave;res, leurs envies, leurs passions, leurs vices, qu&rsquo;il est difficile de tous les citer. Mes pr&eacute;f&eacute;rences vont &agrave; la flamboyante Emma Boccara, au douteux Inspecteur Changarnier de la Mondaine, dit &laquo; le Chinois &raquo;, Pierrot le &laquo;Phoque &raquo; ou encore le fameux D&eacute;d&eacute;.<br \/>\n\t\t\t\t\tLe style est brillant, avec cette part de po&eacute;sie mais &eacute;galement d&rsquo;argot pour mieux rentrer dans l&#39;&eacute;poque et le milieu distill&eacute; dans ce roman.On se croirait dans une peinture de Toulouse Lautrec avec sa Goulue et Valentin le d&eacute;soss&eacute;.<br \/>\n\t\t\t\t\tComme rien ne vaut mieux que les mots, voici un bref extrait se d&eacute;roulant lorsque le clown Zampone qui a indirectement provoqu&eacute; sa mort dans une ultime pirouette au destin se retrouve cern&eacute; par les chemises noires :<br \/>\n\t\t\t\t\t&laquo; J&rsquo;ai v&eacute;cu dix fois plus intens&eacute;ment que tout ce qui est vivant et je meurs mille fois plus profond&eacute;ment. J&rsquo;ai aim&eacute; la vie mais ma plus grande joie aura &eacute;t&eacute; de la rompre comme, tant de fois, je me suis amus&eacute; &agrave; briser le silence par le rire. Je ne connais ni le chagrin, ni l&rsquo;all&eacute;gresse, le plaisir non plus que la douleur, mais je peux pleurer, jubiler, rire et g&eacute;mir tout &agrave; la fois, immens&eacute;ment. Je suis le CIRQUE ! &raquo;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tIl y a tant d&rsquo;autres passages &agrave; citer&hellip;<br \/>\n\t\t\t\t\tJe suis d&rsquo;ailleurs surpris qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de critique car il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;un excellent moment de litt&eacute;rature, couronn&eacute; du Prix Goncourt 1991.<br \/>\n\t\t\t\t\tUn roman original vraiment &agrave; d&eacute;couvrir, un &eacute;norme coup de coeur.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Les filles du Calvaire de Pierre Combescot &nbsp; Madame Maud Il y a des livres qui une fois referm&eacute;s vous laissent un souvenir imp&eacute;rissable, un sentiment de manque, ils vous laissent cette sensation d&rsquo;avoir v&eacute;cu &agrave; travers ces pages quelque chose d&rsquo;ind&eacute;finissable, ce sentiment d&rsquo;avoir v&eacute;cu une exp&eacute;rience que l&rsquo;on aurait aim&eacute; ne jamais&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16682,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[23,14,1],"tags":[],"class_list":["post-3722","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-litterature","category-paris","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3722","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3722"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3722\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16682"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3722"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3722"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3722"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}