{"id":4040,"date":"2013-12-17T01:04:25","date_gmt":"2013-12-17T01:04:25","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=4040"},"modified":"2013-12-17T00:55:01","modified_gmt":"2013-12-17T00:55:01","slug":"actrice-tunisienne-de-talent-hend-sabri","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/actrice-tunisienne-de-talent-hend-sabri\/","title":{"rendered":"Actrice Tunisienne de talent : Hend Sabri"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tConfidences de Hend (ou Hind) Sabri<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tConfidences de Hend (ou Hind) Sabri<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tN&eacute;e le 20 novembre 1979, Hind Sabri, d&#39;origine tunisienne a &eacute;tudi&eacute; dans des &eacute;coles fran&ccedil;aises. Elle a attir&eacute; les plus grands noms du septi&egrave;me art en Tunisie d&eacute;s l&#39;&acirc;ge de 13 ans quand elle a jou&eacute; dans son premier film. Depuis, la belle star tunisienne n&#39;a pas arret&eacute; de gagner l&#39;admiration des spectateurs. Artiste dot&eacute;e d&#39;un DEA en droit de l&#39;Univesit&eacute; de Tunis, le Programme Alimentaire Mondial l&#39;a nomm&eacute;e son ambassadrice gr&acirc;ce &agrave; ses activit&eacute;s dans l&#39;humanitaire.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Comment avez-vous commenc&eacute; votre carri&egrave;re dans le cin&eacute;ma ?<\/strong><br \/>\n\tJ&#39;ai d&eacute;but&eacute; totalement par hasard. Un jour, je me promenais avec mon p&egrave;re, et nous avons crois&eacute; le r&eacute;alisateur tunisien Nouri Bouzeid. A l&#39;&eacute;poque, la r&eacute;alisatrice Moufida Tlatli cherchait une fille de 13 ou 14 ans pour Les silences du palais. Bouzeid nous a en parl&eacute; et m&#39;a pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Tlatli qui m&#39;a fait passer un casting et m&#39;a choisie. Puis, en 1995, j&#39;ai &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;e par le r&eacute;alisateur du film fran&ccedil;ais Mouton noir. Il m&rsquo;avait aim&eacute;e dans Les silences du palais ainsi que la femme avec qui je jouais. Il nous voulait toutes les deux dans son projet. Apr&egrave;s cette nouvelle exp&eacute;rience, j&#39;ai arr&ecirc;t&eacute; ma carri&egrave;re pendant six ans pour finir mes &eacute;tudes jusqu&#39;&agrave; ce que j&#39;obtienne mon DEA de droit.<br \/>\n\tPuis j&#39;ai repris en 2001 avec La saison des hommes de Moufida Tlatli une nouvelle fois. Gr&acirc;ce &agrave; ce film, je suis all&eacute;e au festival de cin&eacute;ma de Carthage o&ugrave; j&#39;ai fait la connaissance avec la r&eacute;alisatrice &eacute;gyptienne In&egrave;s El Daghedi qui pr&eacute;sidait le jury. Elle a voulu que je joue dans son nouveau film, Journal d&#39;une adolescente. Ce nouveau r&ocirc;le m&#39;a aid&eacute;e &agrave; prendre la d&eacute;cision de venir vivre en Egypte.<\/p>\n<p>\t<strong>Pourquoi avez-vous choisi de vivre en Egypte ?<\/strong><br \/>\n\tQuand je suis arriv&eacute;e, je voulais essayer quelque chose de nouveau, un cin&eacute;ma plus vaste. On dit que l&rsquo;Egypte est le &quot;Hollywood de l&#39;Orient&quot;. C&#39;est la porte d&#39;entr&eacute;e pour toucher 300 millions d&#39;Arabes. J&#39;avais conscience que c&#39;&eacute;tait un gros risque, mais je voulais le prendre. Avec le temps, j&#39;ai compris la diff&eacute;rence entre le cin&eacute;ma tunisien et le cin&eacute;ma &eacute;gyptien. Le premier est tr&egrave;s ouvert, non commercial. Il parle librement de la question de la femme. Les sc&eacute;narii partent des r&eacute;alisateurs, de leur vie. En revanche, le cin&eacute;ma &eacute;gyptien est tr&egrave;s commercial. Comme il touche tous les Arabes, il cherche &agrave; satisfaire tous les spectateurs.<\/p>\n<p>\t<strong>Des films comme &quot;Les silence du palais&quot; ou &quot;L&#39;immeuble Yacoubian&quot;, sont toujours au centre de pol&eacute;miques en Egypte. Comme expliquez-vous cela ?<\/strong><br \/>\n\tLes silence du palais parle de l&#39;&eacute;poque o&ugrave; mon pays, la Tunisie, &eacute;tait occup&eacute;e. C&#39;est une histoire connue aussi bien du public tunisien que fran&ccedil;ais. Quant &agrave; L&#39;immeuble Yacoubian, de Marouan Hamed, c&rsquo;est le meilleur film arabe des dix derni&egrave;res ann&eacute;es. S&#39;il a connu autant de succ&egrave;s, c&#39;est justement parce qu&#39;il aborde des r&eacute;alit&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; &eacute;gyptienne qui ne sont pas toujours roses. C&#39;est d&#39;ailleurs ce film-l&agrave; qui a eu le plus de succ&egrave;s hors d&#39;Egypte.<\/p>\n<p>\t<strong>Autre film tr&egrave;s critiqu&eacute; en Egypte, &quot;Ibrahim Al Abyad&quot;, en raison de sc&egrave;nes tr&egrave;s violentes. Qu&#39;en pensez-vous ?<\/strong><br \/>\n\tOui, ce film est tr&egrave;s violent. Mais pas plus que les films de Tarantino qui ne font pas l&rsquo;objet de critiques. Mais je sais qu&rsquo;il a choqu&eacute; en Egypte et j&#39;ai trouv&eacute; que c&#39;&eacute;tait tr&egrave;s courageux de la part du r&eacute;alisateur. J&#39;ai pour habitude de ne jamais m&#39;arr&ecirc;ter sur les critiques. L&#39;important pour moi est d&#39;&ecirc;tre satisfaite de ce que je fais , quel que soit le film. Que ceux qui n&#39;aiment pas ce genre de film n&#39;aillent pas le voir.<\/p>\n<p>\t<strong>Comment choisissez-vous les films dans lesquels vous allez tourner ?<\/strong><br \/>\n\tJ&#39;adore prendre des risques et choisir les films qui suscitent les pol&eacute;miques. J&#39;aime les films r&eacute;alistes qui parlent des probl&egrave;mes d&#39;une soci&eacute;t&eacute;. Il faut parler des probl&egrave;mes pour les r&eacute;soudre.<\/p>\n<p>\t<strong>Vous avez travaill&eacute; avec beaucoup de r&eacute;alisateurs &eacute;gyptiens mais jamais avec Youssef Chahine, pourquoi ?<\/strong><br \/>\n\tJ&#39;aurais ador&eacute; travailler avec lui mais, malheureusement, je ne l&#39;ai pas rencontr&eacute;. J&#39;ai travaill&eacute; avec son &eacute;l&egrave;ve Khaled Youssef, dans un film, &quot;Ouija&quot;. Depuis ce tournage, il n&#39;a pas fait de nouveau appel &agrave; moi. Je ne demande pas en principe &agrave; un r&eacute;alisateur de me faire travailler. La seule fois o&ugrave; je l&rsquo;ai fait, c&#39;&eacute;tait avec Yousri Nasrallah que j&#39;admire beaucoup.<\/p>\n<p>\t<strong>Pensez-vous jouer de nouveau en France ?<\/strong><br \/>\n\tPersonne ne m&#39;a propos&eacute; de film. Mais je ne suis pas en demande non plus. Le monde arabe a, selon moi, besoin des acteurs et actrices comme nous les jeunes qui parlons des probl&egrave;mes de nos soci&eacute;t&eacute;s et essayons de trouver des solutions. En France, il y a plein d&#39;acteurs qui peuvent parler des difficult&eacute;s de leur pays. Et aussi beaucoup de Maghr&eacute;bins qui abordent la question des Arabes en France, comme Jamel Debbouze. Pour moi, le destin m&#39;a conduite en Egypte, il y a 300 millions d&#39;Arabes qui me regardent et qui ont besoin de moi.<\/p>\n<p>\t<strong>Est-ce qu&#39;&agrave; votre arriv&eacute;e en Egypte, le pays vous a bien accueillie comme actrice arabe, comme le fut &agrave; l&#39;&eacute;poque Warda, l&#39;Alg&eacute;rienne ?<\/strong><br \/>\n\tOui, j&#39;ai &eacute;t&eacute; tr&egrave;s bien accueillie. L&#39;Egypte a toujours ouvert sa porte aux acteurs. Mais il faut avoir beaucoup de talent ici pour r&eacute;ussir, car il faut convaincre. Il y a aujourd&#39;hui un afflux important d&#39;acteurs &eacute;trangers comme moi. Je connais des Syriens, des Libanais, et au moins cinq acteurs tunisiens qui travaillent pour le cin&eacute;ma &eacute;gyptien. Il y a aussi deux maghr&eacute;bines.<\/p>\n<p>\t<strong>Que pensez-vous du clivage Berb&egrave;res-Pharaons qui est apparu apr&egrave;s le match Alg&eacute;rie-Egypte au Soudan ?<\/strong><br \/>\n\tArr&ecirc;tons de dire des b&ecirc;tises. C&#39;&eacute;tait un match de foot. Ce sont les m&eacute;dias qui l&#39;ont transform&eacute; en une guerre. C,a n&#39;a rien &agrave; voir avec le peuple. La mani&egrave;re avec laquelle me traite le spectateur &eacute;gyptien n&#39;a pas chang&eacute; en raison du match. C&#39;est une grande erreur de juger un peuple en raison des erreurs de quelques supporters.<\/p>\n<p>\t<strong>Vous venez d&#39;&ecirc;tre nomm&eacute;e ambassadrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Comment est-ce arriv&eacute; ?<\/strong><br \/>\n\tGr&acirc;ce &agrave; un autre hasard dans ma vie. Je travaille avec le PAM depuis un an sur un projet de collecte de dons pour les enfants de Gaza apr&egrave;s la guerre de 2008-2009. J&#39;ai demand&eacute; &agrave; aller voir les choses sur le terrain. Du coup, j&#39;ai voyag&eacute; en Syrie et en Palestine o&ugrave; j&#39;ai appris ce que signifie la famine. J&#39;ai continu&eacute; de travailler avec eux par la suite. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;ils m&rsquo;ont nomm&eacute;e.<\/p>\n<p>\t<strong>Qu&rsquo;est-ce que cela exige de votre part ?<\/strong><br \/>\n\tJe dois aller dans les endroits o&ugrave; des probl&egrave;mes ou des conflits ont priv&eacute; un peuple de son droit essentiel : l&#39;alimentation. J&rsquo;irai surtout dans des pays de la r&eacute;gion comme le Y&eacute;men, l&rsquo;Irak ou le Soudan. Mon r&ocirc;le est aussi d&#39;aider &agrave; sensibiliser les m&eacute;dias. Et d&rsquo;essayer de trouver des solutions.<\/p>\n<p>\t<strong>Vous avez fait des &eacute;tudes de droit, mais vous ne travaillez pas dans ce domaine, pourquoi ?<\/strong><br \/>\n\tLe droit est un domaine qui m&#39;int&eacute;resse et mon souhait &eacute;tait de devenir diplomate. Maintenant, je suis avocate devant la cour d&#39;appel tunisienne, mais pour exercer ce m&eacute;tier il faudrait que j&#39;arr&ecirc;te ma carri&egrave;re au cin&eacute;ma. C&#39;est une obligation de la justice tunisienne. Mais ma nomination comme ambassadrice du PAM me permet de r&eacute;aliser mon r&ecirc;ve dans ce domaine. Je suis aussi heureuse d&#39;avoir r&eacute;alis&eacute; mon autre souhait, celui d&#39;&ecirc;tre actrice. Dans ces deux domaines, ce qui est important pour moi, c&rsquo;est que je repr&eacute;sente mon pays, la Tunisie.<\/p>\n<p>\t<strong>Parlez-nous de votre vie personnelle ?<\/strong><br \/>\n\tJe n&#39;aime pas parler de ma vie personnelle. Je me suis mari&eacute;e en 2008. Je n&#39;ai pas encore d&#39;enfants mais quand j&#39;en aurai, ils seront ma priorit&eacute;. Ma m&egrave;re travaillait et elle s&#39;occupait bien de nous. Je veux faire de m&ecirc;me avec mes enfants.<\/p>\n<p>\t<strong>Que pensez-vous de la situation de la communaut&eacute; maghr&eacute;bine en France ?<\/strong><br \/>\n\tLe probl&egrave;me vient en partie des m&eacute;dias fran&ccedil;ais qui ne parlent que des points n&eacute;gatifs, comme les banlieues. Ils parlent rarement des gens qui r&eacute;ussissent. Concernant la question des banlieues, le fait que ces cit&eacute;s existent prouve l&#39;&eacute;chec des gouvernements fran&ccedil;ais. Ils n&#39;ont pas essay&eacute; d&#39;int&eacute;grer ces gens au tissu social fran&ccedil;ais. La France a occup&eacute; leur pays d&#39;origine pendant longtemps et je pense qu&#39;elle devrait plut&ocirc;t les r&eacute;compenser&#8230;<\/p>\n<p>\t<strong>Que pensez-vous du d&eacute;bat sur l&#39;identit&eacute; nationale qui a lieu aujourd&rsquo;hui en France ?<\/strong><br \/>\n\tJe le trouve honteux. Les Fran&ccedil;ais d&#39;origine maghr&eacute;bine sont maintenant de la troisi&egrave;me ou quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration. Je ne comprends pas comment on peut leur faire penser qu&#39;ils ne sont pas des Fran&ccedil;ais comme les autres. C&#39;est dommage que la France, qui est attach&eacute;e aux principes de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise et qui parle de &quot;l&#39; exception fran&ccedil;aise&quot; &agrave; laquelle je crois, &eacute;voque au XXIe si&egrave;cle quelque chose qui s&#39;appelle l&#39;identit&eacute; nationale&#8230;<\/p>\n<p>\t<strong>Et le d&eacute;bat sur le niqab en France, qu&#39;en pensez-vous ?<\/strong><br \/>\n\tPour moi, le niqab n&#39;a rien &agrave; voir avec l&#39;islam. Le Coran ne nous parle jamais du voile int&eacute;gral. Ceci dit, je pense que c&#39;est normal de le voir sur la t&ecirc;te de jeunes filles en France. Elles sont, selon moi, perdues entre deux cultures : celle du pays o&ugrave; elles vivent et celle du pays de leur origine. C&#39;est normal que la France, la&iuml;que, l&#39;interdise dans les lieux publics. Mais je pense aussi qu&#39;elle doit respecter la libert&eacute; personnelle dans la sph&egrave;re priv&eacute;e. Je trouve en tout cas ce d&eacute;bat tr&egrave;s sain. On doit &eacute;couter les diff&eacute;rentes opinions. J&#39;ai conscience que nous, les musulmans, nous devons beaucoup travailler pour changer l&#39;image de l&#39;islam apr&egrave;s l&#39;attaque du 11-septembre.<\/p>\n<p>\t<strong>Quels sont vos projets d&#39;avenir ?<\/strong><br \/>\n\tJe vais bient&ocirc;t d&eacute;buter le tournage d&#39;un feuilleton, Je veux me marier. L&#39;histoire, tr&egrave;s originale, est tir&eacute;e d&#39;un blog tenu par une Egyptienne. Je trouve que ces journaux en ligne sont une nouvelle mani&egrave;re d&#39;expression d&eacute;mocratique. Pour mes projets &agrave; plus long terme, je ne sais pas encore. Je ne suis pas une personne ambitieuse. J&#39;attends seulement de r&eacute;colter ce que j&#39;ai sem&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t<iframe loading=\"lazy\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"315\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/dCuc9QjXMt4\" width=\"420\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Confidences de Hend (ou Hind) Sabri &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16819,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[33,30,10,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-4040","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema","category-egypte","category-france","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4040","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4040"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4040\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16819"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}