{"id":3836,"date":"2012-02-09T05:08:56","date_gmt":"2012-02-09T05:08:56","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=3836"},"modified":"2012-02-09T05:08:56","modified_gmt":"2012-02-09T05:08:56","slug":"tunisie-ses-touristes-lui-manquent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisie-ses-touristes-lui-manquent\/","title":{"rendered":"Tunisie : ses touristes lui manquent"},"content":{"rendered":"<p>\n\tTunisie : ses touristes lui manquent<\/p>\n<p>\n\tLa r&eacute;volution du Jasmin a eu un effet d&eacute;sastreux sur l&#39;activit&eacute; touristique. Pourtant, les &eacute;trangers n&#39;ont jamais &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;s.<\/p>\n<div class=\"article zoomable\">\n<div class=\"col_article\">\n<div id=\"pub_190x60\">\n\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<p><!-- COL A05 2 --><!-- \/COL A05 2 -->\t<\/div>\n<p><!-- \/Col article -->\t<\/p>\n<p>\n\t\tEn Tunisie, la r&eacute;volution du Jasmin, qui a vu la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011, a eu un impact d&eacute;vastateur sur le secteur le plus important de l&#39;&eacute;conomie tunisienne : le tourisme. Avec 1,8 million d&#39;euros de recettes r&eacute;alis&eacute;es en 2010, le tourisme repr&eacute;sente 7 % du produit int&eacute;rieur brut (PIB) du pays. Une part l&eacute;g&egrave;rement plus importante dans l&#39;&eacute;conomie nationale que celle de son homologue hexagonal &#8211; pourtant leader mondial des destinations touristiques -, qui s&#39;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 6,7 % du PIB en 2010. C&#39;est dire si le tourisme rev&ecirc;t une symbolique toute particuli&egrave;re de l&#39;autre c&ocirc;t&eacute; de la M&eacute;diterran&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t\tAlors quand, au 31 d&eacute;cembre 2011, la Tunisie affiche une perte de pr&egrave;s d&#39;un tiers de ses touristes par rapport &agrave; l&#39;ann&eacute;e pass&eacute;e, le discours se veut mobilisateur. &quot;En 2012, la priorit&eacute; est de relancer le tourisme. L&#39;enjeu est vital et le gouvernement actuel en est totalement conscient&quot;, lance Elyes Fakhfakh, ministre du Tourisme fra&icirc;chement nomm&eacute; le 24 d&eacute;cembre 2011. M&ecirc;me son de cloche du c&ocirc;t&eacute; de l&#39;Organisation mondiale du tourisme (OMT) par l&#39;interm&eacute;diaire de son directeur ex&eacute;cutif, Fr&eacute;d&eacute;ric Pierret : &quot;La Tunisie est un grand pays touristique et elle se doit de le rester malgr&eacute; les turbulences de 2011.&quot;<\/p>\n<h2>\n\t\tChute libre<\/h2>\n<p>\n\t\tPourtant, malgr&eacute; de fortes secousses, le crash a &eacute;t&eacute; &eacute;vit&eacute;. De peu. Car officiellement, le tourisme au pays du Jasmin a fondu de 30,7 % en 2011. Une diminution vertigineuse &agrave; prendre avec des pincettes. Pour Hosni Djemmali, fondateur du groupe h&ocirc;telier Sangho (*), la r&eacute;alit&eacute; est encore pire : &quot;Il y a au moins 50 &agrave; 60 % de touristes en moins en Tunisie. Quand ce n&#39;est pas pire. Sur toute la Tunisie, il y a une centaine d&#39;h&ocirc;tels qui ont ferm&eacute;, faute de touristes. Certains autres survivent comme ils peuvent, mais avec 70 &agrave; 80 % de clients en moins.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\tLes touristes se font rares, c&#39;est un fait. Mais tout n&#39;est pas si noir au pays du Jasmin. &quot;&Ccedil;a commence &agrave; repartir ! Il y a une petite &eacute;tincelle&quot;, l&acirc;che Hosni Djemmali. Les premiers mois qui ont suivi la r&eacute;volution &#8211; de f&eacute;vrier &agrave; juin &#8211; ont &eacute;t&eacute; les plus rudes avec des chiffres (clients, recettes, taux d&#39;occupation, etc.) au moins divis&eacute;s par deux. Mais &agrave; pr&eacute;sent, la tendance semble s&#39;inverser. Notamment gr&acirc;ce au retour des Fran&ccedil;ais qui repr&eacute;sentent plus d&#39;un touriste sur cinq en 2010 et dont 42 % ont fait d&eacute;faut en 2011.<\/p>\n<p>\n\t\t&quot;La Tunisie n&#39;a pas chang&eacute;, il faut que les Fran&ccedil;ais reviennent. Ils ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s touch&eacute;s par la r&eacute;volution et, du coup, ils ont d&eacute;sert&eacute; la Tunisie, car ils avaient peur. Ce sont les islamistes qui cristallisent les craintes. Pourtant, jamais un h&ocirc;tel n&#39;a &eacute;t&eacute; menac&eacute;. M&ecirc;me pendant la r&eacute;volution. Jamais un touriste n&#39;a &eacute;t&eacute; tu&eacute;, attaqu&eacute; ou m&ecirc;me bless&eacute;, explique Djemmali. Les islamistes se pavanent, font les int&eacute;ressants et se d&eacute;placent avec des hordes de femmes voil&eacute;es. Mais dans les faits, m&ecirc;me eux savent &agrave; quel point un touriste est pr&eacute;cieux. Ce serait se mettre une balle dans le pied que d&#39;en attaquer un.&quot;<\/p>\n<h2>\n\t\tPersuader<\/h2>\n<p>\n\t\tM&ecirc;me si Elyes Fakhfakh est conscient que le r&ocirc;le de la religion dans son pays inqui&egrave;te, il se veut rassurant : &quot;Le gouvernement d&#39;aujourd&#39;hui n&#39;est pas islamiste, c&#39;est un gouvernement de coalition. Il n&#39;y aura pas de virage concernant le tourisme tunisien. Il n&#39;est pas question de revenir sur la typologie habituelle de nos touristes, ni sur leur fa&ccedil;on de concevoir leurs vacances.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\tEn Tunisie, le tourisme est sacr&eacute;. Au-del&agrave; des questions de politique ou de religion, l&#39;objectif de l&#39;actuel gouvernement, des acteurs du secteur h&ocirc;telier et des 350 000 personnes qui y travaillent est de faire remonter le tourisme au niveau qui &eacute;tait le sien en 2010. Pour cela, le minist&egrave;re compte bien miser sur d&#39;autres leviers que les prix. &quot;La g&eacute;n&eacute;ralisation des formules <i>tout compris <\/i>a d&eacute;grad&eacute; l&#39;offre touristique. L&#39;ancien r&eacute;gime a fait du tourisme tunisien un mono-produit concentr&eacute; sur la plage. Aujourd&#39;hui, 80 % du tourisme est un tourisme baln&eacute;aire. Or la Tunisie, c&#39;est 3 000 ans d&#39;histoire, des sites arch&eacute;ologiques, un d&eacute;sert magnifique. Et malgr&eacute; tout, ce tourisme-l&agrave; est sous-exploit&eacute;. La Tunisie a un potentiel de d&eacute;veloppement &eacute;norme en termes de tourisme culturel&quot;, souligne Elyes Fakhfakh.<\/p>\n<p>\n\t\tMais avant cela, l&#39;heure est &agrave; la communication. Pour chasser les pr&eacute;jug&eacute;s et convaincre les plus septiques. Alain Jupp&eacute;, chef de la diplomatie fran&ccedil;aise, en d&eacute;placement &agrave; Tunis d&eacute;but janvier, a d&#39;ailleurs martel&eacute; : &quot;Les touristes fran&ccedil;ais peuvent reprendre en toute tranquillit&eacute; le chemin des m&eacute;dinas, des plages et des palmeraies.&quot; De quoi se laisser s&eacute;duire ?<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t(*) Groupe Sangho 28 bis, rue de Richelieu 75001 Paris 01 42 97 14 00.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/tunisie-ses-touristes-lui-manquent-08-02-2012-1428880_24.php\" itemprop=\"url\" style=\"color: rgb(102, 102, 102); text-decoration: underline; outline-style: none; outline-width: initial; outline-color: initial; \"><span itemprop=\"title\">Tunisie : ses touristes lui manquent<\/span><\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tunisie : ses touristes lui manquent La r&eacute;volution du Jasmin a eu un effet d&eacute;sastreux sur l&#39;activit&eacute; touristique. 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