{"id":407,"date":"2015-08-11T23:25:45","date_gmt":"2015-08-11T23:25:45","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=407"},"modified":"2015-08-11T17:15:40","modified_gmt":"2015-08-11T17:15:40","slug":"adin-steinsaltz-lhomme-du-livre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/adin-steinsaltz-lhomme-du-livre\/","title":{"rendered":"Adin Steinsaltz : L\u2019homme du Livre"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div class=\"cartouche\">\n<table border=\"0\" cellpadding=\"0\" cellspacing=\"0\" width=\"100%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"titreart\">\n<p>\n\t\t\t\t\t\tAdin Steinsaltz : L&rsquo;homme du Livre<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\tIl lui aura fallu 45 ans&#8230; Le rabbin Adin Steinsaltz vient d&rsquo;inscrire le point final &agrave; sa monumentale traduction en h&eacute;breu du 45e volume du Talmud de Babylone, le trait&eacute; Houlin, avec ses commentaires. Pour c&eacute;l&eacute;brer cette colossale r&eacute;alisation, des centaines de communaut&eacute;s juives ont particip&eacute;, d&eacute;but novembre, &agrave; une journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude mondiale.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<div>\n<div class=\"texte entry-content\">\n<p>\n\t\t\tRendre le Talmud accessible &agrave; tous n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; de tout repos pour cet auteur, n&eacute; en 1937 d&rsquo;une famille la&iuml;que. Avant de s&rsquo;embarquer pour ce long voyage en 1965, Steinsaltz avait cr&eacute;&eacute; plusieurs &eacute;coles, devenant, &agrave; 24 ans, le plus jeune directeur d&rsquo;Isra&euml;l. Une passion pour l&rsquo;&eacute;ducation qui ne s&rsquo;est pas alt&eacute;r&eacute;e avec l&rsquo;&acirc;ge&nbsp;: le r&eacute;seau d&rsquo;&eacute;tablissements scolaires qu&rsquo;il a fond&eacute;es, ici et dans l&rsquo;ex-Union sovi&eacute;tique, est l&rsquo;une des r&eacute;alisations qui lui ont valu le Prix d&rsquo;Isra&euml;l en 1988. Et il ne s&rsquo;est pas arr&ecirc;t&eacute; l&agrave;, puisqu&rsquo;on lui doit une soixantaine d&rsquo;ouvrages sur toutes sortes de sujets, de la cabbale &agrave; la th&eacute;ologie en passant par la zoologie, et m&ecirc;me des romans policiers.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;J&rsquo;&eacute;cris lentement, mais j&rsquo;y consacre beaucoup de temps&quot;, explique-t-il au Jerusalem Post, tout en tirant quelques bouff&eacute;es de sa pipe. La patience, l&rsquo;habilet&eacute; et la d&eacute;termination rigoureuse qu&rsquo;il met &agrave; la rallumer sans cesse au fil de la conversation qu&rsquo;il nous a accord&eacute;e dans son bureau de J&eacute;rusalem, en disent long sur son d&eacute;vouement &agrave; &quot;garder les voies et les portes ouvertes&quot; pour l&rsquo;acc&egrave;s au Talmud. Sans doute le corpus le plus central et le plus stimulant de la biblioth&egrave;que juive, une cr&eacute;ation unique qui refl&egrave;te la pens&eacute;e juive dans son int&eacute;gralit&eacute; et englobe, selon ses termes, une approche complexe, dialectique de la vie.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Le Talmud est un dr&ocirc;le de livre. Je n&rsquo;en ai jamais rencontr&eacute; de semblable, et pourtant, je suis un assez bon lecteur&quot;, d&eacute;clare-t-il, pensif. &quot;C&rsquo;&eacute;tait une cr&eacute;ation du peuple juif qui, &agrave; son tour, a cr&eacute;&eacute; le peuple juif. Les membres du peuple juif ne sont pas tous des &eacute;rudits, et pourtant, le Talmud les a tous influenc&eacute;s d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre.&quot; Et c&rsquo;est probablement, ajoute-t-il, ce qui a conduit &agrave; l&rsquo;id&eacute;e que le livre &eacute;tait l&rsquo;essence m&ecirc;me du peuple juif. &quot;En somme, certains non-Juifs ont raison de dire que c&rsquo;est de cette fa&ccedil;on que nous sommes reli&eacute;s au centre de notre &ecirc;tre. Beaucoup s&rsquo;en sont m&eacute;fi&eacute;s &agrave; travers les &acirc;ges, mais il ne contient pas de secrets. Que contient-il alors&nbsp;? Une fa&ccedil;on de penser.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Lutter contre la proph&eacute;tie<\/strong><br \/>\n\t\t\tUne approche aussi complexe et dialectique ne saurait &ecirc;tre r&eacute;sum&eacute;e dans le cadre d&rsquo;un simple article journalistique. Apprendre le Talmud, c&rsquo;est promouvoir une approche complexe de la vie, affirme Adin Steinsaltz. &quot;Dans presque toutes les choses qui se passent dans ce monde, il y a une complexit&eacute;&quot;, explique-t-il, avant d&rsquo;&eacute;voquer une id&eacute;e qu&rsquo;il a d&eacute;fendue dans un article, il y a plusieurs ann&eacute;es&nbsp;: pour lui, l&rsquo;un des d&eacute;fauts du syst&egrave;me &eacute;ducatif isra&eacute;lien, c&rsquo;est que les enfants &eacute;tudient trop la Bible et pas assez le Talmud. &quot;Quand on &eacute;tudie la Bible ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e, on peut devenir un petit proph&egrave;te, qui que l&rsquo;on soit. Et cela se refl&egrave;te d&rsquo;ailleurs dans la fa&ccedil;on dont les gens se parlent ici&nbsp;: ils ne discutent pas, ils vous disent ce qu&rsquo;est la v&eacute;rit&eacute;. C&rsquo;est tr&egrave;s difficile de se retrouver ainsi entour&eacute; de proph&egrave;tes qui crient chacun de leur c&ocirc;t&eacute;&nbsp;: on ne peut aller nulle part.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Etre proph&egrave;te, c&rsquo;est &ecirc;tre partial. Mais &eacute;tudier le Talmud, c&rsquo;est entrer dans un monde de discussion, de dialectique. Apprendre aux gens &agrave; aborder les choses de fa&ccedil;on dialectique, avec deux ou trois opinions &#8211; et le Talmud, dans bien des cas, ne tranche pas, il laisse les arguments des uns et des autres en suspens &#8211; voil&agrave; le genre de formation qui permet de voir et de percevoir le monde diff&eacute;remment. &quot;Evidemment, je n&rsquo;ai rien contre les proph&egrave;tes&quot;, pr&eacute;cise-t-il. &quot;Dans une large mesure, j&rsquo;en suis un moi-m&ecirc;me, et pas seulement pour des raisons th&eacute;ologiques. Non, je dis simplement que c&rsquo;est un probl&egrave;me de voir les choses d&rsquo;une fa&ccedil;on unilat&eacute;rale.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Du mysticisme aux d&eacute;tails halakhiques<\/strong><br \/>\n\t\t\tSelon Adin Steinsaltz, le Talmud a offert un autre cadeau au monde&nbsp;: la notion d&rsquo;&eacute;quilibre. &quot;En tant que livre, cette structure cr&eacute;e la notion d&rsquo;&ecirc;tre sain&quot;, explique-t-il, &quot;car elle passe en permanence de l&rsquo;extr&ecirc;me mysticisme aux d&eacute;tails halachiques tr&egrave;s pr&eacute;cis. Le juda&iuml;sme travaille ainsi, passant de l&rsquo;un &agrave; l&rsquo;autre en les combinant.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\tPour Steinsaltz, il est clair que son com-mentaire ne r&eacute;duit en rien cette complexit&eacute;, mais il a bien s&ucirc;r conscience que tout le monde ne l&rsquo;utilise pas principalement comme un v&eacute;hicule pour fouiller les couches profondes des textes aram&eacute;ens antiques. &quot;Mon travail a &eacute;t&eacute; mal utilis&eacute;, d&rsquo;une certaine fa&ccedil;on&quot;, d&eacute;plore-t-il. &quot;Beaucoup s&rsquo;en sont servis comme d&rsquo;un poney, comme pour faire une promenade de sant&eacute;. Mais le v&eacute;ritable objectif n&rsquo;&eacute;tait assur&eacute;ment pas d&rsquo;en faire une promenade de sant&eacute;. C&rsquo;est m&ecirc;me tout le contraire. Dans toutes les yeshivot, une quantit&eacute; impressionnante de temps et d&rsquo;efforts est consacr&eacute;e aux consid&eacute;rations techniques, ce qui ne laisse plus de temps pour se pencher sur les choses plus profondes. C&rsquo;est &agrave; cela que j&rsquo;ai voulu rem&eacute;dier.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;De la m&ecirc;me fa&ccedil;on que vous ne voudriez pas d&rsquo;un Talmud sous forme de manuscrit &eacute;crit &agrave; la main, m&ecirc;me si cela stimule votre intelligence, ou que vous ne concevez pas d&rsquo;en retirer les commentaires de Rachi, qui sont d&rsquo;une aide consid&eacute;rable, l&rsquo;id&eacute;e est que, au bout d&rsquo;un certain temps, vous cherchez &agrave; vous d&eacute;barrasser de certains probl&egrave;mes purement techniques.&quot; Quand on lui demande s&rsquo;il a atteint son objectif, Steinsaltz ne semble pas convaincu. &quot;Dans une tr&egrave;s petite mesure, oui&quot;, r&eacute;pond-il. &quot;Cela aurait pu mieux fonctionner si les gens s&rsquo;en servaient davantage. Pendant de nombreuses ann&eacute;es, cela a &eacute;t&eacute; le livre qu&rsquo;on dissimulait derri&egrave;re son Talmud traditionnel&nbsp;: on l&rsquo;utilisait, mais sans oser le dire.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>Un commentateur banni<\/strong><br \/>\n\t\t\tDe fait, le rabbinat ashk&eacute;naze haredi n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute;, en 1989, &agrave; interdire officiellement toute l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo; Adin Steinsaltz pour l&rsquo; &quot;audace&quot; qu&rsquo;il a eue de faciliter l&rsquo;&eacute;tude du Talmud en le d&eacute;tournant de sa forme traditionnelle et pour son approche &quot;blasph&eacute;matoire&quot; et &quot;irrespectueuse&quot; des personnages bibliques dans une s&eacute;rie d&rsquo;&eacute;crits publi&eacute;s au cours de la d&eacute;cennie pr&eacute;c&eacute;dente. &quot;On le conservait quelque part dans la maison. Tout le monde en avait besoin, y compris ceux qui niaient l&rsquo;utiliser. Certaines personnes sont parvenues &agrave; mieux saisir l&rsquo;essence du Talmud gr&acirc;ce &agrave; lui&quot;, affirme-t-il, &quot;m&ecirc;me dans l&rsquo;univers des yeshivot.<\/p>\n<p>\n\t\t\tCelles-ci, autrefois r&eacute;serv&eacute;es aux &eacute;rudits et o&ugrave; l&rsquo;on ne pouvait entrer qu&rsquo;apr&egrave;s avoir atteint un certain niveau de connaissances, de maturit&eacute; et de savoir-faire, ont &eacute;volu&eacute; avec le temps pour toute une s&eacute;rie de raisons, devenant des centres de plus en plus &eacute;ducatifs, et non scolastiques. Elles offrent une sorte de structure aux jeunes adultes, non pour en faire de grands &eacute;rudits, mais pour les former &agrave; devenir de bons gar&ccedil;ons juifs, des balabatim (chefs de famille).&quot; Le commentaire de Steinsaltz ne vise pas seulement &agrave; permettre &agrave; diff&eacute;rentes cat&eacute;gories du monde juif d&rsquo;acc&eacute;der au Talmud, mais aussi &agrave; amener des individus ou des groupes qui, traditionnellement, avaient moins acc&egrave;s &agrave; ce texte complexe, &agrave; la lecture.<\/p>\n<p>\n\t\t\tC&rsquo;est du moins l&rsquo;avis de Micah Goodman, auteur du livre (non traduit en fran&ccedil;ais) intitul&eacute; The Secrets of the Guide to the Perplexed (Les secrets du Guide des Egar&eacute;s), professeur de pens&eacute;e juive &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; h&eacute;bra&iuml;que et directeur de la Israeli Academy of Leadership (institut isra&eacute;lien de formation de dirigeants communautaires). &quot;Pendant des ann&eacute;es&quot;, explique Goodman, &quot;le Talmud a &eacute;t&eacute; un livre inaccessible, &eacute;crit dans une langue &eacute;trang&egrave;re et comportant des discussions d&rsquo;une extr&ecirc;me complexit&eacute;. La signification sociologique de cette r&eacute;alit&eacute;, c&rsquo;&eacute;tait que seule une &eacute;lite avait la capacit&eacute; et le temps de s&rsquo;y investir, ce qui a cr&eacute;&eacute; un monde de connaissances r&eacute;serv&eacute;es &agrave; une &eacute;lite mais inaccessibles aux autres. Ces trait&eacute;s pouvaient &ecirc;tre lus par tous, mais non compris par tous.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;La r&eacute;volution de Steinsaltz a &eacute;t&eacute; de d&eacute;mocratiser l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; cette connaissance. Sachant que connaissance signifie pouvoir, la rendre plus accessible met en p&eacute;ril le pouvoir d&rsquo;une certaine &eacute;lite. Cela a des implications. De nouveaux &eacute;tudiants se joignent d&eacute;sormais &agrave; l&rsquo;apprentissage, par exemple les Batei Midrash la&iuml;cs ou les femmes. Bref, il est difficile d&rsquo;imaginer une r&eacute;volution des &eacute;tudes juives semblable &agrave; celle que l&rsquo;on vit depuis quarante ans sans le projet de Steinsaltz. Toutefois, outre cette signification sociologique, il y a aussi des implications intellectuelles. Les sens possibles du Talmud se sont multipli&eacute;s avec les ann&eacute;es, car les femmes, par exemple, n&rsquo;ont pas la m&ecirc;me fa&ccedil;on que les hommes d&rsquo;appr&eacute;hender le texte, de m&ecirc;me que les la&iuml;cs n&rsquo;en ont pas la m&ecirc;me lecture que les religieux.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;La r&eacute;volution de Steinsaltz a &eacute;tendu le cercle des lecteurs et enrichi le nombre de lectures du Talmud. R&eacute;sultat&nbsp;: le Talmud tient une place plus grande dans la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\t\t<strong>A la sauvegarde du peuple juif<\/strong><br \/>\n\t\t\tCela ne surprendra personne d&rsquo;apprendre que l&rsquo;ach&egrave;vement de son commentaire du Talmud ne mettra pas Steinsaltz &agrave; la retraite. &quot;J&rsquo;ai des projets pour les 70 ann&eacute;es &agrave; venir&quot;, affirme-t-il. &quot;Des livres &agrave; &eacute;crire, des institutions &eacute;ducatives &agrave; soutenir&#8230;&quot; Tous les efforts d&eacute;ploy&eacute;s par cet homme pour promouvoir l&rsquo;&eacute;ducation et les valeurs juives tiennent &agrave; son souci profond de l&rsquo;avenir du peuple juif. L&rsquo;influence que lui conf&egrave;re sa d&eacute;mocratisation du Talmud rappelle les efforts d&eacute;ploy&eacute;s apr&egrave;s-guerre par le mouvement Habad avec l&rsquo;id&eacute;e des Shlouchim. Et, de fait, Steinsaltz s&rsquo;identifie volontiers avec le courant Loubavitch.<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;Aider, c&rsquo;est en partie savoir ce qui se passe&nbsp;; les synagogues sont pleines, certes, mais on ne voit que ceux qui les fr&eacute;quentent. Isra&euml;l n&rsquo;est pas devenu plus juif apr&egrave;s la cr&eacute;ation de l&rsquo;Etat, c&rsquo;est peut-&ecirc;tre m&ecirc;me le contraire&quot;, explique-t-il, soulignant ses relations avec toutes les cat&eacute;gories de la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne. Au passage, contrairement &agrave; l&rsquo;id&eacute;e tr&egrave;s r&eacute;pandue selon laquelle il aurait immigr&eacute; de Roumanie ou de France, il faut savoir que Steinsaltz est n&eacute; ici et se d&eacute;finit, avec un sourire malicieux, comme un WASP local&nbsp;: White Ashkenazi Sabra with Pioneer parents (Sabra blanc ashk&eacute;naze de parents pionniers).<\/p>\n<p>\n\t\t\t&quot;On ne peut pas forcer les gens &agrave; faire des choses, mais on peut leur laisser les portes et les routes ouvertes&quot;, dit-il. &quot;La situation, au niveau mondial, est aujourd&rsquo;hui tr&egrave;s angoissante&nbsp;: le peuple juif &eacute;voque &agrave; l&rsquo;heure actuelle les suicides de la Rome antique&nbsp;: une personne entrait dans les bains publics et se tranchait les veines des poignets. Le sang s&rsquo;&eacute;coulait doucement, sans qu&rsquo;on le remarque. C&rsquo;est exactement ce que fait le peuple juif aujourd&rsquo;hui&nbsp;: personne ne nous assassine plus en masse, mais en tant que peuple, nous saignons &eacute;norm&eacute;ment un peu partout dans le monde. Face &agrave; une telle situation, on a envie d&rsquo;agir, de faire tout ce qui est en son pouvoir. Alors, j&rsquo;apporte ma contribution pour tenter de soigner le mal. Si je pouvais, je chanterais comme un chanteur d&rsquo;op&eacute;ra ou je danserais comme un acrobate. Moi, ce que je sais faire, c&rsquo;est &eacute;crire, et je le fais pour tenter de maintenir les voies ouvertes&#8230;&quot;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Adin Steinsaltz : L&rsquo;homme du Livre &nbsp; &nbsp; Il lui aura fallu 45 ans&#8230; Le rabbin Adin Steinsaltz vient d&rsquo;inscrire le point final &agrave; sa monumentale traduction en h&eacute;breu du 45e volume du Talmud de Babylone, le trait&eacute; Houlin, avec ses commentaires. 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